Ba y'avait encor eu bug, mais je comprend pas !!!! j'ai jamais remis ce chapitre là… franchement je comprend pas. Excusez moi. Du coup deux chapitres et des nouveaux normalement ! Joyeux noel

Les chambres furent rapidement réparties. Ron, Harry, Neville et Drago en partageraient une alors que les filles purent prendre un peu plus leurs aises. Ginny et Patricia furent placées ensemble et Hermione accepta sans rechigner de partager son intimité avec une Pansy ayant dépassé le cap de la protestation. Elle était en territoire inconnu et s'était postée en mode « observation ». D'ailleurs, elle n'était pas la seule. Si Hermione faisait son possible pour calmer les ardeurs de Drago, par égard envers les autres occupants de la maison, elle n'en marquait pas moins une complicité affirmée avec lui. Après le départ de Spanglorn et les révélations qu'il avait faites, tous les deux semblaient impatient de prendre possession de leurs pouvoirs.

Le lundi matin, alors que les écoliers étaient sensés être en cours, tous se levèrent avec les stigmates de la trop courte nuit. Chaque chambrée avait été particulièrement calme, sans aucun indicent remarquable et tous s'étaient endormis comme des masses, mais la journée s'annonçait plus que distrayante. Les premiers heurts se firent entendre, sans aucune surprise, entre Ron et Drago pour une histoire de confiture.

-Laisse en un peu Malefoy ! s'était indigné Ron en le voyant vider un bon tiers du pot de confiture mijotée par les bons soins de sa mère.
-Pourquoi Weasley ? il me semblait que tu était plus prêteur que ça.

Ron lui lança un regard assassin, comprenant parfaitement l'allusion à Hermione.
-Allons, allons mes enfants, s'était interposée Molly. Drago, je peux t'appeler Drago n'est-ce pas.
-Je ne suis plus à ça prêt ! avait rétorqué l'intéressé.
-Alors Drago sache que nous vivons en communauté ici et qu'il faudra que tu apprennes à partager.

Le serpentard avait alors laissé à contre cœur le fameux pot de confiture sous le regard jubilatoire de Ron. Mais, sa petite victoire ne fut que de courte durée lorsque Hermione déposa un baiser sur les lèvres de Drago en lui remerciant d'avoir préparer ses tartines comme elle le lui avait demandé. Il lui tendit alors fièrement la moitié de son butin.
-Comme à la source, avait-il dit fièrement en la regardant tendrement. Il ne faut pas changer les bonnes habitudes.
-Saviez-vous que Drago me donnait toujours plus de ration pour ne pas que je maigrisse encore plus, déclara-t-elle haut et fort après lui avoir souri. Il s'est énormément sacrifié là-bas.
-C'est un Saint ! avait tout juste marmonné Ron alors que Ginny les questionnait déjà sur leurs habitudes. Ils allaient enfin en apprendre plus sur leur mode de vie en enfer.

Le reste de la journée fut consacré à l'entrainement au square, alors qu'à l'extérieur, la Directrice jonglait difficilement avec les contraintes de sa fonction. Elle ne voulait pas attirer l'attention des serpentards sur l'absence des réfugiés, et avait décidé de reculer le plus possible l'annonce de la fermeture de l'école. Voldemort avait donné une semaine à Pansy pour remplir sa mission, elle voulait profiter de ce laps de temps, sachant pertinemment qu'elle ne parviendrait pas à les leurrer une semaine entière. Mercredi, elle devrait envoyer les hiboux aux parents pour qu'ils viennent récupérer leurs enfants à la gare le vendredi et, dès lors, la guerre serait déclarée. Mais, ces deux prochains jours pouvaient se déclarer décisif dans leur lutte. Hermione et Drago devraient apprendre plus rapidement à se servir de leur nouveau « talent » avec l'aide de ce monstre. Mais ceci n'était que l'un de leurs objectifs. Changer la fréquence de leur magie paraissait désormais vital. Le dernier Horcrux était manifestement le double miroir. Dès le matin elle l'avait d'ailleurs fait parvenir au square. Mais aller chercher l'autre s'avérait périlleux. Il leur faudrait un plan et une réunion était prévue le soir même pour le mettre en place, si toutefois les protagonistes étaient encore en vie. Vu l'animosité régnant au square, rien n'était moins certain.

En effet, dès la fin du petit déjeuner, Rémus avait demandé à Hermione et Drago d'appeler Spanglorn. Le serpentard avait alors pris les mains de sa belle en prononçant un décompte.
-Spanglorn, nous avons besoin de ton aide, avaient-ils prononcé à l'unisson, mais rien ne se produisit.

-Le charme est peut être rompu, décréta Ron avec espoir. Il servait peut-être une fois et c'est fini.

Mais au bout de quelques longues minutes, qui firent presque douter les autres membres de l'ordre, le Vertineux apparut enfin.
-Nous croyons que vous n'alliez pas venir, souffla Hermione, soulagée.

-Si mais… hem… ce n'était pas tout à fait le bon moment… les vertineux aussi ont des obligations conjugales, finit-il par lâcher en se grattant l'arrière de la tête alors que Drago explosa de rire.
-Comme je te comprends Spanglorn, lança-t-il d'un air complice.

Les réjouissances terminées, ils commencèrent de suite à travailler. Tous participaient à l'apprentissage. Le plus dur fut certainement pour les adultes qui durent en quelque sorte oublier qu'ils savaient marcher pour réapprendre autrement. En effet, ils utilisaient la magie comme ils respiraient et tout effacer pour reprendre à zéro fut extrêmement difficile.
Pour tester l'efficacité de leur apprentissage, Neville avait ramené de l'apnaya et tant qu'ils ne parvenaient pas à utiliser la magie en sa présence, il fallait poursuivre. Tous y mettaient beaucoup de sérieux sous les conseils avisés de leur nouvel invité, mais les résultats en fin de matinée furent peu concluant.
Pour Hermione et Drago, la tâche semblait moins ardue, ou tout du moins, plus agréable à réaliser. Spanglorn leur avait demandé de s'asseoir en tailleur face à face, de joindre leurs mains et de fermer les yeux en pensant à l'autre. Ils devaient s'imprégner l'un de l'autre et aligner leurs désirs. Cela semblait très simple et Hermione était très concentrée lorsqu'elle poussa un « Drago » ! plus qu'indignée et le visage légèrement rosée malgré elle. Tout le monde se stoppa pour les regarder, mais Spanglorn leur fit immédiatement comprendre qu'ils ne devaient en rien se préoccuper du couple. Chose très difficile à réaliser pour Ron qui n'avait aucune envie de participer à cette mascarade.

Spanglorn revint ensuite vers le couple pour les féliciter.
-Vous avez réussis. Vous avez partager une sensation.
Cette fois, Hermione devint écarlate alors que Drago irradiait, fier de lui.
-Drago, il n'y a pas de quoi être fier de ça.
-Si jeune Hermione. Quelque soit le sentiment ou l'impression que vous avez partagé, ceci est important, c'est le premier pas. Il fallait trouver une porte d'entrée pour pouvoir ensuite poursuivre sur cette voix. Quelque soit le point d'entente, il le fallait assez puissant pour débloquer le verrou.

Loin de réconforter Hermione, ces quelques mots lui plongèrent un poignard dans le cœur et elle ne put se retenir plus longtemps. Elle refusa de faire une scène et préféra partir pour ne plus être exposée au regard de ses amis.
-Hermione ! S'étonna Drago qui ne comprenait rien à sa réaction. Mais celle-ci ne l'écouta pas et alla se réfugier dans sa chambre.
Ron fint le mouvement d'aller la rejoindre, mais Drago était déjà debout et le menaça.
-Si tu bouges je ne donne pas cher de ta peau. Et il partit aussi vite sur les pas de son amazone.

Cette menace n'eut aucune prise sur Ron qui se moquait éperdument des capacités limités de son rival, mais Patricia s'interposa sans rien dire, avec un regard de feu. Tout était dit. Il comprit effectivement qu'il n'avait pas sa place dans ce conflit.

Après avoir frappé quelques coups à la porte il entendit un « Je n'ai rien à te dire », qu'il ignora purement et simplement. En entrant, il la trouva postée au milieu de la pièce, les bras croisés et le regard si tempétueux qu'il faillit faire demi-tour.
-Il faut que tu m'expliques là Hermione. Je suis perdu. Qu'est-ce qu'il te prend ?
-Qu'est-ce qu'il me prend ? hein ? qu'est-ce qu'il me prend ? tu te moques de moi ?
-Mais quoi à la fin ? je ne vois pas ce que j'ai fait de mal. Je t'ai fait passé le désir que je ressentais pour toi ? tu ne t'en plaignais pas au dortoir à ce que je sache. A moins que Weasley ne t'ait fait changé d'avis. Il est vrai que nous n'avons pas eu le temps de parler depuis notre retour.
-Comment oses-tu me dire ça ? je croyais que nous devions nous faire confiance. A moins que tout ceci ne soit à sens unique.
-Je le croyais aussi, se radoucit-il une pointe de tristesse dans la voix, la laissant interdite. Alors respectons cette promesse. Dis moi ce qu'il ne va pas.
-Très bien, se calma-t-elle. Nous devions trouver une porte d'entrée, quelque chose qui nous unisse.
-Oui et ?
-Et moi je t'envoyais de l'amour Drago…
-Et alors ? moi aussi non ?
-Non ! toi tu m'as envoyé ton désir… charnel, juste du désir. C'est ce qui prime pour toi dans notre relation ? le désir ?

Alors qu'elle attendait la réponse, un peu nerveusement, le serpentard fut transpercé par un camaïeux de sentiments qu'il tenta de maîtriser au mieux. Mais l'émotion causée par les propos de son amazone ne l'aida en rien. Il la fixait intensément et ressentit tout d'abord de la colère. Il repensa à tout ce qu'il avait fait pour elle, tout ce à quoi il avait renoncé. La colère céda le pas à l'impression d'être incompris voir rejeté par celle qu'il aimait. Ne se rendait-elle pas compte de tout ce qu'il était capable de réaliser rien que pour un de ses sourire ? puis de la compassion. Il se rendit compte, à l'expression de son visage, qu'elle était terrorisée. Cette jeune femme était perdue et ses sens en émois. Elle recherchait désespérément un soutient, quelqu'un qui la rassure en permanence. Elle était forte, mais avait un besoin constant d'être rassuré. Le doute de ses proches et surtout la rupture du trio inséparable l'avait égarée bien plus qu'elle n'aurait osé le reconnaître. Enfin, il ressentit un amour fou et le besoin de la protéger. La voir aussi désorientée lui fendait le cœur. Sans prononcer un seul mot il se rapprocha d'elle doucement et l'embrassa. A sa plus grande surprise Hermione se laissa docilement faire et lui rendit même son baiser. Lorsqu'il se recula légèrement pour savoir ce qu'il se passait dans l'esprit de la jeune femme, elle avait les yeux au bord des larmes et un sourire immense sur le visage.
-Je… Drago… j'ai tout ressenti.
-Quoi ?
-Tous les sentiments par lesquels tu viens de passer… j'ai tout ressenti, clairement.
-Comment as-tu fais ?
-Je n'en sais rien. J'ai « écouté » en quelque sorte. Je voulais tellement savoir à quoi tu pensais, j'ai eu l'impression d'être relié à toi et… je ne sais pas, je me suis laissée portée.

Elle était enthousiaste et un peu fébrile. Sa voix tremblait légèrement d'excitation et le mal entendu juste avant semblait totalement évaporé.

-Alors à moi d'essayer, lui demanda-t-il.

Il figea son regard dans le sien et lui prit doucement les deux mains. Au bout de quelques secondes seulement il lui sourit de bonheur :
-Moi aussi je t'aime, lui murmura-t-il avait de joindre leurs lèvres. Leur baiser chaste fini par s'enflammer quelque peu sous l'allégresse d'avoir réussi cet exploit avant que Drago ne rompe brutalement ce partage.
-Hermione ! s'indignât-il faussement.

La jeune femme lui répondit d'un sourit coquin en se pinçant la lèvre.
-Voyons jeune fille, vos parents ne sont pas loin et les murs de cette maison son très peux épais, vous ne pouvez donc pas contrôler vos ardeurs ?

Mais pour toute réponse, elle ne put lui envoyer qu'une nouvelle sensation que le jeune homme ne put ignorer. C'en était trop, elle l'avait provoqué il fallait qu'il riposte. Il la saisit alors par la taille et lui donna une petite impulsion pour qu'elle noue ses jambes autour de la sienne et ils s'embrassèrent bien plus fougueusement. Drago fit quelques pas et tendit une main pour adoucir le contact du dos d'Hermione contre le mur alors que cette dernière commençait à dégrafer son chemisier fiévreusement. Elle s'attaqua ensuite très rapidement à sa chemise à lui. Ils n'avaient pas pu partager un tel moment depuis leur retour sur terre et le besoin d'appartenir une nouvelle fois l'un à l'autre se faisait ressentir de plus en plus douloureusement.

-Spanglorn vous … Ron ne put finir alors sa phrase. Il était entré d'un coup dans la chambre ne pensant pas surprendre un tel acte même dans ses pires cauchemars. Lorsque le vertineux lui avait demandé d'aller les chercher car la moindre pause les mettait en péril, il avait sauté sur l'occasion. Il pensait débarquer tel Scruggio (un héros sorcier du même esprit que le Zorro moldu) en pleine dispute. Mais la scène qui se déroulait devant lui le laissa bouche bée.

Hermione fit son possible pour redescendre rapidement et reboutonner son chemisier, se cachant avec le corps de Drago, au comble du paradis.
-Alors Weasley, on ne t'a pas appris à frapper aux portes ?
-Et toi ? On ne t'a pas appris à te tenir convenablement chez les personnes qui t'offrent un toit ? rétorqua-t-il tu tac au tac, sans se laisser plus démonter.
-Ah que veux-tu… la fougue de la jeunesse ! ironisa-t-il.
-ça suffit Drago ! Et Ron, tu aurais du frapper. Qu'est-ce qu'il y a ?
-Spanglorn vous fait savoir que la moindre pause peut nous être fatale. Nous sommes en guerre, je vous le rappelle. Entre autre, il faut aller manger avant de reprendre l'entraînement. Et il sortit de la chambre en claquant la porte aussi fort qu'il le put, entraînant une petite chute de poussière de la jointure.

Drago ne put s'empêcher d'étouffer un petit rire de satisfaction ce qui lui valut une bonne claque sur l'épaule.
-Tu es cruel, s'indigna Hermione.
-Et alors ! je suis comme ça, tu le sais.
-Ce n'est pas une partie de toi que j'apprécie, lui renvoya-t-elle aussi sec.
-Mais tu sais Hermione, je vais t'expliquer une chose. Nous nous aimons n'est-ce pas.

Elle confirma d'un signe de tête malgré son mécontentement.
-Très bien, alors tu ne veux pas retourner avec Wealsey n'est-ce pas ?
-Non, tu le sais très bien.
-Alors ce n'est pas en étant gentils et pleins de compassion envers lui que tu l'aideras. Il a besoin de voir la vérité en face pour l'accepter et passer à autre chose.

Elle ne sut que répondre à cette argumentation pour le moins étonnante. Il n'avait pas tort.

-Peut être Drago, mais je n'aime pas la cruauté. Alors fais un effort, je pense qu'il aura suffisamment l'occasion de nous voir tous les deux pour se rendre compte de la réalité. D'accord ?

Il leva les yeux au plafond comme si elle lui demandait l'impossible.

-D'accord ? lui répéta-t-elle avec une pointe de malice et en l'embrassant doucement dans le cou d'une manière très sensuelle.
-D'accord, d'accord ! s'énerva t-il, mais je te préviens que si tu n'arrêtes pas ça immédiatement, tu vas te retrouver nue sur le lit dans moins de dix secondes et peut importe qui pourra rentrer dans cette pièce.

Elle rigola de bon cœur en arrêtant de jouer avec ses nerfs et alla ouvrir la porte de la chambre…

-Aller Monsieur le serpent au sang chaud, j'ai une faim de loup, plaisanta-t-elle.

« Moi aussi, mais pas de la même chose que toi » pensa-t-il en se collant à elle pour l'embrasser une dernière fois avant de descendre.

-Drago ! s'indigna-t-elle.
-Quoi ? tu peux entendre mes pensées maintenant ?
-Non, mais je peux sentir une chose si peu discrète que tu as intérêt à faire disparaître avant de descendre, se moqua-t-elle avant d'aller rejoindre les autres membres de l'Ordre, déjà à table.

Les repas au Square étaient toujours à deux vitesses en quelque sorte. D'un côté chacun s'extasiait des nouveaux progrès réalisés, alors que de l'autre une guerre des regards faisait rage. Hermione en avait plus qu'assez d'être tiraillée entre deux feux et Drago fit son possible pour entamer la discussion avec ses amis. Il souffrait de la sentir dans cet état et voulait la soulager. Il n'adressa cependant pas la parole à Ron, il ne fallait pas exagérer. Harry également était dans une position peu confortable. Il voulait en savoir plus sur les morgoles et les relations qu'ils pouvaient avoir avec Voldemort et le récit de Drago était précieux à ce sujet. Il décrivit l'intervention de son père dans les détails et Ron rageait d'autant plus de voir tout le monde gagné à la cause de ce scélérat. Il n'arrivait pas à concevoir que tout le monde lui pardonne ce qu'il avait pu faire. Mais depuis le laïus d'Hermione la veille, il arrivait à envisager les choses sous un autre angle. Il n'avait pas vraiment agi mieux que lui. Il était vrai que la pauvre Patricia avait souffert et plus qu'il ne l'aurait voulu. Le tourbillon de sa passion s'essoufflait peu à peu face au quotidien, cédant le pas aux remords. Pourtant, il n'arrivait pas à se rapprocher de la jeune femme. Quelque chose était brisé à jamais. Etrangement, il arrivait plus facilement à parler à Pansy. Depuis le jour où les deux survivants avaient fait leur apparition miraculeuse dans la cours de Poudlard et qu'il l'avait vu au chevet de Malefoy, il se sentait plus proche d'elle. Chose étrange, les regards qu'elle lui lançait, durs, mais sans animosité, lui laissait penser qu'elle ressentait la même chose.
A partir de ce moment là, il essaya de se rapprocher d'elle. Après tout, elle aussi était en terrain inconnu et les paroles qu'elles distillaient au compte goutte étaient preuves d'un mal être. Comment pourrait-il en être autrement. Oh bien sûr, Malefoy et Hermione lui demandaient constamment si elle allait bien, si elle avait besoin de quelque chose, mais il savait, sans savoir pourquoi, qu'elle avait besoin d'autre chose.

Karina quant à elle semblait totalement dans son élément. A onze ans, elle était bien la seule à ne pas souffrir, au moins en apparence, de la situation. La jeune fille collait Madame Weasley comme un petit gnome et l'aidait dans toutes les taches de la maison à son plus grand plaisir. Ce petit brin de femme promettait pour l'avenir. Elle était la seule également à ne pas prendre part à l'entraînement draconien que leur dispensait Spanglorn. Malgré ses vives protestations, elle n'avait pas ébréché la volonté des membres de l'Ordre. Une fillette de cet âge pouvait, certes, trouver refuge ici, mais en aucune manière participer à la guerre en marche.

La Directrice arriva en fin d'après-midi pour leur transmettre une information intéressante. Elle convia les membres de l'ordre en salle de réunion, en excluant les serpentards sans possibilité d'appel.

-Allons droit au but, lança-t-elle directement. J'ai rencontré Rogue.

Tous poussèrent une petite exclamation de surprise, mais elle leur expliqua enfin que ce qu'elle était la seule à savoir en dehors de l'intéressé. Rogue était de leur côté, ils avaient passé un pacte lorsque Dumbledore était mourant. Il leur fallait absolument un allier aux côté du Lord pour la bataille finale. Si elle n'en avait pas parlé jusqu'alors c'était pour ne pas risquer de faire tomber sa couverture. Harry eut beaucoup de mal à le croire, mais se replongeant dans ses souvenirs, tout ceci ne lui semblait pas si théâtral. Rogue aurait pu le tuer à maintes reprises et il fallait avouer qu'il l'avait, au contraire, bien aidé. La prise de conscience fut longue, mais Minerva ne leur laissa pas le loisir d'y songer plus. Il fallait aller de l'avant.
Au risque de faire tomber sa couverture, Rogue avait accepté la rencontre. Il lui dévoila le fin mot sur les bracelets mais tomba des nues en découvrant que la petite Karina en avait un. En effet, Voldemort lui avait confié la mission, à lui et à lui seul, de réunir les sept bracelets et de protéger les horcruxes qu'ils désignaient jusqu'à sa résurrection. C'est d'ailleurs lui qui avait mis Dumbledore au courant pour les morceaux d'âme du mage noir. D'après ces indices, il devait protéger les objets qui leur étaient associés. Mais en dépit de tous ses efforts pour retrouver ces objets, il n'avait jamais compris la signification de celui de Madame Folks. Malgré ses nombreuses observations en soirées mondaines, il n'avait jamais compris et pour cause, le sien était un faux ! Dans sa volonté farouche de protéger le moindre présent du Lord, Madame Folks avait donner l'authentique à sa petite fille, insoupçonnable et avait fait réalisé un faux.

L'assemblée de l'Ordre convaincue, il ne lui restait plus qu'à retrouver et détruire le dernier Horcrux… en Morgolie ! quoi de plus simple. Leurs efforts pour changer de fréquence magique restaient vains pour le moment. Seule Hermione et Drago étaient parvenus à un résultat car ils se sentaient tout bonnement différents depuis leur expérience, et faire appel à une autre partie d'eux même devenait simple. Tonks également avait surpris tout le monde en arrivant à faire léviter une pomme, mais son exploit fut de courte durée et elle retomba aussitôt en s'écrasant sur le sol. Toutefois, elle avait ressenti quelque chose et elle était persuadée qu'avec un peu de concentration, elle parviendrait à ses fins.

Les serpentards furent conviés pour la suite de la réunion, au même titre que Spanglorn qui exprima le souhait d'y assister. Personne ne put le lui refuser. De toute manière, la magie du vertineux était si puissante qu'il pouvait aller et venir là où il désirait, même à l'intérieur du square, comme si aucune protection n'était placée sur l'ancienne maison des Black.

-Il faut aller chercher le miroir, déclara Harry sans en expliquer la signification devant les nouveaux arrivants.
-Vous êtes malades ! en quoi ce truc peut nous aider ? demanda Drago.
-C'est important, lui certifia Hermione d'un regard l'obligeant à couper net ses questions.
-Mais comment ? nous savons aller en Morgolie, mais comment y survivre. Là est la question.
-Je ne pense pas que cela pose le moindre Problème, affirma Hermione avant de se tourner vers Spanglorn. Je sais que votre peuple refuse de prendre part à nos histoires, mais ceci est vraiment primordial ! Pourriez-vous nous envoyer à notre dortoir ?
-Je pense que nous y avons déjà pris part, rétorqua-t-il tristement. En espérant que notre implication n'aggrave pas la situation cette fois.
-ça ne sera pas le cas, je vous le certifie. Mais pouvez-vous le faire ?
-J'ignore là où est votre dortoir. Je connais simplement l'accès à la rivière…
-La source… prononça Drago pour l'indiquer à Hermione.
-Très bien, cela suffira. Si vous pouvez nous y envoyer, nous n'aurons même pas à faire face au morgoles !
-Et comment reviendrons nous ?
-Spanglorn, pourrez vous nous attendre à la source pendant que nous irons chercher le miroir, et nous ramener ici ensuite ?
-Sans problème.
-L'apnaya ne sera donc pas un soucis pour vous ? votre magie fonctionnera ? le questionna enfin Hermione pour être certaine que le plan ne comportait aucune faille.
-Aucun problème, répéta le vertineux.

-Alors Drago et Moi allons chercher le miroir. Maintenant, affirma la gryffondor.
-Hors de question ! intervint Harry, coupant l'herbe sous le pieds de Ron. C'est trop risqué…
-Nous n'avons pas le choix Harry.
-J'ai bien peur qu'elle n'ait raison mon garçon, réfléchit Rémus à voix haute.
-Très bien, mais je les accompagne.
-C'est hors de question ! intervinrent fermement et au même instant la Directrice et Madame Wealsey.
-Harry mon chéri, il est des missions que toi seul pourra accomplir. Nous ne pouvons te laisser risquer ta vie ici. Non, Rémus et Tonks ? questionna Madame Weasley alors que tous deux hochèrent la tête.
-Oui, nous vous accompagnerons. Nous avons besoin d'au moins l'un de vous deux pour nous guider. Affirma Rémus, et visiblement vous serez plus forts ensemble, si nous vous séparons, il n'en sortira rien de bon. Ensuite, Tonks a réussi à utiliser un peu sa magie en présence de cette fameuse plante, alors autant utiliser tous les talents dont nous disposons.

Les discussions allèrent bon train. Harry, indigné d'être écarté de la sorte, eut beaucoup de mal à se calmer. Il tenta d'argumenter par tous les moyens qu'il devait accompagner Hermione, mais rien n'y fit. Ron également émit de fortes protestations. Selon lui, Hermione n'était pas en état de se rendre là-bas. Il s'adressa directement à elle en utilisant des mots chocs pour la faire réagir. Cherchant à lui refaire vivre l'horreur, mais accompagnée de Spanglorn et Drago, la jeune femme se sentait tout à fait apte à réaliser la mission. Qui plus est, elle ne risquait rien. Les morgoles ne pouvaient pas pénétrer dans les couloirs, elle les connaissait comme ça poche et en partant sur le champ ils ne rencontreraient aucune mauvaise surprise.
Molly tenta de les convaincre de manger un peu avant de partir, mais rien à faire, personne ne ressentait le besoin de se sustenter. La jeune femme alla revêtir des vêtements chaud et conseilla à Tonks d'en faire autant. Cette dernière semblait incroyablement exciter de vivre une telle aventure. Rémus émettait plus de réserves et scrutait avec sagesse les moindres mouvements du vertineux et du serpentard. La confiance absolue n'était encore pas acquise à Drago et il le savait.

L'expédition fut très rapidement préparée. Harry et Ron dirent au revoir à Hermione non sans émotion. Drago était nerveux et plus aucun sentiment ne parvenait à sa compagne. Leur but était simple : atterrire à la source, se rendre immédiatement dans le dortoir, ramener le miroir vers spanglorn qui monterait la garde et repartir. Rien de compliquer à priori.