Titre anglais : Transfigurations

Titre français : Métamorphoses

Auteur : Resonant

Ancienne Traductrice : Jess HDH

Nouvelle traductrice : Angel's heaven

Correctrice : Tigrou 19

Couple : HP/DM

Rating : M (et même plus)

Etat actuel de la fic anglaise : Terminée. (16 chapitres + 1 épilogue.)

État de la fic en français : 5; Fini : 5,17 et l'épilogue;En cours : la suite 0

Résumé : Cinq ans après la défaite de Voldemort, Harry retourne en Angleterre pour participer à la réouverture de Poudlard.

Disclaimer : Cette histoire est basée sur des personnages et des faits crées et appartenant à J.K. Rowling. Aucun argent n'en est retiré. L'histoire de cette fic appartient à son auteur, Resonant, et la traduction du 1er chapitre à sa 1er traductrice, Jess HDH.

Le reste de la traduction à Paradise Of Readers

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Nous avons l'autorisation de reprendre cette traduction

Bien que nous avons eu l'autorisation de reprendre les chapitre déjà traduit,

par StarsAngel01

nous avons retraduit dès le début!

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Nous recherchons

- 2 bêta traductrices( personne pouvant traduire mais n'ayant pas le courage, mais qui serait utile pour vérifier les traductions, et modifié s'il le faut!!!!)

- 2 bêta correctrices

&

Sinon petite nouvelle,

Merlin's est entièrement traduit,

ainsi que life….le Tome 1!

Le Tome 2 est en cours

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Avertissement : Attention, ceci est un slash ! Homophobes, veuillez vous abstenir, merci. Cette fic mérite amplement le rating M car elle contient des scènes explicites alors vous êtes prévenus, fic pour adultes !

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Nous avons tout les accords pour pouvoir traduire cette histoire

Ainsi que la reprise du 1er chapitre!

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Et oui un nouveau chap!

Nous vous souhaitons très bonne lecture et n'oubliez pas de reviewver!

Eni et Onarluca

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Chapitre 5 Cours.

Parmi les hululements des hiboux du matin, Harry entendit le cri bien défini d'une oie.

-Spielberg ! Par ici ! » Avant que Harry ait pu dégager un espace sur la table, une oie grise atterrit avec un gloussement mécontent dans son bol d'avoine. » C'est l'oie de livraison transatlantique de l'Assemblée », expliqua-t-il à Hermione tandis qu'il essuyait Spielberg avec une serviette, et l'oie lui pinça joyeusement les doigts puis ensuite accueillit bruyamment Hedwige.

Harry détacha le paquet d'une des pattes palmées et leva le charme d'étanchéité qui se trouvait dessus.

Har', espèce d'andouille, » faisait la note de Kat, » tu croyais vraiment que nous te laisserions partir ne laissant toutes tes lettres derrière toi ? Tu veux négliger tes amis, bien, mais laisse-nous en dehors de ça. Et si tu ne veux pas les lire, pour l'amour de dieu range-les au moins dans un endroit sûr jusqu'à ce que tu reviennes à la raison. Tu me manques –passe-leur à tous un coucou de ma part pour moi et envoie-nous un hibou si tu ne peux pas vivre sans Twinkies.

Harry fixa l'épais tas de lettres avec dégoût. Celle qui se trouvait sur le dessus de la pile était ouverte et le message sorti ; il pouvait voir les armes du Ministère et quelques mots : « En accord avec les termes du testament de Sirius Black… ».

Mais il ne pouvait se résoudre à les brûler, et étant donné la façon dont Hermione tentait de regarder par-dessus son épaule, quelqu'un y fourrerait son nez s'il essayait de les jeter.

Finalement il les ramena dans sa chambre et les mit tout au fond de l'armoire libre, derrière sa malle et ses valises.

Il n'avait vraiment pas le temps de les regarder.

oOoOoOoOoOo

-Pour la seconde fois, j'aimerais vous souhaiter à tous la bienvenue à l'école de Magie et de Sorcellerie de Poudlard », annonça McGonagall avec ironie.

Il y eut un petit bruit d'applaudissement venant des tables des élèves.

-Je m'en remets à vous », poursuivit-elle, » pour vous installer aussi confortablement que vous le pourrez dans l'espace plutôt étroit disponible dans les dortoirs. Comme le personnel continue à lever les sortilèges, plus d'espace se libère. Et finalement, j'aimerais annoncer que demain nous commencerons enfin les cours-«, il y eut un grognement de la part de quelques élèves, » -et l'entraînement de Quidditch.

A ça, le grognement se changea en hourras qui durèrent quelques minutes avant de s'interrompre quand la nourriture apparut.

Harry soupira de satisfaction. Un repas chaud, pour la première fois depuis des jours –et les elfes de maison s'étaient avoués vaincus avec les denrées qui ne pouvaient être tirées du buffet de la Salle Commune. La table était chargée de rôti de bœuf, de soupe de légumes et de purée de pommes de terre.

Harry attaqua ignorant la voix traînante de Malfoy venant de l'autre côté d'Hermione. Maintenant les choses pouvaient commencer à revenir à la normale.

-Vous avez de la place pour un autre ?

Il leva les yeux –puis les leva encore.

-Ron ? Ron ! ». Il lâcha sa cuiller dans sa soupe avec un grand splash et se leva pour passer ses bras autour des épaules de Ron aussi loin qu'ils allaient –sûrement qu'il n'avait pas été aussi accueillant la dernière fois qu'ils s'étaient rencontrés. « Qu'est-ce qui peut bien t'amener ici ? La dernière fois que tu m'as envoyé un hibou tu étais en Bulgarie.

Ron lui renvoya son accueil.

-J'ai rencontré un ami de Dubois au Maroc. Il m'a dit qu'ils avaient à nouveau quelques problèmes ici, alors j'ai pensé que je pourrais voir si vous aviez besoin d'un coup de main. J'ai un don pour réparer les choses, et on dirait qu'il y a deux-trois trucs à redresser ici.

Il tira la mèche de cheveux qu'Hedwige aimait mâchonner, derrière l'oreille de Harry, avec presque le même sens.

-Tu piques, Harry. Quoi ? Il n'y avait pas de barbiers aux Etats-Unis ? Ou bien étais-tu trop occupé à prendre des bains de minuit avec Tuesday ou peu importe son nom ..

-Tu as une mine fantastique », fit Harry hâtivement.

C'était le cas. Il était même plus grand qu'il ne l'avait été la dernière fois qu'ils s'étaient rencontrés, et il s'était considérablement étoffé, aussi. Il était finalement parvenu à bronzer sous ses tâches de rousseur, et le soleil lui avait éclairci les cheveux jusqu'à leur donner la couleur d'un penny américain fraîchement poli. Un sac à dos en peau de dragon tannée dont dépassait le manche d'un grand couteau pendait d'une de ses épaules.

-Attends qu'Hermione te voie.

-Attends que je vois qu…». Hermione s'arrêta net en plein milieu d'un mot. « Ron ?

Ses yeux s'agrandirent.

Ron sourit malicieusement.

-'Lut, Hermione », fit-il.

-Mais…La dernière fois que tu m'as envoyé un hibou, tu étais en Nouvelle-Zélande ! Et…mais je…

Elle se leva enfin et l'étreignit maladroitement, l'air encore agité. Ron était en train de rougir. Harry dissimula un sourire.

-Ron », dit Hermione d'un ton plutôt mordant, » tu te rappelles de Draco, bien sûr.

Harry s'immobilisa en les regardant. Si Malfoy sortait un mot de travers, il…

Malfoy se leva lentement.

-Weasley », fit-il d'une voix lente, mélodieuse et complètement inconnue, et Harry pouvait voir ses yeux parcourir le tee-shirt bleu de Ron déteint par le soleil et remonter vers ses cheveux éclaircis. » C'est bon de te voir de retour.

Il lui tendit la main.

-«Malfoy », déclara Ron avec précaution, et il lâcha sa main trop tôt pour être vraiment poli. Son regard passa de Malfoy à Hermione et ses yeux se plissèrent. Mais au même moment Charlie passa saluer son frère, suivi par presque toutes les personnes présentes à la table du personnel, et Harry n'eut que le temps de lancer à Ron un « Explique-moi » silencieux du regard et fut content de voir que tout semblait aussi étrange à Ron que ça l'était pour lui.

oOoOoOoOoOo

-Comme une quoi ?

Ron fronça les sourcils depuis le canapé de la salle du personnel.

-C'est une arme moldue », dit Harry. « Une arme explosive, ils l'enterrent et elle peut rester des années avant que quelqu'un ne marche dessus et ne la déclenche, ce qui le tue. Ou dans notre cas, ne soit touché par un sortilège et frappé de convulsions ou de quelque chose d'autre.

Ron hocha la tête.

-Un sort qui pourrait avoir le même résultat…c'est une foutue arme ». Il fronça à nouveau les sourcils. « Mais si on peut faire ça, pourquoi organiser tout ce foutoir ? Les convulsions, les incendies, les explosions, la douleur…Pourquoi ne pas simplement en prévoir une qui ferait sauter tout le bâtiment et en finir une bonne fois pour toutes ?

Il versa une autre cuiller de sucre dans son thé.

Harry jeta un coup d'œil à Hermione, qui fixait la main de Ron sur sa cuiller. Malfoy, assis sur son perchoir habituel qu'était la chaise d'Hermione, sourit sournoisement et la poussa.

-Tu as une réponse à cette devinette ?

-Hmm. Oh, et bien…à vrai dire j'y pensais, à cause de quelque chose que Phoenix et Ursa ont trouvé. Laissez-moi vous montrer ». Elle fit apparaître un morceau de parchemin et dessina un nœud quelque peu familier.

-A présent, vous le reconnaissez, n'est-ce pas, Harry ?

Harry la regarda sans comprendre ; tous les nœuds se ressemblaient, selon lui. Elle soupira.

-Draco ?

-C'est un de ces sortilèges de gonflement des articulations, non ?

Le crâneur.

Elle acquiesça, rayonnante, et traça ensuite une longue courbe reliant ce nœud à un autre.

-A quoi ça te fait penser ?

-C'est une clause de possibilité de choix…non, attends, ce n'est pas ça. Ça fonctionne comme un objet direct, mais je ne peux pas dire ce que ça signifie.

-Ce que ça signifie », fit Hermione sombrement, » c'est « Ministère de la Magie.

Ils la fixèrent tous.

-C'est étonnant », déclara Malfoy. Il prit le parchemin des mains d'Hermione. « Un déclenchement dans les halls de Poudlard pour toucher des gens qui se trouvent à des kilomètres d'ici, même des années après que le sort ait été lancé –celui qui l'a jeté pourrait tout aussi bien être mort- par les cloches de l'enfer voila qui est élégant ». Il parcourut le dessin d'Hermione d'un doigt long. « Un héritage de chaos et de ruines qui perdure. Qui que ce soit qui ait lancé cette malédiction, c'est certainement un Serpentard.

Harry le regarda, écœuré. Malfoy lui retourna son regard d'un air de défi.

-Oui, Potter ? » fit-il. « Tu n'aurais pas plutôt ce genre d'état d'esprit de ton côté ?

oOoOoOoOoOo

Sur les coups de minuit, Malfoy, dans un tourbillon de robes que la seule physique ne pouvait expliquer, s'éclipsa par les grands escaliers menant à ses appartements. Pendant un instant ou deux après qu'il soit parti, la Salle Commune resta silencieuse, puis ensuite Ron se tourna vers Hermione et fit :

-Si tu étais en manque d'amis, tu aurais pu m'envoyer un hibou. J'aurais tout laissé tomber pour te rendre visite.

Harry ricana.

-Ron », dit-elle.

-Bien, alors explique-moi ça, Hermione », fit Ron d'un ton irrité. »Comment es-tu passée de … », il buta sur légèrement le mot, » …de « Sang-de-Bourbe » à 'Mione en si peu de temps ?

-Ce n'est pas aussi peu de temps », dit-elle. « Nous nous sommes mis à travailler ensemble peu de temps après que nous ayons quitté Poudlard, quand Draco a contacté le professeur Dumbledore depuis le camp des Mangemorts et a offert ses services en tant qu'espion. Je venais juste de comprendre comment placer un lien de Transauditum, et puisque ça ne demandait aucune magie à la personne se trouvant à l'autre bout, c'était parfait pour rester en contact avec lui sans pour autant lui faire courir un trop grand risque.

-Parce que le Ciel a interdit à Malfoy de courir le moindre risque », déclara Harry.

Hermione lui lança un regard de pur dégoût, mais ne répondit pas.

-Il nous a fourni des informations pendant un an –c'est lui qui a surpris la discussion sur le sort de Fratrium, la partie qui m'a permis d'entamer des recherches sur la façon le lier ta baguette à celle de Voldemort.

Harry avait appris que son duel avec Voldemort était une victoire collective –la recherche d'Hermione, la potion de Rogue lui permettant de continuer malgré son épuisement physique ; Ron, Sirius et Dumbledore le soutenant presque à la fin tandis que les autres retenaient les Détraqueurs et les Mangemorts- mais ça le contrariait que Malfoy ait pris part à ça.

-Je pensais que tu y étais arrivée par toi-même.

Elle secoua la tête.

-Quoi qu'il en soit, il a finalement été découvert, et ce n'était plus sûr pour lui de rester avec eux. Ça devait être un peu avant ton duel, Harry. Alors Minerva l'a sorti de son camp d'une façon ou d'une autre, je l'ai reçu de l'autre côté et je l'ai envoyé directement sous le Programme de Protection des Sorciers.

Ron éclata de rire.

-Tu n'as pas fait ça ! », dit-il. « Pas étonnant qu'il ait arrêté cette absurdité de Sang-de-Bourbe !

Hermione sourit.

-Oui. Maintenant il dit que… », elle imita la voix traînante de Malfoy, » qu'en général nous ne sommes pas pires que la plupart des sorciers. Bien que ça ne veuille pas dire grand-chose.

-Qu'est-ce que c'est que le Programme de Protection des Sorciers ? », demanda Harry.

-Tu n'e as jamais entendu parler ? », fit Ron. « Non, je présume que tu ne l'as pas fait –ce n'est pas comme si tu avais grandi en entendant parler de Aloysius Grimble, « l'Œil Scrying ». J'ai toujours pensé que c'était juste des histoires, pourtant.

-Non, c'est vrai », déclara Hermione, » bien que ça soit bien plus compliqué que ça en a l'air dans les histoires policières sorcières.

-Qu'est-ce que c'est que exactement ? », fit à nouveau Harry.

-Et bien…nous l'avons transformé en Moldu provisoirement.

Harry en renversa presque son thé.

-Vous quoi ?

-C'était le seul moyen de le protéger », dit-elle d'un ton sérieux. « Bien entendu, tu sais que la magie attire le pouvoir, n'est-ce pas, Harry ? Et la Marque des Ténèbres tire son pouvoir de la personne qui la porte, tout le monde le sait. Alors tant que Draco était porteur de magie, Voldemort pouvait le pister magiquement partout où il allait. Mais si nous utilisions un sort d'Emagium pour le couper de sa magie, ce n'était plus qu'un affreux tatouage. Il pouvait se cacher aussi longtemps qu'il en avait besoin, jusqu'à ce que les Détraqueurs qui se trouvaient aux alentours ne constituent plus une menace pour lui.

-Mais qu'a-t-il fait ?

Harry essayait d'imaginer Malfoy travaillant dans une des usines d'oncle Vernon ou de tailler les haies de tante Pétunia.

Hermione sourit.

-C'était le pire assistant que mes parents aient jamais eu ». Elle secoua la tête. » Tu aurais tendance à penser que n'importe quelle personne intelligente soit capable de mettre un papier dans un dossier, n'est-ce pas ? La semaine dernière tout juste, Papa a trouvé Anson Durham classé sous la lettre « B », et quand il a attrapé Draco afin lui demander pourquoi, Draco a dit « Ce n'est pas là que vous classez les bruyants » (1) ?

-Ils vont tous bien ? », demanda Harry. « Il n'a pas été affreux envers eux ?

Elle le regarda d'un air désapprobateur.

-Sûrement qu'après tout ça tu ne penseras plus qu'il est diabolique, hein, Harry ?

-Peut-être pas, mais il reste désagréable ». Harry aimait beaucoup les Granger. « Je déteste penser à lui en l'imaginant leur donner des ordres ou les appeler « Sang-de-Bourbe ».

-Il appelle Maman Prudence, vraiment », fit Hermione en souriant. « Une sorte de plaisanterie entre eux. Ils ne me l'ont jamais expliquée.

-Comment appelle-t-il ton père ?

-Papa », répondit-elle.

oOoOoOoOoOo

-Je pense que c'est ce qui arrive quand tu voyages », fit Ron un peu plus tard tandis qu'il étendait une couverture sur le canapé de Harry. « Tu perds la trace de tes amis, et ils se mêlent à des gens bizarroïdes ». Harry ricana et lui tendit un oreiller. «Je suppose que si je le dois, je pourrai être poli, même avec Malfoy. Mais si il lui fait du mal, je lui arracherai la colonne vertébrale et je l'étranglerai avec.

Harry vint s'asseoir à côté de lui.

-Euh…Je ne crois pas que tu aies à te soucier de ça.

-Je ne sais pas. Il n'est peut-être plus un traître, mais il reste une fouine suffisante, orgueilleuse et bonne à rien.

-Bien sûr qu'il l'est », déclara Harry, « mais…je veux dire, ils sont simplement amis. Ce que je veux…c'est un… Il n'est pas intéressé par les filles.

Il fut irrité de constater qu'il était en train de rougir.

-Oh. Oh. Un de ces Malfoy «. Ron n'avait pas l'air aussi surpris qu'Harry s'y était attendu. »J'aurais dû le deviner, si seulement il n'avait pas fait un tel cirque d'avoir toujours une petite amie différente à l'école. Bon, très bien alors, je lui arracherai la colonne vertébrale si il te fait du mal ». Après avoir regardé Harry s'enfoncer pendant un moment, Ron le bouscula. « Je plaisante, Harry.

-Bien », fit Harry en jetant un coup d'œil à Ron « très drôle.

Ron lui sourit

-La tête tourne au ralenti, Harry. On ferait mieux d'aller se coucher ou ta première classe te métamorphosera en buvard par erreur.

oOoOoOoOoOo

Harry jeta un coup d'œil à ses première année avec une expression qui confinait au désespoir.

Poudlard était restée fermée si longtemps que l'âge d'un première année pouvait aller aussi bien de dix à seize ans. Quelques uns d'entre eux avaient reçu des cours privés, quelques autres avaient été livrés à eux-mêmes, et les enfants nés de parents moldus n'avaient jamais vu une baguette jusqu'à ce qu'Ollivander leur en mette une dans les mains il y a un mois.

Et ils étaient Gryffondors. Hardis, chevaleresques et …bon, stupides, aussi. Pas plus de bon sens commun que les écureuils suralimentés de Disney World.

Il y avait Steele, qui répétait le premier mot du sort avant même d'avoir entendu le second. Il y avait Jones, qui avait mal entendu le sort mais préférait s'arranger d'une approximation plutôt que de demander un éclaircissement. Il y avait Osborne, qui connaissait déjà le sortilège et métamorphosait des objets au hasard avec une expression ennuyée.

Quelques allumettes furent transformées en épingles, tandis que d'autres s'enflammèrent, fondirent en amas ou commencèrent à attaquer d'autres allumettes. Harry grogna ; il n'avait pas assez dormi pour faire face à ça. Cinq épingles en argent s'élevèrent en formation et se mirent à voler en direction de Harry. Il n'y avait pas suffisamment de sommeil dans le monde pour faire face à ça.

-Attendez », dit Harry en levant une main, et les aiguilles vinrent s'y planter. « Aïe ! Attendez ! Commutati rescendeo ! Mr Osborne, posez-moi ça –Miss Rainbird, arrêtez ça une bonne fois –finite incantatem- voulez-vous tous juste vous asseoir et la fermer !

La classe devint silencieuse tandis que les élèves le regardaient, et Harry réalisa qu'en élevant la voix d'un ton autoritaire, il avait fini par canaliser Kat Bonnifay.

Il soupira. Ils avaient de la chance qu'il n'ait pas terminé sa phrase par « ou je jette un sort à chacun d'entre vous ».

oOoOoOoOoOo

Harry croisa Ron sur le chemin vers la Grande Salle pour déjeuner. Ron ne boitait pas exactement, mais il marchait avec précaution.

-Qu'est-ce qui ne va pas ? », demanda Harry.

-De nouveaux pieds », répondit Ron.

Harry baissa les yeux. Les pieds de Ron étaient nus, et aussi roses et doux que ceux d'un bébé.

-Des Stormkarls, a dit Charlie. Des esprits musicaux. « Viens et regarde, ce sera un premier cours bien en sécurité ». Mais ce sont des Serdaigles, et ils ne supportent pas si il y a quelque chose qu'ils ne doivent pas savoir.

-Que s'est-il passé ?

-Banks-Martin a demandé aux Stormkarls de jouer la Mesure Interdite.

Harry fronça les sourcils.

-La quoi ?

-C'est comme si nous avions passé des heures à lancer un Auriemclaudium ici et là avant que nous ayons pu rompre l'enchantement pour que les élèves arrêtent de danser ». Ron soupira. « Sofia pense qu'elle sera capable de faire repousser tous leurs pieds à temps pour les cours de demain.

Hermione était déjà à table. Elle avait de faibles traces d'encre bleue partout sur le visage et les mains.

-Quel désastre. Des plumes volant partout. Il m'a fallu une heure pour les désenchanter ». Elle posa sa tête sur la table. « Les Serpentards », dit-elle. »Si ils ne peuvent pas utiliser une technique immédiatement pour ensuite avoir ce qu'ils veulent, alors ils feraient tout aussi bien de ne pas se tracasser du tout à l'apprendre.

-Malfoy a dû avoir les Poufsouffles en Etudes Moldues », déclara Ron. « Je me demande comment il s'est débrouillé.

Les portes de la Grande Salle s'ouvrirent et Malfoy entra. Il avait une coupe en polystyrène fermement accrochée en plein milieu du front.

-Comme ce qui était attendu », fit Ron.

oOoOoOoOoOo

Au dîner, l'autre main de Harry était bandée aussi, et deux plumes transperçaient la manche de la robe d'Hermione, encore tremblantes et essayant de se libérer.

-Ce sont des élèves inhabituellement terribles, tu ne penses pas ? », demanda Ron.

-Pire que Fred et Georges ? », fit Harry.

-Un point pour toi.

-Peut-être que nous sommes des professeurs inhabituellement mauvais », soupira Hermione.

Malfoy se laissa tomber à côté de Ron. Il avait cassé la majeure partie de la coupe de polystyrène, mais Harry fut malicieusement content de constater que la base de la coupe se trouvait encore sur son front.

Malfoy jeta un coup d'œil à Hermione, qui fut incapable d'étouffer un gloussement.

-Pas un mot, tu m'entends ?

-Qu'avons-nous fait de mal ? », gémit Hermione.

-C'est le mélange », déclara Harry. « On ne peut pas mélanger les tranches d'âge comme ça sans avoir de problème.

A sa grande surprise, Malfoy fut d'accord avec lui.

-Sans parler des différences de niveau. J'ai des élèves de ma classe qui ont vécu avec les Moldus toute leur vie, et des élèves qui n'ont jamais entendu parler d'une automobile. Comment puis-je faire cours à tous en même temps ?

Hermione hocha la tête.

-Osborne a eu un professeur privé depuis qu'il a six ans, et il veut apprendre tous ses sortilèges avancés à Jones, seulement Jones n'a jamais parlé le Latin avant et continue à avancer en Français…et « noster » et « notre » ont le même sens, mais dans un sort l'effet est complètement différent…

-Nous allons devoir rompre les maisons », dit Malfoy. » Ce dont nous avons besoin, c'est de les tester et ensuite de les mettre dans une classe en fonction du niveau au lieu de le faire selon la maison.

Il frotta les morceaux de la coupe sur son front d'un geste irrité.

-Tu veux un coup de main pour ça ? «, demanda Ron.

-J'ai déjà essayé un sort de Décollement », déclara Malfoy. Ron, l'ignorant, attrapa quelque chose sur la table de sa main gauche, agrippa le visage de Malfoy de la droite, et se mit à murmurer le sortilège pour séparer les choses. « Je veux dire, tu n'es très certainement pas le premier gars qui ne peut retirer ses mains de moi, mais…

Les morceaux de la coupe tombèrent devant lui sur la table. Il fixa Ron.

-Quelques fois on a besoin d'un sort de Décollement et d'un couteau à beurre », dit Ron.

oOoOoOoOoOo

Les élèves commencèrent à arriver à leur table juste au moment où la plupart des professeurs finissaient de manger.

-Bien », fit Malfoy. » Potter, je présume qu'il est l'heure pour toi et moi d'y aller et de commencer à lever les sorts des dortoirs ». Le premier jour de cours avait été si riche en événements que Harry avait presque oublié qu'il y avait là-bas plus de mines magiques à désamorcer. » D'un autre côté…et bien, l'ensemble des élèves est tassé dans deux chambres par maison –je frissonne rien que d'y penser. Je ne sais pas ce qui pourrait être pire, des rivalités ou des histoires d'amour.

Harry acquiesça rapidement.

-Nous devrions commencer par donner plus de place aux Gryffondors.

-Je crois à peine … », commença Malfoy mais Hermione leur lança un coup d'œil à tous les deux et tendit une pièce de forme pyramidale à Malfoy. « Très bien », dit Malfoy en jetant un regard suspicieux à Harry. « Weasley, tu la lances.

La pièce tomba sur sa face rouge et Harry ne put réprimer un sourire. Encore une petite victoire pour Gryffondor.

Les Mangemorts occupants avaient détruit une bonne partie des meubles, et ce qui restait semblait bien plus petit et plus terne que ce dont Harry se souvenait.

Ils désamorcèrent quelques petites malédictions là-bas et dans les deux pièces où les élèves dormaient actuellement, puis ils brisèrent le ruban noir sur la première des salles condamnées. C'était étrange de voir la pièce si vide ; elle avait appartenu à Angelina, Alicia et le reste de leur année, et la dernière fois qu'il y était entré, il n'avait même pas été capable d'en voir les murs.

Quand ils allumèrent la bougie, ils trouvèrent la chambre illuminée par des sorts dissimulés. Après les quatre première fois où Malfoy la battit à les identifier, Harry admit à contrecœur que Malfoy était meilleur que lui dans ce domaine et le laissa poursuivre.

« Explosions, douleur, douleur, et oreillons…un rare, celui-là ». La longue chevelure de Malfoy se divisa à l'arrière de son cou tandis qu'il se penchait sur le parchemin d'Hermione, mais ça ne servait à rien de la rattacher. »Prêt ? Nodu'stinguo.

Harry dut admettre que c'était satisfaisant d'ôter la rangée de sortilèges en un rythme parfait, particulièrement après le chaos de la journée. Malfoy n'était pas trop dur à supporter au travail du moment où il ne disait rien qui ne soit pas du Latin.

Ils défirent les sortilèges de la chambre des filles de l'année de Ginny sans s'arrêter, et après un peu de repos de retour dans la Salle Commune –qui faillit presque se transformer en sieste- Harry ne put plus éviter sa propre chambre.

Elle avait l'air pareille et pourtant différente –pas de posters de football derrière le lit de Dean, pas de Rappeltout brillant en rouge sur la table de chevet de Neville, pas d'Eclair de Feu appuyé contre le mur. Juste du papier peint déchiré en bandes et un grand trou creusé dans le sol. Harry dressa la bougie avec une boule dans la gorge.

Son ancien lit était si lourdement miné que la lumière le fit plisser des yeux.

-Ta popularité ne semble pas déclinante avec les années, Potter.

La voix habituellement soyeuse de Malfoy était rauque.

Harry soupira, poussa ses lunettes pour se frotter les yeux et s'assit lourdement sur un des lits.

-Si quiconque avait dormi dans ce lit, ça aurait été un miracle qu'il survive à l'année ». Un des sorts était du somnambulisme et un autre était un sortilège d'impulsions agressives. » Et que ça n'ait pas tué tous ses amis.

-Et je suis sûr », fit Malfoy avec une douceur trompeuse, » que ce serait la première fois que quelqu'un souffre d'être associé à Harry Potter ». Il regarda attentivement et de plus près les sortilèges. « Nous allons devoir barricader celui-ci et y revenir plus tard.

-Tu as trouvé quelque chose que tu as peur d'enlever ? ». Harry lui lança un coup d'œil. « Et qu'est-ce cette remarque est supposée vouloir dire ?

-Tu n'en as pas encore l'habitude, Potter ? N'as-tu pas entraîné deux des Weasley dans les ennuis avant même qu'ils aient eu la chance d'achever leur puberté ? Sans parler de Dig…

-Même toi tu n'es pas assez crétin pour suggérer que je mets volontairement mes amis en danger, Malfoy.

-Je ne suggère rien de tel ». Malfoy avait l'air surpris. « C'est le prix du pouvoir, Potter. Ceux qui gravitent autour d'une personne puissante seront des cibles de ses ennemis, tout le monde le sait. Je suis sûr que même les Weasley l'ont deviné aussi, finalement. Si ils voulaient se réchauffer à la lumière émanant du grand Harry Potter, ils ne peuvent que se blâmer eux-mêmes.

oOoOoOoOoOo

Malfoy devait être parvenu à convaincre McGonagall que le mélange des classes d'âge était un problème, parce qu'elle annula à nouveau les cours pour deux semaines de façon à ce que les élèves soient répartis par niveau. Olivier Dubois monta une sorte de tournoi, où les élèves en rencontraient d'autres lors de duels de capacités organisés par chaque professeur. C'est pourquoi au lieu de se retrouver dans le sentiment de tension et de nervosité des examens, Poudlard eut l'air légèrement chaotique d'un camp en vacances prolongées.

Après que le quatrième meuble eut été pulvérisé par un sort mal dirigé, pourtant, McGonagall suggéra qu'ils effectuent les essais dehors aussi longtemps que le beau temps le permettrait. Et puisqu'il restait des parties des lieux que même les oiseaux refusaient de survoler, ça signifia que Harry et Malfoy devaient passer plusieurs jours ensemble à loucher pour désamorcer des mines qui apparaissaient à peine à la lumière du soleil avec la bougie dressée et enchantée de façon à flotter près d'eux.

Hermione les suivait de près, faisant léviter l'équivalent d'une demi-bibliothèque de livres, prête à jeter un œil à n'importe quel sort qu'ils ne pouvaient reconnaître.

-Celui-ci est en Chinois, tenez, je l'ai juste là », disait-elle, ou « Vous devez barricader celui-ci –regardez, il y en a une partie qui est enchantée de façon à ce qu'il ne puisse être lu que lorsque la lune est nouvelle.

Harry ne parvint pas à se débarrasser de Malfoy lorsqu'ils ne travaillaient pas parce que Ron trouvait des excuses pour se trouver là où était Hermione, et Hermione n'était jamais loin de Malfoy. Harry le voyait du coin de l'œil voler de la nourriture dans l'assiette d'Hermione, faire des plaisanteries atroces et agir comme globalement comme un gamin pourri à une fête de famille où tout le monde pense qu'il est adorable. Harry en était malade.

Depuis l'épisode de la coupe en polystyrène, Malfoy semblait avoir décidé que Ron était son serviteur personnel, aussi. Il était toujours en train de tirer Ron à part pour lui demander si il y avait un moyen de refaire le tapissage des canapés dans la Salle Commune de Serpentard, de reconstruire quelques uns des escaliers détruits durant l'occupation des Mangemorts, de réduire au silence les gonds grinçants des portes de la Grande Salle ou de consolider une rambarde branlante.

-Les sorts de consolidation sont bons aussi longtemps que nécessaires, mais rien ne vaut un sortilège de consolidation associé à de la colle à bois et à quelques allumettes », fit Ron en les sortant de son sac à dos en peau de dragon, et Malfoy lui montra un visage rayonnant comme si il venait tout juste de décliner un vers de poésie.

-Je crois que Malfoy a un ticket avec toi », dit Harry à Ron tandis qu'ils se séparaient aux portes des appartements de Ron.

-Bien sûr que c'est le cas. Les aristos en ont toujours », déclara Ron. « Ça ne me dérange pas. Il garde principalement ses mains pour lui.

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Harry rêva d'une feuille de papier pliée en trois sur une table. Le papier était épais, et le pli du haut se soulevait, comme si le papier était sur le point de se déplier.

Il se réveilla essoufflé par la terreur. « Quel est le problème avec toi ? » se demanda-t-il. « Qu'est-ce qu'il y a bien de si effrayant dans un morceau de papier ? » Mais ses mains continuèrent à trembler.

Hermione lâcha sa cuiller quand il entra dans le réfectoire.

-Seigneur Dieu, Harry, que s'est-il passé ? Tu as une mine horrible.

-Oh merci, Hermione. Ça fait plaisir à entendre ». Il enleva sa main de son bras et poussa sa chaise, grimaçant lorsqu'il heurta le bord de la table en faisant tinter les verres. « Je vais bien. J'ai juste eu du mal à dormir, c'est tout.

Il repoussa une assiette de saucisses un peu plus loin –il pouvait toujours les sentir, mais au moins il ne les entendait plus crépiter et grésiller. Rien sur la table ne semblait même vraiment bon à manger.

-Dure nuit, Harry ?

Ron s'assit à côté de lui et lui tapota l'épaule. Harry hocha la tête d'un air morose et commença à éplucher une orange. Sa nuque était encore moite et froide.

Il était en train d'avaler péniblement son troisième quartier d'orange lorsque Malfoy s'assit en face de lui à la table. Il s'attendait à un commentaire narquois, mais Malfoy se contenta de lui lancer un long regard en plissant des yeux. Puis il pointa sa baguette sur Harry.

-Hey ! » fit Harry, se tendant d'un coup. « Qu'est-ce qu…

-Finit'incantatem », dit Malfoy. « Non non, c'est trop évident. Très bien. Qu'en est-il de ça ? Noloconturbo.

Harry sentit soudain de la chaleur partout. C'est comme si il avait mangé du chocolat après s'être frotté à un Détraqueur. Il fixa Malfoy, qui haussa les épaules.

-Quelqu'un a déclenché une mine dont tu étais la cible directe, évidemment », fit Malfoy en mettant un gros tas de marmelade d'une façon dégoûtante sur son toast. « Tu étais aussi nerveux qu'un chat, hier.

-Ooh, Draco, je ne peux pas croire que je n'ai pas pensé à ça ! », s'exclama Hermione. « Je suis désolée, Harry.

Harry se sentait en équilibre instable.

-Tu ne peux pas juste lancer un Finite sur quelqu'un comme ça », marmonna-t-il. « Tu as dégagé le sort anti-taches de mes lunettes.

Un des coins de la bouche de Malfoy se souleva.

-Ce que j'ai été négligent ». Il se pencha sur la table, prit les lunettes de Harry et les fit briller à l'aide d'un mouchoir couleur crème. »Voila.

Harry prit ses lunettes, se sentant bien moins exposé lorsqu'elles revinrent sur son visage.

-Euh…merci ». Il se força à regarder Malfoy dans les yeux. « Je veux dire…Merci.

Malfoy prit le reste de son orange dans son assiette.

-Mais de rien.

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-Bonjour. Mettez les baguettes sur les tables, s'il vous plaît ».

Harry avait un mélange de trois maisons pour son premier cours de niveau 1 de Métamorphoses. Tous les Serpentards avaient été testés de niveau 3 ou plus, et la jubilation de Malfoy était presque intolérable.

-Sur la table, pas dans votre main, Mr Chun.

Chun, Chun…Un Serdaigle ? Ou peut-être un Gryffondor ? Harry ne put s'en rappeler, mais il soupira de soulagement quand le garçon arrêta de pointer sa baguette sur les livres, les plumes, ses camarades de classes et la lâcha sur la table.

Harry ne les autorisa pas à prendre leur baguette tant qu'ils ne prouvèrent pas qu'ils avaient mémorisé les mots correctement, et ensuite il les laissa faire sur la transformation d'allumettes en épingles. Osborne avait été réparti au niveau 5 en Métamorphoses, et Jones apparut être un bon apprenti lorsqu'il sortait de l'ombre du plus âgé. Et il ferait vraiment un bon Attrapeur. Harry espérait qu'il ne serait pas un de ces garçons qui retourneraient chez eux pour les vacances d'été et revenaient une tête plus grands.

-Comment se sont passé les choses ? », demanda Hermione au déjeuner.

-Mieux. Et toi ?

-Bien mieux », répondit-elle. » Draco ? Et pour toi ?

Rien n'était collé au front de Malfoy, mais il avait l'air un peu crevé.

-Je vais séparer le niveau 1 en deux groupes, je pense », fit-il. » J'ai tous les nouveaux Serpentards, chacun d'entre eux, et ces petits crétins sont fiers de leur ignorance au sujet des Moldus.

La main d'Hermione se posa durement sur le bras de Harry.

-Quoi ? », fit-il. »Je n'allais rien dire.

-Bien », répondit-elle.

À suivre

(1) J'ai dû changer la lettre pour des raisons de traduction. En Anglais, c'était le L, mis pour loud. En Français, c'est devenu B comme bruyant.