Titre anglais : Transfigurations
Titre français : Métamorphoses
Auteur : Resonant
Ancienne Traductrice : Jess HDH, Angel's heaven (disparue sans rien dire, nous laissant en plan !)
Nouvelles traductrices : Novalie, Isaae, Barbotine
Chapitre traduit par : Novalie
Correctrice : Lys
Couple : HP/DM
Rating : M (et même plus)
État actuel de la fic anglaise : Terminée. (16 chapitres + 1 épilogue.)
État de la fic en français : 6; Traduction :Fini
Résumé : Cinq ans après la défaite de Voldemort, Harry retourne en Angleterre pour participer à la réouverture de Poudlard.
Disclaimer : Cette histoire est basée sur des personnages et des faits crées et appartenant à J.K. Rowling. Aucun argent n'en est retiré. L'histoire de cette fic appartient à son auteur, Resonant, et la traduction du 1er chapitre à sa 1er traductrice, Jess HDH.
Le reste de la traduction à Paradise Of Readers
&
Nous avons l'autorisation de reprendre cette traduction
Bien que nous avons eu l'autorisation de reprendre les chapitre déjà traduit,
par StarsAngel01
nous avons retraduit dès le début !
&
Avertissement : Attention, ceci est un slash ! Homophobes, veuillez vous abstenir, merci. Cette fic mérite amplement le rating M car elle contient des scènes explicites alors vous êtes prévenus, fic pour adultes !
Nous avons tous les accords pour pouvoir traduire cette histoire
Ainsi que la reprise du 1er chapitre !
&
Et oui voici enfin un nouveau chapitre de cette histoire, on peu dire que le chapitre 6 était maudit car nous l'avons donné à plusieurs personnes, certaines ont disparu sans laissé de trace, d'autre on simplement dit, après le temps de traduction donné, qu'il ne l'avait pas traduit et qu'il ne le traduirait pas !!
Et enfin, nous avons eu un sauveur ou plutôt une sauveuse !
C'est grave à Novalie que vous pouvez enfin lire la suite.
D'ailleurs un petit conseille, relisez dés le début, après tout ce temps, vous ne devez surement pas vous souvenir de l'histoire.
Nous terminons en vous souhaitant une très bonne lecture et n'oubliez pas de reviewver !
Eni et Onarluca
Chapitre 6 Effet de Vague
À la première fin de semaine de Pré-au-lard du trimestre, Harry entra chez Willow & Wombly et acheta un appareil photo peu coûteux. C'était difficile de le regarder sans penser au pauvre Colin, un correspondant de guerre âgé de dix-sept ans, prenant toujours des photographies d'action pour la Gazette jusqu'au moment où un sort l'arrêta.
Harry se débarrassa de ses souvenirs inconfortables et rattrapa Hermione et Pénélope aux Trois Balais. « Souriez », dit-il.
Il photographia Olivier et Charlie volant sur le terrain de Quidditch pendant un match à un contre un, Remus et Michelle jouant à Chiens et Chacals (1) sur la table du personnel. McGonagall fixant tristement les fenêtres barricadées dans la salle commune du personnel. Ses étudiants de sixième niveau montrant fièrement leurs plumes qu'ils avaient métamorphosées en marguerite. Ron regardant un mur à moitié reconstruit avec un pied-de-biche dans une main et sa baguette coincé derrière l'oreille. Malfoy volant des grains de raisin dans l'assiette d'Hermione.
Coucou Kat, écrit-il. Voici Poudlard, seulement un peu plus petit que je me souvenais, et un peu plus en ruine. Les choses ici sont --
Il effaça « bien » et mâchonna sa plume pendant un moment avant de continuer.
-- un peu plus compliqué que j'espérais pour dire vrai.
Même s'il expliquait la situation – les mines, les étudiants à moitié instruits, la putain d'empreinte de main à l'extérieur de la salle de bain des préfets qu'aucun récurage n'enlevait – il savait qu'aucun de ses mots ne semblerait véridique quand Kat les lirait à haute voix autour de la piscine dans le soleil matinal. Cette vie était un rêve ou celle-ci l'était. Il soupira.
Peu importe, je t'envoie des photos – fais la même chose. Dis bonjour à tout le monde et donne une caresse au chat. Dit à Sunday --
Mais lui et Sunday s'était dit tout ce qu'ils avaient à se dire quand il était parti de Floride, alors peut-être, la meilleure stratégie était un silence digne, ou du moins, s'abstenir de mettre à nouveau son pied dans le plat. Je m'ennuie de vous tous, mais je suppose qu'il était temps que je rentre à la maison.
Après souper, Harry passa de longues minutes dans la salle commune des Serdaigles à attendre Malfoy, trop fatigué pour aller le chercher – trop fatigué pour être contrarié qu'il ne soit pas là où il devait être.
Finalement, il abandonna et partit avec un regard trouble de l'aile des Serdaigle, pensant vaguement à faire une sieste et laisser Malfoy le trouver quand il sera prêt à travailler.
La porte de la salle commune du personnel était fermée. La tête de la statue de Snape était inclinée légèrement et Malfoy était assis sur la base, les yeux à moitié fermés.
« Et pour deux d'entre eux, nous n'avons pu identifier la cible directe, alors nous avons pensé qu'il était mieux de les laisser. » murmurait-il. « Et puis, il y a ceux dont le nœud entier se défait et change de forme, comme s'il pouvait savoir que vous le cherchiez, peux-tu croire cela ? Ils semblaient être une chose quand nous les avons vus la première fois, et puis quand nous venons pour les défaire ils semblent être différents. » Il appuya sa tête contre le genou de pierre et ferma complètement les yeux. « Certains sont en Arabe. »
Harry se sentait curieusement peu enthousiaste de l'interrompre, mais après un moment Malfoy sembla sentir qu'il était là. « Ah Potter » dit-il « Faut retourner aux mines de sel, n'est-ce pas ? » Il se leva, titubant un peu et attrapa la main tendue de Snape. Il semblait aussi fatigué qu'Harry. « Bien, allons-y alors. » Il frôla Harry et se dirigea vers l'aile des Serdaigle.
Harry regarda la statue de Snape. Celle-ci leva un sourcil, mais ne fit aucun commentaire.
Après un moment, il leva un sourcil en réponse, puis rejoignit Malfoy
« Oh, ça par exemple. Regarde ça. »
« Quoi ? » Harry remit ses lunettes à leur place et leva le regard vers Malfoy qui regardait une bibliothèque dans un des dortoirs pour garçon des Serdaigles.
« Souffrance pour la personne qui la déclenche. »
« Tu plaisantes. Tu veux dire c'en est une où nous pouvons faire quelque chose ? »
Malfoy acquiesça. Ils jetèrent rapidement un sort, puis passèrent à la suivante.
Harry s'appuya contre le mur pendant que Malfoy examinait le parchemin. Il gardait ses yeux ouverts – il était si fatigué qu'il commençait à rêver aussitôt qu'il les fermait – mais il perdit un moment. Après un temps, il remarqua que Malfoy était terriblement silencieux. « Qu'est-ce que c'est ? »
Malfoy pointa sans parler. Harry regarda le sort. « Arrêt cardiaque, non ? Nous avons vu ça avant. »
« Suis la première courbe vers le haut – ceci est la cible directe. »
Harry suivit la courbe et la suivit, mais il ne pouvait voir que le début et la fin de celle-ci. Il leva les sourcils vers Malfoy.
« La première chose que tu apprends quand tu prends introduction à la Calligromancie, est comment écrire ton propre nom. » Malfoy traça dans les airs avec sa baguette un nœud serré et complexe de boucles et de pointes. « Malfoy … Draco. » C'était identique au nœud qui complétait la courbe de la cible directe.
Harry regarda fixement, horrifié. « Si nous avions laissé Malik, Bonks-Martin et les autres libres dans cette pièce, ils t'auraient tué la première fois qu'ils auraient fait leurs devoirs.
Malfoy acquiesça. « Pitié, ce n'est pas Gryffondor. » dit-il « Je ne suis plus en danger, alors. » Il roula le parchemin sèchement. « Veux-tu quelques minutes de plus pour l'admirer ou pouvons-nous y aller ? »
La réponse de Kat arriva un matin après le déjeuner alors qu'Harry, Hermione, Malfoy et Ron s'attardaient dans la salle commune du personnel.
Har ! La façon dont tu avais l'habitude d'ignorer tous les hiboux qui venaient de chez toi m'avais fait supposer que nous n'aurions pas de tes nouvelles avant qu'il ne soit temps de te trouver une chambre au Charmant Centre de Retraite Sorcier.
Ton installation s'est bien passée ? Il semblerait que ton travail soit difficile pour toi avec les mines et tout. Nous aurions souhaité pouvoir t'aider, mais personne ici n'a entendu parler de la calligromancie. Le Dr. Boker dit que tu as utilisé quelques-uns de ses grigris, alors comme cela nous savons une chose ou deux que les British ne savent pas.
J'ai demandé à Maman et Papa s'ils en savaient plus sur l'ancienne magie qui pourrait aider, mais ne retient pas ton soufle. Tout ce que je peux dire, c'est que les seuls sorts qui ont survécu chez les Huguenots sont conçus pour rendre la vie de tes enfants un enfer, et la seule qui a survécu chez les Séminoles est un sort pour fabriquer des objets pouvant être vendu dans une boutique de souvenirs. Mais tu as déjà entendu ce refrain de ma part avant.
Harry sourit. Kat était une historienne, et entre autres choses, était entré en extase de jalousie devant les siècles ininterrompus d'enseignement magique européen.
La semaine dernière était très froide – c'est descendu sous la barre des vingt degrés, une paire de plantes d'intérieur ont perdu quelques feuilles. Et quelqu'un a déclaré avoir vu un Plat-eye (2) dans les bois, mais le Dr. Boker dit que c'était probablement un chien errant. Quoi qu'il en soit, nous portons tous des paquets de poudre à canon et de soufre, juste au cas.
Tyndall dit que Marisol peut à peine sortir de sa chaise malgré que le bébé soit prévu pour janvier, et ils essayaient toujours d'expliquer à Atzi pourquoi ils ne veulent pas l'appeler Jasmine Ariel Belle. Tihba a finalement eu ses chatons – deux d'entre eux ressemblent à Mischief, deux autres ressemblent à Jefferson et le cinquième est unique en son genre. Ma chatte peut en surmonter plus que moi.
Merci pour les photos. La prochaine fois met quelques commentaires à l'arrière pour me dire qui est qui. J'ai reconnu Hermione d'après une photo sur tes murs quand tu étais ici – dis-lui bonjour, elle ressemble à une âme sœur – mais qui est l'Apollon sur le bras de sa chaise ? Et est-il exportable ?
Harry plia rapidement la lettre avant que Malfoy regarde au-dessus de son épaule et que son ego augmente encore plus qu'il l'était déjà. Il prit les photos à la place, et Hermione et Ron se penchèrent autour de lui pour regarder par-dessus son épaule.
Il y avait Tyndall jouant de la guitare pendant que sa fille Atzi dansait dans sa robe à fanfreluche. Le Dr. Boker allongé sur sa chaise habituelle à la piscine, ne portant qu'une paire de shorts cargo et un sac de flanelle rouge avec une lanière autour du cou. Kat et Purity qui brassaient une potion sur la table du déjeuner continental dans l'entrée de l'hôtel. La classe junior/senior, les seize chevilles enfoncées profondément dans l'Atlantique.
« Oh, ça par exemple. » Ils se tournèrent tous pour regarder Malfoy, qui avait pris la photo suivante sur la pile. « Oh, mon Dieu, mon Dieu. J'ai été injuste envers l'Amérique si elle produit des choses comme lui. » Il passa la photo à Hermione.
« Il est renversant. » dit-elle « C'est cheveux »
Jusqu'à ce moment-là, Harry espérait que c'était une autre photographie de Tyndall, le petit ami de Purity descendu de Boston ou un quelconque étudiant qui avait attiré l'attention de Kat, mais quand Hermione dit ''cheveux'', son cœur sombra.
« Alors », dit Ron, regardant par-dessus son épaule. « Qui est-ce ? »
Rien à faire. « Sunday Coneskey » dit-il
« Harry ! » Hermione le regarda méchamment. « Tu nous as menti ! »
« Pas exactement » dit Harry, et c'était vrai. Faire très attention avec les pronoms n'était pas la même chose que mentir.
Ron lui envoya un regard qui disait clairement qu'il voyait clair dans son jeu et le trouvait plutôt amusant. Et Malfoy --
« Apparemment ta franchise laisse quelque peu à désirer Potter » dit-il «mais j'admire certainement ton goût. » Il posa la photo sur la table et Harry put la voir pour la première fois. « Bien qu'il ne soit pas très amical ton Sunday. » Sur les autre photos, tous le monde souriait et agitait la main, Sunday se tenait là, ses bras plutôt impressionnants croisés sur son torse plutôt impressionnant, ses cheveux noir brillant tombant presque jusqu'à sa taille, faisant un signe de tête et un demi-sourire.
« Écoute, c'est l'autre chose. » dit Harry à Hermione. « Ce n'est pas… c'est seulement… » Commença-t-il. « Son grand-père est Let-US-Stop Coneskey, le sorcier le plus élevé du le clan des Cherokee de l'Est, alors ce n'est pas comme s'il allait s'installer avec un quelconque sorcier Anglais. Il voulait un parti plus avantageux. » Il ressentit un petit déjà vu ; il avait eu exactement cette conversation avec Sunday lui-même avant qu'il quitte la Floride.
« Ah, un mariage dynastique. » dit Malfoy « Je suppose que je dois être reconnaissant à la guerre pour m'avoir épargné cela. »
Harry cligna des yeux. « Mais tu es… ils s'attendaient à ce que tu te maris ? »
Malfoy sourit narquoisement. « Tu es de la classe moyenne jusqu'au bout des ongles, n'est-ce pas Potter ? Le contraire de ce que je suis, j'ai le devoir de continuer la lignée Malfoy. »
Harry tripota le paquet de photographie, et quelque chose tomba du paquet : un petit panier en aiguille de pin, de la taille de son pouce. Sunday les tissait soigneusement, sans même regarder. Harry le poussa sous les photos. « Alors… qui ? » dit-il à Malfoy « Pansy Parkinson ? »
« Une vilaine famille commune comme elle ? Son arrière grand-père était un employé de bureau. » Il imitait vraiment bien la voix de son père. « Non, si la communauté sorcière n'avait pas été séparée comme elle l'était, mon père aurait probablement encouragé une alliance avec Susan Bones. Ou Mary Prewitt aurait pu être une option, je suppose.
« Ton étudiante ? » Hermione semblait scandalisé.
« Arrête de penser comme une Moldue Mione. Quand elle aura cent ans, j'aurais seulement que cent six ans. » Le sourire narquois fut encore plus prononcé. « Mais comment ça se passait, mes choix auraient été limités du côté mangemorts – Marguerite Rosier peut-être, ou ma cousine Amaryllis, une enfant avec un visage de cheval. Ou une des filles Snape. » Au regard de surprise d'Harry, il sourit. « Ses petites cousines, trois d'entre elles. Malheureusement, les plus jeunes avaient hérité du cerveau des DeLapin. Cependant, j'aimais plutôt bien Fausta. Et bien sûr, sa lignée était excellente. Ils sont tous puissants, les Snape. »
« Quelle honte pour elle. » dit Harry « que ton père ne soit plus dans les environs pour s'assurer que tu lui donnes une partie équitable d'ADN des Malfoy. »
Ron ricana, mais Malfoy fit juste un sourire. « Oui, je suis sûr qu'elle est vraiment déçue, particulièrement parce que maintenant je suis le chef de la famille et par conséquent un parti doublement intéressant. » Il repoussa ses cheveux avec le pouce et l'index de l'une de ses mains distingué, faisant ressortir le jeune sorcier de sang bleu – amusant comment les gestes et la confiance nonchalante restaient les même, peut importe la culture.
Harry regarda au loin. Essayant de ne pas désirer le salaud suffisant, cela amènerait plus de problèmes que ça en voulait la peine.
« Comme nous avons tous les deux l'après-midi de libre, nous devrions examiner le terrain pour voir s'il y a des mines. » dit Malfoy un jour pendant le dîner.
« Bonne idée Draco. » dit Hermione « Je sais qu'Olivier est impatient de commencer à jouer de vraie partie maintenant que les choses se sont calmées. »
« Je ne vois pas l'intérêt. » se plaignit Harry. Ses poignets et ses chevilles faisaient mal, tout et tout le monde lui tapait sur les nerfs. « Il n'y avait rien du tout là-bas quand nous avons regardé la première fois. Nous allons seulement passer l'après-midi à voler d'un bout à l'autre. »
« Oui » dit Malfoy d'un ton plein de sous-entendus. « Exactement. Toute une après-midi à voler d'un bout à l'autre. »
Oh. « Bien, si ça peut te faire plaisir. » dit Harry
« Délirant. » dit Malfoy
Il y avait, bien sûr, aucunes mines. Ils durent voler lentement pour ne pas éteindre les chandelles. Le maniement de balai d'Harry était rouillé à son grand embarras, mais Malfoy se tenait à l'autre bout, trop loin pour faire des commentaires narquois. Malfoy volait toujours comme se souvenait Harry – avec un bien-être parfait, comme si l'air était un cousin et le balai un autre membre. Harry détourna rapidement les yeux avant que Malfoy remarque qu'il le regardait.
Ce soir-là au souper, il y avait une autre place vide à la table du personnel. « Ursa Polaris a été frappé par une autre mine d'attaque cette après-midi » dit Penelope.
« Nous devons travailler plus rapidement alors. » dit Harry. La bouche de Malfoy se tendit, mais il acquiesça.
« Douleur, douleur, feu, cauchemar. » dit Malfoy, en pointant chacun des nœuds. « Perte de dent, plus de douleur. Ooh, un nouveau ici – paranoïa et hallucination, la cible directe est le chef des Aurors – Attends, je dois le dessiner celui-là pour les dossiers de Mione avant que nous le détruisions. »
Harry trouvait toujours dégoûtant la façon que semblait avoir Malfoy d'admirer les mines les plus créatives, mais il éteignit la chandelle pour ne pas la gaspiller pendant que Malfoy notait la nouvelle mine.
Sarah McDuff et Medea Martin, des étudiantes plus âgées qui avaient une période libre pendant la plupart des avant-midi, les regardaient avec curiosité, d'un endroit sûr dans le vestibule, alors qu'Harry alluma encore la chandelle et que les deux désensorcelaient la pièce et se dirigeaient vers la suivante. Le dortoir des Poufsouffle avait presque été déserté alors qu'ils se dirigeaient vers les chambres, mais Harry ne pouvait se débarrasser d'une sensation incommode, comme s'il était observé. Il frotta sa nuque.
« Tendu Potter ? Peut-être devrais-tu rejoindre la classe de yoga de Phoenix. »
« Je me dépêche de terminer et je vais m'inscrire. » Il faisait froid ici, et humide aussi. Harry monta le collet de sa robe. Il allait être heureux quand ils auraient terminé avec le dortoir et qu'il pourrait aller mettre quelque chose de plus chaud.
Malfoy le regardait avec son expression habituelle d'amusement hautain. « Tu sembles un peu pâle aussi. Peut-être qu'un Détraqueur marche sur ta tombe ? »
« Ferme-la Malfoy. » Harry se frotta les avant-bras. « Continuons simplement avec ça. »
« C'est un bon début M. Chun. » Harry fit léviter la tortue de Chun assez haut pour que le reste de la classe puisse voir sa progression pour la changer en bourse. « Vous remarquez comment les pattes commencent à se retirer dans son corps et que la tête devient argentée? La première étape pour une métamorphose réussie -- »
Il sentit un froid humide sur le bas de son cou et frissonna. Après un moment, il réalisa que la classe attendait qu'il continue.
« Bien. Comme je disais, la première étape est de regarder attentivement les similitudes entre ce que vous avez et ce que vous voulez. Est-ce que quelqu'un peut me dire pourquoi ? M. Jones ? » Harry laissa la tortue redescendre sur le bureau de Chun.
« La loi de la Conservation de la magie. » dit Jones.
« Très bien. Tout le monde recommence de zéro. » Il se frotta la nuque.
« Professeur ? Professeur, vous devez -- » La classe entière se tourna vers la voix venant de la cheminée – Aoife Murphy, une des Gryffondors, ses tâches de rousseur ressortaient sur son visage pâle et effrayé. « Venez vite avec moi, Professeur, nous ne pouvons -- »
Harry regarda rapidement autour de la pièce. Nathaniel Hobbs était le plus âgé de la classe, et un Poufsouffle, il ferait l'affaire. « M. Hobbs ? Vous êtes en charge de la classe jusqu'à mon retour. Votre devoir pour ce soir est dans mon livre. » Il eut juste le temps de voir Hobbs lui faire un signe de tête presque comique par son sérieux, avant de suivre Murphy avec la poudre de cheminette.
« Nous n'avons rien fait, je le jure, ça a juste explosé, nous étions simplement assis là -- » Les deux furent éjectés de la cheminée dans la chambre des filles de première année dans la tour des Gryffondors. Il y avait une forte odeur de fumée et une sensation glissante dans l'air.
Dans le coin, des flammes vertes émergeaient d'un meuble ouvert. Rose Duncan était étendu sur le plancher, ses bras maigres et ses jambes étaient secoués par des convulsions. Des larmes avaient laissé des traces roses sur la cendre sur ses joues. Harry la pétrifia rapidement avant qu'elle puisse s'étouffer avec sa langue, puis il se tourna vers les flammes.
Harry essaya de lever sa baguette, et découvrit qu'il pouvait la pointer partout sauf sur le meuble, qui la détournait comme un aimant. « Ça fait rien. » dit-il « Allez derrière moi Miss Murphy. »
Tenant une des colonnes de lit, il focalisa son attention sur lui et dit un charme d'étouffement. Le feu s'éteignit.
Aoife commença à parler si rapidement qu'Harry pouvait à peine comprendre un mot sur trois, et d'autres étudiants commençaient à entrer par la porte, attirés par le bruit. « Silence » leur dit Harry « Miss Murphy, j'ai besoin de vous pour aller porter Miss Duncan à l'infirmerie, d'accord ? Sofia peut l'aider. Et si vous voyez le professeur Granger ou la directrice, demandez-leur de venir me voir ici. »
Cela prit seulement un moment avant qu'Hermione arrive, amenant non seulement McGonagall, mais aussi Ron et Malfoy. Au moins, il devrait raconter l'histoire seulement une fois. Ron alla immédiatement vers le meuble et commença à murmurer des sorts de réparation. Les trois autres entourèrent Harry alors qu'il expliquait.
« La fille Murphy babillait quelque chose à propos de baguette » dit Malfoy
« Il y avait un certain sort pour détourner la baguette. » Harry agita sa baguette vers la malle ; il n'eut aucune difficulté alors. « Cela semble avoir été temporaire. »
« Comment as-tu été capable d'éteindre le feu sans elle ? » demanda McGonagall
« J'ai, euh, utilisé la colonne de lit. » Harry n'était pas sûr s'il devait froncer les sourcils ou pas.
McGonagall secoua la tête tristement. « Severus a toujours dit que nous comptions trop sur nos baguettes, mais Albus jugeait qu'elles étaient un outil utile pour les débutants. Je suppose que ceci prouve que Severus avait raison après tout. » Elle regarda la fumée sortant de la malle. « Je croyais que Draco et toi aviez déjà désensorcelé la tour Gryffondor. »
« Bien sûr que nous l'avons fait. » dit Malfoy « Et bien que je suppose qu'il est possible que Potter en ait manqué une. »
« Ferme-la Malfoy. » dit Harry « Attendez – je crois que j'ai une chandelle dans une des mes poches. »
Quand il alluma la chandelle, la pièce s'éclaira de jaune.
« Je ne comprends pas du tout tout cela ! » gémit Hermione, « Comment sommes-nous supposés faire des progrès contre eux quand ils réapparaissent ? »
Malfoy secoua la tête. « Je ne crois pas qu'elles reviennent. » dit-il « Potter, est-ce que ce bureau était ici quand nous avons désensorcelé cette pièce ? »
« Je ne me rappelle pas qu'un des bureaux était miné. » dit-il
« Moi non plus. » dit Malfoy. « Et regarde par là – c'est un qui était une cible directe. Je sais qu'il n'y avait aucun d'entre eux chez les Gryffondors, parce que je ne les avais jamais vus avant que Mione les dessine l'autre jour. »
Hermione s'assit soudainement sur un des lits. « Attendez. » dit-elle. « Attendez, attendez. » et elle tira une pile de parchemin de son sac et commença à les feuilletés. « Je sais que c'était là – juste une minute – ah. » Elle déposa une feuille sur le lit, et les trois autres se rassemblèrent autour pour la regarder.
C'était un autre nœud compliqué. « C'est un de ceux que Olivier et Pénélope ont trouvés. » dit-elle « Draco, comment interpréterais-tu cela ? »
« Douleur » dit-il, se laissant tomber à côté d'elle. « Vomir, feu, la cible directe le bureau de la directrice – oh, celui-là est mauvais. Et… » Il leva les yeux vers Hermione, fronçant les sourcils. « Il y a une cible directe ici aussi, pour le cottage du garde-chasse, mais je ne peux pas lire le nœud lui-même. »
« Textum disiungo » dit Hermione, tapant le parchemin avec sa baguette. Le nœud sembla se défaire un peu, devenant plus large et s'étalant. « Vous deux devriez vous souvenir de ce charme – il marche très bien sur les mines elles-mêmes. »
La tête de Malfoy se pencha à nouveau au-dessus du parchemin, et il poussa ses cheveux derrière une oreille alors que l'autre main traçait l'un des nœuds sur le parchemin. « C'est un sort d'explosion. » C'était un de la douzaine de nœuds, chacun d'entre eux était apparemment accroché au nœud principal par trois longs fils tissés ensemble d'une manière complexe.
Malfoy traça les trois fils vers le haut jusqu'au premier endroit où ils se croisaient. « C'est… oh, ça fait des années que j'étudie la calligromancie… c'est… Oh. » Il se leva soudainement. « Oh, oh, c'est diabolique. » dit-il d'un ton admiratif.
« Quoi ? » dit McGonagall. Elle semblait aussi impatiente qu'Harry.
« Cela veut dire ''cacher'' » lui dit Malfoy. À son regard vide, il commença à tracer chaque nœud avec des mouvements rapide et impatient. « Sort d'explosion – cible directe, le cottage du garde-chasse – modifié, la porte avant – verbe caché. Sort de vomissement – cible directe, le cottage du garde-chasse – modifier, lit – verbe caché. Sort de feu -- »
Harry cligna des yeux quand soudainement ça devient clair. « Ce sort crée de nouvelles mines dans d'autres endroits ? » dit-il.
« Exactement ! » Hermione fit un sourire radieux.
« Bien Potter » dit Malfoy « Il s'avère que ça sera une longue association. »
« Super » dit Harry, frottant ses yeux avec la paume de ses mains.
« Bien sûr, ça rend encore plus urgent d'enlever le plus de mines possible, particulièrement celle qui pourrait déclencher d'autres mines. » dit McGonagall.
Malfoy hocha de la tête. « Nous devrions obtenir de l'aide des étudiants de 7e année. »
Harry le fixa. « Es-tu fou ? Nous ne pouvons pas faire participer des enfants à cela. C'est déjà mauvais qu'ils ont de les voir en premier. Ils ne méritent pas de s'en inquiéter tout le temps ? »
Mais Ron le surprit en levant les yeux du meuble brisé et secoua la tête. « Je pense que ce qu'ils ont besoin c'est de savoir quel est le problème et comment le réparer. » dit-il. « Désolé Harry, mais tu devrais savoir que tu ne peux pas cacher des choses à des enfants. »
« La vérité est toujours moins inquiétante qui tout ce que tu peux imaginer » approuva Hermione, faisant un sourire radieux à Ron.
Rose Duncan était allongé dans un Consopium(?) juste à côté de Charlotte Rolfe quand Harry arriva à l'infirmerie. Aoife Murphy était assise de l'autre côté de la pièce alors que Sofia tamponnait quelque chose de vert sur son visage. La plupart de ses brûlures étaient mineures, mais une petite quantité de liquide surchauffé l'avait frappé juste au-dessus de son sourcil gauche, laissant une blessure douloureuse et boursouflée.
« Tout ce que j'ai, c'est le traitement commercial. » dit Sofia, tournant le tube d'onguent alors Harry put lire l'étiquette : Salamandro le plus fin extincteur de cuisine, pour les brûlures ménagères. « Madeleine a essayé de faire une potion Extingument, mais elle a besoin de feuille de varech, et elle n'est pas capable de trouver un fournisseur. »
« Le professeur Snape avait une grande boîte en bois pleine de feuilles de varech sèches. » dit Hermione.
Ron grimaça. « Ne me le rappelle pas. » Le varech avait été l'ingrédient principal pour une funeste leçon d'une potion d'invisibilité qui avait rendu Ron incapable de voir sa jambe gauche pendant une semaine pendant sa sixième année.
« Cette boîte est probablement restée dans le deuxième placard d'entreposage à droite où elle était quand nous l'avons utilisé. » dit Harry
« Avec des douzaines d'autres ingrédients, et les livres et les notes de Severus. » soupira McGonagall. « Et ils pourraient aussi bien être en Islande pour tout ce qu'ils peuvent faire pour nous. »
« Peut-être » dit Harry « si Malfoy et moi -- »
« Tu n'oserais pas. » dit Hermione « Sais-tu combien il est dangereux de descendre là-bas ? Personne n'a pu s'approcher de près de l'endroit depuis la reprise de l'école. »
« Et bien, je me souviens que tu as dit que le professeur Aerie a reçu un sort de vomissement » dit Harry « Je ne sais pas pour Malfoy, mais je suis prêt à -- »
« Harry » McGonagall semblait vraiment sinistre. « Ce sort de vomissement fait que Maddie doit être sous traitement pour la déshydratation pour presque tout le Printemps. Et la personne suivante qui a osé descendre dans les cachots fut Argus Rusard. Je sais que tu veux aider, mais jusqu'à ce que nous en sachions plus, nous ne pouvons pas nous y risquer. »
Peu importe comment il réarrangeait les couvertures, il semblait qu'il ne pourrait avoir chaud pour dormir. Il devait y avoir un courant d'air. Harry s'assit et tira les rideaux de son lit plus vers le milieu, mais ça laissait un espace dans les coins. Quand il les tirait vers les coins, le trou au milieu revenait. Soupirant, il se leva et mit son sweat-shirt de Weeki Wachee(3) par-dessus son pyjama. Après s'être étendu frissonnant pendant encore quelques minutes, il se rassit, se sentant excessivement idiot, et mit le capuchon sur sa tête.
C'était mieux. Ça ferait l'affaire. Maintenant, tout ce qu'il devait faire, c'était de rester étendu et de ne pas bouger coûte que coûte, et éventuellement ses pieds se réchaufferaient et ses muscles arrêteraient de se contracter et il pourrait dormir.
Il avait examiné chaque pouce de la chambre. Il n'y avait absolument rien qui le regardait.
Il respira soigneusement, lentement, inspire et expire. Inspire. Expire. Facile, prend ça cool.
Et ça devrait être facile, il savait exactement comment le faire, mais pour une quelconque raison sa baguette ne marchait pas. Elle était bloquée sur place, et il ne pouvait la bouger, la force la traversait, la faisant vibrer légèrement, jusqu'à ce que les muscles de sa main et de son avant-bras fassent mal jusqu'à l'os. Mais c'était si facile. Il avait pu tuer Voldemort avec quatre syllabes, Hermione le disait, elle le murmurait présentement à son oreille, si seulement il pouvait bouger sa baguette, il le ferait et tout cela serait fini et ils pourraient tous se reposer.
Et sa main droite qui ne voulait toujours pas bouger, mais il avait une colonne de lit dans sa main gauche. Bien, c'était très bien, il pouvait utiliser ça, il pouvait concentrer sa force à travers cela – alors il le fit et entendit sa propre voix dire « Exadigo », il sentit la force du sort sortir de lui et frapper sa cible avec précision. Un corps tomba sur le sol à ses pieds, et soudainement sa baguette s'immobilisa et il put baisser sa main droite.
Il se mit à genoux et retourna le corps.
Le visage vitreux d'Albus Dumbledore lui souriait.
Harry regardait morose la tartinade devant lui, mais tout le rendait légèrement nauséeux. Il pinça la base de son crâne, comme s'il pouvait pincer le mal de tête à sa source. Il n'y avait rien d'intéressant à faire aujourd'hui sauf refaire tout le travail qu'il avait déjà fait dans la tour Gryffondor, et probablement quand ils auraient terminé, ils découvriraient que les autres dortoirs avait été re-miné aussi.
Des heures de travail épuisant et décourageant, ajouter à cela une courte nuit d'un sommeil agité, une étrange douleur à ses genoux et à ses poignets, et un mal de tête qui promettait de s'installer pour la journée – il aurait été mauvais en bonne compagnie. Mais pour rendre sa journée complète, il allait devoir faire tout cela avec Malfoy.
Grimaçant, il avala quelques gorgées de plus de café, mit deux oranges dans la poche de sa robe, sortit de la salle, boitant légèrement.
Malfoy était accroupi à la base de la statue de Snape. « Lève-toi » dit Harry. La statue lui jeta un regard mauvais, mais il l'ignora. « Nous avons du travail à faire. »
Malfoy se leva et s'étira, les mains sur le bas de son dos, réussissant à sembler gracieux même si Harry put entendre ses vertèbres craquées. Des cercles foncés étaient apparus clairement sur son visage pâle. « D'accord. » dit-il se tenant droit. « Pas de repos pour les méchants. »
Cette fois l'ancienne chambre d'Harry le rendit moins nostalgique et plus paranoïaque. C'était comme un cauchemar où vous deviez revenir à un endroit et refaire les mêmes tâches encore et encore pour l'éternité.
Il exagéra le sort sur la première chandelle et la fit fondre en une flaque de cire. « Merde »
Malfoy lui fit un sourire dédaigneux et alluma la deuxième chandelle avec une délicatesse exagérée.
Les quatre premiers sorts qu'ils trouvèrent n'étaient pas assez familiers, alors ils durent les barricader et les laisser là. Dans la lumière de la chandelle, les barrières ressemblaient à des bulles d'un jaune rosâtre. Harry ferma les yeux et vit une image du château entier dans une bulle, enfermée par un sort jusqu'à ce que quelqu'un qui savait quoi faire vienne. Peut-être le Roi Arthur reviendrait et prendrait soin de cela.
« Potter, Potter »
Harry ouvrit les yeux. « J'dors pas » murmura-t-il « Qu'est-ce que t'as ? »
« J'ai pensé que tu aimerais voir à quoi ressemble ton nom en calligromancie. » Malfoy pointa un nœud qui se balançait au-dessus d'un sort familier. « Si Osborne et Jones s'étaient approchés de ceci, ton cœur se serait arrêté. »
Ça ressemblait plutôt à une étoile à cinq pointes compliquées. « Jolie » dit Harry « Peux-tu défaire celui-ci, ou tu manques de courage encore ? Ou peut-être aimerais-tu le laisser. » Sa voix n'avait pas la puissance qu'elle aurait dû avoir. Être vraiment en colère semblait demander trop d'effort.
« Si je voulais me débarrasser de toi, je le ferais maintenant et je n'aurais plus à supporter tes gémissements. » grommela Malfoy.
« Oh, et tu es un telle figure de maturité ici. » dit Harry. « Particulièrement en considérant que celui qui a placé ses sorts est probablement retourné au quartier général pour prendre un verre avec toi après cela. »
« Haa. Pendant le temps que l'école était occupée, j'étais déjà caché à Appletreeham, retournant à la maison chaque jour en empestant le dentifrice. Mais je ne suis pas surpris que tu ne sois pas désireux de suivre les nouvelles après que tu te soit sauvé du pays et es laissé le reste d'entre nous nettoyer le désordre. »
Harry sentit ses lèvres se retrousser sur ses dents. « Ferme-la Malfoy » grinça-t-il « et fais le travail » Il pointa sa baguette sur l'étoile flamboyante qui était son nom, attendant une seconde que Malfoy fasse la même chose avant de murmurer le sort pour le défaire.
Il eut soudainement un flash de lumière vive alors que des nouveaux nœuds jaillissaient partout dans la pièce. Harry était entouré par les nouveaux sorts, groupé si près de lui qu'il pouvait à peine bouger. Il entendit un grésillement et regarda au sol ; un nœud s'était formé derrière lui, et son pas involontaire vers l'arrière l'avait déclenché. Il eut un bruit dans la direction des cuisines.
« Par l'enfer ! » Malfoy se tenait presque sur la pointe des pieds. Des lumières jaunes tourbillonnaient de chaque côté de lui. « Putain d'écriture d'hydre, Potter, qu'est-ce que tu fais bordel ? » Son coude toucha un des nœuds, et il s'effondra au sol, déclenchant trois ou quatre autres mines. Un rideau de flamme prit naissance dans l'embrasure de la porte, bloquant la sortie, mais Malfoy ne leva pas le regard, s'agenouillant simplement, respirant difficilement.
Harry jeta rapidement un sort de protection sur la chandelle. Puis, il s'approcha de Malfoy, mais il fut frappé par une douleur si vive et soudaine qu'il eut le souffle coupé. Il se sentait sale, comme si quelque chose à l'intérieur de lui était rongé par un acide nocif. « Oh, merde ! » murmura-t-il
« Non… Endoloris » dit Malfoy d'une voix légère.
« Je sais » grinça Harry. « Fait mal comme… nom de Dieu… juste la m'me ch'ose. » Le sol autour de ses pieds était complètement couvert de sorts. Il plia les genoux légèrement et focalisa le peu de force qu'il avait pour rester droit.
« Pot'r » haleta Malfoy « va… »
Bien sûr, parler lui faisait mal. « … ouais… » chuchota Harry pour lui épargner l'effort de continuer. « Sait pas… par où commencer… » Les flammes dans l'embrasure de la porte avaient débuté magiquement, mais maintenant, les rideaux étaient pris et la pièce était chaude avec un feu parfaitement ordinaire, qui les tuerait d'une manière parfaitement ordinaire s'ils ne bougeaient pas. Il respirait vraiment lentement et essaya de penser. Faire un petit bruit en expirant semblait un peu aider, alors il le fit.
« Qu'est-ce que… chante ? » Même avec la voix presque partie, Malfoy pouvait passer une bonne expression de dignité outragée.
« Pas… chanter… » Mais il le faisait – il fredonnait le chant manito de Sunday. Et comme Harry remarquait cela, il remarqua que la douleur était moindre.
Malfoy se souleva jusqu'à se mettre à genoux. « Les sorts faiblissent » dit-il, et c'était vrai – la lumière était plus faible.
« Qu'est-ce que nous -- » Comme Harry arrêta de chanter pour parler, la douleur revient.
« Continue de chanter ! » dit Malfoy « N'arrête pas. L'temps que je pense. » Harry repris le chant, chantant plus fort, concentrer – et pour la première fois, c'était comme si le chant avait vraiment de la magie à l'intérieur. Il pouvait sentir un minuscule fil de puissance entrer en lui, et la douleur devenait plus distante. Et tout autour de lui, la lumière diminuait.
Malfoy avait fermé les yeux, une expression de grande concentration sur son visage strié de larme. « Si le chant marche, peut-être… Accingo » dit-il, et le sort diminua encore. « Potter… avec moi cette fois. »
« Accingo »
« Accingo »
Une partie des nœuds disparurent complètement, et les autres diminuèrent, bien que Malfoy restait encerclé. L'air était chargé de fumée.
« Libérerons-nous maintenant… » les mots de Malfoy s'estompèrent dans une crise de toux. « Lib… toi en premier. » il respirait avec un bruit sifflant, et pointa sa baguette aux quelques nœuds restant autour d'Harry. Ils pouvaient à peine faire entendre les sorts par-dessus le crépitement du feu, mais le dernier sigil disparu en un clin d'œil et Harry marcha librement avec un soupir de soulagement.
« Maintenant descends… éteint… le feu » grinça Malfoy
« Libère-toi avant » dit Harry « Peut-être que l'on aura besoin de courir pour cela. » Il avait le vague sentiment qu'il ne pensait pas clairement, mais il restait certain que désensorceler les nœuds autour de Malfoy devait être la priorité.
« Descend bordel. Plus d'oxygène. » Malfoy ne semblait pas penser plus clairement que lui-même. L'air goûtait comme le sel et la cendre.
« Bordel ! Est-ce que ça te tuerait de me faire confiance ? »
« Je ne serais pas le premier à être tué. » dit Malfoy tout à fait distinctement.
Harry avait empoigné Malfoy avant qu'il se rende compte qu'il avait bougé, le heurtant des genoux au dos, attrapant toute la chair qu'il pouvait trouver. « Tu… merde… comment as-tu osé -- » grogna-t-il de façon incohérente, la mâchoire de Malfoy battit l'air, frappant l'arrière de sa tête. Le coup poussa Malfoy dans une mine, et peut importe ce que c'était, son visage se tordit de douleur, mais il se souleva avec une force étonnante, les faisant rouler plus loin.
Il eut un faible grésillement comme Harry déclenchait une mine, et son visage fut immédiatement englouti par un mal de tête aveuglant, mais il était trop occupé à essayer de lever un genou dans l'aine de Malfoy qu'il remarqua à peine la douleur additionnelle. Malfoy esquiva le genou d'Harry, qui heurta sans dommage sa hanche, et cloua ses mains.
Harry libéra sa main gauche et la balança, mais ils étaient trop proches l'un de l'autre pour que le coup de poing ait de la puissance. À la place, il saisit une poignée de cheveux de Malfoy et tira sa tête vers l'arrière, Malfoy fit un petit cri aigu et plusieurs mèches de cheveux se détachèrent de la main d'Harry.
L'autre main d'Harry fut libre, attrapant les deux épaules de Malfoy, il les fit rouler encore, frappant la tête de Malfoy contre le plancher. « Meurs » grinça-t-il, traînant Malfoy par les épaules et cognant sa tête contre le plancher encore et encore, frappant plus de mines, mais ça ne lui importait pas. Harry ne se souciait pas si la pièce entière explosait en autant que Malfoy était emmené avec lui --
Et il eut un grondement et tout devient noir.
(1) Jeu Chiens et Chacals (Hounds and Jackal) : Jeu composé de deux séries de cinq bâtonnets ayant généralement des têtes de chien et de chacal et d'un plateau percé de 58 trous répartis en deux zones de 29 trous. C'est un jeu de parcours ressemblant au jeu de l'Oie. Vous pouvez aller y jouer sur le site : the Cleveland Museum of Art (/kids/egypt/houndjacks.html) en anglais bien sûr
(2) Plat-eye est une créature légendaire des Gullah, un groupe distinctif d'Afro-Américain qui reste en Caroline de Sud et Géorgie. Ils vivent dans la région des îles et plaines côtières.
Plat-eye est un fantôme malveillant qui parcoure la terre en changeant de forme et d'identité pour tuer. Le Plat-eye est généralement toujours un animal qui change de forme devant vous. La « ronde du Plat-Eye » est le temps entre le crépuscule et l'aube. Les rumeurs disent que le Plat-eye ne peut supporter l'odeur de la poudre à canon et du soufre.
(3) Weeki Wachee, parc d'attraction de Floride où vous pouvez voir des spectacles de sirènes.
