Titre anglais : Transfigurations

Titre français : Métamorphoses

Auteur : Resonant

Chapitre traduit par : Angel Heaven

Bêta traduit : Remus Lupin James

Bêta correctrice : Silyme

Couple : HP/DM

Rating : M (et même plus)

État actuel de la fic anglaise : Terminée. (16 chapitres + 1 épilogue.)

État de la fic en français : 15 ; Traduction : Fini

Résumé : Cinq ans après la défaite de Voldemort, Harry retourne en Angleterre pour participer à la réouverture de Poudlard.

Disclaimer : Cette histoire est basée sur des personnages et des faits crées et appartenant à J.K. Rowling. Aucun argent n'en est retiré. L'histoire de cette fic appartient à son auteur, Resonant, et la traduction du 1er chapitre à sa 1er traductrice, Jess HDH.

Le reste de la traduction à Paradise Of Readers

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Nous avons l'autorisation de reprendre cette traduction et

bien que nous avons eu l'autorisation de reprendre les chapitre déjà traduit,

par StarsAngel01 nous avons retraduit dès le début !

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Avertissement : Attention, ceci est un slash ! Homophobes, veuillez vous abstenir, merci. Cette fic mérite amplement le rating M car elle contient des scènes explicites alors vous êtes prévenus, fic pour adultes !

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Bonne lecture

Eni et Onarluca

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Chapitre 16 : Répartition.

« Ça ne sert à rien si mon récit ne te fait pas espérer quelque chose, hein, Draco ? », dit Hermione alors qu'ils s'asseyaient à la première table.

« Je n'ai jamais compris cette histoire de ne pas compter sur quelque chose », répondit-il. « C'est si insupportable d'être déçu ?

Au centre de l'estrade, Phoenix Skye était assise le Choixpeau sur la tête, ses longues jambes pendant maladroitement.

« Quand j'ai été réparti, je pensais que la chaise devait être la bonne taille pour les adultes », murmura Ron à Charlie. « Je suppose qu'elle n'est à la bonne taille pour personne.

« Tu n'es pas sérieusement en train de penser que le chapeau pourrait te choisir pour directeur ? », fit Harry à Draco.

« Pourquoi ne le devrait-il pas ? J'ai l'intelligence, l'imagination…aucun goût pour les chapeaux étranges mais je présume que ça viendra plus tard…

Phoenix laissa le chapeau en arrière sur la chaise ; Madeleine Aerie le souleva et l'enfila avec l'expression de quelqu'un s'armant contre la douleur, et elle le retira presque immédiatement, l'air soulagé.

« Et bien, pourquoi toi ? », demanda Harry. « Pourquoi ne me choisirait-il pas ?

« Tu veux être directeur ?

« Je n'y avais pas vraiment pensé », fit Harry. « Mais je suis sûr que je pourrais le faire.

« Bien sur », déclara Draco. « Gryffondor, en un clin d'œil. »

« Le professeur Dumbledore et le professeur McGonagall… », commença Hermione.

« Étaient les bons chefs en temps de guerre, quand ce dont nous avions le plus besoin était du courage », dit Draco. « Mais la guerre est finie maintenant, et ce dont nous avons le plus besoin est la prévoyance.

« Et tu crois que tu es celui qui apportera cette prévoyance ? », fit Harry.

« Qui de mieux ? »

« Bien sur », déclara Harry. «Serpentard, en un clin d'œil. »

Hermione le poussa du coude.

« C'est ton tour, Harry. »

Harry s'assit sur la chaise –elle était ridiculement basse, même si la dernière fois qu'il s'y était assis ses pieds n'avaient pas touché terre- et posa le chapeau sur sa tête.

« Hmm », dit la voix familière du Choixpeau. » Nous nous rencontrons à nouveau, Harry Potter.

Harry essaya d'envoyer un salut amical dans sa tête, ce qui était bien plus difficile qu'il s'y attendait, mais le chapeau répondit d'une voix ravie : « Bien, merci. De même, je suis sûr », alors il devait avoir réussi.

« Tu n'es pas particulièrement intéressé par le poste de directeur, pourtant », continua le chapeau.

Pas vraiment », pensa Harry. » Ce serait si bien d'enseigner, tout simplement. Un défi à la fois, pour changer. Mais si l'école avait réellement besoin de moi…

« Oh, il n'y a encore aucun besoin de plus de sacrifice », dit le chapeau. « Allez-y et envoyez-moi miss Granger. Je suis certain que je reparlerai avec vous bientôt, professeur Potter.

Quand Hermione émergea de sous le chapeau, elle rayonnait tant que Harry crut que le chapeau devait l'avoir choisie. Mais elle tapa Draco sur l'épaule et s'assit toujours en souriant.

La conversation de Draco avec le chapeau ne fut pas aussi longue que ce que Harry s'était attendu, mais il avait l'air pensif quand il s'assit.

« Vas-y », dit-il à Ron.

« Tu dois plaisanter », fit Ron, et il poussa Olivier en direction de la chaise.

Quand tout le monde parmi le personnel eut passé son tour, le chapeau resta silencieux pendant quelques instants tandis qu'ils regardaient. Puis le chapeau se mit à chanter :

« Oh je suis le plus astucieux chapeau ici présent

Mon cerveau est bien rempli

Et si vous êtes à moitié aussi malin que moi

Vous saurez que j'ai toujours raison.

Harry regarda Hermione.

« Il n'a pas prévu de … »

« Chut », fit-elle. « Quelques fois tu as juste à lui faire plaisir. »

« Il a fallu des cœurs intrépides pour gagner la guerre

Mais laissons tout ça derrière

Les tâches qui vous attendent à présent

Nécessitent des esprits intelligents

J'ai pris place sur chaque crâne

Et farfouillé tout autour

Alors je suis bien certain que je connais l'homme

Qui mettra de l'ordre dans le vieux Poudlard. »

Il y eut une pause durant laquelle le chapeau passa la plus grande partie sous les projecteurs, puis il fit à haute voix :

« Le nouveau directeur de l'école de magie et de sorcellerie de Poudlard est…Cypherus Summs ! »

« Summs ? ». Charlie avait l'air choqué. « Je pensais qu'il allait prendre directement sa retraite.

Draco était encore en train de fixer un point au loin, perdu dans ses pensées, mais aux paroles de Charlie il écarquilla soudainement les yeux. Puis il commença à applaudir. Au bout d'un moment les autres se joignirent à lui.

Cypherus se leva en tremblant et fit un signe de tête en direction du chapeau.

« J'apprécie votre confiance », dit-il. « Et votre patience », ajouta-t-il à l'adresse du personnel. « Au départ, j'avais prévu de retourner dans ma maison de l'Arden à la fin de cette année scolaire, mais le Choixpeau m'a convaincu de repousser mon départ en retraite d'un an ou deux de plus pour aider Poudlard à faire la transition entre la reprise d'après-guerre et une nouvelle ère.

« Tu le vois, maintenant ? », murmura Draco à Hermione. « Quel choix fascinant. »

Elle roula des yeux.

« Ça te donne juste assez de temps pour trouver le parfait chapeau vert. »

Il se redressa de toute sa hauteur.

« Je ne m'installerai pas à moins d'un chapeau en soie. »

§*&o&*§

« Pouvez-vous rester un moment, Hagrid ?«, demanda Hermione. « Ou devez-vous retourner à Greater Wrenching. »

« Dieu merci, non –je suis revenu pour rester », fit Hagrid. « Un autre petit pain ? »

« Il a dit une pierre ? » murmura Draco à l'oreille de Harry, frôlant sa mâchoire douce de ses doigts.

Harry dissimula un sourire et continua à émietter son propre petit pain coriace dans l'espoir qu'il aurait l'air de l'avoir mangé.

« C'était bien d'être avec ma famille, mais Poudlard sera toujours ma maison », poursuivit Hagrid.

« Tu voudras retourner auprès des animaux », lâcha Ron mal à l'aise. « Je suppose que Charlie pourra enseigner, heu…l'arithmancie ? »

« Est-ce qu'il connait quelque chose à propos d'arithmancie ? », demanda Hermione.

Ron haussa les épaules.

« N'importe quoi », déclara vigoureusement Hagrid. « Dumbledore m'a fait gardien des lieux, que son âme repose en paix, et le poste de gardien est bien suffisant pour moi. »

Il y eut un coup contre la porte de la cabane.

« Entrez ! », brailla Hagrid, et Harry agrippa sa tasse de thé tandis que la table tremblait.

« Puis-je vous interrompre un moment ? », fit Summs en passant la tête par la porte. Il était coiffé d'une casquette de base-ball pourpre qui disait « Arithmanciens, faites-le par les nombres ». A leurs regards, il la toucha. « Elle s'avère être indispensable », dit-il en faisant un clin d'œil à Hermione.

Hagrid s'était levé quand Summs était entré.

« Monsieur le directeur ! Asseyez-vous. Un petit pain ? Du thé ? »

« Merci, Hagrid, j'en prendrai », fit Summs. « Deux sucres, s'il vous plaît. »

Harry regarda avec une horreur fascinée quand Summs cassa, avec quelque difficulté, un morceau de petit pain –et ensuite le trempa dans sa tasse et utilisa une cuillère pour le plonger dans le thé.

« Je voulais vous parler à tous à propos de quelques sujets d'inquiétude avant de convoquer le personnel en entier », continua Summs en glissant une serviette dans le col de sa robe. « Tout d'abord, parce que les études ont été gravement perturbées par les événements de l'année, j'aimerais proposer un trimestre d'été, si vous êtes disposés à renoncer à vos vacances pour donner des cours de soutien. »

Il y eut des acquiescements de part et d'autre. Hermione avait l'air particulièrement ravie par cette idée.

« Nous devons aussi aborder la situation financière de l'école, dont j'ai peur qu'elle soit terriblement fragile. »

« L'interruption, les dégâts…Elle doit l'être », déclara Draco en fronçant les sourcils. « Je n'y avais jamais réfléchi.

« Bien sûr que vous ne l'aviez pas fait », dit Summs avec une ironie toute Serdaigle. « Avec votre éducation, je ne m'attendais pas à ce que vous ayez une once de bon sens financier. C'est pourquoi je vous invite à prêter à Poudlard une somme d'argent substantielle pour assumer le financement de nos réparations –à taux d'intérêt concurrentiel, bien sûr.

Draco rayonna.

« Je vais arranger ça immédiatement ». Ron et Hermione rigolèrent doucement, et il les regarda. « C'est un investissement extrêmement sensé », ajouta-t-il d'un ton plein de sous-entendus, » puisqu'il garantira mon intérêt futur dans les finances de l'école.

Les yeux de Summs étincelèrent d'une façon étrangement ressemblant à Dumbledore, et Harry se prit à lui sourire.

« Maintenant…Remus a gentiment accepté de prendre le poste de sous-directeur. Madeleine est disposée à me succéder en tant que directrice de la maison Serdaigle, ce qui laisse un autre poste vacant. Je crois que vous avez exprimé un intérêt dans la surveillance des fortunes de Serpentard, Draco ? »

« Comme si il allait dire non », fit Ron, et Harry regarda la joue rosie de plaisir de Draco et dut résister à la tentation de l'embrasser.

« Un autre poste qui reste à pourvoir est celui de concierge, qui est resté inoccupé depuis la mort tragique d'Argus Rusard », dit Summs qui se tourna vers Ron. « Peut-être seriez-vous disposé à prendre cette responsabilité ? »

Draco s'étrangla de rire et leva sa cuillère en signe de salut.

« Félicitations, Weasley. Ta première offre d'emploi réelle. Ta mère sera si fière. »

Ron pencha la tête sur le côté.

« Ouais », fit-il finalement. « Je pense que le Pérou peut attendre un moment. »

Hermione passa ses bras autour de lui en criant, et Hagrid lui prit la main et la lui secoua vigoureusement.

« C'est la célèbre prudence de Serdaigle ? », demanda Draco avec une inquiétude recherchée. « Un Weasley chargé de maintenir l'ordre ? »

Ron se contenta de lui lancer un regard détendu par-dessus la tête d'Hermione.

« J'ai grandi avec Weasley et Weasley SA. Je connais toutes les farces et quelques autres. »

Hermione le relâcha pour sourire à Draco.

« Et tu as rencontré sa mère », dit-elle. » Il connaît aussi toutes les punitions et quelques autres.

« Dis donc ! ». Ron sourit soudainement. « Si j'attrape quelqu'un en train de s'en mêler, je pourrai utiliser son sortilège de Doigts-outillés. »

« Ou punir les oreilles indiscrètes par le Muroreilles », déclara Harry. « Ou les commérages par le maléfice Colle-Langue. »

Draco jeta un œil à quelques élèves qui étaient en train de jouer au croquet sur balai sur la pelouse.

« Pauvres petits garnements », fit-il. « Ils ne savent pas ce qui les attend. »

« Tu ne vas pas leur pourrir tout leur plaisir, non ? », demanda Hagrid à Ron, l'air inquiet.

Ron se contenta de sourire.

« Je pense que je sais distinguer ce qui est amusant de ce qui est vraiment dangereux, vu que j'ai eu affaire à une grande partie de chacun d'entre eux. »

Summs s'éclaircit la voix.

« Ce qui m'amène à la dernière nomination. »

Harry et Hermione se regardèrent.

« Arithmancie ? »

« Non, pas encore tout à fait », dit Summs. « Pas plus que nous nous attellerons au besoin d'ajouter la calligromancie au programme scolaire pour l'instant. Il y a un sujet qui doit être porté au premier plan de nos préoccupations de tout temps : le bien-être des enfants ». Il repêcha son petit pain avec sa cuillère et le mâcha placidement, jetant un regard au groupe. « Beaucoup de nos élèves ont perdu des amis et de la famille durant la guerre, et bien entendu les mines ont créé leurs propres traumatismes. L'enfance est toujours une des premières victimes de guerre, et les effets peuvent durer bien après que le combat ait pris fin.

Ses yeux se posèrent sur Harry pendant un moment, et les propres yeux de Harry cillèrent. Il sentit l'épaule de Draco appuyée contre la sienne, et il tendit le bras pour lui prendre la main sous la table.

« Dans ce but », fit Summs, » je crée un nouveau poste dans le personnel de Poudlard, le Protecteur des Enfants. Nous avons besoin de quelqu'un qui sera toujours là, offrant aux enfants du réconfort et de la sagesse à toutes leurs inquiétudes, grandes ou petites ». Hermione acquiesça d'un air enthousiaste, et Summs leur sourit gentiment. « Et je pense que vous serez d'accord avec moi pour dire que la personne la plus appropriée pour ce rôle est notre hôte, Rubeus Hagrid. »

Il y eut une seconde de silence puis un tonnerre d'applaudissements. Harry sauta de son siège pour étreindre Hagrid ; Ron et Hermione l'avaient fait en premier, mais il y avait assez de place pour qu'ils le serrent tous les trois dans leurs bras en même temps. Par-dessus leurs têtes, Harry put l'entendre dire d'un ton ému « J'en serais plus qu'honoré, monsieur », puis ensuite se moucher le nez.

« Vous faites vraiment un bon choix en tant que directeur », déclara Draco à Summs avec admiration. « Mes compliments au Choixpeau. »

Summs se leva et tapota sa casquette de base-ball, qui se réarrangea pour laisser lire : ''Casquette pensante''.

« Regarde et apprends, mon garçon », dit-il. « Regarde et apprends. »

§*&o&*§

Alors qu'un murmure parcourait le hall, Harry leva les yeux et vit Spielberg, flanqué par une escorte de hiboux à l'air suspicieux, avec un petit colis attaché à la patte. Harry dégagea rapidement un endroit sur la table, et Spielberg atterrit gracieusement et commença à picorer l'assiette de harengs fumés tandis que Harry détachait le paquet.

« J'ai demandé à Kat de m'envoyer quelques bonbons américains », fit-il en ouvrant la boîte.

Draco regarda par-dessus son épaule.

« Super Sour Toxic Waste Barrels », dit-il en prononçant avec une grande précision, laissant une petite pause entre chaque mot. « Atomic Fireballs. Mega Warheads. Blitz Power Mints. Tu as prévu d'équiper une armée ? »

Hermione renifla une menthe et recula.

« Puissant », déclara-t-elle.

Spielberg cacarda envers Harry et picora le paquet.

« Qu'y a-t-il ? », lui demanda Harry.

« Il y a quelque chose d'autre à l'intérieur. »

Ron farfouilla dans l'emballage et tendit quelque chose à Harry.

Sunday devait lui avoir pardonné ; c'était une nouvelle véronique.

Harry baissa sa chaussette et la noua autour de sa cheville. La bouche de Draco se contracta.

« Ravissant », fit-il. « Comme si tu ne projetais pas déjà un air de sauvagerie. »

Harry sourit.

« Tu veux que je lui en demande de t'en faire un aussi ? »

Il prit son sac et contourna la table du personnel jusqu'à l'autre bout où le fantôme de Dumbledore planait. Il était en train de parler au professeur Binns, mais Binns marchait en direction de Harry, un froncement perplexe sur le visage.

« C'est une chose très étrange », dit Binns alors qu'il s'approchait de Harry. » Albus a porté certaines questions à mon attention, et… ». Il passa la main pensivement à travers une chaise toute proche. « Il semble que je sois professeur honoraire. »

Il ne semblait pas y avoir de juste réponse à ça, mais Harry tenta finalement : »Mes félicitations.

Binns s'anima.

« Et bien merci », dit-il. « Peut-être que maintenant je peux me consacrer à finir ma monographie sur le traité d'Osnabrug de 1660…J'attendais l'opportunité de consulter quelques lettres que la bibliothèque a récemment acquises… »

Et il continua, marmonnant joyeusement en lui-même et ne semblant pas remarquer qu'il était passé directement à travers la table.

Harry se retourna pour trouver le fantôme de Dumbledore en train de le regarder gaiement.

« Harry », fit-il en rayonnant, « m'as-tu déjà pardonné ? »

Harry le fixa sévèrement. Dumbledore avait les yeux pétillants, comme d'habitude.

« Je ne… il y a… ». Il inspira profondément. » Oui », fit-il. « Je suis désolé. »

« Chaque chose en son temps, mon garçon. Chaque chose en son temps. Je n'ai rien d'autre en dehors de temps à présent.

« J'ai quelque chose pour vous », dit Harry. « D'Amérique ». Il ouvrit la boîte de bonbons acides et la tint de deux doigts.

Dumbledore passa sa bouche au travers, frôlant juste les doigts de Harry d'un froid glacial.

« Ah ! Je peux presque les goûter », déclara-t-il. « Merci. »

« Le docteur Bokor envoie ses amitiés », fit Harry. « Il veut savoir si vous pouvez toujours danser la matelote. »

« Oh, mieux que jamais, Harry ! Pour un danseur, être libéré de la gravité ne peut être qu'une amélioration bienvenue. »

Et il se redressa et se mit à lever les jambes jusqu'à ce que ses chaussures à boucle brillent.

§*&o&*§

Harry trouva Draco assis au pied de la statue de Snape.

« Et dans l'intervalle, je lui ai déjà parlé des Serpentard, maintenant que Madeleine prend la tête de Serdaigle », était-il en train de dire. « J'ai tant d'idées, Severus ! Les quatrième année et au dessus ont besoin d'étudier en indépendance –plus de travail mâché. Pensez-vous que ces fichus Weasley seraient des conseillers pour les esprits affairés ? Je sais que 'Mione aiderait ceux qui veulent avoir leur année en sciences… »

Tandis que Harry s'approchait, il pouvait voir que Draco avait un chat tigré sur les genoux. A l'approche de Harry, il se leva et s'étira, et Harry reconnut les marques en forme de lunettes autour de ses yeux. La main de Draco lui caressa la tête. Harry sourit lorsque le chat passa par un mur et s'en alla.

« Le directeur veut tous nous rencontrer et discuter des candidats pour le poste d'Histoire de la Magie, Draco », dit-il.

« Tolkach-Rychag, bien sûr », déclara Draco.

Harry le regarda, surpris.

« Je pensais que toi-même serais intéressé. »

« Et laisser le sujet le plus important de l'école à un esprit moins intelligent ? », fit Draco avec un petit sourire narquois. « Après tout, la seconde bataille de Poudlard a été gagnée grâce à la force d'un extincteur, d'un stylo mécanique et d'une torche électrique. »

« Ah. Ce serait mieux de veiller à ce que ce soit enseigné dans les moindres détails, alors », dit Harry.

« Bien sûr ». Draco se leva et s'étira gracieusement. « J'ai le CV de Tolkach-Rychag là-haut –je le lui ai demandé par hibou après Noël. Dis à tout le monde que je serai là dans un moment. »

Il fit une demi-révérence à la statue. Harry le regarda s'en aller –sa robe tombant impeccablement jusqu'au sol, les cheveux attachés sur le dessus de la tête par un serpent d'émeraude se contorsionnant délicatement, un parfait modèle de magnificence Serpentard- et il sourit.

Après un moment, la statue émit un bruit impatient.

« Monsieur Potter ? Puis-je vous être utile d'une façon ou d'une autre, ou voulez-vous rester simplement sans rien faire ? »

Harry retourna son attention sur le dernier Maître de Potions.

« C'est la mauvaise variété de chaudron, n'est-ce pas ? »

C'était un chaudron d'étudiant, profond et étroit avec un bord replié, plutôt que du modèle à bords droits qu'Harry avait vu dans la salle de travail de Snape.

« Bien sûr qu'il ne l'est pas », dit Snape d'un ton très ennuyé », et la Guilde des Artistes Magiques devrait avoir honte d'elle-même pour avoir laissé passer une erreur qui est évidente même pour vous. Je n'étais pas accoutumé à travailler avec des outils inférieurs dans la vie, et je ne vois pas pourquoi je devrais y être réduit à présent.

« Nous allons réparer ça », fit Harry. « Quelqu'un de la Guilde va venir la semaine prochaine pour faire le portrait de M… le portrait de Minerva. Ils pourront s'occuper de ça. » Il toucha l'avant-bras de pierre là où la Marque était gravée. « Vous voulez retirer ça aussi ? »

« Non, monsieur Potter. Je ne veux pas », déclara Snape. « Quelqu'un doit servir de réprimande à la mémoire extrêmement courte du monde sorcier, maintenant que le jeune monsieur Malfoy a remis les comptes à zéro. »

« Très bien ». Dans une impulsion, Harry saisit la main tendue. « Professeur…merci », fit-il. « Je veux dire…Vous savez…Pour tout. »

Les gros doigts de pierre se resserrèrent brièvement autour des siens.

« De rien. »

§*&o&*§

« Ah, Harry ». A l'approche de Summs, Harry se leva de la table du déjeuner. « Je voulais vous demander une faveur, si je peux me permettre. »

« Bien sûr, monsieur le directeur », déclara Harry après une bouchée de friandises.

« Quand je suis revenu à Poudlard l'année dernière, j'ai été placé dans des appartements supérieurs par une mesure temporaire », fit Summs. « Je ne m'étais jamais attendu à rester plus d'un an, et maintenant que j'ai pris le poste de directeur, j'anticipe le fait que les escaliers deviendront un fardeau. Comme vos appartements sont au rez-de-chaussée, peut-être seriez-vous disposé à vous installer ailleurs ? »

« J'en serais heureux », dit Harry. « J'aimerais m'installer plus haut et avoir une meilleure vue. »

« Bien, bien », déclara Summs. « Je libérerai la Suite Grise. Cinquième étage, tour Sud. Je crois que vous connaissez déjà le chemin. »

Et en effet, Harry le connaissait ; la Suite Grise était la porte tout de suite après les appartements de Malfoy.

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« La chambre pour dormir est un peu…exiguë, à cause des…étagères de livres », fit Summs en haletant tandis qu'ils arrivaient au cinquième étage, « mais quand les fenêtres seront…rouvertes, la vue sera plus que… compensatoire. « Il s'arrêta un moment pour reprendre son souffle avant de poursuivre. » Laissez-moi juste vous montrer l'astuce des portes. La chose à faire avec le capitaine Raleigh est de toujours approcher par la droit, en raison du regard, comme vous voyez », dit-il, marchant vers le portrait d'un pirate avec un œil caché et une chevelure miteuse. « Capitaine Raleigh ! »

« Bonsoir, votre Grâce », déclara le pirate en souriant d'un sourire tout en dents qui rappela Hagrid à Harry.

« Laissez-moi présenter le nouvel occupant de la Suite Grise, Harry Potter. »

Le capitaine fit à Harry un salut rendu macabre par le crochet d'argent qui remplaçait sa main.

« C'est un honneur et un privilège, jeune monsieur », dit-il.

La chambre à coucher était effectivement minuscule, avec à peine de la place pour le lit à baldaquin et les étagères de livres qui couvraient trois des murs jusqu'au plafond. Le quatrième mur est rempli d'une étrange sculpture représentant une scène épouvantable de la rébellion des gobelins.

Mais le salon était spacieux et confortable, avec un coin d'étude douillet et deux larges fenêtres qui donnaient probablement sur le lac quand les pierres seraient retirées.

Même après qu'il ait défait tous ses livres et ses affaires, le salon était affreusement nu. Il s'assit pendant un moment en regardant les murs autour de lui, puis il se mit à fouiller dans sa malle. Il n'avait pas du tout souvenir d'avoir fait ses bagages pour aller en Floride, mais sa malle était restée au pied de son lit dans on dortoir, et il avait l'habitude d'y jeter ses souvenirs, alors…

Ah. Elles étaient là, sous ses vieilles robes de Quidditch –des tas et des tas de photos. Et il y en avait encore dans les paquets de lettres de Kat.

La plus grande du tas était un cliché de lui, Ron et Hermione, pris par Colin Crève le jour suivant l'obtention de leurs ASPICs. Déjà à ce moment-là la guerre avait fait passer leur travail scolaire au second plan, et leurs jeunes et pâles visages montraient la tension à essayer de faire d'eux-mêmes des soldats. Il leur sourit d'un air rassurant. » Courage. Nous l'avons fait », dit-il, et il plaça la photo sur le mur derrière le bureau.

Et là il y avait la famille Weasley au complet lors d'un voyage qu'ils avaient fait en Roumanie alors que Ron était encore à l'école. Bill et sa femme étaient en train d'essayer de faire faire coucou à l'appareil par la petite Keket, mais elle était plus intéressée par le fait d'agripper la longue tresse de Bill et de la mettre dans sa bouche.

Il sourit encore plus largement à la suivante, une photo de groupe des quatre attrapeurs de septième année. Phoebe Benedict et le garçon de Poufsouffle, dont il avait oublié le nom, souriaient et faisaient signe avec une belle démonstration de sportivité, mais Harry et Draco s'inquiétaient à peine de regarder l'appareil entre deux regards meurtriers qu'ils se lançaient l'un l'autre.

Là se trouvait la photo de groupe de Gryffondor de cinquième année. Harry sourit tristement devant le visage joyeux et plein d'espoir de Lee Jordan. Il voulait être présentateur pour Radio Sorcier, mais il n'en avait pas eu la chance. A côté de Lee, les jumeaux Weasley tenaient fièrement une enseigne : « Weasley et Weasley SA, Nouveautés et Surprises ». C'était la même enseigne qui pendait encore au dessus de la porte de leur boutique de Pré-au-Lard.

Une photo de groupe de l'équipe de l'Assemblée, prise alors qu'Harry était encore suffisamment nouveau pour que son visage pâle ait l'air fantomatique au milieu de ceux bronzés des autres membres. Kat leur lançait déjà des regards entendus à lui et Sunday. « La prochaine fois que tu me dis d'être plus sévère, je le ferai », lui dit-il.

Une carte de Chocogrenouille de Nicolas Flamel, et une autre d'Albus Dumbledore…Seamus et Omar, rayonnants sur le seuil de leur cottage dans le Limerick…un poster de la première année d'Angelina Johnson dans l'équipe principale de Flaquemare…Colin Creevey, éloignant l'appareil de son propre visage juste le temps de sourire et de faire signe…une coupure de presse de Neville prêtant serment en tant que vice-ministre de la Magie, avec Circé Stormlaw l'air sévère derrière lui…Remus durant sa première année en tant que professeur, l'allure usée et à moitié endormie…

Sirius au mariage de ses parents, ayant l'air insouciant et un peu dangereux. Sirius quelques mois avant sa mort, l'allure hâve et grave.

Ses parents, l'air jeune, joyeux et seulement un peu inquiet. Lui-même à l'âge de un an, ses cheveux dressés dans tous les sens, faisant au revoir encore et encore.

Un grondement venant de la chambre à coucher le tira de ses pensées. Il regarda par la porte ouverte et vit le panneau ciselé glisser sur le côté, révélant Draco appuyé contre le mur et souriant.

« Des chambres mitoyennes, adorable! Je rêvais d'avoir une bibliothèque, et ça en fera une belle, une fois que nous aurons enlevé ce stupide petit lit.

« Quoi ? Tu veux que je dorme dans la cage avec Hedwige ? »

« Je veux que tu dormes là où tu as dormi les quatre dernière nuits », fit Draco. « D'accord ? »

Harry fixa le visage heureux et impatient de Draco et partit dans un grand éclat de rire.

« Ton lit est trop mou », dit-il d'un ton solennel.

« Oh, pour… ». Draco repoussa Harry contre le perchoir d'Hedwige et l'embrassa fermement tandis qu'elle gloussait, à moitié alarmée. « Très bien, mon gars. Je te mettrai à la porte de l'étage quand j'en aurai fini avec toi. »

Harry se mit à rire contre la bouche rougie de Draco.

« Tu n'en auras jamais fini avec moi. »

§*&o&*§

« Puis-je avoir votre attention à tous ? »

Le bourdonnement de la conversation d'après-dîner s'arrêta quand Summs parla, et la Salle Commune du personnel devint silencieuse.

« C'est un moment historique », dit-il. « Ayant fait face aux réparations les plus urgentes, nous pouvons finalement commencer à enlever les pierres des fenêtres ». Il y eut des sourires muets tout autour de la pièce. « Pourquoi ne pas commenceriez-vous pas ici, monsieur Weasley ?

Ron se leva, et Harry et Hermione libérèrent le canapé pour qu'il puisse s'approcher un peu plus de la fenêtre. Il pointa sa baguette vers les pierres et se mit à murmurer, et progressivement chaque pierre se transforma en un rectangle de verre plombé.

« Umm. Ce n'était pas comme ça avant », dit Ron.

« Non non, laisse-le », déclara Hermione d'une voix rauque.

C'était une nuit nuageuse, et aucune étoile n'était visible, mais au loin Harry pouvait simplement voir le ciel sombre se détacher des arbres toujours plus sombres de la Forêt Interdite.

« C'est magnifique. »

À suivre