Konbanwa!

Voici le chapitre 6! Je poste plus tôt car je ne serai pas là du week end et je pense pas que ça plaise à beaucoup de devoir poireauter jusqu'à lundi...

Merci de me suivre et merci encore de toutes vos reviews! Ça m'a fait chaud au coeur (surtout que je commençais à penser que le fandom Fruits Basket n'intéressait plus grand monde)!

Erratum : La semaine dernière j'ai publié un one shot du nom de « Des mots qui s'enchaînent effrontément, passionnément ». Cependant, en raison du fait que l'one shot avait été publié auparavant sur un autre site et ce, en quatre parties, j'ai laissé passer des fautes et une fausse info. Alors je corrige : il n'y aura pas de suite à cette fiction. Je suis désolée si j'ai laissé penser que d'autres chapitres suivraient celui qui est paru. Voila!^^

Résumé du chapitre précédent :

Kyô ne fait que penser à Yûki mais celui ci ne lui parle plus. Au cours d'un exposé qu'il doit présenter mais qui dégénère à cause des filles de son fanclub, Yûki avoue ouvertement qu'il est gay, La nouvelle fait rapidement le tour de la fac et arrive évidemment aux oreilles de Kyô qui se dépêche d'aller en parler avec la souris. Malheureusement à son plus grand déplaisir, il trouve ce dernier avec Jun Akazu, un nouvel élève de sa classe. Le chat discute avec son cousin et celui ci, après un dernier baiser renonce à lui.

Bonne lecture! ^^

Chapitre 6

Les lèvres de Kagura se posèrent sur celles de Kyô et le roux resserra délicatement son étreinte. Il promena ses artistiquement ses doigts sur les hanches de Kagura et clôt doucement ses paupières.

Un rideau noir vint s'abattre sur lui mais cela ne dura guère bien longtemps car une image claire et lumineuse avait réussi à lui faire rouvir les yeux. Une image représentative d'un être aux couleurs diaphanes, au sourire luminescent et au regard métallique. Le retour à la réalité fut bien rude. Le visage qu'il avait à quelques millimètres de son faciès n'avait rien à voir avec celui qui l'avait troublé et ce, en quelques millièmes de secondes. Il était déçu. Indéniablement déçu. Déçu que la silhouette qui se lovait amoureusement contre lui ne soit pas celle qu'il avait étreinte lors d'ébats passionnés. Déçu que la finesse des cheveux de la personne qu'il embrassait ne soit pas celle qu'il avait caressé nombre de fois dans les ténèbres de sa chambre. Déçu que ce ne soit pas Yûki.

Yûki...

Que faisait il en ce moment? Avec qui? Avait il toujours des sentiments pour lui? Ces questions le tiraillaient sans qu'il ne puisse rien y faire, et encore une fois, il pensait à lui. Son esprit, son coeur, son âme, chaque parcelles de son corps le réclamaient et appelaient le jeune élu choisi envers et contre tout.

Car maintenant il le savait. Il aimait Yûki. Pas comme un objet sexuel. Pas comme un bouche trou affectif. Non, il l'aimait pour ce qu'il était. Kyô aimait passionnément la souris.

Mais il ne s'en était rendu compte que trop tard. Juste après que le jeune étudiant lui ait implicitement dit adieu, renonçant ainsi à l'amour qu'il lui portait. Le sentiment de désespoir et d'abandon qui l'avait transpercé, brisant ses défenses et son assurance extérieure, l'avait laissé pantois et avait fait naître une multitude de questions qui s'étaient pressées et chamboulées dans son esprit confus. C'est seulement à ce moment là qu'il avait compris que les sentiments qui affluaient en lui n'étaient pas ceux qu'une personne ressentait envers un membre de sa famille, et encore moins ceux d'un amant envers une aventure sans lendemain.

Il était alors entré dans une longue période de réflexion sur la vraie nature de l'engouement qui le frappait à la vue de Yûki et du soudain affolement de son coeur lorsqu'une personne alentour évoquait oralement l'argenté.

Mais ses yeux ne s'étaient véritablement ouverts qu'à ce moment là...

{Début du Flash Back}

Kyô marche dans le couloir quand il butte sur une fille qui discute avec une autre. Il s'excuse et s'en va quand ses pas s'arrêtent. Une des deux étudiantes questionne :

« C'était qui? »

« Le cousin de Soma san. » répondit son interlocutrice

« Ah! « Le tombeur de ces messieurs »! »

« Tu as raison. Depuis qu'il a avoué son penchant, il est devenu plus... « libéré ». »

« J'ai entendu dire qu'il enchaîne les conquêtes et que son tableau de chasse ne fait que s'allonger.

« Faut dire qu'il est super beau! Quel gâchis! »

« Ça, tu peut le dire. Mais j'en connais 1 qui a de la chance. »

« Qui? »

« Soma san traîne tout le temps avec un mec de sa classe qui s'appelle Jun Akazu. Si tu veux mon avis, il doit être la roue de secours en cas de « panne masculine »! »

Kyô devient livide tandis que l'autre fille rougissait furieusement.

« Ne dis pas ça, quelqu'un pourrait nous entendre! »

« N'empêche que j'aimerais bien être sa roue de secours à Soma san! »

« Fille 2 : Perverse! »

Kyô s'éloigne.

{Fin du flash Back}

Quelques jours après cette discussion, Kyô avait cessé de nier l'évidence et sa demie découverte ne l'avait surpris qu'à moitié. Il aurait dû s'en apercevoir plus tôt. Après tout, la jalousie était un sentiment suscité la peur de perdre l'être aimé. Et le roux bouillait littéralement de jalousie. La traîtresse le consumait tel un brasier incandescent et rouge de violence qui s'attaquait sans scrupules à toute matière qui pouvait être détruite. Il n'y avait rien pour l'éteindre et sa rage contre l'aveuglement dont il avait fait preuve ne cessait de croître à un rythme effréné.

Et comme si les choses n'étaient pas assez compliquées, il avait fallu que peu de temps après, à un angle d'un couloir, il croise Yûki. L'argenté respirait de sérénité et cette harmonie qui se dégageait de lui ne l'avait rendu que plus étincelant à ses yeux. Son regard gris s'était plongé dans ses pupilles carmines et Kyô avait senti une pulsation de sang colorer ses joues. Son cousin l'avait sondé, une mine inquisitrice mais détachée ancrée sur son minois, et, après que le bord de ses lèvres se soit relevé pour un sourire moqueur, il s'était éloigné sans se retourner. Aucun mot n'avait franchi la pulpe de ses lèvres et le roux s'était senti inexistant pour ce prince au charme fou qui s'en allait indubitablement loin de lui.

Un déchirement lancinant avait eu lieu au plus profond de Kyô et depuis ce jour, le regret et les remords le poursuivaient dans ses songes et dans la réalité.

Tous ces sentiments poussaient le inexorablement dans les plus mauvaises directions. Ainsi, depuis son constat, il enchaînait bourdes sur bourdes, il ne se contrôlait plus et malgré lui, il se retrouvait dans les bras de Kagura.

Kyô se sentait coupable, surtout dans les moments où, comme c'était le cas actuellement, il l'embrassait en pensant à Yûki. Et la brune lui souriait tendrement, ignorant les tourments et les maux intérieurs qui l'agitaient. Le chat eut une soudain envie de vomir. Il détestait ce qu'il faisait aux autres. Après quelques excuses auprès de la brune, il s'enfuit, la laissant hébétée et stupéfaite. Encore une fois, il fuyait. Mais il savait que cette situation ne pouvait pas durer éternellement et qu'il lui faudrait tôt ou tard, briser le coeur de quelqu'un afin de se libérer des enfers dont il était lui même le créateur.

Kyô entra en catastrophe chez lui. Essoufflé, il referma la porte derrière lui et s'appuya négligemment dessus. C'était la troisième fois qu'il plantait Kagura sans explications valables. La brune allait finir par se poser des questions. Il soupira de lassitude et essaya de se calmer. Quand il eut repris sa respiration, il alla dans le salon et son regard capta le morceau de papier posé en évidence sur la table.

« Yo les jeunes,

Je fais une petite virée avec Aya et Tori san -Si si c'est vrai!- donc je rentrerai tard. Ne faîtes pas trop de bêtises! ^w^ »

Shigure, Romancier professionnel »

Kyô soupira de nouveau et froissa sans scrupule le mot débordant d'insinuations toutes droites sorties de l'esprit puant et marécageux de celui qui leur faisait office de tuteur. Il était déjà sur les nerfs rien qu'à l'idée d'avoir à passer encore une soirée seul avec Yûki. La frustration qu'il éprouvait face à cette intimité froide et fatalement sans espoir avait toujours tendance à agir sur son self contrôle et il était souvent obligé d'aller humer l'air frais et sylvestre pour se calmer. Le roux fronça soucieusement les sourcils. La grimace qu'il arborait disparut lorsqu'en entrant dans la cuisine, il vit qu'un repas avait été préparé. Il eut un petit sourire en songeant que c'était Yûki qui l'avait fait.

Au moins une bonne chose est ressortie de la relation qu'on a eu. J'ai pas perdu mon temps à lui expliquer inutilement les bases culinaires....

Il ferma les yeux en se remémorant les souvenirs de cette période maintenant précieusement conservés dans un coin de son cerveau. Il s'interrompit lorsque son ouïe développée lui signala que quelqu'un était en train de s'approcher de lui. Ses pupilles refirent surface et tombèrent sur une Kagura visiblement furieuse. Ses iris lançaient des éclairs et Kyô sut qu'il était temps d'arrêter de fuir et de contourner ses problèmes. D'un geste, il intima à la brune de s'asseoir à la table basse du salon et il en fit de même.

Il respira longuement, rassemblant son courage et ses mots, s'armant de sa détermination et des nouveaux sentiments qui l'habitaient, et murmura :

« Kagura chan, je... »

« Tu? »

« Je ne veux plus sortir avec toi. »

« ... »

« En fait, j'aime... »

« Tu aimes Yûki? »

« ... Comment tu sais? »

« Je l'ai senti dans ton attitude. Tu pensais à autre chose et tu paraissais lointain lorsqu'on était ensemble. Tout ce que tu faisais n'était plus motivé par la tendresse mais par la peur. La peur que je

découvre que tu ne m'aimais plus. Et puis, je vous ai vu à mon arrivée. »

« A ton arrivée? Mais je croyais que... »

« J'ai fait semblant de n'avoir rien vu par jalousie. »

« Pour quelle raison? »

« Kyô, je ne t'ai jamais aimé. »

Kyô suspendit les mots qu'il allait articuler et resta stupéfait devant la brune qui n'avait pas bougé d'un iota et qui ne semblait pas se soucier de la portée de ses dires. Elle continua :

« En fait, j'ai toujours aimé Yûki. Le jour de mon arrivée, je l'ai appelé pour lui fixer un rendez vous après ses cours. Nous nous sommes vu et je lui ai avoué mes sentiments. Malheureusement, il m'a repoussé. Il était pressé et il voulait partir mais je l'ai supplié de rester un peu avec moi. Finalement, il m'a laissé. Sûrement pour te rejoindre d'ailleurs. »

Le roux déglutit. Alors s'il était en retard ce jour là, c'était pour ça...

« Et après avoir ravalé mes larmes, je me suis décidée à venir vous saluer toi et Shigure. Mais je vous ai trouvé. Toi et Yûki en train d'échanger le baiser le plus passionné que j'aie jamais vu. Mon coeur me faisait mal mais j'étais surtout choquée. Comment Yûki, après m'avoir laissée de la sorte, pouvait il aller vers toi sans considération pour moi?!!! Je t'en ai voulu aussi. Tu me l'avais volé. »

« Mais... »

« Laisse moi finir! »

« ... »

« Alors, j'ai voulu lui faire du mal et c'est pour ça que, connaissant tes sentiments pour moi, je t'ai fait une fausse déclaration. Je savais qu'il y avait chance que tu refuses mais j'ai tenté le coup et tu es tombé dans le panneau!!! Tu as contribué à ma vengeance et tu as perdu Yûki! Si tu savais combien j'ai été heureuse de vous voir vous ignorer de la sorte! Tu peux pas savoir à quel point ça m'a fait du bien de le briser en lui montrant à quel point tu étais heureux avec moi! »

Kyô, abasourdi, dévisagea Kagura. On aurait dit que la folie avait frappé chaque cellule de ses neurones. Elle tremblait, secouée de spasmes plus ou moins violents et ses yeux agrandis, étaient vides de tout sentiment ressemblant de près ou de loin à de la raison. Elle se mit à rire, longuement, suavement, se délectant seule du résultat des élucubrations malsaines de son esprit. Le roux, d'abord transformé en statut le temps de ces révélations, se leva brusquement et la colère fendit ses yeux aux reflets rubis.

« Sors d'ici!! Je ne veux plus te voir!! Fous le camp!!! »

« Je suis si contente! »

« Peut être mais maintenant, c'est plus qu'avec moi qu'il couche mais avec la fac entière!! Tout ça c'est de ta faute!! »

Elle s'arrêta un moment, étonnée d'apprendre que non seulement Yûki avait été aussi loin avec Kyô, et qu'en plus maintenant, il s'était mué en Don Juan. Elle pâlit puis, lâchant sa haine comme du venin de serpent, elle hurla :

« Non, c'est ta faute!!! Si t'étais pas tombé dans mon piège ça ne serait jamais arrivé!! Tu ne peux t'en prendre qu'à toi même!! »

« Toute façon, c'est pas tes oignons!! FOUS LE CAMP!!!!!!!!!!!! »

« J'ai pas envie de rester avec toi non plus! Tu n'es qu'un monstre qui a eu 'idiotie de croire que je pourrais l'aimer!! »

Sur ces mots, elle se leva et franchit la porte menant à la sortie, non sans oublier de la claquer avec une violence inouïe qui fit trembler la maison.

Kyô, désemparé, retourna au salon. Ses pas s'enchaînaient lourdement et il ne sentait plus ses jambes. Son regard se riva lentement au sol. Ses yeux s'embuèrent et il s'effondra à genoux. Se prenant la tête entre les mains, il sentit des perles salées rouler lentement sur ses joues. Encore une fois, il subissait les conséquences de son impulsivité. Il ne voulait paq croire qu'il avait pu être si naif. Et pourtant, ce que lui avait Kagura ne pouvait être que la vérité. Cruelle vérité qui le meurtrissait encore plus qu'il ne l'était déjà.

Quand Yûki avait tenté de lui montrer le vrai visage de Kagura qu'avait il fait? Il avait préféré croire les mensonges d'une maboule obsédée plutôt que la vérité présentée par son meilleur ami, son amant, son amour. La tristesse le submergeait à présent. Un raz de marée de remord et de culpabilité venait de s'abattre sur lui et il sentait la noyade arriver, tel un fait inéluctable. Son coeur le tourmentait lorsqu'il songeait au bonheur qu'il aurait pu vivre s'il avait fait confiance aux bonnes personnes. Il essayait de se calmer mais il n'y arrivait pas. Le soleil rouge de ses yeux s'était couché et la pluie amère et monotone l'avait remplacée, créant des inondations qui débordaient des organes qui lui octroyaient la vision.

Seulement, tout déluge a une fin et bientôt, la pluie s'arrêta. Les seules traces qui subsistaient de son passages furent des yeux gonflés et voilés. Des dégats non conséquents si l'on comparait à l'état de délabrement dans lequel était l'âme de Kyô.

Le chat s'allongea sur le dos, n'ayant plus la force de verser une larme, las de ressasser les mauvais sentiers qu'il avait pris et fixa le plafond au dessus de lui. Il était si perdu qu'il n'entendit ni la porte s'ouvrir, ni les exclamations et les rires de joie qui s'engouffraient dans la maison.

Ce ne fut que lorsque ces paroles arrivèrent à ses oreilles qu'il se réveilla de la léthargie abrutissante où il avait coulé :

« Jun chan, ne fais pas ça là! Quelqu'un pourrait nous surprendre! »

Un gémissement qu'il avait si souvent entendu le fit se lever entièrement. Ses sens prirent le controle de ses membres et il s'approcha silencieusement de l'entrée, attiré automatiquement par le timbre de voix qui avait tinté dans la maison.

« Hmm... Jun... Pas dans le cou... ce sera trop.... Hmm... voyant.... »

« Rien à foutre... Qu'ils sachent tous... qu'on est ensemble.... »

« Tu sais que c'est.... Hmmmm.... Jun... C'est aaaaaahhhhh... J'adore quand.... han... tu me.... Aaaahhh... »

Un long râle de plaisir suivit mais la voix s'interrompit. Quelqu'un les observait. Un regard rouge rubis, sauvage à souhait, le dévisageait, lui, Yûki Soma et il ne savait quelle serait la réaction du détenteur de ces yeux de braise qui l'avaient si souvent hanté...

A suivre....

J'espère que vous avez aimé ce chapitre!