Titre : Des surprises à la pelle.
Auteur : Patpat.
Bêta-lectrice : Mag-San.
Source : Gravitation.
Genre : Yaoi, Shonen-aï, Mpreg, Lemon.
Rating : M.
Paring : Yuki Eiri / Shindo Shuichi.
Notes : Konnichi wa, minna ! Je viens de finir le chapitre 9 de cette fic que j'adore (comme toutes celles que j'écris en fait, même si ça peut vous paraître présomptueux). A la demande générale, j'ai décidé d'incorporer à ce chapitre un lemon bien juteux mais néanmoins très romantique et la scène se déroule à Venise, durant leur lune de miel. J'y raconte une journée bien spéciale de leur voyage en amoureux. J'espère que ça vous plaira. Sachez également que les chapitres 10 et 11 sont écrits depuis plusieurs semaines, donc je ne devrais pas trop tarder à vous envoyer la suite ; juste le temps que je la tape et que je l'envoie à Mag-San, ma géniale correctrice . Alors enjoy et rendez-vous à la fin du chapitre pour la note de fin.
Special thanks : Ma tite mimine qui a déclaré adorer mes lemons. Celui-là, il est pour toi .
ATTENTION ! CE CHAPITRE CONTIENT DES ELEMENTS EXPLICITES INTRODUISANT UN COUPLE HOMOSEXUEL DANS DES SITUATION YAOI. C'EST A DIRE UNE RELATION SEXUELLE DECRITE EN DETAIL. SI VOUS N'AIMEZ PAS, PASSEZ VOTRE CHEMIN.
Pensées en italique. Dialogue en gras.
Chapitre 9 : Lune de miel 2eme partie : La magie de Venise.
Les jeunes mariés étaient arrivés à Venise au matin du 16 février après 21 heures de vol dont plus de 3 heures d'escale, et 1 heure de train. Après une journée de repos plus ou moins réparateur (quand il s'agit d'une lune de miel, le repos est toujours très agité), le couple le couple avait pu visiter la ville, profiter de la gastronomie locale et de l'ambiance romantique et festive de la cité en cette période de carnaval. Au matin du 7eme jour dans ce paradis terrestre, Shuichi se tenait appuyé à la rambarde de fer forgé, joliment décorée de représentation de fleurs en liane aux pétales dorés à l'or. L'air était frais, surtout quand on a la manie de se trimbaler sur les balcons avec pour seul vêtement une chemise trois fois trop grande appartenant à son amant. Mais le soleil déjà haut dans la ciel, indiquant au moins 10h30, réchauffait bien la température.
Depuis son balcon au 3eme étage de leur hôtel 4 étoiles, Shuichi avait une jolie vue sur plusieurs canaux bordés de petites boutiques artisanales. Et bout du canal qui passait devant l'hôtel, et donc de ses fenêtres, se trouvait la place Saint-Marc. Déjà, plusieurs gondoles filaient sur les eaux avec à leur bord des touristes, pour la plupart déguisés. D'autres se contentaient de traverser les passerelles qui permettaient de traverser d'un côté à l'autre des ruelles dépourvues de voitures. Le pied ! pensa Shuichi. Pas une once de pollution, ici. On peut ouvrir nos fenêtres tranquillement. Hmmm... Je sens qu'aujourd'hui va être une bonne journée. Surtout qu'on est le 23 février. J'espère que mon Yuki va aimer la surprise que je lui ai préparé pour son anniversaire... Et comme si Dieu avait entendu ses songes, les bras d'Eiri vinrent enlacer la taille du musicien.
Bien dormi ? demanda le jeune homme en s'appuyant le dos contre le torse de son mari.
Au lieu de se prendre la tête à articuler une réponse claire, le romancier marmonna quelque chose qui ressemblait vaguement à un "Ouais..." tout en déposant quelques petits baisers dans le cou de Shuichi. L'adorable petite boule rose se retourna dans l'étreinte de son homme et lui offrit un baiser d'un romantisme et d'une tendresse touchants. Puis il posa sa tête sur son l'épaule d'Eiri et murmura :
Joyeux anniversaire, mon doudou.
Génial... Encore une année à ajouter au compteur, bougonna le blond en se libérant des bras menus de son petit époux pour rentrer à l'intérieur de leur chambre.
Arrête de tirer la tronche. On dirait qu'on vient de t'annoncer la fin des shortcakes sur terre... se moqua gentiment le chanteur en le suivant.
J'vois pas pourquoi je me ferai une joie de vieillir, répondit Yuki en allant dans la salle de bain.
T'es pas vieux, mon amour. A t'entendre, tu es un sexagénaire qui perd ses cheveux. T'as que 25 ans...
Et tu es toujours aussi sexy !!! ajouta Shuichi avec ses grands yeux violets brillants d'admiration et un petit filet de bave au coin des lèvres.
Mais un jour, je ne le serai plus, répliqua froidement Yuki en faisant couler l'eau pour un bon bain.
Shuichi comprit alors ce qui énervait vraiment Eiri. Ce n'était pas tant le fait de prendre de l'âge, même si à 25 ans on ne pouvait pas appeler ça vieillir. C'était avant tout la crainte de ne plus plaire et que Shuichi le quitte.
Tu le seras toujours à mes yeux, et c'est le plus important, non ? répondit le musicien.
Sans doutes... marmonna Yuki en ôtant son pyjama (dont la chemise était toujours ouverte pour dévoiler ses beaux pectoraux... ) pour se glisser dans l'eau.
Et puis, tu es tout à fait le genre de beau mec à bien vieillir... Un peu comme Harrison Ford (1renchérit le jeune homme en se dandinant joyeusement. Et de toutes façons, même si c'était pas le cas, ce dont je doute fortement, je resterai pour toujours avec toi... Parce que je t'aime... Alors quand tu arriveras à la cinquantaine d'années et que tu auras tes premières rides au coin des yeux, t'auras pas à t'inquiéter...
Puis Shuichi se jeta sur son amoureux qui était déjà dans la baignoire avec de l'eau et de la mousse jusqu'au menton pour déposer un petit bisou sur sa joue à la peau de porcelaine. Puis, il se mit à rougir violemment
Mmmh... Dis, Yuki ?...
Nanda ?
Je... Je peux prendre mon bain avec toi ? demanda timidement le garçon, ses joues aussi roses que l'étaient d'habitude ses cheveux.
Bien sûr, répondit le blond sur le ton de l'évidence.
Tout content, le musicien se redressa pour ôter la chemise de Yuki qu'il portait. C'est alors qu'il sentit deux mains l'attraper par les hanches, le tirant pour le faire basculer. Instinctivement, il poussa un cri de surprise. Avant même de se rendre compte de ce qui passait, il atterrit le cul en premier dans la baignoire, éclaboussant de l'eau partout sur le marbre italien qui recouvrait le sol de la pièce.
Enfin, Yuki ! Ca te prend souvent ?! S'exclama Shuichi, trempé jusqu'à la pointe des cheveux.
En ôtant la mousse qui dégoulinait sur son visage, les manches de sa chemise éclaboussèrent davantage d'eau.
T'en fous partout en plus ! le réprimanda le blond.
C'est de ta faute ! Fallait me laisser ôter cette chemise avant de manquer de me briser le coquesis en me faisant tomber comme ça. Et puis j'te signale que TU en as foutu partout !
C'est vrai que ce serait dommage d'abîmer ton adorable petit cul, remarqua Eiri. Pour le reste, la bonne nettoiera.
XXX XXX XXX
Avant la surprise de ce soir, Shuichi avait décidé de faire une petite promenade en gondole dans le plus vieux quartier de la cité. Ainsi, les deux époux profitaient de l'ambiance chaleureuse de cette ville italienne réputée pour sa beauté. Habituellement, il pleuvait à torrent à cette période de l'année ; à croire qu'ils avaient beaucoup de chance car il faisait un temps plutôt agréable pour la saison, depuis leur arrivée. Certes il faisait gris mais on ne peut pas en demander trop non plus. Arrivés à une petite place assez animée, entourée de petits restaurants et d'ateliers de fabrications artisanales en tous genre, ils décidèrent d'y prendre leur déjeuner. Une fois derrière leurs assiettes généreusement servies en tagliatelles carbonara, Yuki demanda :
Bien, je suppose que tu as encore prévu une série de stupidité pour la journée, alors par quoi on commence ?
Une promenade à pieds. Le gondolier nous a dit qu'il y avait un petit jardin très joli en hiver, juste derrière cette place. Puis, vers 16h00, on ira manger une glace chez ce grand confiseur près de l'hôtel. Puis tu rentreras à la chambre où ton cadeau t'attends et à 20h00 pétantes, tu descendras m'attendre dans le hall de l'hôtel.
Attends deux secondes ! T'es en train de me dire que, pendant près de 3 heures, le jour de mon anniversaire, tu ne seras pas avec moi ?!
Précisément, approuva Shuichi.
Ca ne me convient pas du tout. Je te veux avec moi toute la journée, gronda Yuki, dont le ton ressemblait davantage à celui d'un enfant capricieux et râleur qu'à celui d'un homme mûr agissant avec autorité.
Pour que la surprise soit complète, tu ne dois pas me voir avant 20h00. Maintenant tu manges et tu te tais ou c'est toute la journée que tu passeras tout seul, ordonna Shuichi d'un ton sévère.
Eiri obtempéra, la mine agacée mais soumise. Alors qu'il enfournait ses pâtes à coup de grosses fourchétés (2), Shuichi ricana.
Quoi ?! lança agressivement l'écrivain la bouche pleine de tagliatelles.
T'es trop mignon... répondit son époux, un sourire radieux illuminant son visage aux traits si innocents.
Yuki baissa la tête vers son assiette, tentant de dissimuler l'expression gênée sur son visage mais ne parvint pas à cacher la rougeur sur ses joues à sa fripouille de mari. Il ne leur fallut pas longtemps pour finir leur repas, surtout avec la gourmandise invétérée de Shuichi qui avait tendance à avaler la nourriture avec l'efficacité d'un aspirateur. Après avoir payé la note, le couple prit la direction du petit jardin en traversant tranquillement le quartier. Avec l'habituelle curiosité du plus jeune, ils avaient fait de nombreuses haltes dans divers petites boutiques, notamment dans l'intention d'acheter quelques souvenirs pour eux et leurs proches. C'est donc les mains pleines de petits sacs qu'ils arrivèrent dans le parc.
Pourquoi tu refuses de mettre tous ces petits paquets dans le grand sac, là ? S'énerva Yuki pour la quatrième fois depuis qu'ils avaient fini leur shopping.
Parce qu'il y a un sac par personne, répondit Shuichi sur le ton de l'évidence.
Dis plutôt que c'est parce que t'es un gamin stupide, répliqua Yuki.
C'et pas parce que ton anniversaire qu'il faut te sentir obligé de me mettre de mauvaise humeur. Sinon, pas de cadeau.
Plus la journée avance et plus je me demande quel genre de stupidité tu as pu m'offrir.
C'est plutôt que t'es un sacré curieux, oui !
Tsss... Baka.
Oh ! Voilà le parc ! s'exclama soudain le musicien en apercevant l'arche de vigne montante servant d'entrée au jardin.
C'est en gambadant comme un chevreuil qu'il s'y rendit, suivi d'un Yuki râleur.
C'est beau, non ? demanda Shuichi, ses grands yeux mauves admirant avec joie ce petit coin romantique et plein de nature dans cette d'eau.
Ouais... Si tu le dis...
Posant ses sacs sur un banc, Shu se tourna vers son mari et lui sauta au cou, se remettant en mode koala. Bien sûr, même si le jeune homme n'était vraiment pas très lourd, Yuki tituba un peu sous le choc, manquant de se laisser emporter par le chanteur et les paquets qu'il avait dans les mains.
Aaargh ! Kuso no ko ! Tu veux me tuer ou quoi ?! cria le blond, faisant se retourner quelques promeneurs sur leur passage.
Surpris et blessé par la réaction excessive de son époux, Shuichi se laissa retomber sur ses pieds et s'écarta, fixant le sol d'un regard triste, tout comme un enfant qu'on réprimande tout en commençant à pleurer. Eiri s'en énerva davantage. Le comportement excessif de ce crétin le mettait parfois hors de lui et il avait tendance à perdre le contrôle. Il s'en voulait d'avoir crié de cette façon sur son chéri, surtout qu'il s'était toujours promis de ne pas faire d'éclats en public. Pour sa défense, il pouvait toujours dire que Shuichi savait maintenant très bien que le romancier était toujours de mauvaise le jour de son anniversaire. Mais ça n'était pas une excuse... C'était leur lune de miel et il n'avait pas le droit de faire de la peine à son amour... Il avait jurer de le chérir et non pas de briser son coeur chaque fois qu'il se montrait affectueux. Pour se faire pardonner, il déposa ses paquets à côté de ceux de son amant puis vint le prendre dans ses bras. Déposant un baiser dans sa nuque, il souffla à son oreille :
Si tu continues de pleurer, je me fâche...
Acquiesçant fébrilement, le jeune homme passa ses bras autour de la taille de son doudou, appuyant sa tête contre son torse.
Je t'aime, mon Yuki... Pardonne-moi...
T'as pas compris, hein ?... J'ai rien à te pardonner.
J'ai failli te faire tomber et...
C'est vrai que t'es une andouille maladroite. Mais j'en serais pas mort...
S'écartant du chanteur, il se laissa tomber sur le banc, tirant une cigarette du paquet dans sa poche pour l'allumer.
Il te plait ce parc, mon Yuki-ki ? s'amusa joyeusement Shuichi en bondissant devant le blond comme un petit lapin.
T'arrête de m'appeler par ce nom stupide ?!
Quoi ? Tu préfères "mon canard" ? ricana le musicien en faisant une petite moue boudeuse (3).
Tsss... Allez, viens t'asseoir.
Ne se le faisant pas répéter une deuxième fois, Shuichi vint aussitôt s'installer sur le banc, se blottissant contre le torse robuste de son cher mari. L'écrivain passa un bras autour de ses épaules. Demeurant ainsi dans le silence et profitant de la chaleur de l'autre, le couple observa le jardin. Je suis si heureux que parfois j'ai peur de m'endormir pour me réveiller après et découvrir que tout ceci n'était qu'un rêve... Pas de lune de miel, pas de mariage... Pas de Yuki... songea le musicien en passant ses bras autour de la taille de l'écrivain. Il sentit les longs doigts fins de ce dernier se glisser dans ses cheveux, jouant avec ses mèches châtains.
A quoi tu penses ? demanda pour la première fois Shuichi, sur une impulsion soudaine qu'il regretta aussitôt.
Kuso ! J'ai gaffé ! Yuki va m'en vouloir et cette belle journée va finir sur une dispute ! se réprimanda le jeune homme.
A toi.
Ecarquillant les yeux de surprise, le chanteur ne savait plus quoi penser. Ca alors... Je ne pensais pas qu'il me répondrait... Et surtout pas qu'il me répondrait CA !... Expirant tranquillement un nuage de fumée âcre, Yuki déposa un baiser sur la tête de son mari.
Ei... Eiri... balbutia Shuichi en levant vers lui un regard ému aux larmes.
Quoi ? J'ai dit quelque chose de mal ? demanda aussitôt le blond, s'inquiétant à moitié de voir son amour pleurer.
Non ! Non, au contraire ! Je... Je suis tellement heureux d'être celui qui occupe tes pensées.
A t'entendre on dirait que l'amour est à sens unique, dans notre couple, et que c'est un miracle si je t'accorde un simple regard, fit remarquer Yuki, presque vexé.
C'est que... Tout a changé si vite entre nous... Depuis que je t'ai demandé d'adopter un enfant avec moi...
C'était il y a plusieurs mois...
A peine 8. Et on est ensemble depuis près de 3 ans. Pendant des années on était soumis à des "Je t'aime, moi non plus"... A ce rejeter, à s'attirer... N'étant jamais en phase l'un avec l'autre. Et pour la première fois, tu me dis à quoi tu penses vraiment. C'est normal que je sois ému, non ?
Je suppose, oui.
Après un nouveau moment de silence, ce fut au tour du romancier de prendre la parole...
J'ai autant envie de fonder une famille que toi, Shu. Ca va être dûr mais on sera ensemble.
Il déposa un second baiser sur la tête de sonaimé avant de finir sa cigarette et de l'écraser pour la jeter dans la poubelle à côté. Shuichi n'avait rien répondu, se contentant de resserrer son étreinte sur Yuki.
Bon, on fait un tour, puis on y va. Trop de verdure, trop longtemps, ça me donne envie de manger de la salade, déclara le blond en se détachant de son petit koala pour se lever.
Shuichi bondit sur ses pieds, prit ses paquets en même temps que Yuki et tous deux commencèrent leur petite promenade dans le parc. Au bout d'une dizaine de minutes, le plus jeune s'exclama :
Oh ! Regarde, une fontaine à voeux comme nous en a montré la vieille dame au marché, l'autre jour. On fait un voeux cette fois !!!
Tsss... Ces stupidités, ça ne marche jamais.
Oh... S'il te plait, s'il te plait, s'il te plait... Onegai shimasu... supplia son adorable petit époux.
Vous devriez tenter votre chance, recommanda un jeune garçon au visage d'ange et aux grands yeux azur.
Hé ! Tu parles japonais ?! S'étonna Shuichi.
Entre autre, oui... Mais croyez-moi, cette fontaine réalise absolument tous les voeux, même les plus fous. On dit qu'il y a un bon esprit dans l'eau de cette source qui est capable de percevoir la sincérité des gens et les coeurs pures. Si vous désirez vraiment autre quelque chose, vous l'aurez.
Haussant un sourcil dubitatif, Yuki dit :
T'es bien sûr de toi, gamin.
Je ne le serais pas s'il n'y avait pas une bonne raison, affirma le garçon avec un large sourire.
Tu entends ça Yuki ? Allez, faisons un voeux. Une petite pièce de rien du tout à jeter dans la fontaine... S'il te plait mon amour.
Bon d'accord, accepta finalement le romancier en levant les yeux au ciel. Mais y'a intérêt que ça marche, gamin, ajouta-t-il à l'intention du jeune homme.
Mais ce dernier avait disparu, aussi mystérieusement qu'il était apparu.
C'était peut-être un extra-terrestre, songea tout haut Shuichi.
Si c'est pour dire des stupidités pareilles, tu ferais mieux de te taire, râla l'auteur en lui donnant une tape derrière le crâne.
Itai ! se plaignit le musicien.
Je t'ai à peine touché, se moqua le blond. C'était qu'un sale mioche mal élevé. Vous auriez pu vous entendre à merveille.
Oui bah n'empêche que tu m'as fait mal...
Bon, on le fait ce voeux, ou j'me casse ?
Ok, ok ! On le fait.
Shuichi tira deux pièces de 1 euro de sa poche, en tendit une à son époux et ferma aussitôt les yeux, son innocence et sa vulnérabilité se révélant sous leur grand jour. Esquissant un petit sourire, Eiri fit de même, réfléchissant à son voeux. Non, le mieux c'est que ça vienne du coeur... se dit-il. Et ce que mon coeur veut c'est... Et au même moment il jeta la pièce qui atterrit dans un petit "plouf" dans le bassin de la fontaine. Shuichi l'imita quelques instants plus tard et leva vers lui un regard de joie.
Bon, on peut aller manger nos glaces maintenant !!!
XXX XXX XXX
Après une après-midi à se balader dans Venise et à manger des glaces, Yuki était remonté seul à leur chambre d'hôtel, vers le coup de 16h30. Shuichi l'avait laissé monter tous leurs achat seul avant de s'éclipser pour un endroit dont il s'était bien gardé de dire le nom.
Sale gamin... T'es vraiment pas chier de la gueule. T'as acheté des tonnes de trucs et de machins, bien plus que moi, et je porte tout, tout seul. Tu me prendrais pas pour ta bourrique des fois ? Bougonna Yuki pour lui, dans le couloir qui menait à sa chambre.
Plusieurs clients de l'hôtel se retournèrent ur son passage avec un regard curieux. Forcément, imaginez-vous un peu un grand blond, chargé comme une mule, jurant en japonais... Choisissant de les ignorer, le romancier entra dans sa chambre, et une fois la porte fermée, déposa tous les paquets au pied de l'armoire.
Qu'est-ce que je suis censé faire moi, maintenant ? râla-t-il. 3 heures et demi à l'attendre, ca va être long...
Cherchant des yeux la sacoche de son PC, son regard tomba sur une petite boîte en bois, posée sur le bureau, juste à côté de la sacoche en question. On dirait bien que le jeu de piste commence, remarqua l'écrivain pour lui-même, un petit sourire amusé aux lèvres. Il s'approcha du meuble et prit la petite boîte qu'il ouvrit. A l'intérieur du couvercle se trouvait un petit mot plié en 8 et au fond du réceptacle, une petite pochette en organza bleu nuit. Eiri en sortit les deux petits objets et choisit de commencer par lire la note.
" Mon pitit doudou ! Joyeux anniversaire !
Si tu as trouvé cette boite assez rapidement c'est que j'ai bien fait de la poser près de ton ordi ! Dedans tu trouveras la partie numéro 1 de ton cadeau. La partie numéro 2 est dans la salle de bain. N'oublie pas de me rejoindre pour 20h00 pile dans le hall de l'hôtel et ne fait pas le bougonneur en rechignant à mettre ce que je t'ai offert ! Sinon, je demande le divorce ! Nah !
Bisous de ton Shu-chan."
Comme si tu avais le courage de me quitter après tout le mal que tu t'es donné pour m'avoir, Shu-chan... chuchota Eiri pour lui-même.
Il laissa le petit mot de côté sur le bureau pour pouvoir ouvrir la pochette d'organza. Il en sortit une chaîne d'argent sur laquelle brillait...
Non... Shuichi... Alors là tu peux rêver que je vais porter ça...
Le tirant de ses pensées, le téléphone portable du romancier se mit à sonner et à vibrer. Agacé, il répondit :
Moshi moshi.
Tu as intérêt à le mettre !
Shuichi ? Comment tu savais ?...
Je te connais par coeur, Uesugi Eiri ! Je te le répète : tu as inérêt à le mettre ! Parce que si tu crois que je n'aurais jamais le courage de divorcer et bien... Tu as raison ! Mais c'est pas une excuse ! Tu le mets ou tu ne me touches plus pendant 2 mois !
Même ça t'oserai pas... ricana Yuki.
Oh que si ! Et je te déconseille de me tester !
Là-dessus, le musicien raccrocha, laissant l'écrivain complètement abasourdi. Il me fait peur ce gamin, songea le blond. Je suppose que je n'ai pas le choix ; il va falloir que je porte machin, plus le truc qui m'attend dans la salle de bain et qui doit sûrement être abominable quand on connaît son mauvais goût... Se résignant, Eiri porta la chaîne à son cou pour l'y attacher, laissant briller sur sa gorge l'adorable petit pendentif de cristal en forme de coeur, entouré d'une armature d'argent.
C'est vraiment un truc de fille, ce bidule. Mais tu me le paiera, Shu-chan. C'est bientôt ton anniversaire... marmonna Eiri en entrant dans la salle de bain.
Sur le petit meuble à serviette reposait une grosse boîte de carton plate et rectangulaire provenant d'une boutique de vêtements. Intrigué, le jeune homme alla l'ouvrir. A l'intérieur, enveloppé dans du papier de soie, se trouvait un magnifique costume. Et quel costume ! Une parfaite reproduction de vêtement de noble européen du XIXe siècle. Les couleurs principales de cet ensemble étaient le blanc cassé et le doré. Dans la boîte se trouvait aussi un masque de carnaval joliment décoré de plumes et de paillettes.
Bien, je suppose que ça en dit long sur la suite des évènements, remarqua-t-il. Tu veux que l'on prenne part au carnaval.
Avec un sourire d'une sincérité touchante, le genre de sourire qu'il adorait voir sur le visage de son mari. Yuki commença à se dévêtir, dans l'intention de prendre une petite douche pour se rafraîchir avant d'enfiler sa tenue.
XXX XXX XXX
Yuki attendait dans le grand hall de l'hôtel à 19h50. Toujours aussi ponctuel, le blond s'était dit qu'en arrivant un peu en avance, Shuichi n'aurait rien à lui reprocher. Bien sûr, c'était le chanteur qui se permettait de se faire désirer. En effet, il était 20h10 passées et à part de nombreux groupes de clients de l'hôtel, eux aussi déguisés, qui étaient passés par le hall pour rejoindre les gondoles au pied de l'entrée, personne ne s'était montré. Seule une jeune femme, vêtue d'une très jolie robe rose et blanc crème, réplique des vêtements des dames des cours européennes du XIXe siècle, semblait attendre quelqu'un elle aussi. Elle était arrivée un peu avant 20h00 et depuis cinq longues minutes, elle fixait Yuki du regard. Commençant à se sentir vraiment mal à l'aise et agacé d'être dévoré des yeux de cette façon, le blond lui tourna le dos et alluma une cigarette. Profitant tranquillement de sa nicotine, les yeux clos, le romancier ne put s'empêcher de critiquer intérieurement son mari. Ce sale gamin manque vraiment d'éducation ! Il m'ordonne d'arriver à 20h00 pétantes, pas une minute de plus, et il se permet d'arriver à la bourre. Il va devoir se trouver une bonne excuse, et aussi de quoi se faire pardonner... Parfois je me demande si ce mioche n'est un petit pervers qui s'ignore, faisant exprès de m'énerver, sachant que j'exigerai réparation par paiement en nature.
Rouvrant les yeux, il se retrouva face à la jeune femme. Apparemment, elle s'était déplacée pour pouvoir reprendre sa contemplation.
Quoi ? Grogna Yuki en anglais.
Pourquoi tu me fixes comme ça ? J'suis pas intéressé.
Qu'est-ce qu'il y a ? Tu comprends pas l'anglais ?
Pfff... Bah, laisse tomber.
Se détournant de nouveau de cette femme, agacé de devoir attendre son époux dans ces conditions, Yuki recommença à fumer tranquillement. Tranquillité de courte durée en tous cas car une petite main l'attrapé par le bras, le forçant à se retourner et, avant même qu'il ait pu réagir, la jeune femme l'embrassa à pleine bouche. Non ! Si Shuichi arrive et nous surprend comme ça, il en sera anéanti et je n'aurais plus de baka à emmerder car il me quittera à coup sûr. Reprenant ses esprits, le romancier prit une mesure radicale : il la repoussa avec plus de force que désiré, mais au moins elle n'était plus sur lui. Elle tomba au sol avec une plainte de douleur.
Ca va pas, non ?! Gronda Yuki. On n'embrasse pas les gens comme ça !
Sumimasen... Je... Je ne pensais pas que tu le prendrais si mal, répondit la jeune femme d'une toute petite voix.
Levant vers lui son visage masqué, elle lui révéla ses grands yeux violets brillant de larmes. Cette voix, ce regard améthyste, ajoutés au fait qu'elle venait de ne parler qu'en japonais... Yuki était stupéfait. Ca ne pouvait quand même pas être...
Shuichi ?
Moui ?...
L'écrivain s'accroupit pour aider son jeune époux à se redresser.
Excuse-moi de t'avoir poussé mais tu m'as vraiment pris par surprise.
Tu ne m'as vraiment pas reconnu ? S'enquit le jeune chanteur.
Comment veux-tu que je te reconnaisse dans cet accoutrement ? Baka, soupira le blond en remettant son amant sur ses pieds.
C'est pas un accoutrement, c'est une robe ! s'exclama Shu, outré.
Merci, comme si j'avais pas remarqué. Mais je peux savoir pourquoi tu en portes une ?
Parce que ce soir, je t'emmène valser. Je sais que maman t'as appris... Et il m'a semblé que tu avais vraiment pris plaisir à me faire le jour de notre mariage.
Quel rapport avec la robe ? S'impatienta Yuki.
Il y a un grand bal costumé organisé chaque année par les plus grands hôtel de Venise à l'occasion du carnaval. On danse la valse dans un cadre de reconstitution de la Renaissance. Du moins, c'est que disait le prospectus. Au fait, tu sais ce que c'est toi la Renaissance ?
Laisse tomber, marmonna l'auteur.
Enfin bref, si je porte cette robe c'est pour trois raisons...
Sans aucun doute plus stupides les unes que les autres, le coupa l'écrivain.
Mais Shuichi l'ignora et continua.
D'abord, la valse se danse avec une robe et je sais bien que tu ne l'aurais jamais portée. Ensuite, je voulais porter du rose et il n'y en avait sur aucun des costumes masculins. Et enfin, j'ai envie de passer une soirée tranquille avec toi, sans avoir tous les regards des curieux sur nous. Et le fait que tu ne m'aies pas reconnu montre bien que mon déguisement est réussi.
Et en effet, il l'était. Dans sa magnifique robe, avec sa petite carrure, sa taille fine et ses épaules étroites, Shuichi semblait être une véritable jeune femme. Son visage déjà très féminin était en plus de ça dissimulé sous un masque élégant, couvert de plumes dorées et roses, ne laissant voir que ses lèvres rosées au gloss et ses yeux lavande soulignés de khôl noir.
Je me fous du regard des curieux, Shuichi. T'as pas besoin de te travestir pour moi.
Ce soir, je peux te dire que ça me fait plaisir. Je comprends enfin pourquoi Maiko a toujours voulu porter une robe de princesse et aller au bal au bras de son prince charmant... On a l'impression d'être au sommet du monde...
Comme pour appuyer sa déclaration, le musicien se mit sur la pointe des pieds et embrassa amoureusement ledit "prince". Lui rendant son baiser avec au moins autant de passion, Eiri glissa sa main dans ses cheveux châtains coiffés de quelques pinces. S'écartant l'un de l'autre, le blond caressa affectueusement le contour de son visage et esquissa l'ombre d'un sourire.
Je t'aime, Eiri.
Moi aussi, mon coeur...
Ah ! Mais oui ! Le coeur ! pensa le garçon avant de demander :
Dis, mon choupinet...
Nanda ? Râla-t-il avec froideur (Faut dire que le "choupinet" n'était pas pour lui plaire).
Tu le portes mon collier ?
Euh... Oui...
Hontoo ?!
Si je te le dis ! répliqua Yuki.
Ben, alors montre-moi.
Grondant, bougonnant et soufflant d'exaspération, le romancier obtempéra : il glissa deux doigts dans son col pour attraper la chaîne et l'en tirer.
Satisfait ? demanda-t-il, agacé et presque humilié de porter quelque chose d'aussi cucu la praline et d'aussi féminin.
Bah... Plutôt, oui. Pour être honnête, je ne pensais pas que tu le porterais vraiment en public...
Qu'est-ce que tu voulais que je fasse d'autre ? Tu m'as menacé de me priver de sexe pendant deux mois. J'en ai besoin, moi. Tu t'imagines pas combien ce serait horrible pour moi de devoir te voir, te toucher, sans pouvoir te prendre ?!
Bah... J'allais pas vraiment te punir autant pour si peu... marmonna le chanteur d'une toute petite voix, tentant de cacher son sourire amusé et satisfait, ainsi que la rougeur de ses joues.
Quoi ?! S'insurgea aussitôt son époux.
Moi aussi, du sexe, j'en ai trop besoin... Mais si tu l'enlèves maintenant, tu l'auras ta punition !
T'es pas chié de la gueule !
Ca va ! C'est quand même pas moche !
Bon ! On y va !
Prenant Yuki par la main, Shuichi le guida, ou plutôt le traîna, hors de l'hôtel pour se rendre en gondole pour se rendre à la salle de bal.
XXX XXX XXX
Arrivés à la grande salle à côté au sous-sol du palais des Doges (4), le couple avait rejoint des centaines d'autres invités qui avaient déjà commencé à danser dans ce vaste hall décoré d'immenses chandeliers, de tapisseries anciennes, de peintures, de frises et de statues datant de la Renaissance. Des tables entouraient la salle ou était installées sur des balcons similaires à ceux qu'on trouve dans les anciens théâtres. Shuichi était totalement émerveillé ; ses grands yeux violets brillaient à la lumière de tout cet éclairage, pour le plus plaisir de Eiri. Cette soirée s'annonçait bien, même excellemment bien... Le jeune homme avait fait énormément d'effort pour faire plaisir au romancier et pour l'instant, il n'y avait vraiment rien à redire : Yuki s'était déjà habitué à ce que son époux porte une robe.
On va manger d'abord ou tu veux danser ?
Yuki ?!
Mmh ?
Tu n'aimes pas ton cadeau, c'est ça ? se lamenta Shuichi. Je savais que tu l'aimerais pas. J'suis trop bête...
Tu vas arrêter de t'apitoyer continuellement ? râla Yuki en attrapant le jeune homme par la taille pour le rapprocher de lui. J'aime bien.
Hontoo ni ?!
Hontoo.
Quémandant un baiser, Shuichi ferma les yeux et lui offrit ses lèvres. Ca aurait un crime de refuser d'embrasser cette jolie petite bouche alors évidemment, l'écrivain ne se fit pas prier.
On va manger un peu puis on va danser. Je vois bien que tu en meurs d'envie.
Voui voui ! Danser dans les bras de mon Yuki ! J'ai trop hâte ! s'exclama le musicien en encerclant la taille de son petit mari (au sens sentimental du terme bien sûr, vu que Yuki-ki fait 1,87m).
Esquissant un petit sourire, le blond se laissa guider par son cadet jusqu'au maître d'hôtel qui leur indiqua leur table. Parmi d'autres, la leur ne comportait que deux couverts, des assiettes de porcelaine fine, des fourchettes et des couteaux d'argent, et des verres de cristal sur une nappe brodée de fil d'or. A bien y réfléchir, Yuki doutait qu'il soit bien judicieux de mettre autant d'objets de valeur à portée des mains maladroites de Shuichi... Mais il devait admettre que, comme quelques mois plus tôt, lors de leur fiançailles, le jeune homme s'était surpassé en matière d'organisation de dîners romantiques : cette merveilleuse salle accueillant un bal grandeur nature digne de la cour du tzar de Russie ou de l'empereur d'Autriche, c'était vraiment un cadeau splendide. D'autant qu'après s'être donné tant de mal pour apprendre à danser, il comptait bien mettre ses connaissances en matière de danse en application. Et c'était toujours un véritable bonheur pour lui de serrer Shuichi contre lui, alors autant faire d'une pierre deux coups.
A peine installés à leur table, le chanteur se mit à grignoter du pain. A la fois émerveillé et affamé, son regard admirait la décoration de la salle tandis qu'il enfournait tranchette sur tranchette.
Si tu continue, tu vas bouffer la corbeille avec, se moqua froidement le romancier. Va donc au buffet te chercher à manger.
Tu ne veux pas venir avec moi ? T'as pas faim ?
Pas trop. Je mangerai un peu plus tard.
Sûr ? Tu veux que je te ramène à boire ?
Un verre de vin.
Ok ! S'enthousiasma le musicien en saisissant son assiette et le verre de Yuki avant de disparaître dans la foule en direction du buffet.
Jamais Shuichi n'avait assisté à un bal. Il avait raté celui de son lycée car à cette époque-là, il commençait tout juste à sortir avec Eiri et il n'était même pas question de demander à ce dernier de l'y accompagner. Les choses avaient beaucoup changé... Ayant refusé d'y aller avec une fille de son bahut, n'admettant pas l'idée d'être infidèle au romancier, il avait passé la soirée et la nuit dans les bras de celui-ci. Mais là, c'était d'une autre envergure. C'était grandiose. Et ce qui l'était davantage c'était d'y être avec l'homme de sa vie. Arrivé au buffet, où d'autres personnes remplissaient leurs verres et leurs assiettes, le jeune homme travesti commença faire de même.
Tandis qu'il se servait en fruits de mer, légumes, pâtes et autres délicieux mets, il commença à se sentir mal à l'aise. C'est quand même pas le corset ? Que ça ne me fasse pas le même coup que la fille dans "Pirates des Caraïbes", songea-t-il naïvement. Mais il se rendit vite compte que le malaise venait d'autre part : il se sentait fixé, épié comme une proie par un chasseur. Levant les yeux du plat dans lequel il était en train de piocher quelques crevettes, son regard croisa celui d'un grand homme plutôt baraqué, genre videur de boîte de nuit, vêtu d'un costume d'époque couleur bleu roi, et d'une cape assortie. Un masque bleu nuit faisait ressortir son regard noir et perçant, qui s'accordait avec sa chevelure ébène. Bêtement et de peur de se montrer impoli, Shuichi lui décocha un large sourire idiot, auquel l'homme répondit par un sourire en coin qui se voulait séducteur. J'aurais pas dû sourire ! Quelle andouille je fais ! Il me prend sans doutes pour une femme. D'un côté je me sens flatté, de l'autre carrément agacé. Bon, allons retrouver Yuki, ça vaudra mieux, se dit-il en se dirigeant vers sa table. Mais à peine avait-il fait trois pas qu'il se souvint : Merde ! Le verre de vin ! Se retournant pour aller du côté boissons du buffet, l'adolescent heurta quelqu'un. Ouf ! Encore heureux que j'ai rien renversé, pensa-t-il. Mais à peine pu-t-il voir qui il avait bousculé qu'on lui ôtait déjà son assiette et le verre des mains pour l'entraîner de force vers la vaste piste de danse.
Hé ! s'exclama-t-il tandis que le grand brun le tirait vers lui, collé serré, pour commencer à valser. lâchez-moi !
Ma que bella... (5) dit l'homme en caressant du bout des doigts le contour du visage de Shuichi, chose qui était exclusivement reservée à Yuki.
Le musicien détourna la tête en repoussant la main baladeuse. Génial, un italien. Ma soeur m'avait bien dit qu'ils avaient une réputation de dragueurs ; elle a eu de quoi faire avec son correspondant romain il y a deux ans. Mais quand même y'a des limites ! Aaaargh ! Si seulement je savais parler anglais, il y aurait des chances que je me fasse comprendre et je pourrait lui dire que je suis marié ! Mieux ! Je lui dirais que je suis un homme !
Ca suffit ! gronda Shuichi, pas assez fort pour lutter contre l'homme et le repousser pour de bon.
Il tentait désespéramment de se libérer de l'étreinte de cet italien bargeot avant que, emportés pas le mouvement de la foule des danseurs, ils ne passent devant la table de Yuki. Il pensera que je l'ai trompé et il me quittera. La soirée sera gâchée et je finirais divorcé ! Ouin !!! chouina intérieurement le jeune homme qui sentait des larmes de panique et de frustration lui monter aux yeux. Ses joues s'empourprèrent de colère et dans un ultime effort pour se débarrasser de cet homme plus que collant qui le forçait à danser avec lui, Shuichi donna un bon coup de talon dans le pied de ce dernier. L'avantage de se travestir en femme était que, dans la plupart des cas, celà incluait le port de chaussures à talons. Si en temps normal, lors des quelques fois où il avait dû avoir recours à ces déguisements, Shuichi s'en était plaint, là il était bien content. Sous le coup de la surprise et de la douleur, l'italien trébucha et lâcha prise. Saisissant sa chance pour fuir vers son époux, le jeune homme traversa la piste de danse, évitant de justesse les couples qui valsaient avec passion. Il entendait derrière lui des exclamations enflammées qui, à en juger par leur ton colèrique, n'étaient pas des acclamations mais des insultes. Hâtant le pas, le musicien jeta un regard par dessus son épaule pour voir l'italien le suivre. Soudain, il bouscula quelqu'un d'autre. Oh non ! Pas encore... se lamenta le garçon.
Je peux savoir ce que tu fous depuis 20 minutes ? gronda la séduisante voix de celui qu'il cherchait.
Yuki ! soupira-t-il, soulagé, en se blottissant dans les bras sécurisant de son amoureux.
Qu'est-ce qui te prend, je peux savoir ? S'étonna le blond, surpris de cette réaction de son mari, en jetant un petit regard interrogateur à la boule de cheveux châtains, pressée contre son torse.
C'est en levant les yeux qu'il vit un grand mec bien balèze, jurant en italien, qui s'approchait d'eux d'un pas furibond. S'arrêtant devant le blond avec une expression menaçante sur ses traits, il fit un geste pour saisir Shuichi par le bras. Dans un instinct protecteur, Eiri enlaça possessivement son amant et l'éloigna de l'emprise du grand brun. Avec un regard froid, et une voix dure, il demanda en anglais :
C'est quoi ton problème ?
Elle me doit des excuses ! répliqua l'homme, dans la même langue, avec un accent à couper au couteau.
Et pourquoi ?
Elle m'a délibérément écrasé le pied et...
Et c'est tout ? ricana moqueusement le blond avant de s'adresser à Shuichi en japonais. C'est quoi cette histoire ?
Il m'a forcé à danser avec lui. J'ai essayé de me débattre mais il m'a retenu de force... Yuki... gémit le jeune homme en se serrant davantage contre lui.
Pourquoi faut-il toujours un abruti fini pour gâcher les moments romantiques que je peux passer avec mon petit Shu ? grogna intérieurement l'écrivain.
Fallait foutre la paix à mon... A ma femme, se rattrapa Eiri. Maintenant casse-toi ou je vais t'écraser autre chose que le pied, fit-il d'une voix chargée de menaces, un regard noir et assassin assombrissant ses iris d'ambre.
Surpris et intimidé, ne s'attendant visiblement pas à percevoir une telle animosité de la part du blond, le brun hésita un instant avant de ravaler se fierté et de partir. Esquissant un sourire satisfait, le romancier murmura à l'oreille du chanteur :
Tu veux toujours danser, mon coeur ?
Acquiesçant fébrilement, Shuichi leva vers lui ses yeux améthyste brillants de mille feux sous l'éclairage de la salle. Un petit sourire amoureux naquit sur ses lèvres roses que Yuki embrasse avant d'emmener sa princesse d'un soir vers la piste. L'artiste posa une main sur l'épaule de son prince, l'autre dans la sienne, tandis que le blond réduisait sensuellement l'espace qui les séparait en passant un bras autour de sa taille. Et au refrain suivant, ils s'engagèrent dans le tumulte de la foule qui suivait un cycle envoûtant, à la lumière des immenses plafonniers de cristal.
XXX XXX XXX
Après des heures entières passées à danser et à peine quelques pauses pour se restaurer, le couple avait décidé de retourner à leur hôtel. Aussitôt, Shuichi s'était empressé d'ôter ses chaussures à talons. Et oui, nous les femmes connaissons très bien le contre coup du port de ces si jolies mais si inconfortables chaussures pendant trop longtemps : les ampoules. Il était ensuite allé à la salle de bain se déshabiller et prendre une douche. Mince, j'aurais bien aimé que Yuki vienne me rejoindre. Pourquoi il n'est pas venu ? se demanda-t-il en se séchant avant d'enfiler un chaleureux peignoir en éponge. Sortant de la salle de bain, il se retrouva dans la chambre plongée dans les ténèbres. Quoi ?! Il dort quand même pas ! s'énerva le musicien en cherchant à tâtons l'interrupteur. Mais une main douce attrapa son poignet, le faisant sursauter, avant de l'attirer vers le fauteuil à côté. Atterrissant sur les genoux de son mari, Shuichi se détendit et laissa son cher et tendre déposer quelques baiser dans sa nuque.
Tu as été long à la salle de bain... souffla le romancier l'oreille de son aimé, tout en caressant d'une main ses mèches châtains et de l'autre la peau douce de son cou.
La robe était compliquée à ôter... Pour mettre le corsage, une vendeuse m'avait aidé, mais là j'étais tout seul.
Eiri sourit rien qu'en imaginant la tronche de la pauvre vendeuse quand elle avait vu qu'un garçon voulait porter une robe de bal.
Et puis, j'avais aussi espéré que tu viendrais... Que tu viendrais prendre un bain avec moi... balbutia maladroitement Shuichi.
Malgré le noir complet dans lequel ils étaient plongés, le blond pouvait presque voir les rougeurs sur les joues de son petit Shu, preuve de sa timidité quand il s'agissait de parler de sexe ou tout simplement d'intimité. C'était un trait de caractère qu'il adorait chez son jeune époux : son innocence, sa pureté... Resserrant son étreinte, il s'imprégna de la chaleur de Shuichi, appréciant l'odeur de fraise de ses cheveux encore humides. Lentement, il fit descendre ses mains sur le corps du musicien, sous son peignoir, continuant de laisser ci et là quelques baisers papillons sur ses épaules déjà dénudées. Se laissant docilement faire, le plus jeune se laissa aller contre son amant fermer les yeux pour laisser ses autres sens guider les pulsations de son coeur. Alors qu'il sentait les pans de son vêtement être écartés et les mains chaudes et douces de Yuki caresser son torse, puis son ventre et descendre vers sa virilité, Shuichi se redressa d'un bond.
J'peux savoir ce qui te prend ?! s'énerva Yuki, complètement frustré que le corps de son mari lui ai échappé.
Eiri ?
Nanda ?
Tu... Tu...
"Je" quoi ?!
Tu es... tout nu... ?
Le coeur de Shuichi bondit d'excitation. Voilà sans doutes la raison pour laquelle le romancier avait éteint les lumières et avait empêché son époux de rallumer... Pourtant Yuki n'avait aucun problème avec sa nudité, même si c'était vrai que Shuichi avait rarement l'occasion d'en apprécier le spectacle. En effet, pendant l'amour, il était trop occupé à prendre son pied, ensuite ils se couvraient tous les deux pour ne pas avoir froid. Et au saut du lit, son homme enfilait toujours un caleçon, un boxer ou un pantalon. Alors là, puisque le bel écrivain était totalement et intégralement nu, il n'y avait pas de raisons de ne pas en profiter. Aussitôt, le chanteur appuya sur l'interrupteur, et la lumière fut.
Nah, Yuki ! ourquoi tu avais éteint la lumière ? J'adore te voir comme ça.
Comment ça, petit pervers ? Ca t'éclate de voir des mecs à poil ?
Pas "des" mecs, juste toi. On dit qu'il n'existe pas de critère de beauté mais je peux te voir comme ça.
Commençant pour la première fois à se sentir gêné de cette position de faiblesse devant son amant (nu et observé), Eiri se leva et alla attraper son pyjama.
Tanpis pour toi. J'ai plus envie maintenant, fit-il froidement.
Evidemment, c'était un gros mensonge. Avoir Shuichi quasiment nu et si adorable, et à portée de main en plus, ne faisait que l'exciter davantage. Il n'aimait pas spécialement se montrer complètement nu, de cette façon. Prendre un bain ou une douche avec Shuichi, ou lui faire l'amour, c'était autre chose... Mais se montrer dans son plus simple appareil, bien qu'il soit extrêmement fier de son anatomie, lui donnait un sentiment de vulnérabilité qu'il n'aimait vraiment pas.
Le tirant de sa rêverie, Shuichi vint se planter devant lui et ôta totalement son peignoir.
Comme ça, toi et moi, on est pareil, murmura-t-il. Je suis ton mari maintenant. Tu ne dois pas avoir peur de me montrer la part de timidité qu'il y a en toi...
Avec un sourire rayonnant, Shuichi s'approcha et posa ses mains sur le torse d'Eiri. Il l'embrassa dans le cou, puis sur le clavicule. Il entreprit de suivre un itinéraire plutôt simple que l'auteur n'avait pas l'intention de stopper. Se contentant de rester plus ou moins immobile, il laissa le loisir à son compagnon d'embrasser son torse, ses pectoraux, ses tétons... Dieu que c'était bon de sentir ces mains et ces lèvres désormais expertes travailler son corps avec délicatesse et luxure. Lentement, le chanteur continua son chemin, s'agenouillant devant Yuki. Après s'être un attardé sur son nombril, il prit avec douceur la verge déjà tendue de son amant entre ses mains, et l'embrassa tout du long. Les baisers devinrent des petits coups de langue puis il finit par s'en emparer totalement avec sa bouche. Laissant échapper un gémissement rauque, Eiri ne put s'empêcher de saisir Shuichi par les cheveux pour le guider dans ses gestes de va et vient. D'abord avec une lenteur calculée, puis en accélérant, le chanteur jouait de sa langue sur la virilité du romancier, lui procurant un plaisir intense. Le blond sentait monter en lui une vague de jouissance qui ne tarderait pas à se concentrer vers son bas ventre. Et en effet, il ne tarda pas à se libérer dans la bouche de son mari qui se retira ensuite et essuya d'un revers de main la commissure de ses lèvres. Sans un mot il se redressa et entraîna Eiri par la main en direction du lit.
Maintenant, c'est à ton tour de me donner du plaisir. Plein de plaisir. Je veux que tu me fasses l'amour. Passionnément et à la folie... susurra Shuichi en s'étendant sur le lit, s'offrant entièrement à son époux.
Avec un sourire satisfait, à la fois de son orgasme dont il ressentait encore les plaisirs et aussi de l'invitation de son mari à une nuit de douceur, Yuki vint embrasser Shuichi, l'embrassant avec désir. Avec délicatesse, il l'allongea sur le matelas, à moitié adossé contre le bois du lit. Se plaçant face à lui, il écarta lentement ses cuisses tout en prenant soin d'en caresser l'intérieur du bout des doigts pour faire frémir le jeune homme, puis s'installa entre. Esquissant un sourire béat, Shuichi leva la tête pour offrir sa gorge à embrasser. C'était une manière pour lui de dire "Prends-moi tout entier, je me donne à toi." Eiri se pencha sur Shuichi et avant de ravager son cou de baisers brûlants, il murmura à son oreille :
Quand y réfléchi bien, cette journée finie comme les contes de fées... "Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants"... N'est-ce pas Cendrillon ?
Oui, mon prince, ricana l'adolescent en passant les bras autour du cou de son époux. Tu m'as fait valser toute la nuit, au bal... Mais tu m'as promis une dernière danse...
Sa langue caressait la peau sucrée du musicien et de temps à autres, il mordillait ses épaules, faisant glousser de plaisir son gamin de mari. Comme pour danser de nouveau, Eiri prit la main de Shuichi dans la sienne et passa l'autre dans le dos du jeune homme, le rapprochant un peu plus de lui. Il sentait son coeur battre avec force, mais cela ne l'arrêtait en rien, bien au contraire : il commença lui aussi à emprunter le chemin du Sud (là où il fait chaud ). Il s'attarda cependant assez longtemps sur les tétons de son amant qu'il tritura, et même tortura à coup de mordillements, ce qui avait le don de faire pousser au chanteur de petits cris aigus. Il alla ensuite jouer avec le nombril si sensible de Shuichi, le titillant du bout de la langue, taquinant le piercing qui l'ornait. C'est alors qu'il sentit la main du garçon se refermer sur la sienne et l'attirer vers son visage. Sans cesser ses activités, Eiri eut un petit sourire en sentant le musicien embrasser son poignet avec tendresse, puis la paume de sa main, avant d'enfourner son index et son majeur dans sa si jolie bouche pour les lécher sensuellement. Shuchan voulait passer à l'étape supérieure et Yuki n'y voyait vraiment aucun inconvénient. Mais d'abord, il fallait mettre l'adorable petit Shu en conditions : dégageant son autre main de derrière le dos du chanteur, il entreprit de commencer à caresser la virilité du garçon. Les longs gémissements de plaisir qu'il poussait faisait grimper à une vitesse folle l'excitation du blond qui, en bon époux qu'il était, continuait en même temps de jouer avec le nombril de son petit mari. Mon coeur, cette soirée, tu n'es pas prêt de l'oublier... pensa-t-il avec amusement et satisfaction.
Il retira ensuite ses doigts de la bouche de Shuichi et se redressa pour admirer son visage d'ange aux yeux assombris par le désir. Ecartant encore davantage les cuisses de son jeune amoureux, il introduisit son index dans son intimité, mimant un mouvement de va et vient, puis le majeur, allant à chaque fois un peu plus profond pour préparer son passage. Emettant des gémissements plus sonores et plus sensuels les uns que les autres, complètement submergé par le plaisir que lui procurait Eiri tant par les frottements sur sa verge que sur le point de se libérer que par ses caresses intérieures, Shuichi finit par jouir en criant le nom de celui qu'il aimait. Pour accentuer l'orgasme de son amant, Yuki et son doigté expérimenté (6) étaient allés toucher la prostate du jeune homme. Avec fierté et admiration, il vint profiter du spectacle qu'offrait la frimousse de Shuichi et de l'expression innocente qu'elle continuait d'afficher dans un tel moment de luxure. De son côté, conscient d'être devenu le sujet de contemplation de l'écrivain, Shuichi ne put empêcher quelques larmes de pure bonheur de couler le long de ses tempes pour aller s'écraser sur les oreillers.
Je n'ai même pas encore commencé, mon amour... susurra Yuki à son oreille, un brin moqueur.
Commençant à frissonner tandis que la chaleur de son état extatique le quittait en même temps qu'il redescendait de son nuage, Shuichi chercha la chaleur du corps de Yuki en se redressant pour se blottir contre lui. Serrant son petit Shu contre lui, le romancier le rallongea, l'installant plus confortablement parmi les oreillers et les coussins, sans pour autant lâcher son étreinte.
Eiri, je t'aime, murmura le jeune homme contre son oreille.
C'était si bon de s'entendre dire ça par la personne qui occupe toutes vos pensées et possède la clé de votre coeur...
Je t'aime aussi, Shuichi, souffla-t-il avant d'embrasser son jeune époux.
Il retira ses doigts de l'intimité du garçon et plaça sa virilité à l'entrée de l'étroit orifice.
Tu es prêt ? demanda-t-il.
Pour toutes réponses, il n'obtint qu'un acquiescement fébrile. N'attendant pas davantage, il s'introduit en Shuichi se frayant un chemin dans son petit corps secoué de frissons de plaisir. Exprimant d'abord une petite grimace de douleur, ses traits se détendirent, donnant ainsi le feu vert à Yuki pour continuer. Commençant cette nouvelle danse, conduisant le chanteur dans le balais de leurs déhanchements sensuels, Eiri accélérait peu à peu le rythme de ses va et vient et en augmentait la force. Ne rechignant pas à laisser échapper quelques gémissements rauques, le blond appréciait surtout la douce musique des exclamations de Shuichi qui ne retenait rien du plaisir qu'il prenait à ce que son époux lui fasse l'amour. Les acoups devenaient plus violents et leurs déhanchés plus bestiaux ; Yuki sentait que Shuichi allait jouir de nouveau.
Pas sans moi, Shuchan... gronda-t-il, à bout de souffle, en ralentissant un peu la cadence.
Eiri !
Bientôt... grogna le romancier en allant mordre l'oreille du musicien pour le distraire un peu.
Lui aussi ne tarderait plus à venir, maintenant... Se retirant presque totalement, il donna un dernier coup de rein, pénétrant plus profondément encore en son amant pour aller buter contre sa prostate, et se libéra en lui. Shuichi poussa un dernier cri, plus puissant que les précédents, et cabra son dos en jouissant à peine une seconde après. Se laissant tomber sur le jeune homme, Eiri l'étreignit et le serra tendrement. Shuichi entoura sa nuque de ses bras menus et, à bout de souffle, murmura :
C'est ce qu'on appelle la magie de Venise, hein ?
J'en ai l'impression, mon amour.
Ndla : (1) On est toutes d'accord là-dessus. (2) C'est un mot que ma connasse de prof d'expression française à la fac a affirmé être exacte. Mais puisque c'est elle qui le dit, j'en suis pas vraiment sûre ... Faut dire que cette femme est stupide... Mais s'il existe, ne pensez pas que j'irai m'excuser auprès d'elle. MDR. (Mag-san : je confirme c'est totalement faux, change de prof MDR) (3) Le coup du "mon canard" c'est un clin d'oeil à Shizu... Voui voui, mon canard c'est pas très sexy... MDR. (4) Je ne suis jamais allée à Venise et je rêve d'y aller pendant le carnaval et de me payer un très beau costume... Enfin bref, retenez que ce n'est qu'une supposition de ma part. Je ne sais s'il y a une grande salle de bal d'époque dans le sous-sol du palais des Doges. (5) C'est la seule chose que je sais dire en italien, je suis sincèrement désolée pour l'orthographe si elle est mauvaise. (6) Oh là, le sale jeu de mots bien pervers .
Notes : Voilà un chapitre que je qualifierai de très "Genji", mdr. Mes copines de cours savent très bien où je veux en venir. Sinon, j'espère que vous avez tous apprécié le lemon, mais aussi le chapitre dans son ensemble. Bonnes fêtes de fin d'année à tous.
Lexique :
Nanda : Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Kuso no ko : Sale gamin.
Kuso : Merde.
Onegai shimasu : S'il te plait.
Itai : Aie ! Ca fait mal !
Baka : Idiot, crétin, abruti.
