Ohayo!
Aujourd'hui deux chapitres riches en actions qui j'espèrent continueront de vous plaire! ^^
Résumé du chapitre précédent
Kyô annonce son homosexualité ainsi que son amour pour Yûki lors de la fête d'anniversaire de mariage de Tohru et Akito. La souris, touchée malgré elle par ce geste, décide de faire table rase du passé et donne une chance à Kyô. Après de nombreuses hésitations, ils finissent par se remettre vraiment ensemble (Dans tous les sens du terme). Seulement voila, à son réveil, Yûki ne trouve pas Kyô et c'est un carnage sanguinaire qui l'attend dans le salon. Il y trouve également un lettre qui n'a pas l'air d'apporter des bonnes nouvelles...
Bonne lecture!^^
Chapitre 10
Yûki était déboussolé. Quelle était cette malédiction qui s'acharnait sur lui? Après de nombreuses souffrances, des blessures qui avaient entaillé son coeur, le fait qu'il ait dû plusieurs fois laisser sa fierté et sa dignité de côté, le ciel lui tombait encore une fois sur la tête. Pourquoi ce message arrivait maintenant alors que tout allait si bien? Il se souvint en un flash des évènements de la veille et son regard s'embua légèrement. Ses yeux livides se fixèrent inévitablement sur le morceau de papier dont le sang avait déteint dessus. Il savait qu'il devait parler de ça à Akito,à la police et même au FBI!! Voilà qu'il délirait. Son cerveau était visiblement plus atteint qu'il ne le croyait et surtout plus choqué par les mots maintenant gravés dans son esprit qu'il venait de lire. Il resta un longtemps ainsi, se sentant incapable de bouger même s'il savait que plus les minutes s'égrenaient, plus son double s'éloignait de lui. C'était comme si le temps s'était arrêté pour lui et qu'il ne pouvait rien faire à part attendre que quelqu'un vienne le remettre en marche. Et c'est ce qui arriva.
Yûki entendit la porte de l'entrée qui s'ouvrait. Il reconnut la voix joyeusement vile de Shigure et se demanda quelle serait sa réaction en voyant l'océan bordeaux qui s'écoulait sur son « merveilleux sol » comme il aimait si bien l'appeler. Le chien marchait lentement, visiblement conscient de la bizarrerie et de l'étrange ambiance qui régnait dans son domicile. Quand il arriva dans le salon et qu'il aperçut le carnage sanguinolent qui s'étalait devant lui, il accourut à Yûki et demanda d'une voix anxieuse, ce qui était très étonnant de sa part :
« Qu'est ce qui s'est passé? Pourquoi y a tout ce sang là? »
Yûki resta silencieux. Shigure continua :
« Ne me dis pas que tu as achevé Kyô? » questionna t-il en émettant un petit rire qui n'était pas crédible du tout. « Je croyais que vous entendiez mieux pourtant! Tu sais Kyô, il... »
Kyô, Kyô, Kyô.....
« Kyô!!! » hurla la souris soudainement en se levant d'un bond. Shigure sursauta mettant sans le vouloir sa main dans le sang. Il sentit un feuille de papier sous ses doigts. Yûki voyant ça, écarta la main de Shigure et s'empoigna de la feuille poisseuse et porteuse de son malheur :
« Quelque chose est arrivé à Kyô! Il faut que j'aille voir Akito! »
« Mais il est... »
La souris n'entendit pas le reste de la phrase vu qu'il était déjà sorti. Il se mit à courir comme un dératé poursuivi par le Diable. Les quelques passants qui le virent se posèrent pas mal de questions surtout en voyant la main ensanglantée du jeune homme. Yûki qui ne cessait de penser à Kyô venait de comprendre la gravité et l'ampleur des choses. Il devait faire vite, au plus vite même pour que l'être le plus cher à son coeur ne brise pas les liens qui les unissait au profit de la mort...
Enfin, l'argenté arriva devant l'immense demeure de sa famille. Il ne voulait pas perdre de temps à attendre qu'une servante vienne l'accueillir. Il entra donc par le passage secret auparavant emprunté par les ex maudits pour circuler plus librement vers l'extérieur. Ses jambes s'animèrent rapidement en vue d'atteindre le propriétaire de l'illustre famille qu'était les Somas. Ses pas le menèrent bientôt devant les appartements d'Akito et il se planta devant une porte en papier de riz qu'il ouvrit à la volée, ne s'inquiétant pas des personnes qu'il pourrait interrompre par cette impolitesse volontaire. Heureusement pour lui, Akito était seulement en train de parler avec Tohru, les mains sur son ventre. Le futur père s'interrompit brusquement dans ses activités et il trucida de ses orbes ébènes le malotru qui venait de le surprendre, en somme ici un Yûki au visage rougi par l'effort, et il lui demanda sèchement :
« Qu'est ce que tu fais ici? Pourquoi est ce que tu rentres- »
« Kyô A ETE ENLEVE!!!!!! »
L'incompréhension et la stupéfaction se matérialisèrent sur les faciès des deux occupants de la pièce. Surtout que la main de Yûki était teintée de rouge et que ses doigts maintenaient fermement un papier à la couleur similaire. Le liquide carmin gouttait à rythme régulier sur le parquet en bois fraîchement nettoyé, contrastant horriblement avec le marron auburn du sol. Un multitude de question se pressèrent dans la tête du brun mais d'un coup de fouet mental il les fit taire en un instant. Il se leva brusquement et dit :
« Allons chez Hatori et réunissons les autres. Nous devons prendre cette affaire au sérieux. Yûki, tu nous donneras plus de détails tout à l'heure. »
Le chef de famille prit la main de Tohru et suivi de Yûki, ils se rendirent au domicile du dragon.
Presque tous les ex maudit s'étaient regroupés dans le salon d'Hatori. Ce n'était pas une pièce adéquate pour autant de personnes mais ça suffisait quand même. Tout le monde était réuni en demi cercle assis sur le sol. Seul Akito, Hatori et Ayame étaient debout faute de place et Yûki, le principal détenteur d'informations sur cet enlèvement, triturait nerveusement une mèche de ses cheveux. Il lui était difficile de s'asseoir sagement. Au bout d'un moment, quand les murmures interrogateurs se furent arrêtés, Akito prit la parole.
« Bonjour. Je suis quelque peu désolé de vous convoquer ici alors que vous avez tous des activités plus ou moins importantes à faire mais il s'agit là d'un cas grave. En effet, Kyô a été enlevé. »
Un peu de brouhaha accueillit cette nouvelle.
« Et en quoi ça a à voir avec nous? » demanda Hiro d'un air las.
Kisa eut un rictus choqué et s'écria :
« Hiro chan!! Comment tu peux dire ça? »
« Oh ça va, j'étais juste en train de plaisanter! »
« Tu as mauvais goût en matière d'humour. » dit Ritsu au grand étonnement de tous. La plupart des personnes se dirent qu'il avait peut être un peu mûri mais......
« Gomeeeeeeeeeeeeennnn Hiro kun!!!!!! J'aime beaucoup ton humour au contraire!!! Gomeennnn!!!!!! »
Un soupir général suivit cette plaidoirie d'excuses et Akito reprit.
« Yûki est celui qui a appris la nouvelle. Dis nous en plus. »
L'argenté qui arborait une mine inquiète et fermée, raconta comment quand il s'était levé, il avait trouvé une mare sanguinolante dans le salon ainsi que le papier qui l'accompagnait. Akito demanda à le voir et le natif de la souris le lui tendit. Le message était tacheté de toute part de sang séché. Le brun s'en saisit en ne pouvant s'empêcher d'afficher une mine dégoûtée. Il le lut silencieusement.
Les ex maudits attendaient qu'il dise quelque chose sur la nature des informations écrites sur ce papier. Enfin, le chef de famille releva ses yeux de la feuille, ses yeux légèrement agrandis. Les membres retenaient leur souffle. Le brun commença sa lecture à voix haute :
« Yûki, je ne comprends pas comment tu as pu ne pas me choisir, ne pas m'accepter toi et ton coeur. J'ai mal. Horriblement mal. Mon âme me fait si mal que tu m'aies fait ça que je t'en veux. Je sens une onde de rancoeur m'envahir. J'ai essayé. J'ai essayé de me contenir mais je peux pas. Car je sais que si je fais ça, c'est parce que je t'aime. Et je sais que tu vas apprécier le fait que tout ça soit fait pour toi. Tu m'aimeras toi aussi. Hein? Tu m'aimeras toi aussi. Un jour, je t'entendrai me le dire j'en suis certaine!! Mais il y a quelque chose qui nous sépare, quelque chose qui se dresse entre nous deux. Je savais qu'il ne supporterait pas de voir que tu m'aimes. C'est pour ça qu'il t'a enlevé à moi. Avec ses yeux, son visage, son sourire et enfin... Ça me tue presque de l'avouer, avec son corps. Je sais que vous l'avez fait. Enfin, qu'il t'a forcé à le faire et que toi, tu pouvais pas te défendre. Et inconsciemment, tu t'es mis à l'apprécier pour ça. Syndrome de Stockholm dit on. Alors je ne peux pas. Je ne peux pas te regarder te tromper, te détruire, nous détruire de la sorte. Alors, je te l'enlève. Non, je l'enlève de notre chemin. Tu sais, je ne pensais pas que je pouvais faire tout ça pour toi, pour nôtre amour mais ça te soulage hein?? Je suis contente. Je le vois se vider de son sang. Parce que tu l'as vu non? Le sang dans le salon de Shigure. C'est le sien. Le sang de Kyô. Ça s'écoule de partout sur son corps. Ça m'aurait presque fait peur si je ne savais pas que c'est pour toi. Alors, maintenant que rien nous sépare, je veux que tu l'annonces à Akito sama. Qu'il sache que Kyô est enfin hors de lui. Loin de lui, de nous. Ce monstre qui ne vaut pas mieux que Tohru parce qu'elle l'a accepté. Ce monstre qui aurait pu lui enlever Tohru, cette chienne en chaleur, en utilisant les faveurs corporelles que lui ont accordées les démons. Mais il y a toujours un risque que Kyô vienne nous pourrir l'existence. Car ce monstre au physique attirant est toujours en vie bien que l'envie de l'achever me démange terriblement. Alors Yûki, va lui dire. Je t'appellerai là bas pour qu'on puisse discuter de notre bonheur. Je t'aime. Et je sais que tu m'aimes aussi. Je t'aime. »
Akito venait de finir sa lecture. Il regarda d'un air incertain les personnes en face de lui. Momiji paraissait profondément choqué et Kisa pleurait doucement, ses grands yeux ayanat atteint une largeur proéminente. Hiro essayait de la consoler mais lui même n'en menait pas large. Ayame et Shigure arboraient une mine sérieuse et contractée. Le serpent, dans un geste inattendu, se rapprocha de Yûki et lui mit un bras sur son épaule étant conscient que son frère était encore plus angoissé qu'eux tous réunis. Ritsu et Rinne n'en revenaient pas d'avoir côtoyé un monstre pareil. Car Kagura, par ce geste venait de se transformer en cette horreur sans nom qu'elle paraissait reconnaître en Kyô. D'autres comme Haru ou Hatori avait gardé leur mine calme mais étaient atteints aussi. Tohru renifla amèrement. Non seulement Kyô avait été enlevé, tabassé jusqu'à ce qu'il en perde du sang, était certainement entre la vie et la mort, mais en plus Kagura l'avait méprisé alors qu'elle lui avait toujours porté de l'affection et du respect. Akito vint près d'elle, s'accroupit au sol et la serra dans ses bras un moment.
Puis il se leva, le visage dur et déterminé. Il dit à Yûki :
« Nous allons nous relayer en attendant le coup de fil de Kagura. »
Puis il se retourna vers le groupe assis à terre et dit :
« Que ceux qui le veulent, retournent à leurs activités. Je vous tiendrai au courant. Ceux qui restent devront faire le moins de bruit et de raffut possible afin que nous conservions tous un esprit calme face à la situation. Enfin, sachez que si quelque chose du même genre arrivait à l'un d'entre vous, j'agirais exactement de la même manière. Ce n'est pas une question d'image mais d'équité. Ceux qui partent devront faire attention à leurs déplacements. Même si elle a beaucoup de force et de volonté, Kagura n'a pas pu emmener Kyô toute seule. Elle doit certainement avoir des personnes qui font les sales besognes à sa place. Maintenant qui sait où est ce qu'elle se terres... Cependant, si l'un de vous constate quelque chose de suspect, qu'il me prévienne au plus vite. Sur ce, prenez votre décision et agissez de façon à ce qu'elle soit bénéfique pour chacun. »
Un silence pesant s'installa. Quelques secondes passèrent avant qu'un petit groupe composé de Ritsu (Qui s'excusa en disant que ça le rendrait trop nerveux de rester là à attendre sans rien faire), de Rinne et de Shigure (Prétextant un roman à rendre signe qu'il est pas tout à fait bien) parte. Kisa voulait rester mais Akito lui ordonna de rentrer chez elle avec Hiro pour qu'elle se repose. Elle insista pour rester mais le brun fut ferme :
« Je te connais. Tu essaies de paraître forte et j'avoue que dans certaines situations c'est vrai mais, ici, je sais que tu te sentiras frustrée et que cela va t'atteindre. De plus, je ne veux pas que tu perdes de ton innocence face au horreurs de la vie. Pas encore. »
Kisa eut un regard hésitant et la main d'Hiro tendue vers elle finit par la convaincre et elle quitta la maison de l'hippocampe en le suivant. Akito soupira. Cette affaire commençait à lui donner mal au crane alors qu'elle venait à peine de commencer. Il se tourna vers les personnes restantes. Ayame qui soutenait toujours Yûki, Hatori, Momiji, Haru et Tohru qui s'était remise à pleurer. Il s'approcha d'elle, lui mit un baiser sur le front et dit :
« Je vais faire demander à ce que tous les appels soient transférés ici. Je reviens. Prenez soin d'elle. » ajouta t-il en parlant à Haru et Momiji. Il sortit de la salle. Les deux concernés se rapprochèrent de Tohru et Momiji se mit à coté de la brune en positionnant sa tête sur son épaule.
Yûki regardait le trio le visage sombre. La relecture orale d'Akito l'avait plongé dans un état proche de la panique mais il n'avait rien laissé transparaître afin de ne pas communiquer son inquiétude croissante. Il se sentait las. Pourquoi Kagura venait t-elle tout gâcher maintenant? C'était une question qu'il s'était posé un millier de fois depuis qu'il avait lu cette saleté de lettre. Et cette folle, qui allait jusqu'à mettre une personne en sang, son amour qui plus est, prétendait l'aimer?!!!! L'amour. Elle ne parlait que de ça dans sa lettre, le verbe était conjugué à toutes les sauces et avec tout un tas de fioritures inutiles autour. Tout ce qu'elle faisait était excusé et justifié par ce sempiternel mot. Pourriture... Ce qu'elle plaidait avec autant de verve était tellement corrompu qu'au lieu d'apporter de la joie, du bonheur et des rires, il n'occasionnait que souffrances, tristesse, blessures, émoi, angoisse, inquiétude et larme. Son attachement si particulier n'était qu'un mélange de méchanceté, de jalousie, d'envie et d'autres sentiments complètement contraires à ce qu'elle disait proclamer. Alors, tout cet « amour » malsain qui lui faisait mépriser des personnes qui l'avaient toujours soutenu ne devait véritablement être que le reflet de la démence qui habitait la criminelle. Et visiblement, elle ne s'en rendait pas compte vu l'étendue de ses actes. Yûki en était persuadé désormais, Kagura avait perdu la boule et une aide psychologique lui était nécessaire.
Pourtant, rien n'expliquait cette demande désespérée d'affection et encore moins cette fixation qu'elle faisait sur lui. Même en tant que maudite, elle n'avait jamais eu à souffrir de ce statut. Elle avait des parents aimants et chaleureux qui l'entouraient et l'étouffaient de toute la tendresse possible de donner à un enfant. Alors, quel était son problème?!!! D'où venait il et pourquoi?
Yûki secoua sa tête. Ce n'était pas le moment de penser à l'état de Kagura mais plutôt à celui de la victime qui s'avérait être malheureusement Kyô, sa moitié. La souris se sentait dépossédé de quelque chose de précieux lorsqu'ils n'étaient pas ensemble mais là, savoir que quelque part une maboule mentale risquait de lui faire du mal lui était intolérable. Il en venait à se demander si le fait qu'il ait mis Kyô K.O. nombre de fois jadis n'avait pas eu des répercussions sur ses capacités de combat ce qui l'avait empêché de se débattre correctement. Tiens, voilà que maintenant, une pointe de culpabilité venait le titiller. Il fronça des sourcils et Ayame, devant ce tic, resserra avec plus de force l'épaule de Yûki.
Ce fut à ce moment qu'Akito revint. Il commença à parler :
« C'est bon. Nous n'aurons pas besoin de nous déplacer quand le télé- »
Une sonnerie le coupa. Il n'était pas difficile de deviner la provenance de celle ci.
Tout le monde se figea. Akito, qui s'était repris avant tout le monde, décida de décrocher mais Yûki passa devant lui et saisit l'appareil en tremblant légèrement. Il mit le téléphone sur hauts parleurs pour que tout le monde puisse entendre la conversation et murmura :
« Moshi moshi? »
« Yun chan! Je suis contente, je tombe sur toi tout de suite!! Je savais que tu viendrais chez Akito mais ça m'étonne que tu aies fait si vite!! Tu n'as pas pu résister à l'appel de l'amour n'est ce pas?!! » dit elle en pouffant, ravie de tomber sur la voix du Prince
Yûki resserra sa poigne sur l'objet de communication et demanda d'une voix froide :
« Comment va Kyô? »
« Ah, le monstre. Ben je crois qu'il est toujours vivant mais pour se venger, il a laissé son sang couler de partout, c'est pas joli à voir. »
« Mais si.. » Yûki essayait de se maîtriser. « Si son sang coule c'est que tu l'as frappé. »
« Moi?!! Yun chan, comment tu peux dire ça!! Je veux pas toucher un monstre moi!! J'ai juste engagé des personnes pour faire ça. Mais vu que je leur ai dit que c'est pas grave s'il a des égratignures et qu'ils pouvaient en faire ce qu'il voulaient. Alors en plus de le tabasser, ils se sont... disons... soulagés sur lui! Oui on peut dire ça comme ça. »
Le coeur de Yûki s'accéléra. La souris déglutit difficilement. Son besoin de connaître précisément les conditions de détention de Kyô fut trop grand et c'est d'une voix légèrement tremblante qu'il balbutia :
« Tu.. tu veux dire que.... »
La brune eut un petit rire sadique et elle répondit d'une voix malicieuse :
« Yûki, je n'ai pas supporté de savoir qu'il t'a forcé à faire « ça » avec lui. Alors je lui ai fait connaître la même chose pour qu'il sache combien tu avais souffert. »
Le jeune homme sentit ses tripes le remuer de l'intérieur. Rien qu'en songeant au fait qu'ils aient pu le... de cette manière lui donna envie de vomir. Il se mit la main sur le ventre pour se calmer et inspira doucement. Mais il n'y arrivait pas. Il vit avec horreur sa respiration s'accélérer et sa tête devint lourde. Il sentait que ça arrivait.
Pas maintenant!!! Je veux pas maintenant!!! Contrôle toi merde!! Arrête de réagir comme ça!! Foutu corps!! Calme toi!!
Mais son corps n'accéda pas à sa requête et il se tordit en deux, inhalant difficilement. Kagura entendit les halètement rapides de Yûki et prit peur.
« Yun chan!!?? Yun chan!!?? »
Hatori s'approcha professionnellement de Yûki et dit d'une voix sérieuse :
« Il fait une crise d'asthme. Je l'amène dans ma chambre. Ayame, apporte moi des compresses d'eau froide et les médicaments qui sont à droite sur la première étagère de boîte à pharmacie. »
Le grand frère de la souris se dépêcha de faire ce qu'on lui ordonnait puis suivit Hatori dans la chambre.
Au téléphone, Kagura paniquait toujours.
« Hatori san??? Yûki fait une crise d'asthme?!! »
Akito, saisit le combiné et laissant son sang froid agir, il tendit un piège à Kagura en espérant qu'elle tombe dedans :
« Moshi moshi Kagura? »
« Hai, c'est bien moi Akito sama. »
« Yûki est bien en train de faire un crise d'asthme. Mais Hatori a dit qu'il trouve ça bizarre et que ça a l'air grave. Si j'étais toi, je pense que je viendrai constater par moi même l'état dans lequel il est. »
« ... »
Devant son hésitation, Akito demanda visuellement de l'aide aux autres personnes présentes dans la pièce. Alors Haru, qui avait compris le message dit avec une voix qui ne lui était pas habituelle :
« C'est la première fois que je le vois dans cet état. Je vais voir. »
« Moi aussi! » ajouta Momiji.
Tohru voulut dire quelque chose mais le blond l'en empêcha en mettant sa main devant sa bouche car il se pourrait que Kagura soit plus réticente à venir si elle savait que Tohru, pour qui elle avait dévoilé son animosité auparavant, était là. Il entraîna la brune hors de la pièce. Akito enfonça le clou :
« Kagura, je crois qu'il va vraiment mal. Si tu l'aimes vraiment tu ne devrais pas hésiter alors que cette crise peut lui être fatale à tout moment. »
« ... J'arrive! Vous êtes bien dans tes appartements Akito sama? »
« Non, nous sommes chez Hatori. »
« D'accord. A tout de suite! »
Quelque part
Kagura prit son sac avec empressement. L'endroit où elle était n'était guère éclairé. Les quelques rayons de soleil qui pénétraient dans la pièce donnaient un clarté malveillante au lieu. Mais elle aimait bien cette ambiance et encore plus ce qui s'y passait. Elle dit d'une voix neutre, sans émotion aux quelques personnes qui étaient là :
« Je reviendrai dans quelques heures voire quelques jours. Je m'absente périodiquement. Occupez vous bien de lui surtout. » ajouta t-elle avec un sourire digne des plus grands commandants de secte.
Un cri de douleur accueillit cette recommandation. Puis bientôt un autre. Et encore un autre. Du sang éclaboussait le sol. Des mains se promenaient. Une silhouette se mouvait dans un lancinant va et vient. Kagura regarda ce spectacle avec délectation, une lueur de satisfaction et de démence étaient imprégnés dans ses pupilles. Puis elle détourna les yeux et quitta l'endroit malfamé tandis qu'un hurlement strident transperçait l'air...
A suivre....
Là, je me maudis moi même. Comment je peux faire subir ça à Kyô?!!! Alors qu'il l'a pas du tout mérité et qu'en plus j'avais pas prévu cet « évènement » dirons nous. Et je sens que ça va être limite si je vais pas perdre une jambe (Pourquoi pas un bras? Ben parce que sinon je prendrai trop de temps pour taper la suite! XD) ou un autre de mes membres dans l'affaire tant vos envies de meurtres seront grandes. J'en conviens, ça devient grave. Faut que je me remette aux fics gnangnan et kawai parce que là ça tourne au drame....
Mais j'espère que vous avez apprécié ce chapitre que j'ai eu beaucoup de plaisir (J'ai honte huhuhuhu) à écrire. Heureusement pour vous, y'aura pas beaucoup de temps à attendre vu que j'ai déjà posté la suite!^^
