Ohayo!
J'ai ramé pour ce chapitre. Figurez vous que j'en avais déjà tapé la moitié quand, mon ordinateur s'est endormi sur moi me laissant le loisir de le voir en pyjama noir (Pas du tout intéressant). En le réveillant, il avait l'air d'avoir oublié l'existence d'un certain chapitre 3 d'une fic sur Fruits Basket... Vous l'aurez compris, cet idiot m'a planté et j'ai dû tout retaper de mémoire (Je n'écris jamais mes chap pour les recopier). Autant dire que le résultat est assez laborieux mais je crois que je me suis bien rattrapée sur la deuxième partie.
Résumé du chapitre précédent :
Yûki, fâché avec Machi, se sent coupable de l'avoir trompée alors qu'il était le responsable de leur dispute. Il ne cesse de penser à ses instants avec Kyô et vice versa. Suite à une mauvaise blague, les deux jeunes se retrouvent enfermés dans une salle de classe. Là, ils finissent par s'avouer qu'ils éprouvent du désir l'un pour l'autre. Ils décident alors de continuer cette relation même si elle n'est basée que sur de l'attirance physique.
Notes : Les pensées des persos sont en italique et leur conscience en italique et en gras.
Bonne lecture!
Chapitre 3
Cela faisait trois semaines que Yûki et Kyô dormaient ensemble. En effet, les deux amants passaient tout le temps qu'ils avaient à s'embrasser, à se câliner et à des choses dans le même genre. Ils ne pouvaient pas se passer l'un de l'autre. Leurs corps s'attiraient comme des aimants et ils faisaient l'amour avec toujours autant de passion.
Ils se disputaient aussi moins souvent qu'auparavant mais, ça arrivait que le vase déborde. Et dans ce cas là, après s'être battus comme des bêtes, ils revenaient l'un vers l'autre et c'était comme si aucune confrontation n'avait eu lieu.
Au fur et à mesure, ils prirent l'habitude de discuter après leurs ébats. Au début, ils étaient un peu gênés puis, plus le temps passait, plus ils étaient à l'aise entre eux.
Un soir, justement, ils arrivèrent à un sujet de conversation qui les concernait indirectement : l'amour et tout ce que cela impliquait. Yûki, lové contre le corps de Kyô, mourrait d'envie de lui poser une question mais il n'osait pas. Après tout, bien que le roux et lui entretenaient un relation privilégiée (On peut dire ça comme ça), il restait des zones d'ombres dans certaines parties de leur lien. Ce fait tracassait Yûki. Il ne saurait dire pourquoi mais il se sentait bien avec Kyô et avait envie de partager tous ses secrets. Il ne voulait plus seulement être son amant mais aussi son ami, son confident et son amour. Yûki se figea. A quoi venait il de penser? Être son amour? Qu'est ce qu'il m'arrive? Je...
Il regarda Kyô qui respirait lentement, les yeux mi clos et le visage serein. Yûki se releva sur un coude et passa des doigts légers dans les cheveux du chat. Celui ci eut un léger sourire mais ne bougea pas, voulant apprécier pleinement les doux effleurements de la souris. L'argenté continua et ses doigts frôlèrent la joue gauche de Kyô. Le roux saisit sa main et le coeur de son vis à vis s'emballa. Ses joues rosirent et un sourire heureux se dessina sur ses lèvres lorsque les doigts de Kyô débutèrent de douces caresses sur sa peau. C'était donc ça... Son coeur avait parlé via ses pensées. Il s'était exprimé et c'est avec appréhension que Yûki ouvrit les yeux sur ses sentiments. C'était si évident désormais. Pourquoi ne s'en était il pas rendu compte plus tôt? Il l'aimait. Il l'aimait si fort. La raison pour laquelle, il voulait tout le temps être avec lui et pour laquelle, il appréciait autant ses baisers, c'était parce qu'il l'aimait. La raison pour laquelle inconsciemment il avait fui l'affrontement qu'il devait avoir avec Machi était qu'il aimait Kyô. A quel moment son amour s'était il dévellopé à ce point? A quel moment les yeux flamboyants de son amant avaient ils pris l'avantage sur ceux marrons de la brune?
Yûki eut un sourire tendre en voyant les lèvres entrouvertes de Kyô. Il posa un baiser qu'il voulait chaste mais qui fut prolongé par le roux. Ils s'enlacèrent avec fougue et eurent un échange langoureux et enivrant. Quand ils s'arrêtèrent Kyô avait le regard rempli d'étincelles et d'après les yeux insistants qu'il posa sur lui, Yûki en déduit qu'il le désirant. La souris eut un sourire coquin mais il arrêta la main halée qui caressait sa peau opaline en disant :
« Kyô, j'ai une question à te poser... »
Le roux fit basculer Yûki sous lui et enfouit son visage dans son cou. Il commençait à explorer la peau douce et laiteuse qui s'y trouvait quand son cousin l'arrêta tant bien que mal. Il lui dit d'un regard décidé :
« Je veux te parler sérieusement. »
« ... »
« S'il te plaît. »
Yûki scrutait le roux d'une mine sérieuse. Que pouvait il faire contre ces yeux? Lui, Kyô Soma, ceinture noire de karaté, bisho poursuivi pas son fan club non désiré, était complètement impuissant devant Yûki Soma, ex ennemi juré. Il poussa un grognement vaincu et retomba à côté de celui qui le tenait en laisse quoi qu'il fasse. Il marmonna :
« Vas y, je t'écoute. »
Yûki eut un sourire victorieux et prit une longue bouffée d'air frais. Il avait été à deux doigts d'oublier ses interrogations quand le roux avait perdu son visage dans le creux de son cou. C'était fou le pouvoir que ce bougon avait sur lui! L'argenté se reconcentra et demanda enfin, la voix légèrement basse :
« Dis, Kyô... Tu es amoureux de quelqu'un? »
Le chat se figea. La question que Yûki venait de lui poser était tombée comme une douche glaciale sur lui. Il se savait pas quoi faire. Il savait que si il lui disait la vérité telle qu'elle était genre « J'aime Kagura mais elle s'est entichée de toi », il écoperait des moqueries certaines de son cousin. Et il n'aimait pas du tout se sentir ridicule. D'un autre coté, mentir serait la meilleure solution, mais quelque chose en Kyô rejetait cela comme la peste. Il méditait encore sur ces pensées quand Yûki, soupira et murmura :
« Ce n'est pas grave si tu ne veux pas me dire. »
Sur ces entrefaites, il fit un geste pour se lever mais Kyô le retint par un bras et lui dit :
« Mais, c'est pas ça! Même si je suis un peu gêné, je vais te répondre! »
Yûki retira sa main avec rudesse. Il était tendu par ce que le roux allait lui dire. Il ne bougea plus et demanda d'une voix où de la froideur transparaissait :
« Pourquoi tu me dirais alors que justement tu- »
Kyô le coupa en criant presque :
« Je veux pas qu'il y ait de non dits entre nous! »
Le coeur de Yûki s'emballa devant la force avec laquelle Kyô avait prononcé ces quelques mots. Il eut un frisson et il rosit car un regard des plus sincères s'adressait à son coeur. L'argenté baissa les yeux et finit par se rasseoir sur le lit qu'il avait quitté à moitié.
Kyô le regarda faire et il avoua, le rouge aux joues :
« Oui, je suis amoureux de quelqu'un. »
« ... »
Yûki ne dit rien mais son coeur lui faisait mal. Une douleur qui se propageait à une vitesse déconcertante et qui irradiait son âme si heureuse quelques temps auparavant de piques blessants. La sourie essaya de ne pas montrer sa tristesse se demanda qui était l'élue de son coeur. L'éluE car pour la souris, il était inconcevable que Kyô soit amoureux d'un homme. Bien qu'il soit un homme aussi, il considérait que sa relation avec les roux était privilégiée. Et qu' il serait le seul et l'unique de ce bord. Il savait aussi que sa relation avec le chat était vouée à l'échec et il soupira.
Kyô, lui, se débattait intérieurement. Devait il révéler l'identité de son aimée? Il y réfléchissait encore quand il surprit le regard que Yûki cherchait à cacher. Que pouvait exprimer cette expression contrite sur son doux visage? D'où provenait ce sentiment de sécurité qu'il voulut soudain lui donner? Sans qu'il ne s'en rendre vraiment compte, sa langue se délia et il répondit :
« Je... J'aime Kagura. »
Yûki fut surpris sur le coup. Kagura? La souris se rappela alors, les yeux qu'il avait souvent surpris sur la brune depuis la fin de la malédiction. Si au début Kyô ne faisait que se plaindre du fait qu'elle lui sautait dessus toutes les cinq secondes, Yûki se rendit compte que plus le temps passait, plus les protestations du roux s'étaient faîtes rares. Mais alors, s'il aimait Kagura, pourquoi ne lui avait il pas dit? La jeune fille l'avait elle repoussé? Non, c'était plus qu'improbable... Carrément impossible même!
Néanmoins, un détail lui fit tiquer. Kagura est partie en voyage. Serait ce parce que Kyô lui aurait fait connaître ses sentiments?
La curiosité le brûlait au vif. Il voulait savoir mais Kyô continua de lui même.
« Mais.... Elle, elle aime quelqu'un d'autre. »
« Comment ça se fait? Elle était toujours après toi et.. »
« Elle m'a avoué que c'était parce qu'elle se sentait seule et qu'elle voulait attirer l'attention de.. Enfin voilà quoi! »
« Il n'y a plus aucune chances? » demanda la souris en essayant de cacher l'élan d'espoir qui l'avait pris
« Non, je ne pense pas. Elle m'a dit ça le jour où on s'est vu au bar. C'est pour ça que... »
« Que tu avais l'air si désemparé? »
« Comment tu...? »
Yûki eut un air compréhensif puis ferma les yeux. Alors, il ne devait cet amour qu'à Kagura. C'était vraiment très ironique. C'était presque comme si Kagura l'avait poussé sans le savoir dans les bras de celui qui l'aimait elle. Oui c'était ironique. Mais aussi vraiment très cruel pour Yûki. Il essayait de ne pas se faire trop d'espoir parce qu'un coup du hasard pareil n'arriverait certainement pas deux fois de suite. Et les chances que Kyô l'aiment un jour étaient vraiment faibles bien que le roux et lui s'entendent mieux à ce jour.
Une voix l'interrompit :
« Et toi Yûki? »
« Moi? Oui, j'aime quelqu'un. »
« Qui? »
« Quelqu'un! » ajouta Yûki avec un sourire malicieux
« Hey! Moi je t'ai dit! Tu triches! »
« Je t'ai juste demandé si tu aimais quelqu'un. Je ne t'ai pas demandé qui, tu as tout dit de toi même! »
Kyô grommela dans son coin. Ça lui apprendrait à vouloir tout partager avec la souris. Il eut un juron qui fut suivi par le rire moqueur de Yûki. Il marmonna de nouveau. Il ne se ferait pas avoir deux fois. Kyô, après avoir bien crié derrière l'argenté, eut un petit sourire. Heureusement, qu'il ne lui avait pas dit que c'était lui qui faisait battre le coeur de la brune. Il aurait eu la grosse tête en plus...
Yûki courait à vive allure. C'était la pause déjeuner et il avait quelque chose de vraiment urgent à faire. Une chance pour lui que Kyô ait servi de diversion pour qu'il puisse s'éclipser de ses fans enragés.
{Début du Flash Back}
Yûki est dans sa salle de classe. La sonnerie vient de retentir, il doit faire quelque chose d'important mais des filles de son fan club font la queue pour lui donner des cadeaux. Yûki est énervé mais ne laisse rien paraître. Il aurait bien besoin de l'aide de quelqu'un pour sortir de là. Au moment où il pense ça, un roux qu'il ne connaît que trop bien arrive dans sa classe. Il a un air renfrogné mais Yûki sait bien que ce n'est qu'une façade. Kyô s'approche de lui, (Les filles lui ouvrent la voix devant tant de beauté) et lui tend un paquet en disant :
« C'est pour toi. Tohru l'a apporté ce matin avant que j'aille en cours. Y'a un pour chacun de nous mais j'ai déjà pris le mien. »
« Merci. »
Quand le roux se retourne pour partir, Yûki lui envoie une trousse sur la tête. Le roux se retourne et voit la souris avec son air innocent. Il demande, agacé :
« Pourquoi t'as fait ça? «
« Juste pour voir la tronche d'idiot que tu ferais en recevant ça en plein poire baka neko. »
Kyô s'enflamme. Et on connaît la rengaine. Les deux jeunes hommes finissent par en arriver aux mains. Yûki envoie valdinguer Kyô à terre puis profitant que la fenêtre soit ouverte, il l'envoie dehors.
La classe est au 2 ème étage. Il est donc normal que tout le monde se précipite vers l'ouverture donnant sur le ciel par où est passé Kyô.
Les déductions de la souris s'avèrent vraies et il profite du brouhaha pour s'esquiver discrètement. Il sait que Kyô, retombera sur ces pieds et qu'il ne sera pas blessé. En effet, même si la malédiction est rompue, les maudits ont gardés certaines de leurs capacité, soit l'agilité pour Kyô. Il sait aussi que le chat sera furieux contre lui mais il aura le temps d'arranger ça plus tard. Là, il a quelque chose de vraiment important à faire.
{Fin du Flash Back}
Yûki se rendit à la bibliothèque et pénétra comme une furie dans le bâtiment. Tout le monde le fusilla des yeux mais cela n'importait pas au Soma. La souris chercha des yeux la personne à qui il devait absolument parler. Il la trouva enfin en grande conversation avec le garçon de l'autre fois. Celui ci le vit en premier et fit un signe à la brune assise en face de lui. Elle se retourna et son visage radieux se transforma en une expression de glace. Yûki fut un peu surpris mais se reprit vite. Il s'approcha du duo et salua le jeune homme d'une main. Il regarda ensuite la brune et dit :
« Bonjour Machi san. »
Elle remarqua l'emploi du suffixe poli et décida d'en faire de même.
« Bonjour Yûki san. »
« Est ce que... Tu as un moment à m'accorder? J'ai besoin de te parler de quelque chose de vraiment important. »
Machi consulta son meilleur ami du regard qui lui fit un sourire rassurant. Elle accepta et les deux sortirent en silence.
Ils arpentèrent le lycée à la recherche d'un endroit où ils pourraient se parler sans oreilles indiscrètes. Finalement, ils entrèrent dans une salle de classe vide. Yûki eut un petit sourire en reconnaissant celle dans laquelle Kyô et lui avaient débuté leur relation plus qu'ambiguë. Enfin, Machi demanda d'une voix tendue à l'argenté :
« Pourquoi est ce que tu voulais me parler? »
Yûki eut un air vraiment sérieux tout d'un coup et il baissa les yeux un moment. Il se sentait un peu honteux vis à vis de Machi d'avoir couché avec Kyô le jour où ils s'étaient disputés. Le jour où il lui avait fait une crise de jalousie mal placée et où il lui avait de surcroît été infidèle! Il inspira, se préparant au pire et dit :
« Machi, je suis désolée mais je veux plus être ton petit ami. »
La brune devint livide. Elle s'était préparée à tout sauf à une rupture! Elle savait que ça n'allait plus très bien entre eux depuis leur grosse dispute à propos de Yamato mais elle n'avait jamais pensé que le Prince aurait envie de rompre! Elle refit le point sur cette dispute mais elle ne trouva pas d'éléments qui tendaient à prévoir une séparation! Elle fixa Yûki avec des yeux exorbités et incrédules. Celui ci ne savait plus où se mettre. Elle demanda d'une voix tremblante et qu'elle voulait calme :
« Pou... Pourquoi?
« Machi, je vais être sincère avec toi même si ça doit te faire mal. Je ne veux pas que tu te dises que c'était ta faute et je ne dis pas ça pour pour me défaire de mes responsabilités. »
« Alors... Pourquoi? Qu'as tu fait de si mal qui pourrait me blesser? »
Yûki inspira profondément et tout en gardant ses yeux dans le lac châtain de la jeune fille il avoua :
« Quand on s'est quittés fâchés, je culpabilisais de ne pas t'avoir fait assez confiance. Donc je suis allé dans un bar pour... décompresser un peu. Là, j'ai rencontré une de mes connaissances qui n'avait pas l'air au mieux de sa forme non plus. On a commencé à discuter et puis, on s'est saoulés.
La gorge de Yûki se noua. La partie la plus difficile arrivait et il ne savait vraiment pas comment Machi allait réagir.
« Après, cette personne m'a reconduit chez moi et... sous l'effet de l'alcool ou peut être de mon propre gré ça je n'en sais rien, j'ai fait des avances à cette personne. Et, ce qui devait arriver est arrivé. »
Machi ouvrit des yeux horrifiés. Pendant qu'elle, elle pleurait de tout son soûl parce qu'elle s'était disputée avec son petit ami, en l'occurrence Yûki, lui, était en train de... de s'envoyer en l'air après avoir bu comme un alcoolo en manque!!? Elle fut frappé par une colère sourde et s'apprêtait à jeter son venin à la figure de Yûki quand celui ci dit :
« Je n'ai pas fini donc attends avant de renvoyer ta colère. »
« Parce qu'il y a autre chose? Il manquerait plus que tu me dise que la fille avec qui tu as... est enceinte! »
Yûki haussa un sourcil. Si elle savait...
« Quand nous nous sommes réveillés, cette personne était aussi surprise que moi et on a eu une grosse dispute. »
« Tu m'étonnes! »
La souris continua son récit ignorant l'intervention de la brune.
« On s'est quittés en mauvais terme et puis finalement, on s'est retrouvés plus tard. A partir de là, inconsciemment, je me suis mis à aimer cette personne. Je ne m'en suis rendu compte que très récemment. »
Là, c'était le pompon pour Machi. Non seulement son copain lui avait été infidèle suite à une dispute dont il était responsable, mais en plus, il voulait rompre et avouait qu'il aimait une autre fille!! La brune se jeta littéralement sur Yûki qui ne fit rien pour résister en lui frappant le torse de coups de poings violents. Elle continua jusqu'à ce que des larmes lui brouillent les yeux et tracent deux sillons transparents sur ses joues. Elle s'accola d'un mouvement brusque à Yûki et se mit à pleurer à grosses gouttes, s'accrochant désespérément à celui qu'elle aimait passionnément. Elle se sentait incapable de le lâcher à une quelconque personne et maudissait le destin de sa malchance. Ils restèrent un long moment ainsi et bientôt, les perles d'eau salées de Machi se tarirent. Elle resta néanmoins dans ses bras et ne put s'empêcher de lui demander :
« Comment est elle? Qu'a t-elle que je n'ai pas? »
Yûki resta silencieux. Il avait infligé assez de peine à Machi pour qu'en plus, il ne rajoute le fait qu'il aime un homme! Même si la société était plus libérée, la jeune fille se sentirait vexée de sa préférence masculine. C'est pour cela qu'il ne dit rien à ce sujet et décrivit Kyô d'une voix claire que la brune ne lui connaissait pas :
« Elle est adorable. Elle grogne pour un oui ou pour un non mais elle a un coeur d'or. Sa manière de réconforter les gens est très spéciale mais c'est une des choses qui m'attirent le plus chez elle... »
Plus Yûki parlait, plus Machi se sentait mal. Bien sûr elle était furieuse que Yûki lui ait fait ça mais ce n'était pas la seule chose qui la blessait. Ce qui lui faisait le plus souffrir était la manière dont l'argenté parlait de celle qu'il aimait. On sentait percer un sentiment d'adoration dans sa voix et il était certain que cette fille comptait beaucoup à ses yeux.
De son côté, Kyô fulminait en cherchant Yûki dans la fac. Après avoir hurlé à s'en casser les cordes vocales pour qu'on le laisse tranquille après sa chute, il était immédiatement parti à la recherche de la cause de sa légère foulure à la cheville gauche. En effet, bien qu'ayant conservé ses aptitudes sportives et son agilité, ça faisait longtemps qu'il n'avait pas eu ce genre de saut à effectuer. Par conséquent, l'atterrissage avait été un peu rude.
Qu'est ce qui lui a pris de me balancer par la fenêtre? C'est la première fois depuis qu'on est ensemble que... Qu'est ce que je raconte? On est pas ensemble! Enfin, depuis qu'on est proche, c'est la première fois qu'il me fait un coup de ce genre. Il faut vraiment que je lui parle avec mes poings!
Il boitillait à vitesse réduite quand il surprit une scène. Yûki serrait Machi, qui avait les yeux rougis, et il semblait presque dans les nuages. Kyô s'approcha discrètement et entendit les propos de Yûki.
« ... ou pour un non mais elle a un coeur d'or. Sa manière de réconforter les gens est très spéciale mais c'est une des choses qui m'attirent le plus chez elle. Je l'aime. Je l'aime trop même. »
« ... Je... Je comprends. Tu m'as aimé mais elle, tu l'aimes beaucoup plus c'est ça? Parce que tu m'as aimé au moins un peu Yûki? Hein? »
« Oui, je t'ai aimé Machi. D'ailleurs, tu as été la première personne qui a réussi à me voler mon coeur lorsque que je croyais qu'il était mort (Yûki parle ici indirectement de la malédiction). »
« Alors, pourquoi as tu cessé? »
« Je crois que ce genre de choses ne se contrôlent pas. Comme je te l'ai dit, c'est très récent. »
« Mais comment peux tu être sûr de toi? »
« Je sais qu'une partie de cette histoire est vouée à l'échec mais je veux avoir le plus de temps possible avec elle. »
« ... »
Machi se décolla de Yûki et on entendit la sonnerie qui annonçait la fin de la pause. Elle demanda :
« Yûki, je ne pourrais pas te pardonner maintenant car j'ai toujours des sentiments pour toi. »
« Je ne te le demande pas car ce serait vraiment égoïste de ma part. »
Un silence pesant s'installa puis Yûki annonça :
« Excuse moi Machi mais je dois y aller. »
Il fit un signe de la main et esquissa des mouvements de départ quand la brune l'appela :
« Yûki! »
Il se retourna et la regarda, soucieux.
« Quand... Quand je t'aurai pardonné, on pourra être amis quand même? «
« Du moment que ça ne te blesse pas. »
« Et... Yûki... »
« Hmm? »
« Tu... Tu me la présenteras? »
« Qui? »
« Celle qui m'a volé ton coeur. »
Yûki eut un petit sourire et répondit par un hochement de tête.
Il partit en direction de sa salle ne remarquant pas un roux qui l'observait tapi dans une classe aux alentours. Kyô se releva de sa cachette lentement. Jamais il n'avait vu une expression aussi radieuse sur le fringant visage de la souris. Même pas quand ils couchaient ensemble ou qu'ils passaient des moments ensemble. Il mourrait d'envie de savoir qui était cette mystérieuse fille qui avait conquis Yûki. Il repartit la rage au ventre. C'est qu'il en serait presque jaloux...
Kyô était sorti tôt de la fac. Il avait vérifié l'emploi du temps de Yûki et il savait ainsi que la souris ne sortirait elle que dans une heure. Le roux fulminait toujours de sa cheville mal en point et sa rage n'avait fait qu'augmenter au fur et à mesure que le temps passait. Il était jaloux. Ça il s'en était rendu compte bien qu'il ait essayé de se mentir à lui même. Et sa fureur atteignait des sommets quand il se disait que Yûki avait rompu avec Machi pour être avec celle qu'il aimait.
Il marcha en direction de la maison du chien en jetant des regards meurtriers aux passants qui se frottaient à lui d'un peu trop près. Quand il ouvrit la porte de son domicile, il vit un homme qui était en train de brailler avec Shigure. C'était un de ses pires cauchemars. Ayame Soma, ex serpent et frère de Yûki. La souris ne supportait pas son fraternel. Et à raison puisque celui ci était un véritable moulin à paroles ambulant. Si encore il racontait des choses intéressantes ça aurait pu aller, mais le serpent ne faisait que déblatérer des propos sans queue ni tête et ni corps d'ailleurs, que personne à part l'autre débile qu'était Shigure, ne comprenait. Et Kyô détestait ça. Sa tension arriva au comble quand le chien dit :
« Mon petit Kyô!! Comment vas tu? Ça fait longtemps qu'on s'est pas vu! »
« Tiens, un revenant. La faute à qui? Tu découches tous les soirs et le matin on entend tes ronflements de buveur dans toute la maison!!! »
« Aya chan, console moi! Kyô chan est méchant avec moi!! »
« Tout de suite mon amour! Je ne puis supporter de voir tes regards si terriblement tristes! La douleur qui émane de toi me donne envie de te serrer dans mes bras jusqu'à ce qu'un doux sourire effleure tes lèvres si... »
« On se calme ici!! Et toi baka inu, m'appelle pas Kyô chan où je te défonce le cul! »
« Ohhhh!! » firent les deux adultes en coeur
Kyô esquissa plusieurs pas vers les escaliers menant à sa chambre quand il entendit les racontars des deux pervers :
« Gure chan, tu sais ce qu'il a? »
« Il a du surprendre Yûki kun avec une fille. Il doit être mort de jalousie! »
Kyô resta figé dans son geste et continua de prêter attention aux élucubrations des compères.
« Ah oui! Surtout qu'il font « ça » souvent d'après tes dires. »
« Je suis rentré un soir et je les ai entendu. Ils étaient en pleine action visiblement. Ils criaient tellement fort que je n'ai pas bien distingué celui qui avait la plus forte voix! »
Kyô rougit intensément et il se retourna lentement. Une lueur assassine brillait au fond de ses pupilles. Il eut un petit sourire puis un rire sadique s'échappa de ses lèvres. Ayame et Shiguré l'examinèrent avec un étonnement mêlé d'une légère crainte. Le serpent quémanda :
« Kyô chan... Qu'est ce qui te prend? »
« Haha.. J'imaginais seulement tous les supplices que j'allais vous faire endurer... »
« Heu... » bredouillèrent les adultes
Heureusement pour eux, le ronronnement d'une voiture vint les tirer des enfers qui se discernaient dans les yeux démoniaques du roux. Shiguré articula avec entrain :
« Kyô chan, on va te laisser! Tori san vient d'arriver et nous n'avons pas envie de le faire attendre! N'est ce pas Aya chan? »
« Hai! » assura Ayame. Si il y 'avait bien une personne qui arrivait à le maîtriser c'était bien Hatori, l'ex dragon de la malédiction.
Il se levèrent rapidement en direction de la sortie. Cependant, Kyô put reconnaître la voix du serpent qui beuglait :
« Passe un coucou à Yun chan pour moi! Surtout prenez tout votre temps et amusez vous bien! Hahahahahaha!!!! »
Ayame qui venait de fermer la porte entendit un bruit de verre brisé sur je ne sais quelle porte mais n'y prêta pas plus d'attention. Le trio s'en alla.
Kyô égrena un chapelet d'injures pour se calmer. Arrivé au bout de son dictionnaire, il entreprit de ramasser les débris du vase en porcelaine de Shigure qu'il avait lancé sur Ayame. Il était sûr que le chien allait lui faire payer de sa poche les dégâts mais il s'en fichait. La seule chose qu'il attendait à l'heure actuelle était Yûki. La souris ne tarderait pas à rentrer et Kyô pourrait lui faire sa fête, mais pas dans le sens qu'il espérait...
Kyô n'était vraiment pas content. Il était déjà dix-neuf heures et Yûki n'avait toujours pas franchi le pas de la porte. Il tournait en rond depuis un bon moment et l'inquiétude commençait à le guetter. Il en était à là quand il vit enfin Yûki ouvrir cette maudite ouverture. Il attendit que la souris se déchausse et ensuite, il se planta en face de lui.
Yûki prônait un sourire radieux ce qui n'était pas fait pour arranger son état.
« Tadaima. »
« Et ben c'est pas trop tôt! » tempêta Kyô « T'étais où et pourquoi tu rentres si tard? »
L'argenté consulta sa montre.
« Il n'est que dix-neuf heures. »
« Oui et alors! T'aurais pas pu passer un coup de fil! »
Yûki le scruta, interloqué par la réaction vivace du roux. Il le fixa puis il comprit. Il murmura :
« Je suis désolé si tu t'es inquiété pour moi. »
Kyô rougit violemment. Il venait d'avoir la réaction d'une femme mariée! Et mariée avec Yûki en plus! Il tenta de se rattraper en hurlant :
« C'est pas ça du tout!! C'est parce que je voulais savoir pourquoi tu m'as balancé par la fenêtre à la fac!!! En plus, à cause de toi, je me suis blessé à la cheville!! »
Yûki vit alors le bandage que le roux avait à son articulation gauche. Il eut un rictus et bafouilla :
« Ah... Gomen je pensais que tu aurais atterri sans te... »
« Là n'est pas la question! Qu'est ce qui t'as pris!!! Oh merde! Je me demande pourquoi je te pose cette question sachant que tu ne vas pas me répondre. »
Le roux se dirigea en boitant vers la cuisine. Avant qu'il ne l'ait atteinte, il sentit des bras l'entourer par derrière et le menton de Yûki se posa sur son épaule. La souris déclara :
« C'est parce que j'avais besoin de faire quelque chose d'important. Et vu que mes fans ne cessaient de m'encercler de partout, j'ai créé une distraction. »
Le coeur de Kyô s'emballa. Il sentait le souffle chaud de Yûki qui caressait sa peau en une délicieuse torture. Il essaya de ne pas se laisser avoir par ces stratagèmes et il marmonna :
« Et t'as trouvé personne d'autre pour ça? »
« Non, tu es arrivé au bon moment. »
Les mains de Yûki commençaient à s'égarer sous le tee shirt de Kyô. Ses doigts fiévreux caressaient les endroit sensibles de son torse et il ne put retenir un gémissement quand la langue de la souris se mit à lécher sensuellement son cou. Il sentait l'humidité chaude du membre rose parcourir son épiderme lentement, mais sûrement. Descendant défavorablement bas. Kyô commençait à perdre le contrôle mais il fut assez lucide pour se dégager de ces caresses dangereuses. Yûki le regarda surpris un moment, puis croyant que c'était un jeu, il s'approcha encore, un petit sourire au lèvres, de son amant. Le roux formula aussi vite qu'il le put :
« Tu avais besoin d'une diversion pour t'échapper et pour pouvoir rompre avec Machi. »
Yûki resta cloué sur place. Il dévisagea le chat qui répondit à sa question muette.
« Je vous ai vu. »
« ... »
« Pourquoi tu as rompu avec elle? Tu ne l'aimes pas? Je croyais que c'était elle la personne dont tu m'avais parlé mais visiblement je me suis trompé. »
« ... »
« Qui c'est? »
« Je ne suis pas obligé de te le dire. »
« Je crois que si moi! On couche ensemble mais c'est purement physique! J'aimerais bien savoir à qui tu penses quand tu cries mon nom quand on fait l'amour! »
« Je... »
« Je veux savoir qui tu imagines voir dans tes draps les matins où on se réveille ensemble! J'ai le droit de savoir! Même si je ne suis que ton amant et rien d'autre! »
Les yeux de Yûki s'allumèrent de colère. Il articula en essayant de garder son sang froid :
« Je t'interdis de dire ça! Tu es beaucoup plus que ça pour moi! Tu n'as pas le droit de te dévaloriser de la sorte! »
« Ah oui? Alors que suis je pour toi?!! Tu me dis tout ça mais au fond, tu n'as qu'une seule envie, c'est de... »
Yûki gifla Kyô. Ses yeux étaient emplis d'un agacement profond. Ses yeux si doux habituellement étaient parsemés de gouttes de tristesse et Kyô regretta ce qu'il venait de dire. Le mal était déjà fait. L'argenté lui hurla à la figure :
« Tu penses que si je n'en voulais qu'à ton corps je me serais inquiété pour toi et ta cheville? Tu penses que j'aurais discuté avec toi de nos sentiments communs? Si c'est le cas, tu me connais bien mal. »
« ... Mais si tu me faisais confiance, tu me dirais de qui tu es amoureux. Moi j'ai hésité mais j'ai fini par le faire et toi... »
« Kyô... Je... La personne que j'aime, c'est... C'est toi... »
Kyô ouvrit les yeux ronds. Yûki venait de lui avouer qu'il l'aimait!! Il n'eut pas le temps de réfléchir à la question, déjà, le jeune homme avait noué ses bras autour de son cou et le pressait tendrement contre lui. Il l'embrassa tendrement en mettant tout son amour dans ce simple baiser. Le chat ne le refusa pas et répondit au sien avec douceur. Bientôt, la passion vint les submerger et leur baiser se fit plus intense. Yûki redécouvrait avec un engouement fougueux la cavité buccale de Kyô qu'il connaissait maintenant par coeur. Ses mains s'enfoncèrent dans les cheveux volcaniques de son amant et celui ci passa ses mains en un mouvement frénétique sous le tee shirt de l'argenté. A bout de souffle, ils s'arrêtèrent et Kyô avoua :
« Yûki... Je.. »
A ce moment là, un léger cri vint l'interrompre. Les deux jeunes tournèrent la tête vers l'endroit d'où provenait le son en question et ils se détachèrent en un mouvement brusque devant ce qui se présentait à leurs yeux. Une jolie brune avec les cheveux mi longs se tenait devant eux. Elle paraissait horrifiée par ce qu'elle venait de voir et avait les yeux agrandis par sa surprise. Kyô était lui, le plus choqué dans toute cette histoire. Non content que quelqu'un les surprenne, il avait fallu que ce soit ELLE. Il émit un son :
« Kagura... »
A suivre...
Je suis consciente de l'état d'énervement dans lequel vous devez être mais je suis trop jeune pour mourir!! Épargnez moi et laissez des reviews!! ^^
