Note : Avant même d'écrire ce chapitre et sachant ce qui allait s'y passer, je me marrais. J'ai voulu ajouter une touche d'humour pour changer de ce flot de sentiments qui s'éparpille depuis un bon moment sur mes derniers chapitres. J'espère que le résultat vous plaira! ^^
Résumé du chapitre précédent :
Alors qu'il sort avec Kagura, Kyô se rend compte qu'il aime Yûki. Vis à vis d'elle, il ressent un sentiment de culpabilité et ne peut se comporter normalement. La brune, lui demande des comptes et ils rompent, Kyô voyant la méchanceté dont Kagura avait fait preuve pour le séparer de Yûki est atteint émotionnellement surtout en sachant que l'argenté l'avait averti. C'est alors qu'il entend des bruits provenait de l'entrée de la maison de Shiguré. Il surprend quelque chose d'assez inattendu...
Bonne lecture!^^
Chapitre 7
Kyô devint blanc comme un linge. Son coeur cognait dans sa poitrine à une vitesse qui aurait fait peur à la toute dernière voiture de course. Il était abasourdi et ses jambes menaçaient de le lâcher. Jamais de sa vie, il n'aurait pensé voir ce genre de scène en direct. Surtout quand les acteurs principaux étaient Yûki Soma ainsi que l'imbécile qui le suivait comme un toutou et qui était catalogué comme étant la « roue de secours » de l'argenté.
Devant lui, Yûki, accolé au mur, la chemise entrouverte, avait sensuellement enlacé ses doigts dans les cheveux de Jun et ses lèvres, rougies, étaient gonflées comme si elles avaient été victimes d'un baiser passionné. Le dit Jun lui, était parti dans la découverte de la peau laiteuse du cou de l'argenté et il n'y était pas allé de main morte vu les traces carmines que le roux y entrevoyait. Le brun se pressait lascivement sur la souris et ses mains disparaissaient dans les méandres du pantalon de son vis à vis. Et d'après le regard gris légèrement voilé de Yûki, ces fichues mains avaient certainement capturé leur proie.
Kyô resta médusé, ses jambes refusant de bouger.
Au bout d'un moment, Jun, remarquant l'inactivité de l'argenté, se décida à dégager ses lèvres de la courbe parfaite où il se perdait et tourna sa tête vers la chose qui distrayait son partenaire dans un moment pareil. Il vit alors Kyô et l'expression qu'il tirait. Agacé par la tête d'hébété qu'arborait celui ci, il marmonna, bougon :
« Qu'est ce qu'il fout là celui là? Allez, ouste! Tu vois pas qu'on fait des choses? »
« ... »
« C'est pas le ciné ici! Non mais franchement, manquerait plus que je lui amène du pop-corn et un siège! »
Sur ce, il replongea sur sa nourriture favorite et ses mains reprirent leurs attouchement causant un léger gémissement chez leur cible. Kyô, qui nageait dans la stupéfaction complète, se décida à refaire surface et hurla :
« Hey!! Tu te prends pour qui? Me dire ouvertement de fiche le camp dans ma propre maison! Crétin! »
« Qui c'est que tu traites de crétin, stupide idiot! »
« Connard!! »
Jun lâcha Yûki et se rapprocha de Kyô. L'argenté soupira, et arrangea ses vêtements tandis que les deux autres hurlaient à se faire entendre jusqu'à l'autre bout du pays. Rhabillé, il prit la direction du salon non sans lâcher aux deux jeunes qui s'affrontaient dans un concours d'insultes :
« Je vais manger quelque chose. Salissez pas trop le sol en vous entretuant. Et si vous pouviez épargner mes pauvres oreilles aussi, ce serait bien. Ça m'évitera les soins d'hôpital.
Sur ces propos, il s'éloigna nonchalamment. Les deux jeunes, restés silencieux après cette intervention qui montrait le peu d'intérêt que leur accordait la souris, le regardèrent s'éloigner comme des idiots. Puis, synchronisés, il demandèrent :
« Tu nous laisses comme ça?!! »
L'argenté qui se servait un bol de riz répondit au loin :
« Oui. »
Il s'assit à la table du salon et commença à manger, l'insouciance la plus pure peint sur son visage. Jun lui demanda :
« Tu me laisserais tuer cet idiot? Tu me laisserais finir en taule pour un minable comme ça?!! »
« Toi là, arrête de... » commença Kyô mais il fut coupé par la voix larmoyante de Jun.
« Tu me laisserais briser notre couple comme ça? »
« QUOI!!!! Vous êtes ensemble?!!! » hurla le roux
« Ben ouais. Tu pensais qu'il était avec toi peut être? »
« Mais on... »
« Vous avez été amants et blablabla... Mais c'est toi qui l'a plaqué pour un gonzesse moche comme une pieuvre! A se demander si t'avais pas de la merde dans les yeux. Ahlala... Y'a pas à dire, crétin c'est tout un métier... »
« La ferme!! Baka nezumi, tu lui as raconté tout ça!! Comment t'as pu... »
« C'est ce que font les couples, ils ne se cachent rien! »
« Yûki ne t'aime pas! Il est seulement avec toi parce que- »
L'argenté posa violemment son bol sur la table et d'une voix aussi tranchante qu'un katana il dit :
« Ce ne sont pas tes affaires. Que j'aime Jun ou pas, ça ne te concerne plus depuis belle lurette. Nous n'avons plus ce genre de relation, Kyô. Fourre toi ça dans le crane. »
Le roux se figea, puis baissa les yeux. La souris avait raison.
« Et paf! » Hurla Jun. « Prends ça dans ta tronche! Hahahahahaha! »
« Jun.. » dit Yûki
« Oui? »
« On est pas ensemble non plus. »
Jun se transforma en statue et on entendit des bruits ressemblant à quelque chose de brisé. Kyô lui, sentit son coeur repartir pour d'autres aventures et d'un voix narquoise il dit :
« Toi aussi tu t'es pris une cuite donc ne fais pas le malin! »
« Yun chaaaaaaaaaaaaaaannnnn!!! Pourquoi tu dis çaaaa!! Tout à l'heure tu... »
Yûki rougit légèrement et dit :
« Hmm... C'est parce que tu m'as pris par surprise et tu as... touché un endroit sensible... Mais, tu n'as aucune chances avec moi Jun, je te l'ai déjà dit. »
La souris se leva et alla dans la cuisine, désintéressée de la mine déconfite qui se dessinait sur les traits du brun et de Kyô qui se roulait à terre secoué d'une crise de rires aigus.
Le brun, la rage aux yeux, prêt à assassiner la première chose qui lui passerait sous la main, hurla à la face hilare de Kyô :
« Tout ça, c'est de ta faute! A cause de toi, j'ai raté une occasion en or!! »
« Tu veux dire... Hahaha... Que vous n'avez jamais couché ensemble? »
« C'est pas tes affaires mais non, on l'a jamais fait. »
« Alors, vous n'êtes pas vraiment « ensemble » en fait. »
« Oui! De mon côté, on est le plus beau couple du monde! »
Kyô eut une nouvelle crise de fous rires au point d'en avoir les larmes aux yeux. Il essaya de se reprendre et dit :
« Mais Yûki... Haha.. ne veut pas se faire... »
« Et alors!! » rugit Jun d'un ton sérieux. « C'est un amour platonique et à sens unique mais je préfère ça que de coucher avec quelqu'un pour soulager sa libido!! »
Kyô arrêta de ricaner et dévisagea Jun. Visiblement, Yûki lui avait raconté beaucoup de choses sur eux. Les paroles du brun avaient jeté un froid dans son coeur et il avait encore cette impression d'étouffer. Le rouge de ses yeux devint terne et il entoura ses genoux de ses mains. Jun qui avait perçu le trouble occasionné par ses propos articula :
« Allo vaisseau carotte, ici la terre, m'entendez vous? »
Kyô ne réagit pas.
« C'est pas vrai ça!! Qui c'est qui me l'a mis sur pause? Yun chan!! Carotte... »
« C'est ce qu'il t'a dit sur moi? Que je n'en voulais qu'à son corps? »
Le visage de Jun se ferma et il répondit dans un murmure :
« Vu la façon dont il m'en a parlé, c'est ce que j' ai compris. »
« ... »
« Dis moi, pourquoi ça t'affecte autant? C'est pourtant la vérité! »
« ... »
« Nooooooooooooooooooooooooooonnnnnnnnnnn!!!
« Hein? »
« T'es amoureux de Yûki??!!! »
Kyô piqua un fard et se mit la main devant le visage.
« Non mais t'es fort toi! Au moment où il te quitte, se met à se dévergonder avec ces idiots qui n'en veulent qu'à son cul, tu te rends compte que tu l'aimes? Franchement, j'ai sous estimé l'ampleur de ta bêtise!!!! »
« T'as raison. Ore wa baka desu. »
« ... »
Jun observa longuement le roux, une lueur de compréhension rageuse prenait place dans la prunelle de ses yeux. Il soupira et dans un mouvement brusque, il donna un coup de poing au Sôma, le faisant s'écraser au sol.
« Ça faisait longtemps que ça me démangeait. Tu peux me raconter maintenant. »
Kyô, à terre demeura silencieux. Pouvait il vraiment lui dire? Après tout, lui aussi prétendait au coeur de Yûki et ce serait une erreur de lui faire part de ses sentiments dans le contexte actuel des choses. Qui sait ce qu'allait faire le brun quand il connaîtrait les plus secrètes de ses pensées?
Il jeta un coup d'oeil méfiant à celui qui lui faisait face et sa langue, sans qu'il n'en ait vraiment l'intention, se délia et il avoua :
« Je crois que j'ai toujours aimé Yûki. Inconsciemment peut être. Mais je n'ai jamais été doué avec ce genre de choses. Peut être qu'à travers nos étreintes, j'essayais de faire passer ce message mais qu'il n'a pas été entendu. »
Kyô s'assit et balança la tête en arrière, prenant appui sur ses mains derrière lui, perdu dans ses souvenirs.
« Lorsqu'il m'a confié ses sentiments, je crois que sur le coup, j'étais content. Je ne comprenais pas bien mes émotions mais j'aimais être avec lui. »
« Et malgré ça, t'as pas senti que tu l'aimais? »
Kyô eut un petit sourire triste et acquiesça d'un signe de tête.
« Tu sais que si Yûki ne ressentait rien pour toi, je t'aurais saigné à mort? Hmphh! Laisser passer une perle comme lui de cette façon... Arf, ça me met vraiment en rogne... »
« ... »
Kyô resta silencieux. Jun venait de dire que Yûki avait encore une parcelle de sentiment pour lui? Il avait du mal à y croire. Le brun continua :
« Mais je t'aime bien! Donc je vais te laisser un chance de devenir mon rival. Mais sâche que je ne ferai plus de cadeaux! »
« Ton rival? Tu te surestimes? »
Ils se mirent à rire et Yûki revint à ce moment là. S'étonnant de leur soudaine bonne humeur, il demanda :
« Qu'est qu'il y a de si drôle? »
« On est riv- »
Kyô lui donna un coup de coude dans les côtes et Jun hurla de douleur.
« K'so! Je vais vraiment te faire ta fête!! »
« Laisse moi faire ça à ma manière. »
Le brun se calma et et regarda Kyô fixement. La volition qui brillait dans ses iris était la plus belle des raisons de se taire. Pourtant, il aurait pu profiter de ce qu'il savait. Profiter du fait que Kyô ait fait tant d'erreurs par le passé. Mais il ne le ferait pas. Son regard caressa tendrement Yûki. Il savait. Il l'avait toujours su. Son amour ne l'aimerait jamais. C'est pour cela qu'il se résigna. Malgré toute l'affection qu'il pouvait avoir envers la souris. Il marmonna :
« D'acc. Bon ben je vais y aller alors. Yuuuuunnn chaaaaannn!! » hurla t-il en essayant de lui voler un baiser. L'argenté l'envoya paître d'un coup de pied et Kyô rigola. Son nouveau rival se releva en grommelant :
« Je t'aurai un jour... Patience est la mère de la réussite! »
Il fit un clin d'oeil au chat et après quelques regards aguicheurs adressés à la souris, il s'en alla.
Sa présence disparue, un silence des plus pesants s'installa entre les deux cousins. Au bout d'un moment, Yûki se leva et entreprit d'emprunter les escaliers en vue de se rendre dans sa chambre. Cependant, la voix de Kyô retentit derrière lui. Il se retourna en s'armant de son habituel masque de froideur. Et il rencontra le regard le plus passionné et le plus déterminé qu'il ait jamais vu. Les prunelles rubis le transperçaient au point qu'il ne put retenir un frisson. Les lèvres du roux remuèrent et l'argenté entendit :
« Yûki, je t'aime. »
La souris ne put conserver une once d'in et ses agrandis le fixèrent éberlués et choqués. Kyô l'aimait? Que signifiait cette déclaration subite?
Le roux s'approcha d'un pas félin et assuré du Prince. Arrivé devant lui, il leva la main et la posa lentement sur la joue de l'argenté. Il tressaillit au contact de la peau si familière, infiniment douce de son aimé. A quand remontait la dernière fois où il avait touché ne serait ce qu'un centimètre carré de l'épiderme de l'être qui tourmentait son esprit et qui harcelait ses pensées? Longtemps. Assez longtemps pour que l'envie urgente de frôler la chair rosée de ses lèvres ne se fasse urgente. Et c'est ce qu'il fit.
Kyô effleura les lèvres de Yûki et le toucher lui fit l'effet d'une décharge électrique. Enhardi par le fait que la souris ne le repoussait pas, il approfondit le baiser, insufflant toute la sincérité qu'il pouvait dans le tendre mordillement de la lèvre inférieure de son cousin. Il enlaça tendrement son aimé qui, bizarrement se laissait faire.
Quand il rompit le baiser, et qu'il rouvrit ses yeux qu'il avait clos au cours de cet échange à sens unique, ce fut sur la froideur personnifiée qu'il tomba.
Yûki, impassible, le regardait, impénétrable. Mais le roux ne se laissa pas tromper. Le léger tremblement de ses lèvres et la pâle couleur carmine qui colorait ses joues lui indiquèrent que l'argenté n'était pas si insensible que ça. Il se décolla avec regret du Prince et lui déclara :
« Je me battrai pour toi Yûki. Parce que je t'aime et que je veux être avec toi. »
Sur ces promesses explicites, il monta dans sa chambre. Yûki lui avait donné un baiser d'adieu mais celui que le roux venait de lui offrir était la promesse d'un renouveau entre eux. Et le chat était bien décidé à ne pas gâcher cette chance....
A suivre...
Voila! J'espère que ça vous plaît toujours! J'aime bien finir les chapitre dans cette optique un peu romantique. J'essaie toujours de pas faire trop guimauve (pas envie de vous faire régurgiter XD) et de conserver les caractères! Alors? Qu'en pensez vous?
La suite c'est la semaine prochaine comme d'habitude! Y'a de fortes chances que le jour de publication change définitivement aussi mais je vous tiendrai au courant!
A bientôt! ^^
