Ohayo!
Voici le chapitre 12 de "On s'est aimés par accident"! AAccrochez vous parce qu'il s'y passe des choses! XD Sinon, je suis désolée de vous annoncer que ce sera le seul chapitre de cette fin de semaine. J'ai commencé la correction du chapitre suivant mais je ne l'ai pas encore fini. Et comme il est vraiment important je préfère pas zapper les petits détails qui y sont. Voila! J'espère que ce chapitre vous plaira! ^^
Résumé du chapitre précédent :
Yûki a de plus en plus de mal à se retenir. Kagura arrive enfin à la résidence et les deux jeunes ont une confrontation. L'entrevue ne se déroule pas au mieux et quand Yûki, à bout, hurle à Kagura qu'il aime Kyô, la brune essaie de l'étrangler. Hatori et Ayame la retiennent et Akito est prêt à tout pour faire parler l'ex sanglier sur l'endroit où est l'ex maudit du chat. Heureusement, Ritsu arrive et sauve la mise en livrant des informations qui s'avèrent capitales. Kagura se sent trahie mais Akito remercie chaleureusement le jeune adulte. A ce moment là, Yûki s'en va déjà vers son aimé...
Bonne lecture!^^
Chapitre 12
Yûki ne sentait plus son corps tant il allait vite. Plus il se rapprochait, plus son coeur cognait fortement et vivement contre sa poitrine. C'en était tel qu'il se demandait si les rares passants qu'il croisait pouvaient l'entendre. L'entrepôt n'était plus très loin. L'argenté en voyait l'esquisse de loin. Il remarqua que la circulation piétonne n'était plus et l'endroit désigné par Ritsu paraissait assez malfamé. Comment l'ex maudit du singe et Kagura avaient pu se réunir dans un quartier pareil alors qu'ils faisaient à peine trois pommes? C'en était plus surprenant encore quand on connaissait le caractère fébrile du roux. D'ailleurs, il faudrait qu'il pense à le remercier pour son aide inattendue.
Cependant, l'heure n'était pas à la reconnaissance mais plutôt à la prudence. Il ne connaissait pas les brutes qu'avait engagées Kagura ni leur nombre et encore moins leur force. Quand il arriverait, il faudrait qu'il soit attentif au moindre de leurs mouvements et qu'il ne se laisse pas gouverner par sa colère envers eux. Le jeune homme serra l'objet qu'il avait en main.
Enfin, il arriva devant le bâtiment. Il était vieux et abîmé. Des traces de fissures s'étendaient ça et là et elles ne semblaient pas dater de la veille. Yûki sentit une boule d'appréhension envahir son ventre. Il respira longuement afin de conserver l'once de sang froid qu'il avait réussi à gagner au cours de son trajet à pied. Il savait que plus le temps passait, plus la torture de Kyô croissait. Cette conscience des choses ne l'avantageait pas dans ce qu'il essayait de faire mais il garda son calme fraîchement acquis.
Paré de toute sa volonté et glacial comme un iceberg, il s'approcha de l'entrepôt. Il colla son oreille au mur mais n'entendit rien. C'était bien ce qu'il pensait. Le bâtiment était insonorisé. Kagura avait réfléchi un minimum avant de choisir cet endroit, elle n'était donc pas folle au point d'exposer son crime aux oreilles alentours.
Yûki soupira. Il fit le tour de l'entrepôt à la recherche d'une porte susceptible de ne pas faire trop de bruits. Il en trouva une à l'arrière et la poussa. Il réussit à pénétrer et tout de suite son sang se figea. Il faisait assez sombre malgré les quelques rayons de lumière qui tentaient une percée par des petites ouvertures, mais cela ne l'empêcha pas de voir ce qu'il vit.
Il distingua une silhouette sur le sol couchée sur le ventre. Une autre était sur cette dernière et deux autres entouraient les deux premières. Les yeux de Yûki étaient livides. Comment cette personne, un homme d'après la carrure de ses épaules, pouvait il être sur... sur Kyô et le.... abuser de lui de cette manière??! Les deux autres silhouettes tout aussi masculines semblaient regarder le spectacle avec délectation. L'un d'un se léchait même les lèvres. Il devait sûrement penser que son tour arriverait bientôt. En fronçant les sourcils, Yûki distingua un visage vieilli approchant la quarantaine et cette constatation lui donna des envies de meurtres. Mais il devait rester calme. S'il se faisait attraper lui aussi par ces pervers préhistoriques, il ne pourrait rien faire en faveur de Kyô et il devrait se contenter d'attendre la police pendant que ces êtres répugnants abuseraient de lui également...
Yûki se chargea de son regard le plus froid et se racla fortement sa gorge. Les trois hommes se retournèrent vers lui. Celui qui était à califourchon sur Kyô se releva précipitamment en remettant rapidement son caleçon et son pantalon. La souris entendit un gémissement de souffrance provenir des cordes vocales maintenant cassées du roux. Il était inconscient mais cela n'empêchait pas sa douleur. La souris eut un pincement au coeur mais il n'eut pas le temps de s'y attarder que déjà, l'un des individus prenait en main son revolver attaché à la boucle de sa ceinture et le pointait sur lui. Il hurla :
« Qui t'es? Qu'est ce que tu fais ici? »
L'argenté eut un sourire narquois. Il susurra d'une voix venimeuse.
« Vous osez me demander ça? »
« Qui t'es? » questionna encore un autre
« Vous devriez le savoir. Regardez moi bien. Kagura chan ne vous a pas parlé de moi? »
Yûki savait qu'il jouait gros en posant ce genre de questions. Mais vu la folie de Kagura, elle avait dû, non elle leur avait parlé de lui. C'était certain vu le degré de démence dont elle était atteinte.
L'homme précédemment assis sur Kyô fit un geste aux deux autres afin qu'ils s'approchent. Le jeune homme aux pupilles métalliques eut un sourire intérieur.
Les trois hommes se concertèrent. Cependant, le revolver était toujours pointé sur Yûki.
« C'est vrai qu'il ressemble au mec qu'elle nous a décrit comme étant « L'homme de sa vie » »
« Elle avait dit quoi déjà? »
« Grand, avec des cheveux argentés et des yeux gris clairs. »
« Ça doit être lui. Les yeux de cette couleur ça court pas les rues. »
« Soit, supposons que c'est lui, qu'est ce qu'il ferait ici? »
« Demande lui toi même, j'en sais rien. »
« Ouais. »
Ils s'éloignèrent et un d'eux posa la question.
« Qu'est ce que tu fais ici? »
« Je suis venu voir où vous en êtes et vous avertir de quelque chose. »
« Quoi? »
« Kagura chan a eu quelques problèmes. Il se peut qu'elle prenne beaucoup de temps avant de revenir alors elle m'a chargé de m'occuper de vous et de... lui, du... monstre. »
« Alors c'est vous notre nouvel employeur? »
« On peut dire ça comme ça. Et si vous ne me croyez pas, j'ai quelque chose qui peut prouver que je l'ai rencontrée. »
La souris leur tendit l'objet qu'il tenait si fermement depuis son départ de la résidence. L'homme armé s'approcha de lui et prit ce que lui montrait le jeune homme. Le sac de Kagura. Il fouilla dedans et il vit la carte d'identité de leur maintenant ex-employeuse. Il la donna aux autres qui l'examinèrent comme il venait de le faire. L'un d'eux hocha la tête et l'homme baissa son arme.
Yûki soupira mentalement de soulagement. Il avait réussi à les convaincre. Maintenant, il ne manquait qu'à s'occuper de Kyô en attendant la police. Il ne pouvait rien faire d'autre. En effet, la corpulence et la musculature des hommes lui faisant face était trop impressionnante pour qu'il puisse tenter un combat. Il savait que s'il essayait, les conséquences seraient terribles pour Kyô et lui. Pendant qu'il pensait ça, l'homme qui était auparavant sur le chat venait d'esquisser un geste pour reprendre son action. Le poing de Yûki se serra, il devait inventer quelque chose pour l'arrêter. Il dit d'un voix forte :
« Ne le touchez pas! »
« Mais, Soma san nous a dit que... »
« J'ai dit non! Maintenant, c'est moi qui décide je vous ai dit. De plus, les circonstances ont changé et... nous avons eu un problème dans nôtre plan. »
« Quelles circonstances? » demanda l'homme avec suspicion
Le cerveau de Yûki fonctionnait à plein régime. Il s'avança d'une démarche assurée vers eux et ses yeux devinrent plus froids qu'ils l'étaient déjà si c'était possible. Il décréta d'une voix tranchante :
« En quoi cela vous concerne t-il? De quoi vous mêlez vous? »
« ... »
« Depuis que vous percevez votre argent, vous devriez vous contenter de faire ce que l'on vous dit. Si J'ai décidé que vous ne le touchez plus, c'est que vous ne devez plus le faire point barre! Je ne veux pas de contestations! »
L'homme, vexé d'avoir peut être perdu son coup essaya de faire douter les deux autres qui regardaient la scène en silence. C'était que le petit roux était extrêmement plaisant et il ne voulait pas le laisser filer comme ça. Il accusa suspicieusement :
« Et si vous êtes un imposteur? Soma san ne nous avait certes pas tout dit mais elle nous donnait des raisons plus précises que ça! »
Il chercha l'approbation des autres dans un regard. Yûki perçut le danger. Il décida de jouer le tout pour le tout.
« Cessez de me comparer à elle. Je ne suis pas Kagura! »
Le ton de Yûki devint menaçant. L'argenté, s'armant de toute la colère qu'il contenait contre ces porcs qui avaient osé s'en prendre à sa moitié, la transforma à son avantage dit :
« Écoutez moi bien. Si je ne vous donne pas de raisons c'est que ça me concerne. Depuis quand est ce que celui qui commande doit expliquer ses actes? Depuis quand de minuscules insectes comme vous demandent des justifications? N'échangeons pas les rôles, je ne le permettrais pas!!! Vous faîtes ce que je dis!! Est ce que c'est clair? »
« Minus, je ne te permets pas- »
« Fermez là! Et n'essayez même pas de me faire quelque chose car je vous jure que foi de Soma Yûki, vous ne vous en sortirez pas vivants après votre acte! Vous n'ignorez pas que ma famille est l'une des plus puissantes du Japon et que son influence s'étend aussi loin qu'un traînée de poussière dispersée par le vent!! Même votre monde de mafiosos en couche culotte n'est rien comparé à ça! Sur ce, donnez moi vos armes et allez voir plus loin si j'y suis!! »
Yûki les toisa d'un oeil semblable à celui du Diable. Mais au fond de lui, il redoutait que ses paroles aient l'effet opposé à celui qu'il recherchait. Il espéra de toute son âme que son enfance vécue avec un mini Satan comme Akito, dans une salle noire privée de lumière, l'ait aidé à avoir le même regard que celui ci arborait autrefois. Il ne flancha pas et les toisa de ses pupilles durcies par la rage.
Les hommes parurent hésiter. Et finalement, l'un d'eux s'avança et tendit son arme à Yûki. La souris l'empoigna en le transperçant de ses iris. Bientôt, les deux autres en firent de même. L'argenté les fixa puis leur fit un mouvement de tête visant à les faire s'éloigner. Ce qu'ils firent avec regret, jetant un dernier coup d'oeil à Kyô inanimé sur le sol.
Quand ils furent assez loin, les yeux de Yûki changèrent d'expression et il s'approcha en tremblotant de Kyô. Son corps paraissait désarticulé tant ses jambes étaient écartées, du sang suintait des blessures plus ou moins profondes qui le parsemaient. Et surtout, une rivière carmine s'écoulait de son intimité forcée par le passage de trois êtres répugnants dénués de morales.
Combien d'autres personnes innocentes avaient souffert elles aussi de la monstruosité qui pullulait dans le monde moderne? Combien d'autres personnes avaient dû verser leur sang pour payer la folie démentielle de personnes comme Kagura? Le Soma eut du mal à contenir ses larmes. Il essayait de rester fort face à l'horreur humaine dont certaines personnes pouvaient faire preuve et surtout face à son amant qui poussait des gémissements angoissés et tourmentés. S'il n'y avait pas le risque que ces violeurs reviennent à tout moment, Yûki savait qu'il aurait pleuré. Si Kyô n'avait pas désespérément besoin de lui en cet instant, l'argenté savait qu'il serait devenu un criminel afin de mettre fin à la vie de ceux qui l'avaient blessé si égoïstement.
Yûki s'accroupit à côté de son aimé et posa les trois armes près de lui. Il scruta les alentours mais il n'y avait aucune traces d'une quelconque eau qui pourrait l'aider à nettoyer les blessures du chat. Il se maudit d'être si peu utile dans un moment pareil. Il respira lentement, comme si le simple fait d'inspirer et d'expirer trop fort le blessait et lui faisait du mal. Et c'était vrai. Il sentait qu'une crise d'asthme se pointait dangereusement. Il espérait que la police arriverait au plus vite. La police!! Il se redressa brusquement, se disant que bientôt la fin de son supplice et de celui de Kyô arriverait. Il regarda encore une fois autour de lui et au loin il distingua quelque chose blanc. Ça ressemblait à du linge. Et ça le frappa d'un coup. Les vêtements de Kyô!! Comment pouvait il oublier cela?!! Il courut presque et saisit le vêtement. C'était bien un tee shirt. Il vit encore plus loin un pantalon et un caleçon. Il alla les chercher et examina la distance entre Kyô et ses apparats. Ça le désola encore plus. Visiblement, en plus de le violer, les hommes de main de Kagura l'avaient tourné en bourrique et promené dans la salle comme un vulgaire sac à patate. En proie à une haine très prononcée, Yûki retourna vers son l'ex maudit du chat. Sa rancoeur était presque palpable mais il passa outre et enfila comme il le put les vêtements sur leur propriétaire.
Quand il finit, des sirènes hurlantes se firent entendre au loin. Yûki en déduisit que la police arrivait. Au moment où il se disait que Kyô serait bientôt sauvé, les trois hommes déboulèrent dans la salle, paniqués. L'un d'eux dit :
« Soma san, on devrait partir. Y a la police qui arrive. »
Yûki, dont le moral s'était légèrement amélioré, décida de jouer le jeu jusqu'au bout. Qui sait si ces hommes n'avaient pas d'armes blanches sur eux? Il les rassura d'un regard froid tandis que les sirènes s'approchaient toujours.
« Qu'est ce que vous racontez? Ah, les sirènes? Ne vous inquiétez pas. Mon père contrôle la police de ce quartier alors... »
« ... »
Il y eut un grand silence puis un des hommes hurla :
« La famille Soma n'a pas de filières dans la police!! Tu mens!!! »
L'homme qui avait hurlé remarqua les vêtements que Yûki avait remis sur Kyô. Il continua encore plus furieusement :
« Pourquoi tu l'as rhabillé?!! » Ses yeux s'agrandirent. « Tu es un traître, je le savais!! »
Les deux autres réalisèrent aussi.
« C'est pour ça qu'il voulait nos armes!!! Tu avais raison, tout ça c'était louche!! Soma san a dû se faire attraper et lui il nous a raconté des salades!! »
« Vous vous en rendez compte trop tard! La police va venir ici et vous irez droit en taule!! Si c'était moi, ça fait longtemps que vous ne seriez plus de ce monde!! »
« Espèce de salop! » hurla un des individus en brandissant un couteau qui était accroché à un élastique sous son pantalon.
Yûki prit l'un des revolvers à côté de lui et visa l'homme en hurlant :
« N'approchez pas!!!! Si l'un de vous tente quelque chose, je vous jure que je le tuerai lui et les autres!! Ne croyez pas que je bluffe!! Pour lui je ferai tout ce qu'il faut même si je dois brûler en enfers après!! »
Les trois hommes le regardèrent avec des regards meurtriers et haineux. Yûki les observait lui aussi, prêt à tout pour défendre l'élu de son coeur.
Un gémissement provenant de Kyô fut l'élément déclencheur de la série d'actions qui suivit.
L'argenté commit l'erreur de détourner son attention des violeurs et l'homme armé du couteau fonça vers lui tandis qu'un deuxième sortait un fusil caché sur lui. Yûki releva la tête et....
Le coup de feu partit.
Un hurlement de douleur sortit d'un gorge tandis que la porte de l'entrepôt s'ouvrait violemment....
A suivre...
Ça y est je sens que je meurs. Vous m'en voulez de faire ça? * sent des regards meurtriers la piquer de toutes parts * * Les lecteurs sortent des haches et autres objets tranchants * Ouh là! Je commence à avoir peur moi là!!
Yûki a t-il tué quelqu'un mais s'est t-il quand même fait transpercer par la lame d'un des porcs préhistorique?
Jayisha : Ce genre de crapules ne devrait pas exister même dans des fanfics.
Kyô : Pourquoi tu les crées et que leur laisses me faire ça en plus?
Jayisha * essaie de se rattraper * : Pour leur faire payer, je leur ai pas donné de nom! Ce sont tous des « l'homme »!
Kyô : Du bidon ton excuse! Ta fic était mieux au début, surtout pour moi! Y'avait des lemon, des sentiments, des baisers avec Yûki....
Yûki * continue * : Des caresses, des-
Jayisha : Hey, les deux pré-adultes en chaleur du calme!!
Kyô : Et maintenant c'est du n'importe quoi! Y'a du sang, des violeurs, des brutes porcines qui me maltraitent, des coups de fusils, Yûki qui se la pète...
Jayisha : Ça a toujours été comme ça pour lui. Quand il t'ignorait, il avait « la classe »!!
Kyô : On s'en fout!! Mais surtout, y'a Akito qui sert Ritsu dans ses bras!! C'est quoi cette connerie merdique?!!
Jayisha : T'es jaloux? Si Akito savait, il se serait pas fait du soucis de te voir avec Tohru mais plutôt de te voir attaquer son-
Yûki : Arrête tes conneries baka neko ou je te laisse te démerder avec les « l'homme » de Kagura.
* Yûki se la « pète » * * Jayisha regarde avec désolation et soupire. *
Jayisha : Bon ben je finis mes questions que tout le monde se pose! XD
Kyô va t-il survivre de cette douloureuse expérience? Et surtout Yûki sera t-il à ses côtés?
