Titre anglais : Transfigurations

Titre français : Métamorphoses

Auteur : Resonant

Ancienne Traductrice : Jess HDH, Angel's heaven (disparue sans rien dire, nous laissant en plan !)

Nouvelles traductrices : Novalie, Isaae, Barbotine

Chapitre traduit par : Novalie

Bêta traduit : Remus Lupin James

Bêta Correctrice : yupenda

Couple : HP/DM

Rating : M (et même plus)

État actuel de la fic anglaise : Terminée. (16 chapitres + 1 épilogue.)

État de la fic en français : 9 ; Traduction :Fini

Résumé : Cinq ans après la défaite de Voldemort, Harry retourne en Angleterre pour participer à la réouverture de Poudlard.

Disclaimer : Cette histoire est basée sur des personnages et des faits crées et appartenant à J.K. Rowling. Aucun argent n'en est retiré. L'histoire de cette fic appartient à son auteur, Resonant, et la traduction du 1er chapitre à sa 1er traductrice, Jess HDH.

Le reste de la traduction à Paradise Of Readers

&

Nous avons l'autorisation de reprendre cette traduction

Bien que nous avons eu l'autorisation de reprendre les chapitre déjà traduit,

par StarsAngel01

nous avons retraduit dès le début !

&

Avertissement : Attention, ceci est un slash ! Homophobes, veuillez vous abstenir, merci. Cette fic mérite amplement le rating M car elle contient des scènes explicites alors vous êtes prévenus, fic pour adultes !

Nous avons tous les accords pour pouvoir traduire cette histoire

Ainsi que la reprise du 1er chapitre !

&

Chapitre 9 Histoire moderne

« Pourquoi se fait-il que je doive toujours être le Détraqueur ? Laisse Laurel être le Détraqueur cette fois. »

« Il n'y a pas de fille Détraqueur, idiot. »

« Alors, tu le fais. Je veux être Hagrid. »

« Tu ne peux pas être Hagrid parce que tu as les cheveux roux et je ne peux être un Détraqueur parce que je suis plus petit que toi. »

« Laisse-moi être Bill Weasley alors. Allez, Rhys, ce n'est pas amusant de tituber dans les environs et pointez du doigt. C'est barbant. »

Probablement qu'aucun première année n'aurait voulu jouer à ce jeu s'ils savaient qu'Harry pouvait les entendre, mais les étudiants avaient tendance à ne pas penser à combien le son résonnait dans la Grande Salle. Ça donnait un pincement au cœur à Harry de les regarder. Il avait toujours presque toutes les nuits des rêves à propos de la guerre, mais pour ses enfants, les Détraqueurs n'étaient pas plus réels que les cowboys et les Indiens que Dudley et ses amis utilisaient pour jouer.

« Tu crois que c'est bizarre ? » dit Remus, s'assoyant près de lui. Michelle était avec lui, comme d'habitude ; Harry lui fit un sourire calme. « Il y a quelques semaines, j'ai trouvé Malik et Robinson prétendant être moi et Sirius. Ils avaient pris le balai de Robinson et l'avaient enchanté pour qu'il sonne comme une moto… » Cela provoqua un sourire en coin à Harry. « C'est seulement la peur de les prendre en train de jouer Harry Potter où tu peux les voir. »

Harry enterra sa tête dans ses mains. « Je me sens si vieux. »

Michelle leva le regard de sa fleur pressé et rit. « Parles-en à Cypherus, il a eu cent vingt ans. Mardi. »

Harry dévisagea la pile de parchemin de Remus, qui était inhabituellement négligée et couverte de taches. « Des compositions de première année ? » Remus acquiesça.

Harry regarda celle de dessus. La magie noire, disait-elle, dans une écriture négligée, incluant les sorts utilisés par Lord Voldemort et ses supporters. Exemples de ces sorts inclus

Il leva les sourcils. « Très basique, c'est noir si les méchants l'utilisent. »

Remus sourit. « C'est le niveau standard de la sophistication oui. »

« Le fils Beauchamp semble avoir lu ''Définition des Ténèbres'' de Levi. » Fit remarquer Michelle. « Alors, peut-être qu'il y a de l'espoir. »

« Ce n'est pas une question aussi facile que tu crois. » Dit Harry « Tout le monde ici est soupçonneux devant la magie du sang, mais le Dr Bokor nous enseigne à l'utiliser pour soulever des malédictions et protéger des bébés contre le mal d'ojo. Mais, si la noirceur est dans l'intention et pas dans l'outil, alors pourquoi certains sorts sont-ils Impardonnables ? »

Remus lui envoya un long regard indéchiffrable. « Tu n'as pas à répondre à cela si tu ne veux pas. » Dit-il « Mais je me suis toujours demandé pourquoi tu as choisi de ne pas utiliser l'Avada Kedavra contre Voldemort ? »

« Ce n'est pas les scrupules, vraiment. » Dit Harry « Nous avons juste pensé qu'il ne fonctionnerait pas. Il est dur de tuer quelqu'un qui est si loin de la définition normale de « en vie » »

« Tu réalises que des savants de toute l'Europe débattent encore de comment tu t'es débrouillé pour tuer le seigneur des Ténèbres avec un sort utilisé pour exorciser les fantômes. »

« C'est ce que nous avons utilisé? Je ne me rappelle pas les mots. C'était toute l'idée d'Hermione. J'étais juste là pour pointer la baguette. » Harry remit le parchemin sur la pile. « Je me souviens qu'elle nous avait dit à tous, Dumbledore, Sirius, Ron, tout le monde, de croire avec toute notre puissance à l'idée que nous appartenions à ce monde et pas lui. Qu'il a tout volé – son corps, ses pouvoirs, sa vie. Rien de cela n'était légitimement à lui, mais tous avaient été pris à d'autres contre leurs volontés. »

« Et qu'est-ce que tu as fait -- »

« Leur faire confiance. » Le sourire d'Harry ne semblait pas être tout à fait véridique. « Ça semble être mon seul talent, vraiment. Tomber sur des bonnes personnes et leur faire confiance. »

Remus leva la main comme s'il voulait la mettre sur l'épaule d'Harry. Comme s'il essayait de le réconforter maintenant, quand Dumbledore, Sirius, et tant d'autres étaient morts –

Comme s'il pouvait lire ce qu'Harry pensait, Remus baissa la main.

Après un moment, Remus baissa le regard sur la pile de parchemin. « Tu as fait une erreur quand ce fut le tour de Severus. » Dit-il « Comme beaucoup d'entre nous. » Il frotta son doigt par-dessus une crevasse profonde sur la table. « C'est la chose la plus difficile » dit-il « voir la différence entre ce qui est mauvais et ce qui est simplement désagréable. »

À la table des étudiants, Dunning avait apparemment marqué un point et on lui laissait jouer Bill Weasley : il utilisait un charme adhésif pour faire tenir une fourchette sur une de ses oreilles, Billsborough et Lamb avaient mis des serviettes sur leur tête pour personnaliser des mangemorts. Maintenant, tous les trois s'affrontaient de façon voyante, des rayons de lumière émergeant de leurs baguettes.

« Quelqu'un devrait leur rappeler que les sabres laser c'est seulement dans les films. » Dit Harry. « Mais qu'est-ce que Binns leur enseigne donc sur la guerre ? »

« Rien du tout, naturellement. Il enseigne comme si l'histoire était quelque chose qui s'était arrêté en 1946. » Dit un ricanement familier. Harry se tourna et vit Malfoy et Hermione arriver à la table.

« Rien dans les environs n'est assez bien pour toi, n'est-ce pas Malfoy ? » dit Harry

« Doit pas être assez bon pour moi. » dit Malfoy, tendant la main pour attraper un plat de pain doré. « Doit l'être juste assez pour Dunning, Lamb et l'autre petit Jedi. »

« J'ai peur que Draco n'ait raison à propos des cours d'histoire de la magie. » dit Michelle « Pedantius parle toujours à ses étudiants de la fondation de la Ligue des sorciers de 1912. »

« Ce n'est pas bon. »

Remus hocha de la tête. « J'essaie de compléter le déficit du mieux que je peux dans mes classes. » Il fronça des sourcils soudainement. « En fait » dit-il « vous trois seriez d'excellents conférenciers invités. »

C'est ainsi qu'Harry se retrouva à la tête de la classe de 7e niveau de Remus, écoutant Mary Logan, une Serdaigle plutôt impulsive, faisant un plaidoyer passionné pour la reconstitution du Club de Duel.

« Vous avez de bons arguments pour votre plan Miss Logan. » dit Remus, semblant amusé. « Vous pourriez considérer une future carrière comme procureur. Cependant, le personnel enseignant a décidé qu'il était nécessaire de passer cette année pour s'assurer que tous les étudiants ont une bonne base. Sinon, les duels d'étudiants fourniraient beaucoup de pratique pour Madame Andriescu-Weasley, mais une très petite amélioration pour les étudiants. »

La jeune fille leva obstinément le menton. « Vous nous traitez comme des enfants. » dit-elle, et il eu un murmure d'accord parmi les étudiants. « J'ai seulement deux ans de moins que le professeur Potter avait quand il a eu son duel. Et n'oubliez pas que notre côté a gagné parce qu'il avait le meilleur duelliste. »

Harry secoua la tête à la pensée qu'il était un adulte quand il avait fait face à Voldemort. Il se sentait à peine comme un adulte maintenant. « Notre côté a gagné », dit-il « parce qu'il avait la meilleure chercheuse. »

« Et ironiquement, c'est sur ce même sujet que j'ai demandé au professeur Potter de parler aujourd'hui. » dit Remus. « Si le reste d'entre vous peut prendre place sur vos sièges s'il vous plaît. »

Harry attendit jusqu'à ce que les traînements de pied s'arrêtent – sûrement que lorsqu'il était un étudiant, il était capable d'empêcher ses pieds de traîner ? – et puis il commença.

« Je suis certain que vous savez tous que la bataille a dépendu d'un étrange accident du destin : que ma baguette s'est avérée être justement la jumelle de celle utilisée par Voldemort. » Il ignora les tortillements de nervosité au nom. « Maintenant, il est bien connu que lorsque deux baguettes sont sœurs, il y a un sort qui fait qui est impossible pour l'une d'agir contre le porteur de l'autre. Mais alors, l'existence d'un tel sort était seulement une rumeur. Découvrir si c'était vrai ou pas incombait à Hermione Granger. »

« Le professeur de Sortilège avec les cheveux crépus ? » demanda Jack Talos en cachant son mépris.

« Hermione Granger a reçu onze A.S.P.I.C. » dit une voix traînante familière. Harry leva les yeux et vit Malfoy appuyé nonchalalamment contre le tableau, comme s'il était apparu là. « C'est le plus haut jamais enregistré dans l'histoire de Poudlard. Peut-être, M. Talos, que vous ferez aussi bien – si vous prêtez autant d'attention à vos études qu'à vos cheveux. »

La classe gloussa. La dévotion de Jack pour ses cheveux était légendaire, il avait même convoqué un miroir et un peigne venant de la maison de ses parents à Preston quand celui que sa mère avait emballé pour lui n'avait pas répondu à ses normes. Bien sûr, cela prenait une certaine habilité – Jack serait probablement un sorcier puissant un jour, si sa perte de cheveux commençait tôt. « En tout cas. » Continua Harry pendant que Jack lançait des regards mauvais. « Hermione passa presque une année entière à chercher tout ce qu'elle pouvait trouver au sujet des baguettes qui étaient sœurs. Elle trouva l'information sur le sort Fratrium de -- » Harry garda soigneusement ses yeux loin de Malfoy. « D'un espion parmi les supporteurs de Voldemort. Mais il eut un problème pour le tester – Ollivander n'allait pas perdre des clients en choisissant un côté, alors Hermione n'a pu avoir une paire de baguettes pour pratiquer avec. Elle et Ron ont fini par devenir des experts dans l'art de fabriquer des baguettes en l'espace de quelques mois alors ils purent créer une paire eux-mêmes. »

« Puis » continua-t-il « nous sommes restés debout toute la nuit, nous battant en duel à maintes reprises, pratiquant jusqu'à ce qu'elle soit certaine que j'avais appris le sort. Elle développa le sort Transauditum de sorte qu'elle puisse me diriger à distance quand le temps serait venu. Et puis sont arrivées mes trente minutes de drame. »

Harry secoua la tête. « J'ai reçu plus de gloire que n'importe qui pourrait probablement en vouloir, et elle a reçu une table permanente dans la salle de lecture du musée de la magie. Quoique tout ce que j'ai fait – je suppose que d'autres personnes ont eu l'occasion d'exécuter de grands exploits d'héroïsme. »

« Harry Potter, la mascotte du monde sorcier. » dit Malfoy d'une voix traînante du tableau noir.

« Es-tu si certain que ça serait une mauvaise idée de refaire le club de duel ? » dit Malfoy à Remus comme ils sortaient de la salle de classe.

« Es-tu fou ? » lui demanda Harry avant que Remus puisse répondre. « As-tu oublié ce qui est arrivé quand toi et moi avons eu notre duel ? »

Les coins de la bouche de Malfoy se soulevèrent pour se moquer. « À aucun moment. » dit-il.

« J'ai peur que pour les étudiants actuels, un duel puisse être encore pire. » dit Remus. « Très peu d'entre eux sont aussi bien assortis comme vous deux l'étiez, en terme de compétence. »

Malfoy lança un regard mauvais à Remus – probablement insulté que son niveau de compétence soit comparé avec Harry –, mais il ne répondit pas à cette partie. « Pourquoi cela » dit-il à la place « Si tout le monde présume que la seule façon de faire quelque chose est la façon qu'on le faisait quand nous étions enfants ? Quand vous prenez des cours d'escrime, vous ne vous entraînez pas avec quelqu'un qui est aussi mauvais que vous. Vous vous entraînez avec un expert. Les étudiants ne devraient pas se battre en duel entre eux – ils devraient le faire contre des professeurs. Des personnes avec assez de connaissances pour prévenir les mésaventures et assez d'expériences pour enseigner quelque chose aux petits morveux. »

« Oh, comme toi Malfoy ? » dit Harry

Malfoy le regarda avec mépris. « Oui, comme moi Potter. Et comme toi, Mione et peut-être même Weasley, s'il est aussi bon en duel qu'il l'est dans les autres domaines. »

Après quelques mois de classe avec les maisons mélangées, Harry jeta un regard à travers la Grande Salle au dîner et remarqua quelque chose d'étrange.

« Beauchamps n'est-il pas un Poufsouffle ? » dit-il « Qu'est-ce qu'il fait assis avec Cabot à la table des Serdaigle ? »

« Cabot n'est pas une Serdaigle, elle est une Serpentard. » dit Hermione

« Mulhall aussi. » dit Ron « Stickland est le seul au bout de la table qui est Serdaigle. »

« Oh, ces quatre-là. » dit Malfoy « Ils ont le niveau 4 de Défense ensemble, et ils passent tout leur temps à la bibliothèque. Je ne crois pas qu'ils ont vu le soleil depuis une semaine. Le Choixpeau aurait aussi bien pu les mettre dans la maison des rats de bibliothèque. »

« Y'a rien de mal avec ça. » dit d'un ton sec Harry, jetant un coup d'œil à Hermione.

« Est-ce que j'ai dit qu'il en avait un ? » dit Malfoy. Il passa une mandarine à moitié mangée vers Hermione. « Veux-tu le reste de ça ? »

« C'est bien de voir les différentes maisons socialiser ensemble. » dit Hermione, prenant un quartier. Elle leva les yeux, comme si elle était consciente qu'Harry allait être en désaccord avec elle. « Ils dorment et révisent encore dans leurs maisons, c'est assez pour avoir une bonne influence. Et peut-être que les directeurs organiseront quelques activités pour renforcer l'identité des maisons. »

Malfoy renifla. « Ne commence pas Draco. » dit-elle. Il lui jeta un regard mauvais. « Je n'arrête pas de lui dire. » dit-elle à Harry « qu'une personne aussi jeune que nous n'a pas assez d'autorité pour faire un bon directeur de maison, mais lui insiste sur le fait qu'il serait mieux que le professeur Aerie. »

« Elle est une Serdaigle ! » dit Malfoy « Je suis la sixième génération de Serpentard ! »

« Y'a pas à être fier de cela. » dit Harry

« Je devrais l'être. J'aurais dû l'être. »

Harry était dégoûté. « Je ne peux pas croire que tu penses juste à ton propre avancement Malfoy. »

« Je pense » dit Malfoy « à faire quelque chose d'important avec ma position, faire de vrai changement, faire des choses meilleures. Pas que tu saches quelque chose à propos de cela. Tu n'as jamais voulu faire quelque chose avec ta puissance au-delà de tes passe-temps, tes travaux d'école, tes petites rivalités. »

« Oh, oui » dit Harry, piqué. « Vaincre Voldemort – je l'ai seulement fait pour avoir plus de points que Serpentard. »

Malfoy semblait véritablement en colère. « L'as-tu vaincu par toi-même ? Non, tu as été aspiré dans quelque chose de gros par accident pas vrai ? Autrement, ça ne t'aurait pas traversé l'esprit d'utiliser un de ses cadeaux pour autre chose que le Quidditch et les farces. Est-ce que tu sais ce que j'aurais pu faire avec ton nom, ta gloire, ta puissance ? Est-ce que tu sais ce que j'aurais donné pour ça ? Mon père aurait -- »

Les narines dilatées, il se dressa et prit une respiration lente et profonde. « Mais c'est infantile de faire renaître une rivalité d'écolier comme celle-là. Nous ne parlerons plus de cela. »

Il se retourna si rapidement que sa robe tournait autour de ses pieds alors qu'il s'éloignait, laissant Harry figé sur place. Draco Malfoy l'avait accusé d'être parti avec un avantage injuste ?

« Gryffondors et Serpentards » soupira Michelle « Sauvez-nous. »

« Les hommes Gryffondors et Serpentards » dit Penelope « C'est des bagarres, des bagarres partout. »

Quand Harry passa le seuil de la bibliothèque, il eut soudainement un reflet dans l'air, et puis un large gong apparu à un pouce de son visage. Il bondit vers l'arrière, serrant sa baguette dans sa main.

« Désolé » Malfoy était assis à la table le plus près.

Harry serra ses mains ensemble pour qu'elles arrêtent de trembler. « Qu'est-ce que tu fais ? »

« Utiliser le mauvais caractère dans la partie du verbe manifestement. C'était supposé sonner une cloche, pas en créer une. » Malfoy commença à feuilleter son dictionnaire de calligromancie.

« Ne sommes-nous pas supposés nous débarrassé des mines, pas en créer plus ? »

« Peut-on les comprendre sans en faire ? » dit Malfoy

« Et tu t'attends vraiment à ce que je croie que tu les créais seulement pour la recherche, et que tu n'as pas l'intention de les utiliser pour d'autres raisons ? »

« Crois ce que tu veux » dit Malfoy, ne levant pas le regard de son dictionnaire. « Certaines personnes n'apprécient pas le progrès scientifique. »

Dans la salle commune, Harry était assis, lisant un texte de calligromancie de quatrième année tandis que Malfoy harcelait Hermione et Penelope pour essayer de trouver la clé du journal de Lucius. Ils levèrent tous le regard quand McGonagall approcha avec un regard sérieux sur le visage, Sofia dans son sillage. Michelle et Madeleine jetèrent un coup d'œil de l'autre côté de la pièce.

« Hermione » dit McGonagall « Sofia a une proposition que je voudrais parler avec toi. Non, le reste de vous pouvez rester ; vous êtes impliqué aussi. »

« Ce que je souhaite. » dit Sofia « est que 'Ermione travaille avec moi à plein temps pour développer un remède pour les sorts d'attaque. »

Malfoy la fixa. « Tu veux dire, laissez la calligromancie ? Sofia ! »

« C'est ce que j'ai dit à Minerfa » dit Sofia « Je ne crois pas que vous réalisez combien notre situation médicale est vraiment sérieuse. Si le désastre continue comme avec Monsieur Rusard, il reste peu de temps avant que les dommages ne soient trop grands pour être traités. Je comprends que les recherches de 'Ermione sont importantes pour la sécurité à long terme, mais j'estime que son aide est plus urgente dans la recherche médicale. »

Malfoy était si outragé qu'il se redressa immédiatement. « Sofia, enlevez Mione de la calligromancie pour la recherche médicale, ça serait comme prendre les ressources d'un traitement et les mettre dans le traitement des symptômes. »

« Quelques fois ça doit être fait, afin de garder le patient en vie. » dit-elle obstinément.

« Kitty, tu ne peux pas. Tu ne peux pas la prendre. Nous avons peu de temps pour cela, et nous sommes si près -- »

« Même si ces enfants meurent tandis qu'elle travaille sur d'autres projets ? »

« Si c'est nécessaire, oui ! Trouver la solution est la seule façon d'empêcher encore plus de ces -- »

« Oh, pour l'amour du ciel » Penelope se mit entre les deux. « Vous agissez comme si Hermione était la seule chercheuse qualifiée du personnel. » McGonagall se tourna pour la regarder. « Michelle a fait son Magisterium en herbologie médicale. Si Sofia a besoin d'un partenaire pour de la recherche curative, elle est le choix évident. »

« J'ai quelques expériences médicales aussi. » ajouta Madeleine Aerie.

Penelope hocha la tête vers elle. « En attendant, Remus peut prendre toutes les classes d'Hermione sauf les avancés, et je peux faire la même chose pour Draco puisque j'ai de la famille moldue, et je suis certaine que vous serez disposés à aider avec les cours d'Harry, Minerva ? Parce que le plus vite nous nous occupons de ces mines, le plus vite nous aurons accès aux livres et aux ingrédients du professeur Snape. »

Tout le monde cligna des yeux devant elle. « Wow » dit Harry « Nous aurions dû penser à ça, Hermione. »

« Vous êtes des Gryffondors » dit Michelle « Vous supposez que votre sang et vos larmes résoudront n'importe quel problème. Et Draco est un Serpentard, alors il suppose qu'il a le droit à tout ce dont il a besoin. »

« Un Gryffondor sautera en bas d'une falaise » dit Penelope. Son ton suggérait que c'était un vieux dicton. « Un Serpentard poussera quelqu'un d'autre en bas. Un Poufsouffle appellera cinq cents Poufsouffle, et ils sculpteront un escalier. Et un Serdaigle -- » elle fit un clin d'œil à Madeleine Aerie, qui se joignit à elle. « Un Serdaigle mettra la main sur un tapis volant. »

« La chose que je ne comprends pas, » dit Malfoy, s'appuyant sur le dossier de la chaise dure de la bibliothèque, et se frottant les yeux, « c'est comment un sigle peut utiliser un titre comme un objet direct. Visant le Ministère de la Magie – pourquoi je peux faire ça alors qu'il ne peut pas cibler ''ce type avec des lunettes affreuses'' ? »

« Bien, ce n'est pas comme si le Ministère les avait officiellement déclarés comme des lunettes affreuses. » dit Ron

« Hey ! » Harry lui donna un coup de coude.

« Tout n'est pas à propos de toi Potter. » Malfoy renifle.

« C'est un bon point Ron » dit Hermione « Ministère de la Magie est un titre officiel – peut-être que ça fait une différence. »

« Pourquoi cela ? » demanda Malfoy. « Si Circe Stormlaw avait été ministre de la magie pendant quinze minutes et Potter était connu comme ''lunettes affreuses'' depuis qu'il avait dix ans – hey ! Pourquoi as-tu fait ça ? » Il frotta son bras où Harry l'avait pincé, semblant choqué et chagriné.

« Bien, les personnes ne décident pas un jour de commencer à appeler Circe Stormlaw ''Ministre'', comme si c'était une sorte de surnom » dit Ron « Ils ont -- »

« Une cérémonie » dit Harry « Un peu de – de magie officielle. »

« Une cérémonie c'est seulement des mots. » dit Malfoy

« Alors un sort. » Précisa Ron.

Hermione ferma presque les yeux. « Les noms sont attachés à un enfant Moldu par un baptême ou quelque chose comme cela – Je suis certaine que les familles de sorciers doivent avoir quelque chose de semblable -- »

« Les charmes de désignation » dirent Malfoy et Ron en même temps

« Exact. Et les titres sont assignés pendant une cérémonie. Les titres de chevalier et l'Ordre de Merlin… les certifications sorcières quand nous quittons l'école… »

« Et le titre de directeur ? Comment est-il nommé ? » Demanda Harry

« Par le choixpeau, bien sûr. » dit Hermione « Tu n'as toujours pas lu -- »

Harry se leva soudainement. « Le choixpeau » dit-il « C'est comme cela qu'ils nous attrapent tous pour nous utiliser. »

Hermione fronça les sourcils. « Je ne vois pas -- »

« Je vois. » dit Malfoy « La répartition est une cérémonie magique qui nous lie tous à Poudlard à travers nos Maisons. Alors, tout ce qu'ils ont à faire, c'est de mettre une mine quelque part qui utilise ''tous ceux qui ont été repartis'' comme objet direct. »

Il se leva soudainement, les yeux brillants « Savez-vous ce que cela signifie ? Potter, qu'as-tu fait contre Voldemort ? Tirer de la puissance d'un cercle entier de sorciers ? Nous pourrions tirer la magie de toute personne qui a été à Poudlard – pouvez-vous imaginer la puissance ? Ils ne devraient même pas être à la même place. Nous pourrions nous désigner comme l'Ordre du Serpent ou de quelque chose, et toute personne qui est reliée pourrait être nommée et protégée par un simple symbole, pouvez-vous imaginer ? »

Il rayonnait dans la bibliothèque, comme s'il imaginait que tout lui appartenait. « C'est le plus grand pas en avant depuis la moitié de siècle. Et les Serpentards l'ont inventé. »

« Il y a deux informations essentielles que vous devez savoir à propos du Doloris. » Harry devait admettre que Malfoy avait un certain sens du théâtre. Il avait toute l'attention de la classe de niveau 7 de Remus depuis le moment où il avait pris place à l'avant. Même Jack Talos était fasciné.

« La première est qu'il ne tue pas. Il continue à faire effet sur la victime jusqu'à ce que le contre-sort soit lancé, mais il ne tue pas. »

Il eut une pause pendant que Malfoy convoquait un verre d'eau et le buvait.

« Le deuxième point important au sujet du Doloris est que la victime elle-même ne peut presque jamais lancer le contre-sort, quoiqu'il n'y a rien dans le sort pour empêcher cela. Ma supposition est que la douleur du sort elle-même est suffisante pour sortir l'antidote de l'esprit de la victime. » Sa voix habituellement expressive était monotone.

« J'ai vu le mangemort Gregory Goyle souffrir sous Doloris pendant une période de plusieurs semaines. » Continua-t-il. Il eut un halètement silencieux dans la salle de classe. « Le sorcier qui avait lancé le sort pouvait naturellement contrôler la sévérité. Pendant les périodes où sa condamnation était allégée, Goyle pouvait former des mots. Mais les sept syllabes du contre-sort étaient tout le temps hors de son esprit. »

La classe était silencieuse et horrifiée. Harry, aussi, se sentait mal avec cela. Comment Malfoy pouvait parler si calmement d'une chose si affreuse ?

Finalement, une voix timide se fit entendre de l'arrière de la salle de classe. « Professeur Malfoy ? »

« Oui, miss Galbraith ? »

« Pourquoi lui avait-on lancé le sort au début ? »

« Il avait été accusé » dit Malfoy « d'être un espion pour Albus Dumbledore. »

« Malfoy, pourquoi as-tu quitté les mangemorts ? » demanda Harry comme ils approchaient de la salle commune du personnel après la classe de Remus.

« Parce qu'ils étaient pathétiques. » Malfoy fit un signe de tête à la statue de Snape, qui inclina solennellement la tête en retour, et entra dans la salle vide. « Ah, tu aurais voulu entendre que j'ai vu l'erreur du mauvais chemin que j'avais pris et que je m'étais tourné vers le bon, eh Potter ? Mais en réalité, ce fut Gregory, et pas de la manière que tu penses. »

« Quelle manière alors ? »

« Je pensais qu'ils étaient… plus grands d'une certaine façon, des personnes qui étaient arrivées à s'élever au-dessus des règles insignifiantes et à tendre leurs mains pour attraper le pouvoir qui était à leur porter. Mais ils étaient là, gloussant comme des vilains écoliers donnant des coups de pied à un chiot. »

Harry se souvenait de la lâcheté de Peter Pettigrow. « La plupart des mangemorts que j'ai rencontrés me rappellent mon cousin Dudley. » dit-il

« Je n'ai pas rencontré ton illustre cousin, je suppose simplement que tu es d'accord avec moi. »

Harry acquiesça. « Mais Goyle. Le chiot. L'as-tu tué pour -- »

« Ne commence pas à penser que c'était un acte de pitié. » Coupa Malfoy. « Il n'y avait rien que je pouvais faire pour lui. Mais j'ai été plutôt fier de leur enlever leur jouet. »

« C'était un peu risqué pas vrai, exécuter de la magie non autorisée, là dans le camp ? »

« Oh, je ne l'ai pas tué avec un sort, Potter. Je l'ai tué avec un couteau. »

Harry cligna des yeux vers lui.

« Je ne suis même pas sûr qu'il savait qui j'étais à ce moment-là. » Continua Malfoy monotonement. « Mais il m'a combattu du mieux qu'il put. » Il se tint pendant un long moment le regard perdu sur la fenêtre condamnée. Harry regarda ses cheveux se balancer révélant ses deux anneaux argentés sur son lobe d'oreille. « Il est étonnamment difficile de couper à travers les muscles humains. » dit-il finalement. « Comme couper un pneu. Et le sang est désagréablement glissant. »

Harry le fixa. Malfoy regardait les pierres avec un sourire tordu. « Il était vraiment stupide Gregory, mais plutôt brave. Et très faible. Je l'ai tué pour moi, mais tu peux dire que je suis devenu un espion pour lui. »

Les yeux de Malfoy revinrent vers Harry, et son expression aiguisée. « Bien, bien. » dit-il, rallongeant les mots absurdement. « Il me semble que je devrais noter cette journée dans ma biographie : la journée où j'ai dit quelque chose qu'Harry Potter n'a pas désapprouvé. » Il s'approcha, faisant une coupe avec ses deux mains sur le visage d'Harry. « Ne penses-tu pas qu'un tel altruisme mérite une récompense ? »

Ils ne s'étaient pas touchés depuis Noël. Harry avait oublié le pur plaisir physique de cela, et il avait oublié le simple touché humain encore plus. Mais cela avait été un soulagement d'être libéré de ses émotions mélangées – la honte, la peur d'être découvert, la peur de dire quelque chose de mal ou de faire quelque chose de mal ou de ressentir quelque chose de mal. La pénible nécessité de combattre les émotions qui demandaient à grandir après tout contact physique, même lorsqu'il était aussi insignifiant que cela. Quand la main de Malfoy frotta sa joue, tout revint l'envelopper, toute l'intensité, toute l'ambiguïté, toutes les peurs. Tous les besoins.

« Pas ici » dit-il sèchement, et il marcha jusqu'à sa chambre aussi rapidement qu'il put, sans regarder en arrière pour voir si Malfoy le suivait.

Malfoy suivit Harry dans la pièce avec un sourire qui commença par être malicieux, puis devint moqueur. Après avoir regardé Harry pendant un moment, il tendit la main et caressa, avec deux doigts, très doucement le côté de son visage et sa bouche.

Harry sentit sa bouche se tordre à cette parodie de tendresse. Et de la vraie tendresse, pensa-t-il, serait encore pire. À cette heure, à cet endroit, deux étages en dessous d'une infirmerie pleine d'enfants qui dormaient à cause d'un sort que personne ne savait comment guérir ! Et avec ce genre de personne ! Harry ne pouvait le supporter. Il prit Malfoy par les bras et le poussa sur le divan, puis se pencha au-dessus de lui, une main sur le dossier du sofa, l'autre tirant sur ses vêtements.

La robe de Malfoy était une queue-de-pie d'un style tapageur, bien boutonnée jusqu'à la taille et puis s'ouvrant sur des pantalons étroits. Harry tira sur la robe, et Malfoy murmura un sort qui ouvrit toutes les attaches d'un seul coup, le laissant nu de la gorge à l'entrejambe.

Harry rit durement. « Si tu essaies de ne pas avoir la réputation d'être facile Malfoy, ce n'est vraiment pas la façon d'y arriver. »

Il favorisait pour lui-même des robes du style étudiant, porté par-dessus chemise et pantalon, alors il était facile de s'en débarrasser. Il dénoua sa cravate et commença à défaire ses boutons de chemise, mais Malfoy éloigne sa main et murmura encore le sort. Harry sentit soudainement des doigts froids sur son torse nu. Sa robe, sa chemise et sa cravate étaient maintenant accrochées soigneusement sur un cintre à l'extérieur de sa porte de garde-robe, et ses lunettes étaient sur la table basse.

« Je peux voir que mon éducation magique a quelques lacunes. » dit-il, et puis, « Oh » quand Malfoy mordilla sa clavicule. Les cheveux de Malfoy effleuraient son cou, et il les caressa et put voir la langue rose de Malfoy s'approcher de son mamelon. Malfoy jeta un coup d'œil vers le haut et fit à Harry un sourire doux qui contracta son estomac. Diable, dans quoi s'embarquait-il ?

Il repoussa la tête de Malfoy et tomba à genoux devant lui, frottant son nez contre sa queue par le pantalon ouvert, prenant déjà le gland dans sa bouche alors que ses mains ouvraient l'ouverture plus largement.

« Ah ! » Les mains de Malfoy étaient sur son visage, essayant de le faire ralentir, mais il n'avait aucune chance.

Les pantalons, d'une sophistication typiquement sang pur, n'étaient pas attachés avec des boutons ou une fermeture éclair, mais avec des lacets. Il délaça tout jusqu'à l'entrejambe, et sourit autour de sa bouche – il n'avait pas de raison, excepter de laisser ses doigts faire ça pendant que sa bouche faisait cela.

Malfoy combattit cet assaut encore quelques secondes, puis fondit, sa bouche habile pour parler d'une voix traînante, réduite à crier. « Ah ! Ah ! » jusqu'à ce qu'Harry ne put s'empêcher de prendre sa propre queue dans son autre main et de gagner du temps, leur donnant à tous les deux tout ce qu'il avait. Malfoy résista environ quatre minutes avant de jouir. Harry laissa son front reposer à la jointure parfumée de sa hanche et sa cuisse, et dura un autre trente secondes.

Il ne fit pas terriblement attention à l'endroit où il visa, et Malfoy se raidit quand il le sentit venir. Ses mains, qui avaient toujours caressé faiblement la tête d'Harry, l'agrippèrent soudainement et le tirèrent vers le haut. « Je voudrais – je vais -- » La contrariété combattait la paresse post coïtal sur son visage, et il se pencha vers l'avant pour un baiser qui aurait probablement été aussi rude que son premier contact avait été doux, si Harry l'avait permis.

Quand Harry esquiva sa bouche, leurs deux expressions allèrent vers la colère. Malfoy se leva soudainement. « Qu'est-ce qui ne va pas avec toi ? »

« Ne me dis pas que tu n'as pas eu ce pour quoi tu es venu Malfoy ? »

« Oh, pour – bien. » Malfoy donna un petit coup de sa baguette, et Harry se retrouva complètement rhabillé. Il regarda au sol. Mains propres, plancher propre, sofa propre, Malfoy de nouveau impeccable, gris sur gris avec les cheveux attachés avec une boucle argentée. « Là. Ça n'est jamais arrivé. Heureux maintenant ? Oh, attends. » Et il tapa sa baguette sur la bouche d'Harry, qui soudainement ne goûtait plus rien.

« Malfoy -- » ses lèvres étaient engourdies. Malfoy avait été un peu trop zélé avec le sort de nettoyage. Harry se leva et s'assit lourdement sur le sofa. « Je ne peux pas faire cela. »

« J'ai l'impression que tu ne le fais pas. C'est ce que tu te dis, pas vrai ? »

« Je ne sais pas ce que tu veux de moi par l'enfer. »

Malfoy l'étudia pendant un moment. « Non » dit-il finalement « tu ne sais pas n'est-ce pas ? Et tu es déterminé à m'empêcher de t'éclairer. » Il roula sa baguette entre deux doigts. C'était un geste si élégant qu'Harry se demanda s'il le pratiquait devant son miroir. Il fixa les doigts de Malfoy.

« Alors, c'est cela. » dit Malfoy « Tu veux te séparer. »

Harry leva les yeux vers son visage. « Séparer quoi ? » dit-il « Je veux arrêter de faire des choses qui vont finir avec toi te foutant de moi et moi ayant honte de moi-même.

Toute expression quitta le visage de Malfoy aussi vite que son goût avait quitté la bouche d'Harry. « Bien » dit-il, et il sortit par la porte sans un autre mot.

Harry s'effondra pour cacher son visage. Le sofa ne sentait même plus l'odeur de Malfoy. Il ferma les yeux, pas assez fatigué pour dormir, mais trop vidé pour faire quelque chose d'autre.

Il essaya de se rappeler quelque chose de plaisant, mais tout ce dont il se souvient fut le jour où la lettre de McGonagall arriva en Floride.

Sunday et lui avaient un bout de plage pour eux seuls, et ils étaient étendus au soleil, leurs pieds se touchant, quand Spielberg avait laissé tomber la lourde enveloppe sur le ventre d'Harry.

Quand il vit l'écriture, Harry sentit un curieux mélange de peur et de soulagement, comme un renégat qui finalement, après des années sur la route, voit la loi inéluctablement le rattraper. La vraie vie était revenue le réclamer finalement.

Il put sentir les yeux de Sunday sur lui comme il brisait le sceau et lisait le court message. « Mon ancienne école. » lui dit Harry, lui remettant la lettre.

« Tu ne sembles pas si heureux de cela. » dit Sunday.

« Bien sûr que je suis heureux. » dit Harry

Sunday souleva les sourcils, mais il ne dit rien. Il regarda par-dessus l'océan, et Harry regarda aussi. Quelque part dans cette direction, les souliers d'Harry Potter étaient là, prêts à lui faire renoncer à ces longues vacances et à ce qu'il les remettre.

« Alors » Sunday brisa le silence. « Tu veux que je vienne avec toi ? »

« Non ! » Il se tourna, choqué – et puis, réalisant combien ça sonnait grossier, chercha la main de Sunday. « Je veux dire, tu as des responsabilités ici… »

« Seelih a toujours été meilleur avec la politique. Il tient de Maman. » Harry n'avait jamais entendu Sunday aussi proche d'argumenter sur quelque chose. La plupart du temps, il était plutôt zen dans son empressement, laissant l'univers faire ce qu'il choisissait.

« Vous pourriez tous venir et visitez » offrit Harry. « Quand je serai installé. »

Sunday lui fit un long regard, et puis se tourna et regarda au-dessus de l'eau. « Jamais été en Angleterre » après un moment, il ajouta. « J'ai entendu dire que c'était bien. »

À suivre