Pour la première fois de sa vie, Harry voyait arriver noël avec impatience. Il était si excité à l'idée de passer les fêtes au château qu'il en vibrait presque. Plein d'énergie, il était en train de courir à travers les couloirs, un large sourire aux lèvres sans raison particulière, Ron et Hermione tentant de le suivre. Ils revenaient de chez Hagrid et Harry se sentait bouillir d'un excès d'énergie. Ses amis le rejoignirent quelques milli secondes plus tard derrière le portrait.

« Harry, qu'est ce qu'il ta prit? » demanda Hermione, un peu essoufflée.

Il s'assit et se mit à écrire une réponse dès qu'ils furent dans la salle commune.

'Les vacances de noël ne sont que dans quelques jours, 'mione!' Sans compter ce que Hagrid a laissé échapper au sujet de Flammel!'

« C'était vraiment une belle gaffe » admit-elle avec un sourire. « Maintenant nous avons un point de départ pour nos recherches ! » Elle commençait à se sentir aussi excitée que lui, nota Harry avec un sourire. Ron, en revanche, grogna et marmonna quelque chose dans ses mains qui ressemblait fort à « rat de bibliothèque ! »

« Alors, on cherche un plan ? On devrait faire une liste des références possibles dans la bibliothèque et les diviser en trois, de façon à ce que chacun de nous fasse sa part. » Elle sortit un morceau de parchemin et commença à noter la liste des livres qui lui venaient à l'esprit. Harry et Ron la regardèrent faire avec un mélange d'horreur et de fascination. Juste un instant, cependant, jusqu'à ce que Harry revienne à lui : il ne voulait pas qu'elle s'emporte de trop.

Il la prit par le coude pour attirer son attention, avant de se retourner pour signer trois mots d'affilée:

'Je- Aller- Snape'

Il essaya de ne pas remarquer son léger froncement de sourcil.

« Tu vas chez Snape? » Répéta t elle pour Ron. « Mais pourquoi Harry? Je veux dire, tu es de tellement bonne humeur, je pensais que tu n'avais besoin de lui que quand tu étais eff... bouleversé. »

Il haussa les épaules et fit les signes : 'Veux -Aller -Snape.' Bizarrement, ce fut Ron qui vint à sa rescousse.

« Hermione, je ne pense pas que ce soit une si bonne idée de le retenir prisonnier dans la tour. S'il veut aller dans les donjons, qu'il y aille. Ne t'inquiète pas, vieux. » ajouta t il, en lui assenant une claque dans le dos, sans remarquer qu'il avait sursauté. « Je suis avec toi. »

Harry se contenta de lever un sourcil. Il devait y avoir autre chose derrière ça.

« Dooooonc » Lâcha finalement Ron « je suppose qu'on commencera nos recherches sur Flammel un autre jour. »

Harry rit silencieusement et se dirigea vers les escalier de son dortoir. Tandis qu'il grimpait, il put voir Hermione les mains sur les hanches, regardant leur ami d'un air indigné.

Il courut tout le long du chemin jusqu'aux donjons, son sac battant contre son dos, ne faisant halte dans une glissade que quand il fut devant la large porte en bois qui menait au bureau de Snape. S'il connaissait un tant soit peu le sorcier, il y avait de bonnes chances qu'il soit en train de noter des copies. Avec un peu de chance, pas celle qu'il lui avait rendu ce matin; il devait admettre qu'il l'avait bâclé assez rapidement, et presque entièrement pendant les nuits où il n'arrivait pas à dormir. Repoussant sa légère crainte au fond de son esprit, il leva la main pour frapper.

Severus interrompit un instant ses notations à ce bruit, et sans lever les yeux, répondit :

« Entrez, M. Potter. »

Le garçon sauta quasiment dans le bureau, et Severus résista à l'impulsion de lever les yeux au ciel. Les enfants hyperactifs étaient presque aussi ennuyeux que les pleurnichards. Il fut égoïstement soulagé que Potter soit incapable de parler; un enfant dans cet état était généralement incapable de se taire.

Non pas que cela sembla arrêter le garçon. Dès qu'il eut capté son regard, il pointa son doigt vers la porte, la question claire sur son visage.

Tandis que le garçon prenait son siège habituel en face du bureau, Snape expliqua: « Chaque personne a sa propre façon de frapper, M. Potter, vous frappez généralement assez bas sur la porte, en comparaison avec, disons, le professeur Dumbledore. J'ai simplement appris à le reconnaître. »

Le garçon sembla accepter l'explication et une fois qu'il fut installé à nouveau dans sa chaise, Snape retourna à ses copies.

Pour environ 30 secondes, jusqu'à ce qu'Harry pousse son parchemin sous le nez du professeur.

'Professeur! Les vacances de noël arrivent ! Vous savez qu'ils mettent 13 arbres dans le Grand Hall tous les noëls ? »

« Je passe régulièrement les vacances à surveiller les étudiants qui restent, donc oui, je le sais. »

Puis: 'Comment se fait-il qu'il fasse toujours plus froid dans les donjons ?'

« La chaleur monte, Potter. »

'Vous n'avez jamais froid ?'

« Je sais m'habiller en conséquence. »

'Est-ce que ces copies sont bonnes? '

« Je n'en sais rien » grogna-t-il « Je n'arrête pas d'être interrompu »

Il eut cinq bonnes minutes de répit avant qu'une autre question écrite ne lui passe sous les yeux.

'Professeur, à qui est la chambre où je dors ? Je veux dire, on dirait qu'elle a été à quelqu'un'

Cette dernière question frappa un peu trop durement et il s'écria: « CA SUFFIT avec ces questions infernales ! » Attrapant le parchemin d'Harry, il le déchira en quatre. « Si tu ne me laisses pas tranquille, je te jette dehors à la seconde, gamin ! »

En y repensant, ce fut probablement l'utilisation du mot 'gamin' qui poussa Potter dans un état second. Enfin, ça et son accès de colère. Mais sur le moment il ne pensa pas du tout à Potter et se contenta de retourner à ses copies.

Une fois de plus, ce fut le silence qui l'alerta. Il n'avait même pas tenu dix minutes. Quand il leva la tête, il s'appliqua à afficher une expression qui excluait toute confusion avec un regard d'excuse.

Mais le garçon n'était pas dans sa chaise, ni d'ailleurs nulle part dans le bureau. Snape jura tout bas. Il ne pensait pas que Potter ait quitté ses quartiers, étant donné qu'il avait laissé derrière lui son petit sac abîmé. Il le ramassa et se dirigea vers ses appartements, directement dans la deuxième chambre.

Il laissa échapper un soupir exaspéré en la trouvant vide.

« Potter, où êtes-vous? Je n'ai pas de temps à perdre avec ces enfantillages ! Je ne vais pas jouer à un ridicule jeu de cache-cache avec vous. »

Finalement, il lança un Homenum Revelio. Une légère lueur jaune apparut sous la porte du placard. Stupide enfant ! Il s'apprêtait à exprimer sa pensée à voix haute tandis qu'il ouvrait la porte, mais fut stoppé net par ce qu'il vit.

Oh, non. Pas encore.

Harry était là, replié sur lui-même, blotti au pied du placard les morceaux du parchemin déchiré à ses pieds. Severus ne put s'empêcher de repenser à la scène de l'infirmerie, ce jour là, quand Harry s'était caché au fond de l'armoire.

Il devait bien admettre qu'il avait regretté d'avoir parlé durement au gamin, mais il ne s'était pas attendu à cela. Il ferma les yeux un instant, submergé par un sentiment de profond malaise. Ca n'allait pas. A quoi pensait il, en prenant en charge un étudiant émotionnellement perturbé ? C'était très certainement la spécialité des Pouffsouffle. Tout au moins aurait il du laisser les Gryffondors s'occuper d'un des leurs, à leur propre façon maladroite.

Mais il n'y avait plus rien à y faire. La situation était ce qu'elle était, confiée en partie à ses soins, et il devrait s'en occuper. Il prit une grande inspiration et se prépara.

Il se pencha et lança un Lumos, s'enfonçant un peu plus dans le placard. Il fut soulagé de voir que le garçon n'avait pas enfoui sa tête dans ses genoux comme la dernière fois, bien que son regard soit vide. « Potter ? »

Le garçon ne répondit pas, et il posa un genou sur le sol, résigné à ce que le problème prenne plus de quelques secondes à régler cette fois-ci. Il leva la main pour la poser sur l'épaule du garçon et comme il s'y attendait, Harry s'écarta vivement de lui. Le petit sorcier esquissa le geste de lever un bras, avant de le laisser retomber sur ses genoux, comme s'il avait voulu se protéger et avait changé d'avis.

Comme si ce n'était même pas la peine d'essayer, réalisa Severus tristement.

« Harry, j'ai besoin que tu me regardes. » Le garçon leva les yeux, mais il se contentait de fixer un point imaginaire juste derrière l'oreille droite de son professeur. C'était déjà ça.

« Je ne vais pas te faire de mal. Sais tu où tu te trouves ? »

« P'dlar' » vint la réponse sous forme de murmure douloureux.

«Bien, Harry. Mais utilises tes signes, inutile d'abîmer plus encore ta gorge. Te rappelles tu qui je suis ? »

Il fit son signe, celui qu'il lui avait indiqué avoir fait spécialement pour lui. C'était une bonne chose, tout au moins Potter n'avait il pas complètement lâché prise avec la réalité. « Allez, il faut te sortir d'ici. » dit-il, en se penchant vers le garçon qui recula à nouveau, les yeux fermé, tendu, s'attendant de toute évidence à être frappé.

Snape se mordit la langue dans un effort pour ne pas exprimer sa frustration. Inutile de t'enfoncer encore plus, Severus, songea-t-il. « Prends mes mains, Harry. Si tu prends mes mains je ne peux pas te faire de mal avec, n'est-ce pas ? Essaie de me faire confiance. »

Se sentant incroyablement stupide, mais n'ayant pas de meilleur idée pour rassurer le garçon, il tendit lentement ses mains. Harry le regarda avec méfiance pendant un instant et baissa même le regard vers les chaussures de l'homme pour voir s'il n'allait pas lui décocher un coup de pied bien placé au passage. Snape s'efforça de rester aussi immobile qu'une statue, clignant à peine des yeux. Finalement, Harry tendit lentement ses propres mains pour attraper celles, plus grandes, qui attendaient devant lui.

Snape fut légèrement surpris par la chaleur du contact, mais se secoua de sa rêverie. Ce n'était pas le moment de se perdre dans ses pensées.

« Vas-tu te décider à venir dans la chambre, maintenant ? »

Un hochement de tête hésitant lui répondit, preuve, songea-t-il, de la bravoure Gryffondor qui se cachait derrière les problèmes du garçon.

Ils se levèrent un peu maladroitement et s'avancèrent dans la pièce. Harry ne pouvait se résoudre à rencontrer le regard de Snape. Pas encore, tout au moins.

Je ne peux pas croire que j'ai encore fait ça ! Songea Harry sombrement. Il n'était pas sûr de ce qui l'avait prit. C'était juste une sorte d'instinct : si quelqu'un se fâche, file dans le placard. Ou n'importe quel espace restreint, vraiment. N'importe quoi qui puisse le garder hors de vue, et avec un peu de chance, hors de portée des coups.

Même si en réalité, Snape aurait pu l'arracher de là s'il l'avait voulu. Oncle Vernon l'avait bien fait suffisamment de fois; généralement en le tirant par les cheveux. Il aurait pu, mais il ne l'avait pas fait. La réalisation mit un moment à l'atteindre et pendant un bref instant, Harry sentit une étrange chaleur envahir sa poitrine. Aussi furieux qu'ait été l'homme, il ne l'avait pas puni.

Au lieu de cela, il avait prit le temps de l'amadouer jusqu'à ce qu'il sorte de lui même de l'exile qu'il s'était imposé... comme un bébé ! Son émerveillement fugitif fit place à un sentiment accru de frustration.

Si je dois forcer tous les adultes autour de moi à me traiter comme si j'avais cinq ans, alors pourquoi est ce que je ne peux pas... Non! Il n'allait pas commencer à regretter quelque chose qu'il n'avait jamais eu. Pas maintenant. Mais les images s'imposèrent tout de même à son esprit, malgré lui.

Celles de bras l'entourant, de quelqu'un l'étreignant, tenant à lui.

Inconsciemment, il drapa ses bras autour de lui, dans une pale imitation de ce qu'il aurait réellement souhaité. Il fut tiré de sa confusion par des murmures et la voix du professeur qui appelait son nom. Snape était assis sur le lit, lui tendant le parchemin à présent réparé comme une offre de paix.

Il fit son signe en même temps que Snape dit le mot : « Je suis désolé. » Il fut si choqué d'entendre les excuses qu'il enregistra à peine le léger rire que laissa échapper le professeur d'habitude si revêche. « Il semblerait que nous soyons tous les deux désolés. Peut-on dire que nous sommes quittes ? »

Harry ne put qu'acquiescer, la mâchoire tombante.

« Mets ton pyjama, et quand tu seras prêt je viendrais répondre à ta question. »

S'il n'avait pas su que c'était impossible, Severus aurait pensé qu'Harry avait transfiguré ses vêtement, tant il se changea vite. Il avait à peine eu le temps de s'asseoir sur sa chaise dans son bureau qu'il sentit qu'on le tirait par la manche.

Il se leva, une main sur l'épaule du garçon et entreprit de le ramener dans la deuxième chambre avant de s'arrêter, laissant échapper un petit rire désabusé pour la deuxième fois de la soirée. Baissant les yeux vers le garçon, il le réprimanda doucement : « Mets tes chaussons la prochaine fois, Harry. »

Harry rougit et accéléra le pas. Quand il atteignit enfin sa chambre, il fit mine de les enfiler mais Severus l'arrêta :

« Ce n'est plus la peine à présent. Mets toi juste sous les couvertures. »

Tandis que Potter s'installait, le professeur choisit une peluche dans le coffre et la changea en chaise. Il s'attarda, s'attachant à rendre le chaise plus confortable et jolie, jusqu'à ce qu'il n'y ait plus de moyen d'éviter la conversation plus longtemps.

« Tu m'as demandé tout à l'heure à qui était cette chambre. Je sais que tu regrette ta question » continua-t-il, en dépit du remords évident sur le visage d'Harry « Mais ce n'est pas la peine. C'était une question légitime et n'importe qui dans ta position aurait été curieux de savoir pourquoi je me trouve avoir une chambre parfaitement équipée pour un enfant dans mes quartiers. »

« Je t'ai promis de te répondre et je vais le faire. Tu vas devoir être patient avec moi, cependant, car ce n'est pas un récit facile à faire pour moi. »

« Je n'avais pas beaucoup d'amis à Poudlard. J'ai seulement commencé à développer un... cercle social, si on peut appeler cela ainsi... » il tenta de ne pas ricaner à ces mots « plusieurs années après avoir passé mes diplômes. J'étais un l'apprenti d'un maître des potions, ainsi qu'un autre jeune sorcier, Jakob. »

« J'ai commencé à socialiser avec Jakob et sa femme assez régulièrement. Il ne serait pas faux de dire que nous sommes devenus proches. »

Il s'interrompit, un goût amer dans la bouche. Il se força à reprendre.

« Notre apprentissage touchait à sa fin et mes amis eurent un fils. Il s'appelait Luka. Ils me demandèrent d'être son parrain et j' ai accepté. Quand Lula commença à marcher, je travaillais ici, à Poudlard et il était assez âgé pour avoir sa chambre ici, afin qu'il puisse me rendre visite. »

Il put voir la révélation frapper son élève. Toute sa posture et son comportement changèrent et il se raidit, comme s'il essayait de ne rien toucher. Il regarda la pièce avec une nouvelle sorte de respect et entreprit de descendre du lit comme s'il avait volé quelque chose.

« Ce n'est pas la peine, Harry. Luka n'est pas là et il n'y reviendra plus. Vois tu, quand mon filleul eut à peu près dix ans, il n'y a pas si longtemps en réalité, il est tombé malade. Une maladie rare. Nous n'avons jamais réellement été capables de la diagnostiquer. Tout ce que nous savons, c'est qu'aucune des potions que Jakob et moi avons faites n'a eu d'effet. Après une semaine, Luka est tombé dans le coma. Il est mort quelques jours plus tard. »

Il n'avait plus parlé de Luka depuis années. En réalité, il n'avait jamais autant parlé de son filleul à qui que ce soit depuis sa mort. Même son nom paraissait rouillé à ses propres oreilles. Il avala difficilement sa salive, réalisant qu'il aurait du regarder Potter, contrôler ses émotions. Il n'alla pas très loin dans cette réflexion, car l'instant d'après des bras vinrent s'envelopper autour de son cou.

Pendant un court instant, il crut qu'il était en train d'halluciner. Que la douleur de parler de Luka l'avait poussé à imaginer que le garçon était encore vivant, assis sur ses genoux, lui offrant l'un de ses rares câlins. Mais la sensation froide du métal des lunettes contre sa nuque lui fit réaliser qu'il s'agissait de Potter. Harry Potter était en train d'essayer de le réconforter.

« Vraiment, Potter, vous auriez du aller chez les Pouffsouffle. » S'étrangla t il. Mais même le garçon du réaliser son manque d'enthousiasme, car il ne relâcha pas son étreinte. Pendant une courte seconde, il s'autorisa à poser une main à l'arrière de la tête du garçon, dans une demi-étreinte mal assurée. Mais juste le temps d'une seconde.

« Ca suffit, Harry. Si tu cherches à m'étrangler, ce n'est pas la manière la plus efficace. »

Il nota que Potter ne cherchait pas à éviter son regard et contrairement au professeur, il ne semblait pas préoccupé par son petit éclat. En réalité, il semblait plus à l'aise que jamais. Tout du moins, jusqu'à ce que Snape ne recule sa chaise, se préparant à partir. Il ne dit rien, mais il n'en eut pas besoin. La façon dont il tressaillit légèrement en fermant ses yeux après un rapide regard vers le placard le trahit.

« Souhaites-tu que je reste jusqu'à ce que tu t'endormes ? »

Il secoua violemment la tête dans un mouvement qui se contredisait lui-même. Stupide Gryffondor. « Rappelle toi de ce que je t'ai dit au sujet du fait de demander de l'aide. Je te le demande à nouveau. Veux-tu que je reste? »

Harry rougit d'embarras, mais il acquiesça.

Severus resta donc où il était, espérant silencieusement qu'il ne faudrait pas longtemps à son élève pour s'endormir. Après les émotions inutiles de la soirée, il serait reconnaissant de retrouver son propre lit.

Son souhait fut vite exaucé, et cinq minutes plus tard il était clair que le garçon était profondément endormi. Il se leva et retransforma sa chaise dans sa forme originale. Mais alors qu'il s'apprêtait à le remettre dans le coffre, il s'arrêta, et avant qu'il n'ait pu y repenser, il déposa l'animal en peluche sur son lit à côté de l'enfant endormi.