TENTATIVE DE SOUMISSION

de

Dalou28

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Disclamer : Les personnages et le monde d'Harry Potter appartiennent à JKR.

Warning : Yaoï ! Relations entre hommes donc homophobes s'abstenir !

Note 1 : Aucun spoiler... C'est une fic donc tout est possible !

Note 2 : Les noms des personnages sont presque tous conservés dans leur version d'origine...

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Contraintes imposées par Kimmy-Lyn :

1- One-shot La barrière des dix mille mots est levée puisque c'est pour un anniversaire ! ^^ Heureusement...

2- Rating Le M n'a jamais dérangé Kim, bien au contraire ! ^^ Attention un partie est en M+ !

3- Scénario : Écrire une fic où Fenrir est bien sûr un loup-garou et Draco un Veela dominant...

4- Je peux faire ce que je veux des caractères des personnages.

5- Précision particulière : Aucune !

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Résumé : Draco est prêt à tout pour pouvoir soumettre son compagnon pour le moins inattendu... Fic finalement en trois parties :

1- RÉVEIL et RÉVÉLATION,

2- RECHERCHES,

3- RÉBELLION.

Attention une partie du chapitre est en rating M+ ! Si vous n'aimez pas ce genre, sautez juste la partie signalée par des astérisques...

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Pour 31bis, voir la note 2 en fin de chapitre.

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Deuxième partie : RECHERCHES

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Partie précédente : Draco est prêt à tout pour avoir soumettre son nouveau compagnon, l'indomptable Fenrir Greyback. Soumis à un sort d'Oubliette puissant, celui-ci mène une vie de compagnon docile... Mais pour combien de temps encore ?

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Au Manoir Malfoy, dans le bureau du Maître de maison, quelques semaines plus tard...

Lucius fronça les sourcils. Il observa attentivement son fils. Celui-ci arborait un sourire triomphant, malgré son teint plus pâle qu'à l'accoutumée et de légères cernes sous les yeux.

« Tu l'as donc soumis de nouveau en tant que loup-garou ?

- Oui, père et c'était absolument fabuleux. À chaque fois, c'est plus intense. Jamais je n'ai une telle sensation de pouvoir !

- Cela fait plusieurs fois que tu mentionnes cette idée de pouvoir. Cela m'inquiète.

- Pourquoi donc ? Et de ta part, c'est plutôt surprenant... Indiqua sans plus d'attention Draco, les yeux dans le vague en repensant à cette nuit exceptionnelle.

- La relation entre le Veela et son compagnon ne se fonde pas sur une quelconque dominance. Chacun apporte à l'autre ce dont il a exactement besoin. Le compagnon n'est en aucun cas l'esclave soumis à tous les caprices de son Veela. »

Le jeune blond se redressa brusquement sur son fauteuil, fusillant son père du regard.

« Que sous-entends-tu, père ? Serais-je un mauvais Veela ?

- Je n'ai pas dit cela mais je te suggère de repenser ta relation avec Fenrir. »

Draco se leva et éclata de colère.

« Je l'ai fait libérer d'Azkaban ! On lui a prodigué les meilleurs soins et donné une belle apparence ! Je l'ai épousé, lui jurant ma protection et ma fidélité. Je lui ai offert une vie calme dans l'opulence que procure la richesse des Malfoy ! Je lui ai même donnée l'autorisation d'avoir une activité pour l'occuper dans les moments où je ne suis pas là ! Que pourrais-je faire de plus ?!!! Dites-moi, père ! »

Lucius observa sereinement la rage de son fils.

« Une si belle vie que tu te sens obligé de tout citer pour te justifier. Qui essayes-tu de convaincre ? Moi ? Ou plutôt toi ? »

De son fauteuil, l'aristocrate pouvait voir les jointures des doigts de son fils blanchir tant celui-ci serrait les poings.

« Je n'ai rien à me reprocher, siffla Draco entre ses dents serrées. Je lui ai donné la liberté et un confort de vie.

- Pour la liberté, on va mettre un bémol. Mais j'ai une question à te poser. Est-il heureux ?

- J'aurais attendu ce genre de questions stupidement romantiques de la part de mère et non de la vôtre, père ! Se moqua le jeune blond.

- Des questions romantiques ? Renifla Lucius avec un regard supérieur. Nous en reparlerons lorsque ton compagnon sera indifférent à ta présence et que tu commenceras à dépérir de chagrin. »

Draco reprit tranquillement sa place dans son fauteuil. Il toisa son père et répondit sur le même ton hautain :

« Cela n'arrive que lorsque le compagnon décide d'abandonner son Veela et j'ai tout mis en place pour que jamais Fenrir ne puisse faire un pas en dehors de ce manoir sans ma compagnie !

- L'abandon est une notion très large, mon fils, reprit Lucius sur un ton professoral. L'indifférence en fait partie. Si tu n'es plus rien aux yeux de ton autre moitié, c'est un abandon. Tu peux même l'enfermer dans une pièce avec toi, s'il ne le désire pas, il ne sera pas à toi.

- Il est déjà à moi ! Corps et âme ! J'ai même soumis la bête en lui !

- La soumission n'est la possession surtout en couple, répondit sèchement Lucius exaspéré par l'entêtement de son fils. Fenrir est désorienté. Il ne sait même pas qui il est lui-même. Dans ce moment de faiblesse, tu t'acharnes à le faire plier mais il est déjà à terre.

- Tu étais bien d'accord avec ce plan !

- Non, Draco, ce n'était pas ce qui était prévu ! Tu devais profiter de son amnésie pour le manipuler avec douceur et l'amener à accepter votre union ! Le lien mis en place t'aurait permis d'accéder à son amour !

- Il m'a dit ce matin même qu'il m'aimait ! Cracha Draco.

- Un ton si plein de fiel pour annoncer un sentiment si doux. Cela ne te met-il pas la puce à l'oreille ? Je ne suis pas là pour te jeter la pierre, Draco. Je voudrais juste te mettre en garde car tu engages ta relation avec Fenrir sur un mauvais chemin. Change de stratégie avant qu'il ne soit trop tard. La situation peut t'échapper plus rapidement que tu ne le penses. »

Le jeune blond se leva sans un mot et sortit en claquant violemment la porte. Cette manière moldue exaspérait au plus haut point son père...

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Au Manoir Malfoy, dans la bibliothèque...

Fenrir soupira. Comme souvent, il s'ennuyait et il laissa ses pensées vagabonder...

Il avait obtenu l'autorisation d'avoir une activité mais il n'avait aucune idée de ce qu'il pourrait bien faire pour s'occuper. Il ne connaissait pas ses propres goûts. Il devait donc apprendre à se connaître lui-même mais il avançait péniblement dans ce domaine. Draco avait la fâcheuse tendance à lui dicter ce qu'il devait préférer, penser et faire. Il n'était que l'ombre de son compagnon et cela l'irritait. De plus, beaucoup de choses le gênaient dans sa nouvelle vie, des choses qui prenaient chaque jour plus d'importance. Il était sûr que tout ne se passait pas normalement. Il avait l'impression d'être dans une pièce de théâtre où tout le monde jouait un rôle précis et où malheureusement lui avait oublié les paroles de son texte. Il se cachait derrière le masque du compagnon parfait mais ce masque menaçait de fissurer.

Mais pour quelle raison et pourquoi était-il dans cet état ? N'importe qui profiterait de la vie magnifique qui lui était offerte et lui ne voyait que les petits inconvénients ! Draco l'avait sorti de prison. Comme tout Veela, il lui était totalement fidèle et attentionné. Ne pouvait-il donc pas fermé les yeux sur ses petits travers et ne voir que ses grandes qualités ? N'était-ce pas son rôle de compagnon ?

Non, il n'arrivait décidément pas à oublier son malaise ! D'abord il y avait l'ennui. Certes, Draco n'y était pour rien, quoi qu'à bien y réfléchir... Peu importait ! Il allait y remédier. Enfin, peut-être... Puis il y avait cette soumission constante. Il supportait de moins en moins les ordres du jeune Veela qui agissait comme un seigneur et maître en son château. Ce comportement n'agaçait pas que lui. Les regards tantôt inquiets tantôt furieux de ses beaux-parents le confortaient dans son idée. Et il y avait le sexe... Il avait beaucoup de plaisir sous les caresses de Draco qui était assurément un bon amant. Mais il avait un mal fou à atteindre la jouissance et plus le temps passait plus cette jouissance se faisait rare au point de rendre Draco furieux.

La porte s'ouvrit violemment le faisant sursauter. En parlant de Veela furieux...

« Draco ? Que t'arrive-t-il ? Demanda Fenrir.

- Rien. Absolument rien. Un différent entre mon père et moi.

- J'espère que cela s'arrangera. »

Le jeune blond s'affala dans un fauteuil face à lui, l'observa un instant puis lui sourit.

- Sans aucun doute, mon amour. Viens près de moi. »

Fenrir se leva et saisit la main que Draco lui tendait. Celui-ci l'installa sur ses genoux, l'attira tout contre lui et commença à le caresser et à l'embrasser.

« Draco... Tenta Fenrir. Draco, on est au milieu de la journée.

- Et ?

- Ce n'est pas un moment adéquat.

- Il n'y a pas de moment adéquat pour prouver mon amour à mon compagnon.

- Je... »

Fenrir fut couper dans sa phrase par un geste brusque du Veela qui les entraîna au sol. Le jeune blond murmura un "Colla porta" et un "Silencio". Il eut un sourire moqueur devant l'étonnement de l'homme et il lui montra sa baguette cachée dans la manche de sa robe sorcière. Il l'en sortit, l'utilisa de nouveau pour un sort de déshabillage et la planta dans son catogan.

« C'est toujours l'heure pour un moment coquin entre deux amants. » Murmura-t-il à l'oreille de Fenrir.

Celui-ci ferma les yeux. Il n'en avait pas envie. Devait-il le rejeter ? Rejeter un Veela signifiait lui provoquer une grande souffrance, souffrance qui pouvait se révéler parfois mortelle. Pourquoi ferait-il une chose pareille ? Un compagnon était toujours enthousiaste, toujours prêt à recevoir son Veela. Alors pourquoi avait-il envie d'être ailleurs ? Il se concentra sur les caresses que lui prodiguait savamment son jeune amant. Il tenta de profiter des agréables sensations que lui procuraient ces douces et sensuelles attentions, sans penser... Surtout ne pas penser ! Il leva ses deux jambes pour les croiser dans le dos du jeune blond, lui offrant ainsi un meilleur accès.

Draco gémit de plaisir à ce geste d'acceptation. Son père avait tort. Fenrir s'offrait totalement. Le problème venait d'ailleurs. Un mauvais effet de la potion ? Elle était si fortement dosée pour anesthésier le loup-garou qu'elle avait sûrement des incidences sur la libido de l'homme. Il avait assez de savoir-faire pour palier ce problème et il allait le prouver dès à présent.

***Warning : rating M+*** début

Il était en parfaite position. Il n'eut qu'à avancer pour pouvoir pénétrer son compagnon qui agrippa son dos des deux mains en lâchant un cri de protestation. Draco se dégagea du cou de l'homme pour aller étouffer ce cri de ses lèvres expertes. Il patienta pour laisser le temps aux muscles non-préparés de s'adapter à son membre. Il appréciait cette douleur mêlée de plaisir. Il aimait la sentir refluer pour ne laisser place qu'à la jouissance. Il était sûr que pour Fenrir, il en était de même. Il accentua son baiser pour détourner l'attention de son compagnon et il se retira presque entièrement très lentement pour replonger et le pénétrer profondément. Fenrir planta ses ongles dans son dos et lui mordit la langue. La force de l'étreinte de l'homme et le goût métallique qui se propagea dans sa bouche déchainèrent ses plus bas instincts. Il partit dans des va-et-vient ardents, excité par les cris étouffés de son compagnon qui se transformèrent peu à peu en gémissements de plaisir. Ravi d'avoir obtenu la reddition de son amant, il intensifiait ses coups de reins sans aucune retenue.

***Warning : rating M+*** fin

Ce fut si intense qu'il ne tarda pas à jouir, suivi de son compagnon. Il s'effondra sur lui, sans abandonner ses lèvres. Son baiser se fit tendre. Non, il ne prenait pas le mauvais chemin avec Fenrir. Il fallait juste qu'il mette un peu plus de piment de leur relation. Il déposa un dernier baiser sur les lèvres gonflées de l'homme, se releva et l'aida à en faire de même. Un frisson désagréable lui procura un vague malaise qui disparut rapidement. Il attrapa sa baguette, les nettoya, les rhabilla et alla s'assoir dans son fauteuil comme si rien ne s'était passé. Il arborait un sourire de satisfaction absolue.

Fenrir en fit de même. Il lui rendit un sourire quelque peu crispé.

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Au Manoir Malfoy, dans la chambre de Draco, trois semaines plus tard...

Fenrir enfouit son visage dans son oreiller en entendant la porte claquer violemment. Il avait essayé ! Merlin, qu'il avait essayé de toutes ses forces ! Mais rien n'y faisait. Le magnifique Veela avait beau déployé des trésors d'attention, il n'avait plus aucun plaisir sous ses caresses. Il se sentait vide. Il ne ressentait plus rien en dehors de la culpabilité de rendre Draco malheureux. Cet unique sentiment qui devenait une obsession le rongeait mais il ne savait que faire.

Chaque jour, le Veela devenait plus irritable et plus taciturne. Depuis une semaine, il n'apparaissait plus qu'au diner. Tête baissée, épaules voûtées, il ne répondait que par monosyllabes à ses parents. Il contemplait longuement son assiette, y touchant à peine puis il se levait et s'excusait en prétextant un travail urgent à terminer. Il s'arrangeait toujours pour ne pas croiser le regard de Fenrir. Le manque de nourriture et de sommeil ne tardèrent pas à marquer le visage du jeune blond. Personne ne pouvait ignorer ses traits tirés et ses joues amaigries. Ses yeux semblaient hantés par le chagrin. Il semblait s'enfonçait dans un silence empli de douleur, sous le regard impuissant et inquiet de son entourage.

Fenrir aurait dû faire quelque chose en tant que compagnon mais il n'y arrivait pas. La simple présence de Draco dans le manoir le rendait nerveux. Lorsqu'il s'approchait de lui, il avait une sensation d'oppression qui prenait une telle ampleur avec le temps qu'il ne pouvait s'empêcher de trembler à l'approche de l'heure du coucher.

Et toute cette souffrance à cause de lui, Fenrir, qui ne pouvait satisfaire son Veela ! Ses doigts se crispèrent sur le drap de soie délicate qui se déchira. Tout était de sa faute ! Mais qu'est-ce qui n'allait pas chez lui ?! Chaque nouvel échec creusait un peu plus le gouffre qui le séparait du jeune homme.

Une main se posa doucement sur ses épaules crispées.

« Fenrir ? »

Lucius ?! Il n'avait pas entendu l'homme entrer dans sa chambre. Draco avait-il été se plaindre à son père ?

« Fenrir, tu devrais te détendre. Ce n'est absolument pas de ta faute. Draco a mal géré les choses et maintenant il en paie les conséquences. Malheureusement, il t'entraîne dans sa descente aux enfers. »

Il se dégagea violemment pour faire face à l'aristocrate et hurla :

« Tu ne sais pas ce que tu dis ! Bien sûr que tout est de ma faute ! Je n'ai pas su satisfaire mon Veela et il dépérit de chagrin ! Je suis un monstre !

- Fenrir... »

Lucius ferma les yeux. Comment expliquer la situation sans envenimer les choses ?

« Je connais l'histoire depuis le début et je peux t'assurer que tu n'as rien à voir avec cette situation. Je vais tenter de vous aider. Me fais-tu confiance ? »

Fenrir plongea son regard désespéré dans les yeux bleus de l'homme.

« Ai-je une autre solution ?

- Non, répondit Lucius avec un léger sourire ironique. De toute façon, je propose mon aide si peu souvent qu'il faut profiter de l'occasion.

- Que dois-je faire ?

- En premier lieu, t'occuper de toi ! Je t'ai préparé une pile de journaux. Tu vas commencer de sérieuses recherches pour trouver une activité.

- Mais, et Draco ?

- Mon fils ira mieux quand TU iras mieux ! »

L'homme lui tendit une main que Fenrir saisit sans hésitation.

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Au Manoir Malfoy, dans la bibliothèque...

Fenrir souffla longuement. Il en était à son troisième journal et aucune annonce n'avait attiré son attention. Le courage que lui avait apporté Lucius fondait comme neige au soleil. Mais il avait promis à l'aristocrate de trouver une activité avant la fin de cette journée, lorsqu'il l'avait laissé seul dans la bibliothèque. Il saisit le Chicaneur et l'ouvrit sans enthousiasme. Les premières annonces semblaient identiques à celle des journaux précédents.

"Recrutement de futurs Aurors." Avec son lourd passé de Mangemort, Fenrir doutait d'être accueilli à bras ouvert. De toute façon, cela devait être une occupation beaucoup trop prenante pour être considérée comme un passe-temps. Suivante !

"Poudlard recherchait un professeur de Défense Contre les Forces du Mal." Pfff... Même problème que précédemment ! Les forces du mal, il pouvait gérer, apprendre à se défendre contre, il doutait qu'un ancien Mangemort amnésique fasse l'affaire. Les critères devaient être très strictes pour enseigner aux futurs sorciers. Suivante !

"Recherche vendeur chez "Farces pour sorciers facétieux." Une boutique de farces et attrapes ? Il grimaça. Quelque chose dans son inconscient lui disait de passer cette annonce à l'apparence innocente. Toujours suivre son instinct. Suivante !

"Recherche personne pour tenir compagnie à une dame âgée, Augusta Londubat." Non ! Il ne voulait pas se retrouver à faire du point de croix en buvant du thé dans une tasse en vieille porcelaine avec une douce et fragile vieille dame. S'il devait s'ennuyer autant que ce soit chez lui ! Suivante !

"Recrutement de gardiens de prisons pour remplacer les Détraqueurs totalement exterminés pendant la guerre." Hummm... Sans commentaire. Suivante !

"Recherche assistant(e) à mi-temps pour la sous-secrétaire d'état auprès du Ministre de la Magie."

Fenrir se redressa, enfin attiré par une annonce intéressante mais la suite fut décevante.

"Dolorès Ombrage, recherche personne efficace et organisée, aimant le rose et les chats."

Efficace et organisé, il pouvait l'être. Aimé le rose, pourquoi pas ? Il pouvait supporter cette couleur quelques heures par semaine. Mais les chats ? Ces bêtes ne l'aimaient pas du tout pour il ne savait quelle raison. Nabuchodonosor, le chat de Lucius, crachait comme s'il avait vu un chien dès qu'il passait près de lui et, Lucifer, celui de Narcissa, lui avait plus d'une fois lacéré traîtreusement la main. L'annonce avait l'air intéressante mais tant pis. Suivante !

Tout le reste était du même acabit. Désespérant, jusqu'à...

"Orphelinat Les Maraudeurs recherche un assistant pour quelques heures par jour. Connaissance des deux-trois ans exigée. Amour pour les enfants, patience et douceur sont demandées pour soigner les très jeunes victimes de la guerre. Contacter Monsieur Harry Potter."

Mais c'était parfait ! Il avait tellement lu de livres sur l'éducation des jeunes enfants pour satisfaire les désirs de paternité de Draco qu'il était amplement qualifié pour ce poste. De plus, les deux-trois ans ne devaient avoir aucun souvenir de la guerre donc ils ne devaient pas savoir qui il avait pu être. Ils n'auraient aucun à priori sur lui. Quelques heures par jour, cela n'interférerait pas dans sa vie avec son Veela et il pourrait justifier cette activité auprès de celui-ci : il ne faisait qu'acquérir de l'expérience pour leurs propres enfants. Parfait !

Fenrir se leva et se précipita vers la cheminée. Il prit dans un pot de la poudre et la jeta dans l'âtre en prononçant "Orphelinat Les Maraudeurs" avec un entrain qu'il n'avait pas ressenti depuis longtemps. Quelques secondes et une voix de femme se fit entendre.

« Bonjour. Vous désirez, Monsieur ?

- Pourrais-je parler à Monsieur Harry Potter ?

- Qui le demande ?

- Monsieur Malfoy.

- Bien... Hésita la voix. Quelle est la raison de votre appel ?

- L'annonce que vous avez passé dans le Chicaneur.

- Heu... Un instant ! »

Quelques secondes plus tard, une voix masculine passa dans l'âtre.

« C'est une blague, Malfoy ?! »

Fenrir fut surpris par le ton agressif mais il ne releva pas et décida de répondre calmement.

« Non, Monsieur Potter. »

Le silence se fit puis la voix reprit plus calme mais hésitante.

« Vous n'êtes pas, Draco Malfoy... Ni Lucius d'ailleurs.

- Effectivement, je suis Fenrir Malfoy, le compagnon de Draco. »

On pouvait entendre l'étonnement dans le silence du jeune homme. Quel imbécile ! Harry Potter était le Sauveur du monde sorcier et lui un Mangemort donc forcément, ils étaient ennemis. Fenrir se mordit la lèvre. Il voulait cette place !

« Je suis désolé de vous importuner, Monsieur Potter mais j'aimerais avoir la chance de m'entretenir avec vous pour la place d'assistant que vous proposez.

- ...

- Je sais que mon passé joue en ma défaveur mais je n'en ai aucun souvenir et cet état risque d'être permanent.

- ...

- J'ai le niveau requis pour des enfants de cet âge de part les connaissances que j'ai acquises pour le futur héritier Malfoy.

- ...

- J'ai beaucoup de patience et malgré ma corpulence, je peux me montrer très délicat.

- ...

- De plus, j'aime les enfants.

- Ça, je m'en doute ! »

C'étaient les premiers mots de Potter et Fenrir sentait un sous-entendu qu'il ne lui plaisait pas.

« Je vous demande juste de me prendre à l'essai et si je ne conviens pas, il sera toujours tant de me renvoyer. Je ne demande pas de rémunération. J'ai beaucoup de temps de disponible et je voudrais en consacrer une partie à aider une juste cause. »

Il entendit le jeune homme soupirer.

« Je vais y réfléchir, Grey... Monsieur Malfoy. Je vous donnerai ma réponse dans quelques jours.

- Merci, Monsieur Potter. Je vous assure que vous ne le regretterez pas.

- Je n'ai pas dit oui !

- Je vous remercie juste de me donner une chance de postuler. »

Après les formules de politesse d'usage, la conversation prit fin et l'âtre s'éteint. Fenrir retourna s'assoir et passa sa main sur son visage pour se détendre. Cela faisait longtemps qu'il ne s'était pas senti aussi vivant. Il fallait qu'il ait ce poste. Au moins pour se prouver qu'il était encore capable d'obtenir quelque chose par ses seuls capacités !

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Au Manoir Malfoy, dans la salle à manger, le soir même...

Fenrir arriva quelques minutes en retard, en murmurant des excuses. Bien sûr, personne ne lui en fit la remarque. Il se dirigea vers sa place, à la gauche de Draco mais au lieu de s'assoir en ignorant le jeune homme, il se pencha vers lui et lui déposa un baiser tendre sur les lèvres. Le jeune Veela se figea, surpris par ce premier geste affectueux depuis des semaines. Les yeux écarquillés, il se tourna lentement vers Fenrir qui s'était assis et qui attaquait son repas avec enthousiasme. À quoi ou à qui devait-il cet agréable moment ? Son compagnon ne semblait pas sur la défensive. Il arborait même un petit sourire, son visage avait repris un peu de couleur et son regard habituellement vide brillait d'une lueur étrange. Le jeune blond ne put détacher ses yeux de ce spectacle qu'il ne pensait plus revoir. L'étau qui l'étouffait sembla se desserrer un peu.

« À ton air satisfait, tes recherches ont dû aboutir, Fenrir, se moqua gentiment Lucius, plutôt fier de lui.

- Oui, j'ai eu beaucoup de mal à trouver quelque chose qui serait dans mes compétences et qui ne n'empiéterait pas sur ma vie avec Draco mais j'ai eu de la chance, cette fois. »

Le regard de Draco alla de l'un à l'autre. Apparemment, son père était intervenu et avait eu des résultats inespérés. Autant le laissait faire. Ses mises en garde s'étaient révélées justes : il avait perdu son compagnon jour après jour sans s'en rendre compte jusqu'à ce qu'il soit trop tard. Fenrir n'était plus qu'une poupée de son dans ses bras. Sa longue descente dans un gouffre de souffrance avait commencé. Plus il essayait d'améliorer les choses plus la situation s'envenimait. Maintenant, il était prêt à suivre n'importe quel conseil mais n'était-ce pas trop tard ? Il reposa son regard sur son compagnon qui releva les yeux et lui sourit. Peut-être pas, peut-être pas. L'homme avait fait un difficile premier pas, il devait faire le suivant. Qu'importait ce qu'il avait choisi, il le soutiendrait et le laisserait libre d'y aller seul !

« Très bien et dans quelle activité vas-tu t'engager ?

- J'ai postulé dans un orphelinat dirigé par Harry Potter en tant qu'assistant maternel. »

Lucius s'en étouffa et Narcissa en lâcha sa fourchette. Quant à Draco, il eut son premier fou-rire depuis le début de sa vie de couple.

« C'est... c'est... c'est...

- Mon père a court de mots. Ce dîner est fabuleux.

- Dans ce cas, Draco, nourris-toi un peu plus que d'habitude. » Supplia Fenrir en plongeant un regard inquiet dans celui particulièrement surpris du Veela.

Draco n'avait pas faim mais il ne voulait pas contrarié l'homme qui semblait lui reporter un peu d'intérêt. Il saisit ses couverts et mangea sans y réfléchir et sans lâcher son compagnon du regard. Avait-il encore une chance de reconstruire leur relation ?

« Je ne voudrais pas être un oiseau de mauvais augure, intervint Narcissa, mais je doute que Monsieur Potter accepte. Nous avons certes opté pour le bon camp au bon moment mais nous en restons pas moins d'anciens Mangemorts. De plus, ce n'est pas ton cas, Fenrir. Tu restes toujours un Mangemort, sous liberté surveillée. Ton séjour à Azkaban risque d'être un frein pour te confier des enfants. Le Ministère mettra sûrement un haut-là. »

Fenrir posa calmement ses couverts et releva la tête pour croiser le regard de la femme.

« J'ai bien réfléchi à la situation. Je me rends bien compte de ces problèmes mais je pense pouvoir avoir ce poste. Premièrement, Monsieur Potter ne se laisse influencer par personne d'après ce que j'ai entendu de lui et surtout pas par le Ministère. Deuxièmement, si ces enfants n'ont pas été adoptés par une famille sorcière, c'est sûrement qu'ils n'étaient pas apparentés à des héros de guerre mais plutôt des Mangemorts et personne ne doit vouloir d'eux. Troisièmement qui découle des deux premiers, Monsieur Potter au grand cœur ne cédera pas et fera tout pour que ces enfants aient une chance dans la vie, même avec un si mauvais départ. Dernier point et le plus important, à cause de tous ces "soucis", il doit avoir bien du mal à trouver du personnel pour être obligé de passer par les petites annonces, lui, le héros, Sauveur du monde sorcier. »

Il se dégagea la gorge et ajouta sur un ton plus léger :

« Quant à moi, avec les livres sur "Comment élever un futur demi-dieu Malfoy ?" depuis sa première tétée à sa puberté en passant par les apports en vitamines et les potions pour lui éviter les maladies enfantines, je pense être à la hauteur pour n'importe quel petit quelque soit son origine et je dirai même quelque soit l'espèce ! »

Cette tirade estomaqua les trois Malfoy. Fenrir Greyback époux Malfoy avait retrouvé sa finesse d'esprit et son mordant.

Draco éclata de rire. Merlin que cela faisait du bien !

« Je suis d'accord avec toi mais je tiens juste à rectifier un point. Un futur Malfoy n'est pas un demi-dieu mais un dieu tout court. »

Fenrir leva les yeux au ciel devant la suffisance du Veela confortée par ses deux parents qui acquiesçaient fier de leur fils.

Dans cette atmosphère détendue, la conversation et le dîner se poursuivirent...

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Au Manoir Malfoy, dans la chambre de Draco, le soir même...

Fenrir s'était enfermé dans la salle de bain. Assis par terre, la tête sur ses genoux qu'il avait enlacés, il se balançait depuis plus demi-heure. Devait-il prendre les devants ? Et s'il excitait le Veela sans pour autant arriver à y prendre plaisir ? Pourrait-il faire face à un nouvel échec ? Supporterait-il un nouvel accès d'humeur de Draco pour le voir de nouveau sombrer dans la douleur ? D'autre part, qui ne tente rien n'a rien. Il se leva lentement, s'approcha de la porte, la déverrouilla mais sa main se figea sur la poignée. Il n'avait pas du tout envie de déclencher un autre fiasco. Il repensa au regard d'espoir du jeune blond pendant le dîner. Il inspira profondément et entra dans la chambre.

Les lumières étaient presque toutes éteintes, seule restait celle de son chevet. Il s'approcha du lit où Draco était déjà étendu, dos tourné. Il éteignit les bougies, enleva sa robe de chambre et se glissa entre les draps. Il hésita. Il inspira de nouveau profondément, se tourna vers le corps qu'il sentait tendu à ses côtés, s'en approcha et l'enlaça. Le jeune homme se crispa un peu plus dans ses bras. Fenrir enfouit son visage dans les longs cheveux blonds pour aller parsemer la nuque de baisers. Il sentit un frisson parcourir le corps du Veela. Il laissa ses mains errer sur la peau douce, sentant les muscles se détendre sous ses caresses. L'immobilité de Draco inquiétante au départ le rassura curieusement, lui donnant une impression de soumission du jeune homme. Ce sentiment éveilla en lui d'étranges sensations. Il continua ses douces attentions. Lorsqu'il entendit un long soupir de satisfaction, ses reins s'éveillèrent enfin. Une main hésitante vint flatter sa virilité qui reprit vie.

Draco avait tenté de calmer son côté Veela dominant qui ne demandait qu'une chose : reprendre possession de son compagnon. Il devait faire très attention à ne pas effrayer l'homme. Il ne supporterait pas encore un nouvel échec. Mais les gestes étaient si doux, si excitants, qu'il ne put se contenir plus longtemps. Il se retourna et prit Fenrir dans ses bras. Cette fois, il allait le posséder totalement consentant. Il avait compris que la sensation devait être aussi intense pour l'un comme pour l'autre. Il ne devait pas supposer mais vérifier que son amant appréciait ses attentions. La sensation de pouvoir avait été jouissif mais elle avait été si éphémère qu'il ne lui restait de ces moments intenses qu'un arrière-goût amer. Cette fois se serait différent !

Fenrir passa sa langue sur ses lèvres mais pas pour les humidifier. C'était une invite à la débauche ! Le jeune Veela ne pouvait résister à cet appel. Il dévora cette bouche toute aussi vorace que la sienne. Il laissa la vague de désir le submerger jusqu'à ce qu'il ne pense plus qu'à une chose : posséder son compagnon qui s'offrait à lui ! Il devait se calmer ! Il devait se calmer ! Il le couvrit de son corps, se positionna entre ses deux jambes, les releva pour les replier sur le torse et dégager ce qu'il voulait atteindre. Fenrir ne le lâchait pas du regard. Il avait deviné ses intentions et frissonnait d'appréhension mais aussi d'anticipation. Draco saisit les deux globes de chair, les écarta et admira la petite entrée brune et lisse. Il plongea et alla la lécher avec délectation. Il obtint un long gémissement puis des halètements comme si l'homme ne pouvait plus reprendre son souffle.

Fenrir avait l'impression de brûler de l'intérieur. La douce et intime caresse lui procurait des sensations jusque-là inconnues. Pour la première fois, il ne voulait pas que cela cesse. Bien contraire, il en voulait plus. Sa tête se balançait de droite à gauche inlassablement. Il attrapa ses jambes par le dessous de ses genoux et les tira vers lui pour dégager encore plus la zone torturée. Il sentit le rythme de la langue s'accélère et un doigt vint ajouter de nouvelles sensations plus profondes. Le prénom de son tendre bourreau franchit dans un murmure les lèvres de l'homme.

Seulement Draco était un jeune homme qui ne se contentait pas d'un murmure. Il voulait l'entendre crier son nom de plaisir. Sa langue glissa le long du périnée pour aller jouer avec les bourses. Elle remonta jusqu'à la longue tige déjà bien dressée pour la titiller, la mordiller et enfin la gober. Son compagnon relâcha ses jambes et il put le voir mordre sa lèvre pour ne pas hurler. Mais le jeune Veela avait d'autres caresses pour obtenir ce qu'il voulait. De ses doigts, il continua de préparer l'homme, provoquant de petits mouvements spasmodiques du bassin. Il était sur que son amant était prêt pour aller jusqu'au bout. Il se redressa pour l'embrasser. Il se prépara et commença une lente pénétration comme s'il le possédait pour la première fois. À bien y réfléchir, c'était la première fois qu'il prêtait attention à la moindre crispation de douleur du visage de son compagnon. Il s'arrêtait, l'embrassait longuement pour atténuer la douleur puis reprenait plus délicatement. Lorsqu'il fut enfoncé jusqu'à la garde, un long râle l'accueillit.

Tous deux étaient en nage et à bout de souffle alors qu'ils n'avaient pas encore commencé l'éternelle danse amoureuse. Draco plongea son regard dans celui de Fenrir qui le soutint avec passion. Puis l'homme se mit à doucement onduler sous le corps du jeune Veela. Celui-ci pouvait aussi sentir les muscles intimes qui l'enserraient lui donner de petits à-coups provocateurs. Cela accentua l'incendie qui faisait déjà rage dans ses reins. Son sexe déjà dure eut un nouvel afflux de sang à lui en faire mal. Il se retira entièrement pour replonger dans les entrailles brûlantes, arrachant un gémissement rauque à son amant. Il saisit ses hanches qui tremblaient de plaisir à pleines mains et partit dans un rythme effréné. Pendant quelques instants, on n'entendait plus que des souffles rauques et des cris gémissements.

Fenrir remonta un peu plus ses jambes pour les poser sur les épaules de son amant. Il accompagnait chaque mouvement de pénétration pour sentir le sexe qui le labourer encore plus profondément. Il attrapa le visage au-dessus de lui et chercha les lèvres pour avoir un baiser qui étoufferait les cris qu'il avait envie de pousser. Cette tentative fut déjouée par une accélération de la cadence de son amant qui le pilonna dans le matelas avec sauvagerie. Merlin, jamais leurs rapports n'avaient été aussi violents et en même temps si passionnés !

Draco le saisit par les épaules pour emmener le corps de son compagnon à s'empaler plus profondément. Les à-coups se firent plus lents mais beaucoup plus brusques et profonds. Fenrir s'arracha à ses lèvres, rejeta sa tête en arrière et hurla son plaisir. Draco y fit écho. Il avait satisfait son compagnon au-delà de ce qu'il avait pu imaginer. Il s'effondra et fut accueilli par deux bras puissants qui l'enlacèrent tendrement. Il sombra dans le sommeil avec un sentiment de satisfaction profonde et d'entière sécurité qu'il ne se souvenait pas avoir encore connu.

Fenrir se réveilla le lendemain, seul dans le lit, mais un petit-déjeuner avait été préparé sur sa table de chevet, maintenu chaud par un sort. Draco avait préféré ne pas le gêner en lui faisant face de suite. Enfin une délicate attention digne de ce nom ! Fenrir attrapa le plateau, le posa sur ses genoux et entama sereinement son repas. L'avenir s'annonçait moins ombre aujourd'hui...

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À l'orphelinat "Les Maraudeurs", dans le hall d'entrée...

Fenrir observa le jeune homme brun s'avançait vers lui avec méfiance. Potter avait accepté de le recevoir en précisant bien plusieurs fois que cela ne l'engageait à rien.

« Bonjour, Monsieur Potter.

- Bonjour, Monsieur... Malfoy.

- Je vous remercie de me donner une chance de vous prouver mes compétences.

- Nous verrons, nous verrons... Pour l'instant, suivez-moi. Je vais vous expliquer les règles de la maison. Je pense que vous n'avez pas assez de souvenir pour avoir reconnu cette bâtisse.

- Je suis désolée mais j'avoue que non. Le devrais-je ?

- Oui. Enfin, non. Oh puis cela n'a pas d'importance puisque vous ne vous en souvenez pas. C'est l'ancienne maison des Balck dont j'ai héritée après la mort de mon parrain. Elle était beaucoup trop grande pour moi seul alors j'ai décidé de la transformer en orphelinat.

- Pour les enfants de Mangemorts, je suppose. »

Potter se retourna et posa sur lui un regard glacial.

« Effectivement. Vous vous êtes bien renseigné.

- Non, c'est une simple déduction. Les enfants de héros de guerre ont dû trouver des familles d'accueil sans aucun problème mais qui voudrait bien d'enfants qui risquent un jour de suivre les traces de leurs parents ? »

Le regard du jeune homme se fit moins dur puis une lueur de surprise y apparut.

« Je vois que je n'aurais pas à vous expliquer les difficultés administratives et les rumeurs auxquelles je fais face. Ce sont des enfants comme les autres. Ils souffrent de la disparition de leurs parents et évidemment si on les traite en parias, ils seront enclin à faire de mauvais choix. Je veux leur donner la chance que mérite tout enfant et rien ne m'en empêchera surtout que nous sommes maintenant en temps de paix !

- C'est donc un nouveau départ pour eux.

- En quelque sort.

- Alors accordez-moi la même chose. Je n'ai pas plus de mémoire de cette guerre que ces enfants. Je sais que j'ai dû être un ennemi terrible mais je ne suis plus cet homme et j'aimerais racheter mes fautes que je ne connais même pas, d'ailleurs.

- Malfoy ne vous a rien dit ? S'étonna Potter.

- Il refuse de m'en parler. Selon les médecins, cela ne m'aidera pas à retrouver mes souvenirs et bien au contraire, je risque de me fabriquer un passé plutôt que de retrouver le mien. »

Potter joignit ses deux mains devant sa bouche et sembla réfléchir intensément.

« Bien, je vous prends à l'essai, aujourd'hui et nous verrons bien.

- Merci, répondit avec soulagement Fenrir.

- J'ai dit juste à l'essai et aujourd'hui seulement.

- Oui, oui !

- Voici votre mission : vous occupez de Lucia Parkinson, la fille de Pansy Parkinson et de père inconnu. Sa mère est morte en couche et ses grands-parents ont été tué pendant la dernière bataille. La petite n'a plus de parents proches et les autres ne veulent pas entendre parler d'une "bâtarde".

- Quel âge a-t-elle ?

- Six mois... Annonça Potter avec satisfaction attendant sa réaction avec intérêt.

- Bien, vous avez annoncé deux-trois ans mais je saurais aussi gérer des nourrissons.

- Alors par ici ! » Se moqua le jeune homme brun lui offrant un premier sourire.

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À l'orphelinat "Les Maraudeurs", dans une des chambres d'enfants...

Fenrir se retrouva devant deux yeux bleus le regardant avec curiosité mais calme. La théorie était une chose mais la pratique en était une autre. Merlin merci, l'enfant ne pleurait pas ! Cela lui laissait du temps pour réfléchir à ce qu'il allait faire. Il repassait tout ce qu'il avait lu dans sa tête quand soudain le bébé se mit à hurler. Non, non, non ! Pourquoi la petite n'était pas restée sage pendant... pendant plus de dix minutes ?! Oui, c'était peut-être un temps de réflexion un peu long pour un bébé mais pas de panique, il pouvait gérer cela. Tout le matériel était dans la pièce.

Premièrement, vérifier si les couches n'étaient pas sales. Il renifla de loin. Apparemment si, elles l'étaient. Il soupira. Pas de chance, cette fois-ci. De plus, ne pouvant avoir une baguette vu sa liberté conditionnelle, il ne pouvait se débarrasser de cette corvée par magie. Un elfe de maison pourrait peut-être s'en charger ? Non ! Potter l'avait sûrement fait exprès pour le tester. Il fallait qu'il le fasse !

Il attrapa doucement le bébé qui paraissait encore plus minuscule dans ses grandes mains. Il la déposa délicatement sur la table à langer. Il retroussa les manches de sa robe sorcière et entreprit d'enlever la layette. Il détacha doucement la couche qui laissa passer une bouffée violente d'odeur nauséabonde. Fenrir fronça le nez de dégoût mais, la première vague passée, il put détecter d'autres odeurs plus douces : du lait, de la lotion et un "il ne savait quoi" qu'il ne pouvait déterminer. L'odeur du bébé lui-même ? C'était finalement moins désagréable que prévu. Le bébé avait cessé de pleuré et suçotait son poing. L'homme le nettoya. Le coton imbibé de crème nettoyante chatouilla l'enfant qui se mit à rire.

« Bien, lui dit doucement Fenrir. Je sais trois choses de toi maintenant : tu es bien une fille, tu as un bon appétit et tu es chatouilleuse. »

Celle-ci gazouilla à ses paroles.

« Je prendrais cela pour un accord. »

L'homme s'étonna lui-même de se sentir aussi à l'aise. Il sourit à la petite fille qui lui rendit spontanément son sourire, le regard brillant : l'innocence. Elle ne savait pas qui il était.

« Un point partout car moi non plus. » Déclara doucement Fenrir un peu désabusé.

Il lui remit une couche propre et une nouvelle layette. Il se demandait bien pourquoi certains parents se plaignaient de la difficulté de la tâche : c'était d'une simplicité enfantine même avec ses mains immenses.

« Voilà une petite fille toute propre ! »

Deuxièmement, vérifier qu'elle n'aient pas faim. Vu l'énergie qu'elle mettait à sucer son poing, cela devait être le cas. Il l'installa au creux de son bras gauche et alla préparer un biberon de sa main droite. Sa dextérité le surprit. Il avait dû être un homme extrêmement habile dans les travaux manuels quel qu'ils soient. Avait-il eu une dextérité pour les armes ? Pour les potions ? Il sourit. Quelque purent être ses activités de Mangemort, il doutait qu'un jour il ait pensé que cela lui servirait pour s'occuper d'enfants !

Le biberon prêt, il alla s'installer dans le confortable fauteuil prévu sûrement à cet effet. Il n'eut qu'à présenter la tétine à la petite fille pour qu'elle se transforme en petite goulue.

« Eh, doucement, tu vas t'étouffer ! »

Bien évidemment, elle n'en tint pas compte. Elle continua à aspirer le lait avec avidité et ne ralentit son rythme que lorsqu'elle vida plus de la moitié du contenu du biberon. Et pour cause ! La demoiselle s'endormait. Quelques secondes de plus et les bruits de succion furent remplacer par un doux ronflement. Était-elle enrhumée ? Il faudrait trouver une potion pour remédier à cela.

Mais pour l'instant, Fenrir n'avait pas envie de bouger. Il regardait l'enfant dans ses bras. Tout était minuscule mais parfait. Il attrapa une de ses mains et admira la délicatesse de ses doigts munis de petits ongles déjà bien longs. Il faudrait les lui couper. L'homme revint sur son visage. C'était un belle petite fille en bonne santé. Potter devait prendre bien soin de ses petits pensionnaires. Mais qu'attendre d'autre du Sauveur du monde ?

« Pas mal... »

Il releva la tête et le Sauveur en question était adossé nonchalamment au chambranle de la porte.

« Vous m'avez espionné ?

- Vous ne croyez tout de même pas que j'allais vous laisser réellement seul avec un bébé ?

- ...

- Apparemment si, se moqua Potter. Bien, vos réactions m'ont plu. Je vous prends à l'essai pour une semaine.

- Pourquoi à l'essai, si je vous ai plu ?

- Disons que cette embauche va faire des vagues.

- Vous voulez dire un tsunami ? »

Potter étouffa son rire pour ne pas réveiller l'enfant.

« Je pense que je vais apprécier votre nouvelle personnalité, Monsieur Malfoy.

- Je vous en prie, appelez-moi Fenrir simplement.

- Ok pour Fenrir simplement. Moi, ce sera Harry tout court.

- Enchanté, Harry tout court. »

Que cela allait lui faire du bien de parler à d'autres personnes !

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Au Manoir Malfoy, dans la salle à manger, le soir même...

La tension était palpable. Tous se demandait comment s'était passé l'entretien mais personne n'osait posé de questions de peur de froisser Fenrir s'il avait été refusé. Ils devaient d'ailleurs pensé que c'était le cas puisque l'homme se faisait un malin plaisir à ne pas aborder le sujet. Ce fut Lucius qui curieux comme un chat se lança.

« Fenrir, tu ne nous as pas raconté ton entrevue avec Potter. A-t-il au moins été agréable ?

- Oui, c'est un jeune homme charmant.

- Et ?

- Il a un sens de l'humour que j'apprécie.

- Bon ça suffit ! Éclata Draco. T'a-t-il accepté oui ou non ?! »

Aaah, la patience légendaire de Draco Lucius Malfoy... Qui regretta son accès de colère aussi rapidement qu'il était arrivé !

« Euh, Fenrir, je suis désolé. Je ne voulais pas te crier dessus mais je...

- D'accord, l'interrompit l'homme, c'est aussi de ma faute. Je vous ai un peu fait attendre pour m'amuser un peu. Je suis tellement heureux que Potter ait dit oui. Je commence lundi.

- Parfait ! Cela te laisse le week-end pour te préparer ! Clama Lucius.

- Mais étais-tu vraiment sûr de vouloir faire cela ? As-tu au moins vu les enfants ? S'inquiéta Narcissa.

- Oui, je me suis occupé de la fille Parkinson, sans aucun souci.

- Quel malheur pour cette petite ! S'attrista la blonde. Si jeune et déjà tant de problèmes.

- Je pense qu'elle est entre de bonnes mains.

- Potter t'a fait apparemment une excellente impression ! Annonça un peu sèchement le jeune Veela.

- Jaloux ? Se moqua Fenrir en posant sa main sur la cuisse du jeune blond qui eut le souffle coupé.

- Fenrir ! Draco ! S'indigna Narcissa, sous le regard amusé et soulagé de Lucius.

- Tu auras l'occasion de voir ce jeune homme sous un autre jour. Il n'est pas très... sociable et il se retrouve convier d'office au bal du Ministre auquel nous sommes bien évidemment invités. »

Fenrir fronça les sourcils. Une première apparition en public lors d'un événement officiel ? Au moins, il reconnaîtrait une personne.

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Au Manoir Malfoy, dans la chambre de Draco, le lendemain soir...

Fenrir se regarda dans le miroir. Il était impeccable dans sa robe sorcière vert sombre dont les manches, le col et les boutonnières étaient bordés d'un liseré noir très ouvragé. Ajoutez à cela, un chapeau assorti, une cane, des gants et des bottes en peau de dragon noir et le tout aurait pu lui renvoyer l'image du parfait aristocrate. Mais lorsque l'on le dévisageait, les traits sauvages donnait à l'homme un côté animal qui était aussi attirant qu'effrayant.

« Magnifique... Murmura à son oreille Draco qui s'était glissé discrètement derrière lui.

- Cela ne fait pas naturel du tout !

- Normale, tu es une créature surnaturelle comme tous les Malfoy.

- Je crois que ta qualité première est la modestie, Draco.

- Oui, je sais. J'aurais dû dire "une créature divine". »

Fenrir se retourna et enlaça le Veela. Pourquoi n'était-ce pas ainsi depuis le début ? Il se sentait si bien depuis quelques jours même si une alerte subsistait encore au fond de son esprit, ce qui n'était pas étonnant après un si mauvais départ. Ce petit sentiment inquiétant disparaîtrait avec le temps et surtout après cette soirée qui mettrait les choses au point sur son statut social aux yeux de tous. Il soupira. Cela pouvait aussi être une horrible soirée qui le dissuaderait de se montrer en public et l'inciterait à se cloitrer dans le manoir. Les Malfoy l'avaient préparé pour ne pas être choqué par l'accueil pour le moins froid qu'il risquait d'avoir. La seule chose qu'ils voulaient obtenir était une acceptation respectueusement hypocrite.

« Rassure-toi, je serai toujours près de toi et si je dois m'absenter, il y aura mes parents. »

Draco s'écarta en lui tenant les deux mains.

« Cette tenue te va vraiment à ravir. Je suis persuadé que je ferai des jaloux d'avoir un tel homme à mon bras. »

Fenrir leva un sourcil sceptique. À son avis, c'était plutôt lui qui ferait des envieux à être au bras de ce magnifique Veela. Sa robe noire aux liserés verts assortis à sa propre tenue mettait en valeur ses longs cheveux blonds et ses yeux mercure. Le Veela lui sourit, se pencha pour déposer un baiser sur ses lèvres puis l'entraîna vers la sortie.

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Au Manoir Malfoy, dans la salle de bal...

Fenrir était furieux. Trois minutes ! Trois minutes et il était seul au milieu de la foule ! Cet imbécile de Premier Ministre s'était arrangé pour le séparer de Draco. Inquiet, celui-ci ne cessait de lui jeter des coups d'œil d'excuse par dessus la foule. Fenrir pouvait sentir la peur des personnes autour de lui. Les gens tentaient de ne pas avoir l'air de s'écarter par politesse mais un vide se forma tout de même autour de lui. Un verre à la main, l'homme les observait en tentant de calmer sa colère qui ne devait qu'aggraver leur frayeur. Et pour couronner le tout, Lucius et Narcissa n'étaient encore arrivés.

« Un peu de compagnie, Fenrir ? »

Il se retourna pour se retrouver face à Potter. Il en aurait presque soupiré de soulagement.

« Avec plaisir, Harry. Je me sens un peu perdu au milieu de tous ces gens.

- Je connais ce sentiment pour des raisons un peu différentes des vôtres.

- Je m'en doute. Vous êtes le sauveur victorieux, je suis le méchant perdant.

- Mais on se retrouve tous les deux seuls. »

Fenrir se détendit enfin et lui sourit.

« On vous a forcé à venir.

- En quelque sorte... Si je ne fais pas quelques apparitions publiques, on me met des bâtons dans les roues à chaque démarche administrative que je suis obligée de faire pour les enfants.

- Chantage ?

- Ils appellent un conseil bienveillant.

- Quelle hypocrisie ! Et j'aimerais bien qu'ils arrêtent tous de me regarder comme si j'allais les bouffer ! »

Potter se figea puis se mit à rire.

« Désolé, Fenrir... » S'excusa le jeune homme n'arrivant plus à se contrôler.

Fenrir l'observa étonné. Qu'avait-il dit de si drôle ?

Deux personnes vinrent le rejoindre.

« Qu'y a-t-il de si drôle, Harry ? Demanda la femme non sans un coup d'œil inquiet sur Fenrir.

- Fenrir, je te présente la juge Granger, Hermione Weasley de son état civil et Mione pour les intimes.

- Enchanté, vu mes antécédents, je pense que pour moi, ce sera Juge Granger.

- Vous pouvez m'appeler, Hermione, déclara doucement la jeune femme.

- Et voici son mari, l'Aurore Weasley, Ronald W... Commença Potter quand il fut interrompu par celui-ci.

- Pour vous ce sera toujours Aurore Weasley !

- Enchanté, Aurore Weasley, réussit à dire calmement Fenrir.

- Eh bien pas moi ! » Déclara sèchement le grand roux avant de tourner les talons et de s'éloigner vivement.

Hermione et Harry semblaient terriblement gênés. Fenrir dégagea sa gorge.

« J'aime beaucoup ce jeune homme. Contrairement à tous ici, il a une sincérité admirable. »

La jeune femme se détendit et Harry recommença à rire.

« Malfoy a finalement plus de chance que je ne le pensais. J'aime vraiment beaucoup ce que vous êtes devenu, Fenrir.

- Tant mieux et j'espère que cette personnalité plaira aussi à d'autres personnes.

- À n'en pas douter ! Affirma Hermione. Les gens ont juste besoin d'un peu de temps. Je vous laisse. Je vais tenter de retrouver mon admirablement sincère mari. »

Les deux hommes restèrent ensemble à discuter jusqu'à ce que Harry soit accaparé par le sous-secrétaire des affaires familiales. Fenrir se retrouva de nouveau seul. Il chercha Draco du regard mais il ne semblait plus dans la salle. Il lui en voulait un peu même si ce n'était pas de sa faute. Ses pensées furent soudain interrompues par une odeur, une douce et agréable odeur... Une odeur suave... Une odeur qu'il connaissait... Une personne dans cette foule dégageait des effluves qui l'enivrait à lui en faire perdre l'esprit... Il se déplaça lentement, le nez discrètement relevé, à la recherche de cette délicieuse odeur. Celle-ci sembla s'atténuer en grand désespoir de Fenrir mais cela lui permit de pouvoir mieux réfléchir et il reconnut cette odeur : la même que celle qu'il n'avait pas su définir sur la petite Parkinson. Était-ce un membre de sa famille ? Ou peut-être était-ce un des personnes de l'équipe qui travaillait à l'orphelinat ? Potter pourrait peut-être l'aider sur ce point.

Fenrir embrassa la salle du regard pour essayer de retrouver le jeune homme. Il le vit in extremis s'éclipser avec ses deux amis par une porte qui donnait sur les jardins du Ministère. Il tenta de traverser la salle sans se faire remarquer pour les suivre. Peine perdue ! Mais personne ne tenta de l'en dissuader...

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Au Ministère, quelque part dans les jardins...

Fenrir avança à pas de loup au milieu des buissons savamment taillés. Sa manière de se déplacer souplement et discrètement l'étonna. Il avait la curieuse envie de ne pas se faire remarquer par le petit groupe qu'il traquait. Son vocabulaire l'inquiéta. C'était peut-être normal pour quelqu'un qui avait été un Mangemort donc un combattant aguerri, maniant sûrement aussi bien les armes que les techniques d'espionnage. Sûrement, se rassura-t-il.

Un éclat de voix attira son attention. Il se dirigea vers ce qui semblait être une dispute, s'accroupit, bien caché, et tendit l'oreille. Il était loin mais il pouvait parfaitement les entendre. Il trouvait son ouïe particulièrement fine, ce qu'il n'avait pas remarqué jusque-là.

« Non mais Harry, t'es complètement cinglé ! »

Le jeune Aurore roux.

« Je sais ce que je fais, Ron.

- J'ai beau cautionner sa réintégration dans notre société, j'ai un peu de mal à l'imaginer dans ce rôle. »

Hermione et apparemment elle parlait de lui et du poste qu'il demandait. Intéressant.

« Comment peux-tu confier des enfants à ce monstre ? Hurla le rouquin.

- Il a changé, le défendit Harry.

- Bien sûr ! Cette histoire devient de plus en plus malsaine. Imaginez qu'il retrouve tout à coup la mémoire !

- Ce ne semble pas être une option envisagée par les médecins.

- Eh bien, c'est dommage ! On ne devrait pas obliger les gens à faire des choses contre leur nature !

- Ron, il s'est porté volontaire lui-même. Personne ne l'a obligé à demander ce poste. Il est différent maintenant. On peut lui donner sa chance.

- Sa chance ? Non mais j'espère que tu plaisantes, Harry. Quelle chance y a-t-il a muselé quelqu'un au point qu'il ne se souvienne pas de qui il est ?

- Ron, intervint Hermione pour aider Harry. Comment peux-tu dire cela ? On a fait d'un horrible Mangemort, une personne agréable et altruiste. Je ne pense pas que l'on ait perdu au change.

- Ce n'est pas ce que j'ai dit, Mione, mais le vrai Greyback aurait choisi Azkaban à la place de cette vie qu'on lui impose. Quand je pense que tu défendais les droits des elfes de maison et que toi Harry tu symbolises la liberté et qu'aucun des deux ne se voit choqué par le vol du libre arbitre d'une personne ! »

Le silence se fit quelques secondes puis Hermione reprit :

« C'est un loup-garou, Ron.

- Et alors ? Remus aussi.

- Remus est un héros de guerre et pourtant il a dû mal à être accepté par la population.

- Donc on s'est dit que Greyback devait être museler définitivement. Vous auriez dû le laisser pourrir à Azkaban et je suis sûr qu'il aurait dit la même chose. Remarque c'est une manière comme une autre de se débarrasser des enfants dont tu t'occupes, Harry. Le loup-garou se réveille et se fait un bon gueuleton. »

Fenrir entendit un coup porté mais il n'y prêta pas plus attention. Il en avait assez entendu. Il recula lentement, courut jusqu'à la salle de bal et s'immobilisa devant la porte pour se composer un visage calme. La gorge nouée, les mâchoires et les poings serrés, il entra. Il fut de suite accueilli par Draco.

« Fenrir, je t'ai cherché partout. Je suis désolé d'avoir dû te laisser.

- Ce n'est rien... »

Le jeune homme lui présenta son bras qu'il saisit, sans montrer la colère qui faisait rage en lui. La soirée continua mais Fenrir était déjà ailleurs...

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Fin de deuxième partie...

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Note 1 : Enfin, j'ai pris le temps de finir cette fic. Désolée pour ceux qui ont attendu longtemps. Pour la peine, j'ai ajouté quelques scènes à mon scénario de départ qui m'ont poussé à diviser l'histoire en trois et qui préparent mieux la petite séquelle que j'ai prévue.

Note 2 : Pour 31bis, j'ai fait une coupure de quelques semaines car j'étais débordée de travail, mais je reprends mercredi prochain.

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Merci à tous les lecteurs ! ;)

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