Merci pour le commentaire, et pour ce qui est de classer cette fiction dans la catégorie livre, en réalité j'avais regardé mais je n'ai pas trouvé de catégorie Eragon…
Mais je vais regarder plus attentivement.
Voici la suite !
Chapitre 1 : Bienvenue à Lychéas.
Un rayon de soleil passa par les rideaux entrouverts de ma chambre. Encore à moitié endormie, je me lève, m'habille et me dirige vers la cuisine, pour préparer le déjeuner.
Il doit être à peine six heures du matin, mais mon père est déjà là, debout devant la fenêtre, sa tasse de café à la main.
- Bonjour…
Il ne daigne pas me répondre, il est d'un naturel peu causant.
Je sors tout les ingrédients indispensables au petit déjeuner, et commence à le préparer.
Mon père s'assoit lourdement sur sa chaise, dépose ses pieds sur la table, et attends.
Je lui sers son plat, se composant d'œufs et d'un petite part de viande. Il mange sans un mot, son regard fixé sur l'assiette.
Quand il a finit, il se lève, et se dirige vers le champ, où il passera le reste de la journée.
Je soupire, découragée par le peu de sociabilité de mon paternel, puis je m'attelle sans grand entrain à mes tâches ménagères.
Famine, le vieux chat des voisins, se traîne jusqu'à ma porte, quémandant par ses miaulements pathétiques un peu de nourriture. Je lui pose les restes de l'assiette de mon père sous le porche.
La journée continue son chemin. C'est en préparant le dîner qu'un reflet attire mon œil : quelque chose sur le dessus de la colline, face au village, reflète les rayons solaires.
Mon regard ne parvient pas à déceler ce que c'est, et pourtant mon cœur bat déjà la chamade.
Je sors sur le pas de ma porte, m'essuyant les mains sur mon tablier. Déjà, d'autre que moi on remarqué ce phénomène, et sortent de leur maison, intrigué.
Ici, dans notre petit village de Lychéas, qui se trouve près du désert du Hadarac, nous n'avons pas l'habitude de visiteurs. Et pourtant c'est bel et bien une armée qui vient d'apparaître, au sommet de la colline.
Les gens, rassemblés au pied de celle-ci, commencent à discourir. J'entends le bruit de leur conversation :
- C'est les Vardens vous croyez ?
- Surement pas, ces chiens galeux n'osent pas attaquer sans leur dragonnier !
- L'Empire alors ?
- Je ne sais pas si ca vaux beaucoup mieux.
Les habitants se pressent, se bousculent.
Moi, je reste tétanisée sur place, car contrairement à eux, je sens les ennuis qui arrivent.
L'armée se met en marche, dévalant la vallée. Environ 300 hommes, à cheval, à pied, en armure ou en simples tuniques.
En tuniques rouges.
L'Empire.
Les premiers hommes arrivent déjà à hauteur des villageois. Le chef du village, Bligas, s'avance vers un homme qui a fière allure sur son cheval de guerre, paré d'une armure. Il arbore un air suffisant, et lorsque Bligas l'aborde, il daigne à peine baisser les yeux sur lui :
- Bien le bonjour Monseigneur ! Que nous vaut votre visite ?
- Affaire privée, manant. Ce village est dorénavant un avant poste de l'Empire !
Bligas est abasourdi :
- Mais vous ne pouvez pas…
L'autre baisse vers lui son visage sombre, mangé par une épaisse barbe brune :
- Nous faisons ce que nous voulons !
Puis, abaissant violemment sa main armée, il frappa du pommeau de son épée Bligas, qui s'effondra comme une masse dans les bras de mon père, arrivés entretemps.
- Vous offrirez tous le gîte et le couvert à mes hommes. Si vous nous traitez bien, il n'arrivera rien de fâcheux. Dans le cas contraire…
La voix grave du soldat est lourde de menaces.
La femme de Bligas, Amalis, et ses deux fils soutiennent son mari, tandis que les villageois rentrent précipitamment chez eux. Pas de travail aux champs aujourd'hui, et mon père rentre chez nous en marmonnant.
Je lui sers son dîner, en m'inquiétant des agissements des soldats. J'ai entendu des rumeurs sur l'Empire, sur leurs façons de faire.
- Ne t'inquiète pas tant, Kana. Ces imbéciles partiront dès que les Vardens commenceront à bouger. Ils s'arrêtent juste ici pour se reposer.
- Oui, père.
La journée se passa sans autre incident. Dès l'astre incandescent couché, mon père et moi choisîmes de faire comme lui. Je trouve difficilement le sommeil, la journée se répétant inlassablement dans ma tête. Mes rêves furent peuplés de cauchemar.
Au beau milieu de la nuit, des coups pressant retentirent à notre porte. Je me dépêche de revêtir quelque chose de décent, et descend pour ouvrir la porte, mon père sur mes talons.
La porte s'ouvre pour laisser voir devant moi l'homme qui a agressé le chef du village.
Sans y être invité, il s'introduit dans la pièce, s'assied sur une des chaises et dépose ses pieds dégoûtants sur la table. Je vois mon père tiquer, mais avant qu'il ait pu dire quoique ce soit, je referme la porte en m'enquérant :
- Que peut-on faire pour vous ?
L'homme me regarde en biais, puis reporte son regard sur mon père :
- Je m'appelle Mikos, commandant de l'Empire. Dorénavant, cette maison sera notre quartier général en ce poste avancé. Toi, la fille, sers moi à boire et à manger.
Je m'empresse de satisfaire sa demande, et lui pose sur la table les restes du dîner de mon père, assez copieux. Il y a là des pommes de terre, des légumes… Nous ne sommes pas riches.
Le commandant n'est pas satisfait. D'un geste large, il envoie le plat se briser au sol. Puis, aussi agile qu'un chat, il se lève et m'attrape par les cheveux :
- C'est cela que tu appelle de la nourriture, fille de ferme ?! Siffle-t-il d'un air mauvais.
Les larmes aux yeux, j'hoquette de pitoyable réponse. Lorsqu'il me relâche, je m'effondre au sol :
- Tu apprendras qu'un soldat à besoin de viande pour être fort. Dorénavant, à ta prochaine bêtise, je te ferais fouetter.
- Pour qui vous prenez vous ?
La voix froide s'élevant dans mon dos me rappelle que mon père à assister à toute la scène.
Je me retourne, et le voit crispé, les traits grimaçant de haine. Même si mon père n'est pas l'homme le plus aimable au monde, il n'a jamais levé la main sur personne.
Mikos se dirige vers lui d'un pas rapide, et d'un revers de main le balaie :
- Je me prends pour un homme qui vaut plus que toi, imbécile ! Je suis un homme au service de l'Empire !
Au sol, mon père s'essuie le visage, effaçant le sang coulant de sa lèvre fendue.
- Montre-moi ma chambre, fille de ferme !
Le soldat se dresse de toute sa hauteur devant moi, et je m'empresse de me lever. Je lui donne la chambre d'ami, et vais ensuite soigner mon père.
C'est en tremblant que je termine la nuit, recroquevillée de mon lit, sursautant au moindre bruit de la vie nocturne…
XxX
Voila, un nouveau chapitre. Souvenez vous, cette fiction intervient dans le troisième tome, plus ou moins au moment où Eragon et Arya reviennent après avoir tué les Razac's.
Si vous appréciez, laissez moi un petit commentaire.
