L'expédition
Les quatre désignés volontaires se rejoignirent dans le salon une fois prêts. A ce moment, Drago en profita pour faire les dernières recommandations d'usage. Hermione avait l'impression de vivre un flash back. Bien que très courageuse, la lionne en perdait un peu le nord. Pour ne pas se laisser envahir par une angoisse irrationnelle, elle gardait les yeux rivés sur son serpentard, celui qui l'avait déjà sorti de cet enfer. La seule raison qui l'avait poussé à accepter cette mission, c'était sa présence. Elle savait parfaitement qu'il était impuissant face aux morgoles, qu'il n'avait rien d'un homme invincible, mais il était son héros.
-Retenez
bien ceci : pas un bruit. Vous nous suivez en silence. Déclara
Drago. Je ne veux pas entendre un murmure ou un gargouillement
d'estomac, rien, compris ?
-Il
croit qu'il parle à des demeurés avait aboyé
Tonks sous l'œil toujours très zen de Rémus.
-Il
a raison. Intervint Hermione. Je t'assure Tonks, nous allons
déambuler rapidement dans les couloirs, mais nous allons
passer devant des fenêtres donnant sur le monde morgoles. Je
vous connais tous les deux, vous êtes comme moi. Ce que vous
allez voir va vous horrifier, inévitablement. J'ai cru que
je ne me remettrais jamais de cette vision. Je ne m'en suis
toujours pas remise d'ailleurs, répétât-elle un
peu plus bas avant de reprendre normalement. Mais nous ne pouvons
rien y faire, croyez moi. Réagir de manière
chevaleresque ne servirait absolument à rien. A rien !
-Ils
sont vraiment obligés de nous accompagner ! s'énerva
le serpentard en s'adressant à Mcgonagall. Moins nous
serons, plus vite la mission sera réalisée, de plus, si
nous tombons dans une embrouille, ce n'est pas leur présence
qui pourra faire quoi que ce soit.
-Détrompez-vous
jeune homme. On ne sait jamais ce qu'il pourrait vous arriver.
Le
serpentard capitula lorsque Rémus les pressa un peu. Pansy
vint embrasser Drago sur la joue et Hermione serra Ginny une dernière
fois dans ses bras. Elle embrassa ensuite Harry, toujours sous le
regard cuisant d'un serpentard de plus en plus possessif et se
tourna anxieusement vers Ron. Elle resta figée, ne sachant que
faire, un peu anxieuse de sa réaction. Face à son
trouble, le jeune homme vint la serrer contre lui en lançant
un regard noir à Malefoy, par-dessus l'épaule de la
brunette, avant de lui murmurer quelques mots à l'oreille.
-Je
suis contre cette idée, mais ne t'inquiète pas, quoi
qu'il arrive, je viendrais te rechercher. Cette fois tu ne passeras
pas plus de quelques heures la-bas tout au plus. Je te le promets.
-Merci.
Lui souffla-t-elle en retour avant d'aller rejoindre son équipe
et disparaître aussi brusquement.
En
un instant, la petite expédition était de retour à
la source. Les quatre protagonistes eurent un choc, Drago et Hermione
en raison de leur retour en cet endroit maudit, et rémus et
tonksen raison de l'horreur ambiante. Ils n'osèrent
cependant pas prononcer un seul mot, suivant les recommandations de
Drago à la lettre.
-C'est
bon, ici nous ne craignons rien. Drago prenait les choses en mains,
mettant tout en œuvre pour ne pas céder à l'impression
d'asphyxie qui l'oppressait.
-Ici
nous sommes à la source, leur expliqua hermione. Nous
mangions, et nous nous lavions ici.
Les
deux membres de l'ordre n'arrivaient pas à prononcer le
moindre mot. Ils scrutaient cet environnement pour le moins hostile
et cherchaient au fin fond de leur courage comment eux, au même
âge que leurs compagnons, auraient pu trouver la force pour
survivre.
-Spanglorn,
nous y allons, attendez-nous ici, inutile de s'engager à
cinq dans le labyrinthe, quatre, c'est déjà beaucoup
trop.
Puis Drago se dirigea vers l'ouverture sombre donnant sur le dédale de couloirs qu'ils connaissaient tant. Il s'y engagea, indiquant aux autres en plaçant un doigt sur sa bouche, qu'ils devaient dès à présent garder le silence. Dans son esprit se bousculaient une foule de sensations. Revenir dans ces lieux qu'ils avaient mis tant d'énergie à fuir le désespérait. Il ignorait même la nature de leur mission et ceci l'indignait. Il avait tout de même renoncer à sa vie pour s'allier à eux, mais l'ordre avait refusé de lui dévoiler l'importance de ce foutu miroir.
Le
petit groupe avançait relativement bien, suivant un serpentard
plus qu'agile dans ce dédale. Il semblait glisser d'un
couloir à l'autre, sans hésitation aucune. Au fur et
à mesure, ils dépassaient des fenêtres toutes
plus horribles les unes que les autres. Tonks détournait
parfois le regard, trop frappée par l'horreur et sachant
qu'elle ne pourrait faire autrement que d'aider les pauvres
filles si par malheur elle croisait le regard vide de l'une d'elle.
Rémus à l'inverse mettait un point d'honneur à
affronter la réalité en face. Il put ainsi découvrir
les plantations où les esclaves s'afféraient, le
regard morne et vide de tout âme. Mais c'est la nurserie qui
lui donna un véritable haut le cœur l'obligeant à
vomir en silence. Drago s'exaspéra alors que Tonks lui
soutint le bras, toujours en silence. Mais le serpentard ne lui
laissa aucunement le loisir de traîner. Hermione s'excusa du
regard, elle constatait que Drago pouvait être brutal parfois,
elle en avait déjà fais les frais d'ailleurs.
Ils
arrivèrent enfin à leur dortoir, laissé en
l'état. Drago s'arrêta à l'entrée
alors que le petit groupe y pénétrait. Il attendit son
amazone et lui pris la main. Etrangement, ils ne purent réfréner
un sentiment qu'ils n'auraient pu soupçonner, tous les
deux se sourire de bonheur. Cet endroit était vraiment
particulier. Ils y avaient vécu les pires horreurs, le
désespoir, la terreur, mais également et surtout
l'amour, la complicité, le besoin de l'autre. Hermione se
blottit dans les bras son protecteur alors que les deux autres se
dirigèrent directement vers le miroir.
Il
y avait encore une petite odeur de fumée, mais rien de
méchant. Tonks demanda du regard s'ils pouvaient s'exprimer
ici et Hermione lui donna la permission d'un hochement de tête.
-Alors
c'est ici que vous dormiez ?
-Oui.
Il y eut un blanc alors que Tonks et Rémus scrutaient le petit dortoir. Drago et hermione avaient bien du mal à contenir leur émotion. Ils se rendirent compte que ressentir la même chose que l'autre dupliquait leurs sensations et ils devenaient trop émotifs au goût du serpentard.
-Mais
nous n'étions pas si mal ! se sentit obligée
d'ajouter Hermione. Regarde, nous avions un lit et des couvertures
et une table… et… deux chaises avant que Drago n'en casse une…
ajouta-t-elle avec une pointe de malice en repensant au moment où
il l'avait sauvée, le fameux jour où elle avait
stupidement trébuché.
-Ne
traînons pas. Suggéra alors Drago, mal à l'aise
dans cet endroit au passé encore si présent.
-Et
si nous en profitions pour savoir ce que les morgoles préparent.
Proposa Rémus.
-Hors
de question, nous avons une mission… commença Tonks, mais
visiblement, sa suggestion n'en était pas une et il
demandait déjà à Drago comment aller observer le
roi.
L'idée provoqua quelques remous, mais finalement Hermione convint qu'ils ne risquaient pas grand-chose. Les morgoles ne pouvaient toujours pas pénétrer dans ces couloirs et ils n'avaient aucune idée de leur présence ici. Alors pourquoi ne pas profiter de cette incursion en milieu hostile pour en tirer quelques avantages. Drago se laissa convaincre en se demandant bien comment son amazone avait put réaliser cet exploit. Cependant il imposa ses conditions. Seuls Rémus et lui iraient observer la salle du conseil, les filles devraient rester ici.
Les deux hommes repartirent seuls, laissant les demoiselles, pas du tout en détresse, démonter le miroir pour le déplacer plus facilement. La surface réfléchissante était encrée sur un pied. Le transporter en plusieurs éléments serait sans aucun doute plus aisé. Tonks questionna Hermione sans retenue une fois qu'elles furent seules, posant parfois des questions embarrassantes, mais elle ne pouvait se retenir. Cette histoire la fascinait. Immergée dans cet univers, la jeune aurore imaginait tout à fait le rapprochement vital entre les deux jeunes gens. L'instinct de survie en quelque sorte. Hermione était heureuse d'avoir enfin quelqu'un qui pourrait comprendre ce qu'elle avait vécu et se livra plutôt aisément. Même Ginny qui l'avait toujours comprise et jamais jugé n'avait pu lui arracher de telles confessions.
De
leur côté, Rémus et Drago arrivèrent
devant la salle du conseil, mais un peu trop tard. Une assemblée
se levait, et les conseillés du roi repartaient dans leurs
appartements.
«
On ne peut pas toujours tomber à pic » pensa Drago. Mais
alors qu'il allait faire signe à rémus de repartir,
un dialogue attira leur attention. Le frère du roi était
resté pour avoir un aparté avec lui.
-Où
en sont tes recherches de la reine ?
-Je
devrais avoir des nouvelles d'ici peu. Affirma-t-il calmement. Et
les préparations de ton union sont elles terminées ?
-Nous
sommes prêts.
-Elle
est toujours récalcitrante ?
-Toujours.
-Alors
utilise le Nymphomins mon frère.
-Tu
sais parfaitement que je ne le peux pas. Je ne l'ais pas gardée
en pleine possession de son esprit durant tout ce temps pour craquer
avant l'union. De toute manière, n'espère pas que
ta reine sera sous de meilleurs hospices. Tout roi que tu es, elle ne
te voudra pas.
-Certes.
Mais elle n'aura le choix. Notre espèce a besoin d'être
engendrée sans nymphomins. Elle sera la mère de la
nouvelle race. Une race qui pourra respirer à l'air libre.
Et le roi fini sa tirade en posant la main droite sur l'épaule
gauche de son frère, ce dernier imitant le même geste.
Nous serons les fondateurs d'une nouvelle lignée. Fais la
venir que je lui explique ce qu'il arrive à ceux qui
refusent de nous obéir.
Le
frère du roi ordonna que l'on fasse venir sa promise sur le
champ, puis se retourna vers le souverain.
-Ne
la brusque pas tout de même, son apparence est un pur plaisir.
Je ne voudrais pas une ombre au tableau. Par contre je n'arrive pas
toujours à suivre son raisonnement. La seule chose que j'ai
pu comprendre, c'était son mépris pour notre race,
mais cela lui passera bien vite.
A
cet instant, Rémus et Drago comprirent de qui il s'agissait.
Ils n'eurent d'ailleurs pas a attendre longtemps pour que leurs
espoirs soient confirmés. A peine une minute plus tard, une
jeune femme vêtue d'une robe somptueuse entra en toute
liberté dans la salle. Elle avait le regard perdu dans le
vague et semblait comme absente de son propre corps, mais non sous
l'emprise du nymphomins. Luna Lovegood était en vie et en
pleine possession de ses esprits à en croire sa première
remarque.
-Cette
pièce était exactement comme l'avait décrit
mon père dans le premier numéro du chicaneur ! et vous,
vous êtes bien trop maigre. Dit-elle d'un air distant avant
d'aller scruter les colonnes sculptées d'or et de pierres
précieuses.
-Tu
es bien sur de toi ? demanda le roi en regardant son frère
avec inquiétude.
-Certain
! elle me fait terriblement rire. Avait-il argumenté en
regardant presque amoureusement la jeune femme perdue dans un autre
monde.
Le roi soupira. Il connaissait parfaitement son frère et il était inutile de le faire changer d'avis.
-Femme
! prononça-t-il haut et fort à l'attention de Luna
qui ne daigna même pas lui accorder un regard, toujours
absorbée par la contemplation des lieux.
-Femme
! cria-t-il un peu plus fort, étonnant rémus qui se
demandait comment une si grosse voix pouvait sortir d'un corps
d'apparence si fébrile.
Luna
accepta cependant de s'arracher à ses rêveries pour le
fixer vaporeusement.
-Ce
soir, tu seras unie au frère du souverain, tu devras l'honorer
et lui obéir de gré ou de force. As-tu compris ton
devoir ?
-Injectez-moi
le nymphomins si telle est votre désir. Soupira-t-elle, un peu
blasée et pas effrayée pour un sous.
Le
roi regarda son frère, totalement outré par ce manque
de respect. Markan se dirigea alors vers Luna et lui saisit
délicatement une main sans qu'elle ne fasse rien pour l'en
empêcher.
-Ecoute
ton roi femme. Je ne t'ais pas encore forcé la main pour
rompre avec des traditions trop archaïques à mon goût.
Mais notre peuple désire avoir une lignée royale. Nous
devons répondre favorablement et rapidement à sa soif
d'autorité pour ne pas qu'une autre lignée nous
supplante. Tu sais que j'ai été bon avec toi. Notre
peuple pourra enfin sortir à l'air libre et toi aussi. Mais
avant tout, mon frère et moi somme en rupture avec toutes les
traditions de notre peuple. Nous désirons être libéré
de ce joug naturel. Là est notre seul but et tu peux nous y
aider.
-Et
alors ? se moqua Luna avec distance. Ma vie vous appartient, j'en
ais déjà pris mon parti, où serait mon intérêt
d'aller dans votre sens ?
A
ces mots le roi sorti de ses gonds et envoya une nouvelle boule
lumineuse contre le mur, manquant de peu la fenêtre par
laquelle les observait avec horreur Rémus et Drago.
-Il
suffit ! hurla-t-il. Tu ne comprends donc pas qu'une autre lignée
voudra gouverner toutes les autres espèces au lieu de
simplement chercher de l'air pur ? là est notre instinct
femme. Nous détruisons, nous brûlons, nous anéantissons
pour dominer. Notre peuple a soif de pouvoir. Regarde ce que nous
avons fait aux femelles de ton espèce. Nous les dominons, leur
hottant toute dignité. Elles ne sont plus que des incubateurs
sans âme. Est-ce ceci que tu veux pour l'ensemble de ton
peuple ? Luna ne répondit rien, mais le roi sentit que son
attention avait de nouveau réintégré son esprit.
Notre peuple s'est peut être affaiblit, mais il reste le plus
puissant de l'ensemble de cette planète et nous pouvons
réduire à néant n'importe quelle espèce
d'un geste de la main. Alors écoute moi bien femme. Tu vas
unir ton âme à celle de mon frère et lui donner
un héritier. Ceci n'est pas négociable.
-Ah
bon ? se permit-elle le plus naturellement du monde laissant les deux
nobles complètement interdis. Moi je pense qu'au contraire
nous avons tout à négocier. Votre peuple n'est en
rien le plus fort de cette planète. Les vertineux vous
surpasse et de beaucoup encore.
A
ces mots, rémus et Drago écarquillèrent les yeux
passionnés par cette conversation.
-et
qui plus est, vous avez besoin de moi, donc à partir de là,
tout est négociable, car je porte en moi un sort qui m'empêche
justement d'enfanter et que seul vote misérable nymphomins
ou ma propre volonté peut annihiler. Alors soit vous accepter
mes conditions, soit vous n'obtiendrez pas plus de moi que des
autres pauvres filles que vous avez réduit à néant.
A ces mots, Luna n'avait plus rien de Luna. Elle était forte, sûre d'elle et en en dehors de toute rêverie. Mais elle avait cependant visiblement oublié à qui elle s'adressait et les représailles furent difficiles à regarder pour les témoins de la scène. En un instant, son petit corps fut suspendu dans les airs comme une vulgaire poupée de chiffon, sous le regard affable du roi. Luna semblait souffrir le martyr. Le sort la tirait par les mains uniquement, laissant son corps en suspend et un étaux invisible lui serrait manifestement la gorge.
-Tu
n'es qu'une femelle et nous n'avons en rien besoin de ta
parole. A cet instant précis, le frère du roi comprit
ce qu'il allait se passer et hurla mais en vain. La petite
insolente fut immédiatement punie. Drago et Rémus ne
comprirent pas instantanément, mais ils entendirent bientôt
hurler Luna et le serpentard du retenir le loup garou de toutes ses
forces pour ne pas qu'il fasse une irruption désespérée
dans la salle du trône.
Des
larmes dévalèrent sur les joues de la jeune femme au
même rythme d'une rigole de sang s'échappant de sa
bouche. Bientôt elle n'émit plus aucun son malgré
sa douleur. Le roi venait de lui arracher la langue ou plutôt
de la lui faire disparaître. Le sang s'arrêta de couler
très rapidement alors que Luna fermait les yeux, inconsciente.
Il la laissa alors tomber de plus de deux mètres comme un
vulgaire sac de courgettes à terre. Le frère du roi se
précipita à ses côtés et lui lança
un regard mauvais qu'il du réfréner immédiatement,
connaissant parfaitement le souverain de ce royaume et voyant que sa
sentence était tout aussi incontestable qu'irrévocable.
-Elle n'a pas besoin de la parole pour faire ce qu'on lui demande. J'ai cautérisé sa plaie, mais j'aurais bien eu envie qu'elle se vide de son sang à petit feu. Soit heureux que personne n'ait été témoin de la scène. Notre pouvoir est suffisamment contesté pour ne pas être remis en cause par une femelle. Au moins, maintenant, elle ne pourra plus nous causer de tort.
Rémus fulminait, il était hors de lui et Drago dû user de tout son pouvoir de persuasion pour l'empêcher de commettre l'irréparable. Il lui fit ensuite signe de le suivre, ils n'avaient déjà passé que trop de temps en cet endroit. Les filles risquaient de s'inquiéter, et connaissant son Hermione, elle partirait bientôt à sa recherche. Il percevait d'ailleurs son anxiété de plus en plus prenante, même à cette distance. Rémus prenait peu à peu la mesure de l'ignominie de ce peuple. Il en avait toujours voulu à la Directrice de ne pas s'être battue pour défendre ses élèves, mais à présent, il comprenait et même approuvait son choix. Lutter n'aurait engendré que plus de morts. Minervas Mcgonagall était une femme sage et pleine de bon sens. De deux maux, elle avait choisit le moindre et il considérait à présent l'immense courage qu'il lui avait fallut pour prendre une telle décision.
De retour au dortoir, Hermione et Tonks se précipitèrent chacune dans les bras de l'être aimé. Hermione avait perçut le sentiment d'effroi qu'avait ressentit Drago et appréhendait les informations qu'il allait lui donner. Rémus serrait Tonks dans ses bras sans retenu. Il n'avait jamais imaginé qu'une menace pire que voldemort puisse exister. Il mesurait aujourd'hui l'erreur qu'il avait commise. Hermione questionna Drago du regard, mais ce dernier avait du mal à s'exprimer. Il s'entendit lui-même prononcer vaguement un « emballons tout ça et déguerpissons ». Personne ne prononça plus un seul mot et ils furent vite de retour à la source.
En leur absence, les filles avaient collecté un peu d'apnaya pour réapprovisionner Neville et surtour vérifié que ses recherches sur la plante terrestre s'appliqueraient également à la souche souterraine. Elle pouvait avoir muté au cours des siècles. Hermione en profita pour prendre un dernier risque.
-emportons également quelques fruits… pour la science. Déclara-t-elle. Après tout, personne n'avait jamais fait d'expédition en morgolie alors pourquoi ne pas en profiter. Tout ce qui pourrait servir à la connaissance de ce peuple était digne d'intérêt. En y réfléchissant, pourquoi ne pas empoisonner leur nourriture à leur insu. Tout était bon. Les quatre membres de l'expédition récoltèrent très rapidement les fruits les plus accessibles à la hâte et demandèrent à Spanglorn de les conduire en sécurité. Drago et Rémus restaient plus muets que jamais. Ils attendaient d'être en sécurité et surtout que tout le monde soit là pour raconter ce qu'ils venaient de vivre, les répéter plusieurs fois serait très certainement hors de leur portée. Si le serpentard savait qu'ils avaient bien agit, Rémus ne cessait de se répéter qu'il était lâche et aurait dû tout tenter pour mettre Luna en sécurité. Il l'avait abandonné à son sort et à la torture. Comment pourrait-il un jour se regarder dans le miroir ?
De
retour dans le salon du square, tous les félicitèrent
dans la joie et l'allégresse, ne voyant pas leurs
expressions figées et vides. Les hommes, sans se concerter,
décidèrent d'attendre la fin du repas pour leur
annoncer la nouvelle. Ils regardaient Neville s'extasier devant les
plants rapportés, cherchant déjà des noms
scientifiques aux petits fruits qui avaient été presque
l'unique repas d'Hermione et Drago durant tous ces mois. Comment
lui annoncer que Luna était en vie et entrain d'endurer les
pires tourments. Elle serait bientôt une femme brisée à
défaut d'être privée de son âme. Peut
être était-ce même pire. Après la folie de
ses parents, il devrait encore assister à la perte d'esprit
d'un être cher, d'un être aimé. Quoi de plus
horrible ?
Drago
ne lâchait pas Hermione une seule seconde, accroissant ainsi
l'inquiétude de sa belle qui devinait qu'ils avaient
assisté à une scène des plus horribles. Peut
être était-ce leur fin à tous qu'ils allaient
annoncer. Elle arriva à manger quelques petits bouts du ragoût
et de la tarte à la courge faite par les bons soins de Pansy,
au plus grand étonnement de tous. Puis vint l'heure du
bilan. Les mines grises, Tonks, Hermione, Rémus et Drago
firent un bilan de ce qu'ils avaient vu. Quand vint le tour de la
description du conseil, Drago du prendre la parole.
Il
expliqua en détail ce qu'il avait vu et surtout que Luna
était en vie. Tous bondirent de joie, mais le serpentard ne
leur laissa pas l'occasion de se réjouir. Il décrivit
en détail ce à quoi elle devait faire face et surtout
la torture dont elle avait été la cible. Madame Weasley
eut du mal à se remettre. Hermione restait impassible, se
remémorant le moment où elle avait vu Luna pour la
dernière fois, tendant le bras à son bourreau.
Cherchant bien dans ses souvenirs, Drago l'avait empêché
de voir la suite en la ramenant au dortoir. Puis était venu le
conseil le lendemain où le frère du roi avait lancé
une phrase étrange « si j'ai agit ainsi hier… ».
Tout coïncidait. Il avait voulu Luna pour lui. Elle avait fait
preuve de courage et était digne de la lignée royale.
Neville
ne disait plus rien, il ne pleurait pas, ne criait pas, ne
participait même pas à la discussion animée
autour de la table. Ron, comme à son habitude reprochait à
Drago de n'avoir pas agit.
-Tu oublies que j'étais là également ! avait couper court Rémus. J'ai voulu agir, mais Drago m'en a empêché et il a bien fait. Nous ne pouvions rien y faire si ce n'est faire remarquer notre présence et mettre plus de monde en danger. Nous ne pouvions rien faire. Avait-il déclaré à l'intention de Neville. Mais nous ne pouvons cependant pas l'accepter. Luna est en vie et nous lui devons de ne pas l'abandonner. Nous devons aller la chercher et toi seul, Neville peut nous y aider.
Les recherches du jeune homme concernant l'apnaya étaient désormais leur seule arme. Spanglorn était reparti auprès des siens, mais il reviendrait le lendemain et l'entraînement allait être rude. Tous étaient plus motivés que jamais à présent. Voldemort n'était même plus au centre des préoccupations. Les deux miroirs furent détruits et il faudrait à présent provoquer la rencontre finale entre lui et Harry. Mais en attendant, les morgoles restaient une priorité. L'atmosphère était vraiment tendue et personne n'osait plus dire un mot. Il leur était absolument impossible d'aller dormir, malgré les encouragements de Madame Weasley, leur certifiant que manquer de sommeil n'aiderait en rien la lutte. Mais même elle manquait de conviction dans ses propres paroles. Finalement, les adultes allèrent peu à peu se coucher, laissant les adolescents seuls dans le salon. Personne ne parlait, tous pensaient à Luna comme ils l'avaient fait déjà auparavant. Hermione eut un pincement au cœur en s'imaginant quelques semaines en arrière. Voila ce qu'ils avaient pu vivre lorsqu'elle était loin d'eux. Ils étaient certes en sécurité, mais dans un équilibre tout à fait précaire et si impuissant face à la situation. Même les bras de Drago avaient du mal à l'apaiser. Au bout de nombreuses longues minutes, c'est Neville qui enfin décida de rompre le silence.
-Elle
est en vie. Je n'avais plus aucun espoir, mais elle est en vie.
-Comment
a-t-elle put entendre parler des vertineux ? demanda Harry
-Peu
importe comment elle a entendu parler des morgoles ou des vertineux,
ceci prouve qu'elle a encore tous ses esprits, elle n'a pas pu
inventer le nom de vertineux. Dieu seul sait ce dont son père
peut bien être au courant. Dommage qu'il ait disparu depuis
l'enlèvement de sa fille, nous aurions pu le questionner.
-Nous
en savons déjà bien plus que son père
probablement. Rien de ce qu'il aurait pu nous dire ne nous aurait
avancé. Affirma Hermione. Non, ce qui doit nous préoccuper
pour l'instant, c'est de la sortir de là… et vite.
-J'y
arriverais. D'ailleurs, j'y suis presque. Plus que quelques tests
sur l'apnaya que vous avez ramené, et nous pourrons passer à
l'attaque.
-Comment
ça passer à l'attaque ? questionnèrent
ensemble Hermione et Drago.
-Disons
que pendant votre petite excursion, nous avons mis au point un plan
pour assassiner le roi. Déclara Harry. Si nous tuons la tête,
nous désorganisons le reste et déstabilisons les plans
de Voldemort par la même occasion.
-hum
! ces gryffondors, tous plus stupides les uns que les autres…
laissa échapper Drago, provoquant l'indignation de tous,
dont Hermione qui chercha à échapper à son
étreinte, mais il l'en empêcha. Je plaisantais
Herimone. Insista-t-il. Mais reconnaît, ce plan, en plus d'être
incertain est voué à l'échec. C'est peut
être un peuple chétif en apparence, mais même
privés de magie, ce sont de véritables guerriers. Tu te
souviens Hermione… rien qu'avec un seul…
-Il
dit vrai ! dût-elle admettre. Nous avons eu de la chance
lorsque nous en avons tué un, c'était un véritable
coup de chance.
-Quoi
? vous en avez affronté un ? s'étonna Ginny,
impatiente de connaître la suite. Il était vrai qu'ils
en avaient raconté déjà beaucoup sur leur
survie, mais ils n'avaient pas eu le temps d'énumérer
le moindre de leur exploit.
-peu
importe, coupa Harry, la question n'est pas là. Notre plan
n'est certes pas parfait, mais c'est le seul dont nous disposons.
-Explique.
Drago avait encore du mal avec les « s'il te plait » et
il rajouta ces quelques mots à la fin de sa phrase après
avoir reçu un bon coup de coude dans les côtes de la
part de sa belle qui avait décidé de le reprendre en
mains.
-très
bien. Alors il reste deux conditions à remplir avant de le
mettre à exécution. Nous devons tout d'abord nous
assurer que l'astuce qu'à trouvé Neville pour
décupler l'apnaya fonctionne bien sur la souche que vous
avez ramené. Ensuite, nous devons tous apprendre à
utiliser nos pouvoirs en présence de cette plante.
-Et
?
-Et
nous n'aurons plus qu'à nous rendre en morgolie, grâce
au processus qu'à trouvé Karina dans un des livres de
son père. Harry s'arrêta quelques secondes avant de
préciser. Je doute que Spanglorn ne cautionne notre action.
Une fois la-bas, nous diffuserons l'apnaya en la dupliquant vitesse
express comme neville l'a déjà réalisé.
Les morgoles seront alors privé de leur magie, voir même
affaiblis. Ensuite, nous n'aurons plus qu'à utiliser nos
propres pouvoirs sur la fréquence que le vertineux nous
apprendra à invoquer. Nous récupérerons Luna et
ferons un petit régicide par la même occasion.
-Mais
bien sur. Ironisa Drago en levant les yeux au ciel.
-Non,
Drago, c'est pas si incohérent. Précisa Hermione.
Risqué, mais pas si bête. Par contre, il faudra nous
réfugier dès le départ dans les murs de
l'ancienne cité pour dupliquer l'apnaya au calme. Il
faudra trop de plante pour absorber la totalité de leurs
pouvoirs. Tu te souviens lorsqu'ils avaient tenté de
m'attirer à eux ? à plusieurs, ils arrivaient à
palier les effets de la plante. Donc il faudra vraiment la dupliquer,
en très grand nombre et très rapidement.
-Il
faudra vraiment que vous nous racontiez tout ça dans les
détails ! s'amusa Ginny.
Les
discussions autour de ce plan allèrent bon train. Drago et
Hermione leur firent par de leur expérience et de leurs
connaissances du monde morgoles. Peu à peu Ron se mêla à
la conversation, tout comme Pansy sur les genoux de laquelle Karina
s'était endormie. Tous parlaient avec passion de cette toute
petite et infime possibilité de désorganiser le peuple
le plus puissant de tous les temps et de vaincre voldemort par la
même occasion. L'espace d'une soirée, de ces
quelques heures, les antagonismes semblaient provisoirement mis de
côté. Ron parlait normalement à hermione et
adressa même une réplique à Drago pour avoir plus
de précisions sur les armes portées par les morgoles.
Pansy participait avec réserve, mais participait tout de même.
Patricia semblait de nouveau incluse dans le groupe et harry et Ginny
se détendaient peu à peu. Ils jouaient constamment les
tampons entre tous et cette position peu confortable devenait de plus
en plus pesantes, pour ne pas dire insupportable. Parfois Harry avait
véritablement envie de les envoyer balader, leur rappelant
qu'au-delà de leurs stupides gamineries d'adolescents
attardés, une guerre se profilaient.
Très
vite, les conversations revinrent autour de Luna et des sévices
qu'elle avait et allait subir. Immédiatement, Neville les
arrêta.
- J'inventerais une potion pouvant lui rendre sa langue, peu importe, mais j'ai espoir maintenant. Je la soutiendrais, je serais là pour elle.
Il
se leva, sur de lui et l'esquisse d'un sourire sur les lèvres.
-Elle
est en vie. C'est… c'est un miracle.
Hermione
se leva également pour le prendre dans ses bras.
-Nous
allons la ramener parmi nous. Je suis rentrée, elle pourra
aussi connaître ce bonheur là Neville, je te le promets
sur ce que j'ai de plus cher. Je ne pourrais vivre tant qu'elle
sera la-bas.
Drago
ne protesta pas et tous les autres levèrent leur verre pour
trinquer à Luna, une jeune femme des plus courageuses et
qu'ils allaient sortir de là. Après avoir trinqué
à leur réussite, Neville examina les fruits…
-Je
ne pense pas que nous pourrons en faire autre chose que les manger
déclara-t-il. Ce sont des fruits tout à fait banaux que
nous trouvons à plusieurs endroits du globe dont en Irac.
-ça
se mange vraiment ? questionna Ron avec un petit fruit bien rouge
dans les mains.
-Ron
! comment peux-tu penser à manger à un moment pareil !
questionna Ginny alors que tout le monde l'approuvait.
-Et
bien quoi ? c'est juste pour goûter ! rétorqua-t-il le
plus innocemment du monde.
-Tient Ron, si tu veux gouter, prend plutôt un fruit orange. Ce sont les meilleurs ! déclara Hermione le plus sérieusement du monde. Drago écarquilla les yeux alors que le gryffondor changeait de cible pour choisir un des seuls fruits orange du panier, mais Hermione lui fit vite comprendre qu'il avait intérêt à la boucler.
A
cette instant, s'il était déjà fou d'elle,
il la vénéra. Hermione Granger se vengeait
sournoisement, elle avait tout d'une vrai petit serpentarde et il
l'embrassa, cherchant au plus profond de son flegme légendaire
pour ne pas exploser de rire. A l'instant où Ron avala le
fruit Hermione lui murmura un :
-C'est
de bonne guerre Ron ! ce qu'il ne comprit pas immédiatement
et même que le lendemain à vrai dire.
La
soirée fut très animée. Lorsque Ron commença
très rapidement à délirer, Hermione regarda
Patricia et lui expliqua les effets des fruits oranges. Les autres
s'indignèrent alors que la lionne se défendit quelque
peu de son geste. Elle expliqua que Ron avait joué avec les
sentiments de Patricia. Qu'elle se sente trahie, c'était
une chose, mais elle ne supportait pas que le jeune homme se conduise
ainsi avec une autre femme. Patricia ne méritait pas cela et
tous en convinrent alors que Ron rigolait tout seul dans son coin.
Ginny s'inquiéta tout de même pour son frère en
le voyant plus blanc qu'un linge, mais Hermione la rassura
rapidement. Elle lui expliqua que le fruit orange était
l'équivalent d'une bonne cuite, avec en plus une petite
dose de vérité. Elle précisa une chose :
interdiction de lui poser une quelconque question. Le ridiculiser
était une chose et lui apprendrait la vie, mais lui faire du
mal reviendrait à se conduire comme lui et elle se le
refusait. En revanche, le voir rigoler et savoir que le lendemain, il
allait se lever avec la gueule de bois et un mal de tête
horrible lui fit un bien malsain dont elle ne se cacha pas.
«
On ne joue pas avec le cœur des dames », décréta-t-elle.
Harry et Neville n'approuvèrent pas, enfin pas totalement,
mais ils devaient bien avouer que son comportement ne leur avait pas
plus. Après tout, Hermione avait vécu de très
rudes épreuves et Ron ne lui avait pas facilité la
tâche. Qu'il tombe amoureux de Patricia était une
chose, mais qu'il s'en serve simplement pour se consoler pour la
rejeter ensuite était inacceptable de sa part. Et tout
récalcitrant qu'ils étaient, ils ne purent
qu'exploser de rire lorsque Ron leur mima le professeur Rogue en
pleine action. Dès que le gryffondor commençait à
se livrer, Hermione le remettait sur les railles et lui demandait une
nouvelle imitation. Tous les professeurs de Poudlard y passèrent.
Cet instant de détente leur fit le plus grand bien et ils purent enfin s'endormir, tous dans le salon pour tenir compagnie à Ron. Drago ne protesta pas car il pouvait enfin tenir son amazone dans ses bras. Voir ce que les morgoles avaient pu faire endurer à Luna l'avait terrorisé. Il savait que la jeune femme était convoitée par le roi et il n'osait même pas imaginer qu'on puisse faire subir le quart de ces souffrances à son amazone. A cette pensée, il la serra un peu plus fort contre lui alors qu'elle s'endormait et la sentit se blottir un peu plus. Elle était bel et bien là, à lui et plutôt mourir que de vivre sans elle. Alors qu'ils sombraient tous les deux dans les profondeurs de la nuit, il l'embrassa tendrement sur les cheveux sans se soucier du regard d'Harry qui avait surpris ce petit geste et sourit de voir son amie si heureuse et choyée. Ce petit acte totalement gratuit ne fit que confirmer ses soupçons : Drago Malefoy était bel et bien sincèrement amoureux d'Hermione.
Le
petit groupe fut violemment réveillé par Madame
Weasley, indignée qu'ils aient outre passé son
organisation sans faille et surtout de voir le rapprochement
filles-garçons. Rémus et Tonks se sourirent d'un air
entendu et Monsieur Weasley n'en fit même pas cas.
-Ils
n'ont rien fait de mal Molly. Maugréa-t-il en allant
chercher son café alors que sa moitié fut forcée
de reconnaitre qu'il n'avait pas tort.
Elle
s'empressa cependant de les faire se remuer très rapidement,
mais alors qu'elle allait énoncer l'ordre de passage pour
les deux salles de bains, Ron se releva brutalement, le visage encore
marqué des motifs de la table en rotin sur laquelle il s'était
avachi. Il murmura un vague « heeeeeeeeeeee » avant de se
lever et de courir aux toilettes pour rendre son repas de la veille.
Madame Wealsey s'étonna de ce comportement et devant son
franc regard de reproche, Hermione s'empressa d'apporter quelques
justifications :
-Il
n'a pas bu, il a juste avalé un fruit orange… c'était
une erreur.
-Qu'est-ce
que ? ah ! Monsieur Spanglorn… adressa-t-elle au vertineux qui
venait d'apparaître. Voulez-vous vous joindre à nous
pour le petit déjeuner ?
Le
vertineux déclina poliment l'invitation et les convia le
plus rapidement possible à s'entraîner. Tous y mirent
une énergie débordante. A la fin de la matinée,
Pansy, Neville Ginny et Karina avaient déjà réussi
quelques petits exploits magiques en présence de la fameuse
plante. Neville avait rapidement pratiqué son teste et la
souche rapportée des sous-terrain réagissait exactement
de la même manière que celle récolté par
Mcgonagall à la surface terrestre.
Ayant
senti la différence d'utilisation de leur magie, les élèves
les plus avancés purent aider les autres à progresser
plus rapidement et à la fin de la journée, tous
arrivaient à faire léviter des objets dans la pièce.
Drago et Hermione progressaient également à vitesse
grand V. ils pouvaient contrôler quelle émotion ils
pouvaient envoyer à l'autre et également recréer
un mur de protection sans avoir une peur bleue comme au départ.
En revanche, ce mur épuisait l'autre et ne durait que peu de
temps.
Au repas du soir, arrivèrent des nouvelles du monde entier. La famille Weasley était certes éparpillée, mais gardait des liens étroits entre tous ses membres. Les rapports allaient tous dans le même sens, même Hagrid ou Maugrey abondèrent dans ce sens. Il était indéniable que Voldemor allait passer à l'action et ce au plan mondial. Il fallait agir vite et anéantir les morgoles. Si Hermione et Drago disaient vrai et que le mage noir puisait dans le collectif de ce peuple si puissant, il aurait un avantage décisif dans la guerre. Il fallait faire vite.
Dès le lendemain matin, Minerva Mcgonagall envoya les hiboux à contre cœur, elle savait que dès leur départ, la guerre serait déclarée et elle n'eut pas tort. La nouvelle fit boule de neige. Voldemor fut mis au courant dès l'arrivée du premier hiboux. Ce que la Directrice des lieux n'avait pas prévu, c'était la réaction d'un tout autre peuple, dont les espions rodaient dans tous les coins. La riposte fut terrible.
