Titre anglais: Transfigurations.
Titre: Métamorphoses.
Auteur: Resonant.
Ancienne traductrice: JessHDH.
Nouvelle traductrice: Angel's heaven.
Couple: HP/DM.
Rating: M (et même plus).
Bêta-lectrice:
Bêta-correctrice:
Etat de la fic anglaise: 16 chapitres +un épilogue –Fini.
Etat de la fic en Français: Fini: 2, 3, 4, 12, 13, 16 et épilogue traduits.- . En cours: 5,6 et 7
Chapitre traduit par: Angel's heaven.
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Résumé: 5 ans après la défaite de Voldemort, Harry retourne en Angleterre pour participer à la réouverture de Poudlard.
Disclaimer: cette histoire est basée sur des personnages et des faits créés et appartenant à JKRowling. Aucun argent n'en est retiré. L'histoire de cette fic appartient à son auteur, Resonant, et la traduction du 1er chapitre à sa traductrice, JessHDH.
Avertissement: attention, ceci est un slash. Homophobes, veuillez vous abstenir, merci. Cette fic mérite amplement le rating M car elle contient des scènes explicites alors vous êtes prévenus, fic pour adultes !
Note préliminaire de Jess HDH : J'ai volontairement laissé tels quels les noms inventés par l'auteur de cette fic. Donc si vous voyez des noms à consonance française, c'est la volonté de l'auteur, et non moi qui aurais traduit certains noms et pas d'autres. Merci de votre compréhension.
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Bonne lecture!
Eni et Onarluca
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Chapitre 3: Sacrifice.
« -J'ai bien peur que nous soyons obligés de fermer une fois encore et de renvoyer les élèves chez eux », annonça McGonagall dans la Salle Commune du personnel.
Sa voix tremblait.
-Vous ne pouvez pas ! », fit Harry sans y penser.
Un rugissement de commentaires s'éleva. McGonagall éleva la voix.
« -Si nos mesures de sécurité actuelles sont inadéquates quant à la protection des élèves contre ces malédictions où même à la découverte de la personne qui les a lancées…
-Mais c'est exactement pour ça…
-Potter a raison », dit Malfoy soudainement. Harry s'en décrocha la mâchoire. « Kitty, si il y a une nouvelle menace, nous aurons besoin de sorciers entraînés. Et si les Mangemorts recrutent –et bien, n'ayez pas l'air si choqué, vous savez que vous y avez tous pensé- si ils sont en train de recruter, nous aurons besoin de faire de même.
- Lark Brown, déclara Dubois d'un ton qui en disait long, et McGonagall fit : Précisément. Exposer les enfants à ces types de risques… »
Malfoy frappa une des fenêtres obstruées de la paume de sa main –un geste affreusement théâtral, pensa Harry, bien qu'il dut admettre qu'il avait retenu l'attention de tout le monde.
« - Je pensais que les Gryffondors comprenaient le sacrifice, dit-il en se tournant pour faire face à la salle pleine de professeurs silencieux. Poudlard ou pas Poudlard, les enfants de sorciers auront à apprendre quelque chose de quelqu'un. Dans l'immédiat, ils sont sans expérience, non canalisés, sans influence positive. Les enfants seront mis en danger quand même. Mais si nous sommes ouverts, nous pouvons bien prendre ce risque pour quelque chose »
McGonagall donnait l'impression d'avoir mal à la gorge. Après un moment, elle dit :
« -Vous mettez le doigt dessus, Draco. Je crois que j'ai besoin de consulter Albus sur ce sujet - mon Frère, pouvez-vous aller le chercher ? Nous en discuterons davantage ce soir. Peut-être que miss Rolfe aura alors repris connaissance et qu'elle nous en dira plus. »
Dans le rugissement de discussion qui suivit, il fut presque impossible de comprendre une conversation.
Phoenix Sky était en train d'essayer d'entraîner Summs et Malfoy à la rejoindre dans une séance de méditation pour attirer des ondes positives. Charlie et Sofia chuchotaient très rapidement, finissant les phrases l'un de l'autre. Une tête était en train de brailler des ingrédients de potion à Madeleine Aerie – personne que Harry connaissait.
Seule Hermione était silencieuse dans son fauteuil. Harry s'assit sur un tabouret tout proche et la regarda, mais elle continua à fixer aveuglément le mur pendant quelques minutes. Puis elle regarda au-delà de Harry.
« -Draco, fit-elle, qui était la dernière personne à s'asseoir sur la chaise de Crabbe ?
-Crabbe lui-même, je pense, dit-il, laissant Phoenix en arrière avec un soupir de soulagement. Toutes ces petites oies croient qu'elle a été maudite. Les anciens le chuchotent aux nouveaux arrivants lors du festin de répartition. »
Il se pencha sur le bras du fauteuil d'Hermione et elle le regarda.
« -Mais il ne l'a pas vraiment ensorcelé, n'est-ce pas ?
-Est-ce que tu connais un moyen de lancer un sortilège d'attaque à une chaise ? »Son regard passa de Hermione à Harry, puis à Remus qui s'était levé pour se tenir près du tabouret de Harry. Quand ils furent tous silencieux, il hocha la tête. « Je ne crois pas. Et si tu ne le sais pas, alors tu peux être sûre que Vincent ne le savait pas. Il pouvait à peine épeler son propre nom sans assistance.
-Tu as toujours su comment choisir tes amis, Malfoy », fit Harry d'un ton tendu, ignorant le bruit de protestation d'Hermione. Que font Crabbe et Goyle à présent ? Se tenir en dehors des murs à jeter des sorts sur des enfants sans méfiance ?
-Oh, je n'imagine pas Vincent ayant cette sorte de courage, déclara Malfoy négligemment. Il doit se cacher en quelque endroit sûr avec ce qui restent des Mangemorts, je suppose, à moins qu'il ne soit mort. Il s'appuya contre le dos de la chaise et croisa une jambe par-dessus l'autre. Quant à Gregory, ajouta-t-il mollement, je l'ai tué. »
Harry sentit son sang se figer sous le coup du choc et de la colère. En plus d'être ennuyant Malfoy n'était-il pas dangereux ? Pouvait-il être celui qui lançait les sortilèges sur les élèves ?
Á côté de lui Remus eut un geste d'impatience.
« -Draco, ce n'est pas drôle, dit-il. Harry a été parti longtemps, et il n'a pas encore eu la chance de se mettre au courant.
Malfoy haussa les épaules.
-Il devrait être capable de faire face aux vérités déplaisantes comme un bon Gryffondor.
-Je connais déjà toutes les vérités déplaisantes qui m'intéressent à propos de toi, merci, rétorqua Harry en grinçant des dents. »
oOoOoOo
L'Animaserum calma suffisamment Charlotte Rolfe pour que Sofia puisse lever le Consopium qui pesait sur elle, mais alors que l'après-midi avançait, ses crises recommencèrent, et Sofia dut une fois encore la plonger dans l'inconscience grâce à un sortilège.
Le personnel se regroupa dans la Salle Commune, parlant à voix étouffées. McGonagall et le fantôme de Dumbledore étaient assis en train de murmurer dans un coin reculé, leurs têtes si rapprochées qu'elles donnaient l'impression de se toucher. Remus et Michelle étaient partis faire une ronde pour surveiller les élèves, et Pénélope et Olivier revenaient en chancelant sous le poids de quelques dizaines de livres de bibliothèque aux titres troublants.
Harry souhaita qu'il y ait eu des fenêtres à travers lesquelles regarder pendant qu'il pensait. En manque, il se tint un long moment debout en train de fixer un tableau, regardant un bateau jeté sur une mer déchaînée, essayant d'imaginer qui avait pu lancer le sort, et comment, et ce qui pourrait être fait pour empêcher quelqu'un de recommencer. Il pouvait sentir ce sentiment étrange peser sur lui et dont il s'était débarrassé avec tant de difficulté en Amérique –parce qu'il ne savait pas quoi faire et qu'ils comptaient tous sur lui, leurs vies dépendaient de lui, et qu'il allait tous les décevoir une fois encore, tous les laisser tomber, tous les laisser mourir, tout comme…
Il sentit un mouvement à ses côtés et sursauta violemment, mais ce n'était qu'Hermione.
« -Arrête de ruminer, Harry, déclara-t-elle d'un ton impatient. Là, ils ont servi du poulet froid pour le dîner, ajouta-t-elle en le tirant vers un des buffets. Mange, et ensuite viens me voir et me dire ce que tu sais à propos de sortilège jeté à travers un mur de pierres.
-As-tu jamais pensé à d'autres possibilités , dit Harry aussi doucement qu'il le pouvait. Franchement, Hermione, pourquoi regardes-tu en dehors des murs quand il y a un sorcier malfaisant là dans cette pièce ?
Elle soupira avec impatience.
-Harry, regarde-le ». Elle fit un signe de tête en direction de l'endroit où Malfoy se tenait, en train de parler très sérieusement avec un groupe de professeurs. Charlie était à ses côtés, et McGonagall et le fantôme de Dumbledore écoutaient tous les deux et hochaient la tête tandis que Malfoy levait une main aux longs doigts vers les fenêtres condamnées et les portes gardées par des sortilèges. « Minerva ferait-elle confiance à quelqu'un qui est dangereux ? Dumbledore le ferait-il ?
Le regard de Harry passa de Malfoy à Hermione. Elle n'avait jamais été crédule, mais…
-C'est un Mangemort, Hermione.
-C'était un Mangemort, dit-elle. Et ensuite il a été espion, puis il est entré dans le Programme de Protection Sorcier, et maintenant, il est…
-…très probablement un traître, et sûrement un sournois, menteur, hautain…
Hermione le regarda sévèrement.
-Nous n'avons pas le temps pour ça, Harry », fit-elle, ressemblant affreusement à McGonagall. Quelque chose menace les élèves, et nous, aussi. Et ce n'est pas Draco Malfoy. Je le connais, Harry. J'étais là. »
Oh, ça le piqua au vif. Ça devait s'être vu sur son visage, parce qu'à sa surprise, elle se pencha en avant et lui prit les mains.
« -Oh, Harry. Ses doigts étaient très chaleureux. Nous te dirons tout, je le promets –dès que nous aurons un moment nous te raconterons toute l'histoire. Mais dans l'immédiat –et bien, je comprends que tu ne puisses pas encore faire confiance à Draco, mais tu vas devoir faire confiance au reste d'entre nous. »
oOoOoOo
Á quatre heures et demie du matin, Harry souhaitait s'être endormi dans la Salle Commune tout comme Cypherus Summs, qui était en train de ronfler dans un fauteuil quand Harry était parti se coucher.
Après tant de nuits passées à l'hôtel aménagé qui avait abrité l'Assemblée, il trouvait difficile de respirer dans une chambre sans fenêtres. Il faisait si sombre qu'il pouvait à peine distinguer les meubles des murs, et si silencieuse, avec Hedwige partie pour la nuit, qu'il pouvait entendre sa propre respiration revenir en écho en dehors des rideaux à demi fermés.
Il se retourna, frappa son oreiller à coups de poing et souhaita être finalement allé trouver Sofia pour cette potion de sommeil. Si il y avait une fenêtre, il pourrait y faire face, et peut-être il pourrait voir la lune, ou au moins une partie du parc. Ou un Mangemort en robes et masqué, baguette à la main, en train de rôder et de chercher une faille suffisamment large pour jeter un sort à travers…
Il se retourna une fois encore, si rapidement qu'il fit trembler le lit. Il inspira et expira, ferma les yeux et essaya de se représenter les vagues de l'océan, ainsi que Kat lui avait appris. Inspirer, expirer, vas-y, Har', vas-y.
Vague. Vague. Vague. Inspirer. Expirer.
L'air était empli d'un brouillard glacial, pourtant, pas comme en Floride où il était tiède même en hiver, mais froid comme le souffle d'un Détraqueur. Et ce rugissement n'était pas du tout celui de l'océan mais sa propre respiration laborieuse.
Ou peut-être était-ce le feu, parce que Dumbledore avait mis le feu au corps de Voldemort, et les flammes lui lançaient la chaleur au visage. Ron et Sirius avaient chaud aussi, là où ils le soutenaient, et l'Animaserum de Snape était chaud en lui, et la main de Dumbledore sur son bras aurait dû être chaude aussi mais elle ne l'était pas, bizarrement, et il était en train de dire d'un ton insistant « Tu dois y aller maintenant, mon garçon. Tu as fait ta part du travail et la mission qui reste n'est pas pour toi », mais comment pouvaient-ils savoir que Voldemort était mort, comment pouvaient-ils être sûrs, il était absolument vital pour eux d'être sûrs…
Harry s'assit dans un sursaut, son propre gémissement le tirant de son rêve. Il passa ses mains moites sur son visage. « Lumos ». Sa voix était tremblante.
Quand son cœur arrêta de battre follement, il se leva et alluma chaque lampe et bougie dans la chambre.
oOoOoOo
Quand Harry retourna à la Salle Commune, Summs était parti et McGonagall était assise sur un canapé entouré de livres et de tasses de thé vides. Si elle n'avait pas eu une robe différente, Harry aurait été certain qu'elle avait passé la nuit là.
« -La fille…
-Aucun changement. »
Le petit-déjeuner était déjà servi sur les buffets –du café aussi bien que du thé, ainsi que Harry fut soulagé de le remarquer. Alors qu'il se beurrait un petit pain, la porte de la Salle Commune s'ouvrit et Hermione et Draco entrèrent.
Hermione était déjà en train de parler rapidement.
« -Non, mais c'est étrange, n'est-ce pas, qu'ils choisissent un Serpentard ? Si ce sont vraiment les Mangemorts, je crois que… »
Malfoy était vêtu de vert foncé aujourd'hui, mais Hermione portait encore la robe de la veille. Harry ne se préoccupa pas de ces implications ; l'heure n'était pas au flirt, même si ça avait été quelqu'un d'autre que Malfoy.
« -Quoi ? Ils épargneraient la maison de leur ancien camarade dans une sorte d'ancienne loyauté , était-il en train de dire à Hermione. Ou peut-être…oh, des framboises ! »
Il fondit sur les fruits, l'air presque humain.
Harry poussa quelques livres sur le côté pour s'asseoir près de McGonagall. Hermione s'assit dans un fauteuil tout proche et les regarda tous les deux.
« -Vous n'avez pas fermé l'œil de la nuit, n'est-ce pas ?
Elle-même avait l'air plutôt lasse.
-Maddie et moi avons passé chaque centimètre carré de la Grande Salle au peigne fin, fit McGonagall. Et ensuite Albus et les fantômes ont recommencé. Il n'y avait pas de faille suffisamment large dans les murs ou au plafond pour laisser entrer le moindre souffle d'air. »
Elle se frotta à nouveau les yeux.
Hermione fronça les sourcils, profondément plongée dans ses pensées.
« -Comment voyage un sort ?
-En ligne droite, comme un jet de lumière », répondit rapidement Harry. C'était presque mot pour mot ce qu'il y avait dans le livre de Défense Contre les Forces du Mal de sixième année. « Il peut se refléter ou se réverbérer comme la lumière…
-…mais il ne peut disparaître à un endroit pour réapparaître à un autre, et il ne peut pas traverser une grande masse d'eau, et il ne peut s'incurver, déclara Hermione en achevant la citation. Et il ne peut passer à travers un mur de pierres massif, ajouta-t-elle tandis que Malfoy arrivait avec une assiette largement remplie de framboises. Je suis surprise que tu n'aies pas simplement pris le saladier de service, Draco.
-Les elfes de maison l'ont lié à la table, dit-il la bouche pleine, et une fois de plus perché sur le bras de son fauteuil.
-Ils sont sages envers toi. »
Elle tendit la main et il y déposa trois framboises. Harry regarda McGonagall pour voir si elle trouvait cette exhibition aussi écoeurante que lui, mais elle était déjà à nouveau en train de tourner les pages d'un livre, se massant les tempes du bout des doigts.
« -Je dis toujours que nous devrions prendre en considération la possibilité qu'il y ait une parcelle de vérité dans la superstition à propos de la chaise de Crabbe. Qu'il y a peut-être quelque chose d'inhabituel dans la chaise elle-même.
-Nous l'avons examinée très attentivement, déclara McGonagall.
-Mais pas juste après, dit Hermione.
-Bien, dit Malfoy. Je vais le redire. 'Mione, connais-tu une quelconque façon de jeter un sort à une chaise ? . Quand elle fut silencieuse, Malfoy regarda autour d'elle. Potter ! Est-ce que tes bâtards de magiciens Yankee ont une méthode pour le faire ?
-Ferme-la, Malfoy , déclara Harry.
-Harry !
Hermione lui lança un regard furieux.
-Et bien la réponse est non, fit Harry. Je pourrais transformer une chaise en autre chose, ou transformer autre chose en chaise. Ou…la faire s'effondrer quand quelqu'un s'assied dessus…
-Placer un de ces coussins pourris des Weasley qui fait un bruit malpoli quand quelqu'un s'assied dessus, déclara Malfoy.
-Faire apparaître une chaise là où il n'y en a vraiment… , songea Hermione.
Harry cligna soudainement des yeux.
-Bien, je ne sais pas comment le faire par moi-même, mais il y a une méthode de magie noire pour mettre une partie de soi-même dans un objet. Il déglutit. Comme le journal de Tom Riddle.
Il y eut un instant de silence.
-Nous n'y croyons pas vraiment…que Voldemort ait fait ça, fit Hermione d'un ton hésitant.
-Voldemort est mort, déclara catégoriquement Harry. Croyez-moi, je tiens de très bonne source qu'il est parti pour de bon. Il arrêta de toucher sa cicatrice. Bien que je ne sois pas convaincu qu'il n'ait pas encore des supporters en activité, ajouta-t-il.
Hermione ignora cette remarque.
-Ce serait comme ensorceler un objet pour qu'un sortilège se déclenche quand il est touché ». Elle semblait penser tout haut. Comme une mine terrestre.
-Une quoi , fit McGonagall, mais Harry vit où Hermione voulait en venir et la coupa.
-Madame la directrice, dites-moi ce qui est arrivé à Lark Brown. Dites-moi exactement.
-J'attendais sur la rive quand Hagrid a amené les bateaux des première année, fit McGonagall. Et elle avait même à peine attendu que le bateau arrive sur la rive –je me rappelle avoir pensé que nous aurions tous du travail, à suivre cette… . Elle cligna rapidement des yeux. Et avant que j'aie pu lui tendre la main, elle s'est hissée sur le bord du bateau et a posé le pied sur le sol. Elle s'arrêta. Elle a posé un pied sur le sol et elle a hurlé…
-Comme si la malédiction venait du sol lui-même », fit Hermione.
Harry se redressa soudainement.
-Remus m'a dit que Sirius n'avait pas été tué avant qu'il ne touche les portes d'entrée avec sa canne.
-Oui, murmura McGonagall presque pour elle-même. Et Irma Pince a été frappée par un sortilège de Lockjoint au moment même où elle a touché la porte de la bibliothèque pour la première fois.
-Le professeur Aerie n'a pas pu s'arrêté de vomir pendant deux jours après qu'elle ait essayé une première fois de se rendre dans la vieille salle des potions, remarqua Hermione.
-Elle n'est pas la seule, dit McGonagall. Personne n'a été capable de mettre un pied dans cette aile depuis que nous avons repris le château. C'est comme si tout le monde était maudit, toutes les personnes qui se sont aventurées là-bas après que…après que Severus… »
Ses yeux se dirigèrent vers Malfoy.
« -Après que le professeur Snape et mon père se soient entretués là-bas, déclara Malfoy d'un ton impassible, et le visage de McGonagall se contracta, mais elle opina de la tête.
-Sofia a déjà ressoudé quatre os brisés, dit Hermione après un moment.
Malfoy acheva ses pensées.
-…ce qui s'est produit la première fois où un élève a ouvert la porte d'un dortoir. »
McGonagall acquiesça.
Ils se regardèrent mutuellement.
« -Quelqu'un a miné Poudlard, déclara lentement Hermione. C'est pour ça que nous ne pouvons pas nous protéger des sortilèges –parce qu'ils ne viennent pas de l'extérieur. Quelqu'un a pu faire ça il y a des mois, et les sorts seraient simplement là, attendant que quelqu'un touche la mauvaise chose. »
McGonagall lança un regard nerveux à la Salle Commune. Harry pouvait voir son opinion. Tous les meubles, les portes, le sol avaient soudainement l'air menaçant.
Mais Malfoy parut soulagé.
« -Alors c'est vraiment fini », déclara-t-il très doucement.
Harry leva les yeux rapidement et le vit regarder non pas les meubles mais les fenêtres comblées.
« -Tout sauf le nettoyage ». Hermione avait l'air pensive. Neville dit qu'ils ont eu une éruption d'événements étranges au Ministère, eux aussi. Elle s'assit. Et si ça a été miné... Elle n'eut même pas à achever sa pensée. Nous devons faire quelque chose.
-Bien sûr, si tu connais un moyen de lever un sort quand tu ne connais ni le sort ni la victime…
-Attendez, fit Harry. Je connaissais un gri-gri contre les ensorcellements cachés. En voyant leur expression confuse, il clarifia : un sort, une potion. Je vais envoyer une oie au docteur Bokor et j'aurai les détails.
-Tu ferais mieux de voir avec Hermione pour qu'elle fasse un Transauditum, dit Malfoy. C'est peut-être le milieu de la nuit dans les colonies, mais nous n'avons pas de temps à perdre. »
oOoOoOo
« -Romarin, fit Harry. »
Il avait tiré le directeur d'un sommeil sonore pour demander la recette du gri-gri pendant que McGonagall était allée expliquer la situation aux autres professeurs. Ensuite Harry, Hermione et Malfoy s'étaient rendus dans la nouvelle salle des potions, une ancienne pièce de stockage aménagée à la hâte avec des éviers, des tables à découper et les provisions assez insuffisantes que le personnel avait été capable d'acheter pour remplacer la réserve inaccessible de Snape.
« -Je l'ai, »déclara Hermione en tendant la branche à Harry.
Il l'ajouta dans le chaudron d'eau bouillante.
« -Pouliot (1)
-Je l'ai.
-Ammoniac.
-Pfiou, vraiment ? OK, très bien.
-Poudre à canon.
-Je l'ai.
-Et maintenant quoi ? demanda Draco.
-Maintenant nous le laissons refroidir, dit Harry en regardant ses notes, et ensuite nous nous laverons les mains et les pieds dedans et nous les laisserons nous conduire aux ensorcellements secrets.
-Oh ? demanda Malfoy avec un intérêt exagéré. Et quand devrons-nous dire bibbiti-bobbiti-boo ?
-Ferme-la, Malfoy, lâcha Harry en serrant les dents.
Pour empirer les choses, Hermione était en train de glousser.
-Harry, dit-elle. Maintenant, admet-le. Si quelqu'un comme Ron avait dit quelque chose comme ça, tu aurais ri.
-Oui, et bien j'aime Ron, marmonna Harry.
-La question est : Quand nous aurons trouvé ces ensorcellements, que devrons-nous en faire ? Je suis presque sûre que Stheno's De Rerum a un moyen d'identifier un sortilège inconnu –ou peut-être que c'était Opinicus-… Elle farfouilla dans son sac bandoulière et chercha dans des livres. Attendez, c'est là. « Quand cette baguette sur la source d'enchantement sera amenée, alors vous devrez prononcer Patefaco abstrusi, et en vérité, par sa propre vision serez vous éclairé. »
-Bien, fit Harry après un moment, ça vaut la peine d'essayer.
Et il retira ses chaussures.
-Qu'est-ce que tu as là ?
Malfoy était en train de regarder sa cheville.
-Oh, Harry toucha la corde de cuir tressé. Mon…Sunday l'a fait pour moi. C'est une véronique. (2) Une sorte de charme populaire.
-Ce que c'est primitif et d'un intérêt exceptionnel, fit Malfoy d'une voix traînante.
-Tais-toi, Draco, déclara Hermione. Quels nœuds intéressants, continua-t-elle pour Harry. Ils ressemblent assez à des sigiles de calligromancie simple. Je me demande si…
-Ce n'est pas vraiment magique, fit Harry à la hâte pour l'éloigner d'une autre digression. C'est juste une jolie superstition, a dit Sunday. Et ce truc est probablement froid maintenant.
-Pfiou, lâcha Malfoy quand ils eurent tous baigné leurs mains et leurs pieds. Nous sentons comme la cuisine des Weasley. Et maintenant ?
-Si notre théorie est correcte, ce serait logique d'aller dans un endroit qui a été déserté depuis Avant », fit Hermione.
Malfoy fit un pas, puis il recula, fronçant les sourcils.
-Je sens… »
Harry était en train de marcher vers le coin du fond, toujours chargé d'articles qui avaient été entreposés dans la pièce.
« -Une impulsion, dit-il avant de tendre la main vers la poignée d'un meuble.
-Attends ! Hermione l'arrêta, pointant sa baguette sur le meuble, et dit : Patefaco abstrusi. »
Il y eut une lumière si brillante que Harry ferma les yeux. Après un moment il les ouvrit, toujours en plissant des yeux. Le meuble était éclairé d'un réseau de ce qui ressemblait à un néon jaune. Un tortillement de lumière pendait du loquet.
« -Wow, dit Harry.
-C'est de la calligromancie très sophistiquée, fit Malfoy.
-Tu es sûr que tu ne penses pas simplement ça à cause de la véronique de Harry , demanda Hermione.
Malfoy lui lança un regard noir.
-Mon père avait un intérêt particulier dans la matière.
Hermione avait un livre.
-Très bien, alors je peux commencer avec la calligromancie de Bodoni », dit-elle joyeusement. Et nous aurons besoin d'un moyen de les désarmer sans blesser personne. Ensuite nous aurons besoin d'une façon de répandre le sort pour qu'il fonctionne sans avoir à trouver d'abord la malédiction, et… Elle leva les yeux. Allez chercher Minerva et les autres. Venez me voir à la bibliothèque après dîner. »
(1)Penny royal pouliot Plante aromatique du genre des menthes, aux propriétés antispasmodiques et stimulantes.
(2) Speedwell Veronique Plante herbacée de la famille des scrofulariacées.
