TENTATIVE DE SOUMISSION

de

Dalou28

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Disclamer : Les personnages et le monde d'Harry Potter appartiennent à JKR.

Warning : Yaoï ! Relations entre hommes donc homophobes s'abstenir !

Note 1 : Aucun spoiler... C'est une fic donc tout est possible !

Note 2 : Les noms des personnages sont presque tous conservés dans leur version d'origine...

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Contraintes imposées par Kimmy-Lyn :

1- One-shot (C't' blague comme dirait Fred ! ^^) La barrière des dix mille mots est levée puisque c'est pour un anniversaire ! ^^ Heureusement...

2- Rating Le M n'a jamais dérangé Kim, bien au contraire ! ^^ Attention une partie est en M+ !

3- Scénario : Écrire une fic où Fenrir est bien sûr un loup-garou et Draco un Veela dominant...

4- Je peux faire ce que je veux des caractères des personnages.

5- Précision particulière : Aucune !

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Résumé : Draco est prêt à tout pour pouvoir soumettre son compagnon pour le moins inattendu... Fic finalement en trois parties :

1- RÉVEIL et RÉVÉLATION,

2- RECHERCHES,

3- RÉBELLION.

Attention une partie du chapitre est en rating M+ ! Si vous n'aimez pas ce genre, sautez juste la partie signalée par des astérisques...

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Troisième partie : RÉBELLION

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Partie précédente : Draco est prêt à tout pour avoir soumettre son nouveau compagnon, l'indomptable Fenrir Greyback. Soumis à un sort d'Oubliette puissant, celui-ci mène une vie de compagnon docile mais se morfond de tristesse entraînant le Veela dans son désespoir. Il tente de reconstruire son couple mais la découverte de son état de loup-garou risque de tout changer. Il décide donc de tout faire pour connaître toute la vérité...

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Au Manoir Malfoy, dans la chambre de Draco, après la cérémonie officielle...

Allongé dans le lit conjugale, Fenrir regardait le jeune Veela dormir. Celui-ci n'avait pas compris, bien évidemment, l'origine de sa froideur lorsqu'ils étaient rentrés du bal du Premier Ministre. Il avait laissé tranquille son compagnon, s'imaginant sûrement que celui-ci lui en voulait d'avoir été contraint de l'abandonner, seul, au milieu de cette foule hostile. Si seulement...

Fenrir se releva discrètement et alla s'assoir sur le rebord de la fenêtre. Il contempla le croissant de lune qui s'agrandissait chaque nuit. Un loup-garou ! Il était un loup-garou ! Mais alors pourquoi ne se transformait-il pas les nuits de pleine lune ? Il ferma les yeux et tenta de rassembler toutes les informations qui pourraient lui donner des indices. Draco lui donnait deux potions une fois par mois. Était-ce réellement que pour la conception de son héritier ? L'une d'elles sûrement mais l'autre pouvait-elle servir à éviter sa transformation ? Il faudrait qu'il se renseigne sur la possible existence d'une telle potion. Mais auprès de qui ? Severus ? Non, l'homme devait être de mèche avec Draco puisqu'il était son Maître des potions.

Fenrir ouvrit les yeux. Il fixa l'astre de sa nouvelle malédiction. Il commençait à recoller les morceaux de certains faits qu'il n'était pas arrivé à comprendre jusqu'à présent. Son agilité, ses sens très développés, la peur irraisonnée qu'il inspirait aux personnes comme aux animaux... Il comprenait maintenant pourquoi sa réflexion sur le fait "qu'il n'allait pas bouffer les gens" avait tant fait rire Potter. Il comprenait aussi son appréhension à l'engager pour s'occuper d'enfants mais le jeune homme avait pris le risque et lui donnait une chance qu'un loup-garou ne devait pas mériter. Il ne l'en admira que plus et cela renforça son envie de lui prouver qu'il n'avait pas fait le mauvais choix.

En parlant de mauvais choix, pourquoi les Malfoy avaient-ils jugé bon lui taire cette importante partie de lui ? N'aurait-il pas été plus simple de le lui annoncer quelques jours après son réveil pour mieux gérer la situation ? Était-ce cela qui lui donnait cette "impression de faux" ?

Trop de questions se bousculaient dans sa tête ! Mais la seule chose qu'il retenait était que Draco l'avait encore déçu. C'était ce qui le mettait en colère. Il allait lui être très difficile de lui faire confiance sur quoique ce soit. Merlin savait ce qu'il pouvait encore lui cacher ! Quoique cela puisse être, cela ne pouvait être pire que d'omettre de lui dire qu'il était une créature magique sanguinaire ! Son instinct lui avait dicté de ne rien dire sur sa découverte pour l'instant. Il ferait ses recherches discrètement et il était sûr qu'il pouvait avoir un allié en la personne de Potter. Le jeune homme l'avait défendu avec véhémence. Cela faisait plaisir de penser qu'au moins une personne n'était pas terrifiée par son état. Ce serait un avantage pour son plan. L'homme inspira profondément. Il devait être prudent.

Premièrement, se comporter comme s'il n'avait rien découvert. Tout le monde jouait un rôle donc il se ferait un point d'honneur à jouer le sien : le compagnon charmant et docile. Deuxièmement, trouver des livres sur sa condition. Troisièmement, mettre Potter au courant pour avoir un peu d'aide et pour lui soutirer un peu plus d'informations sur son ancienne vie. Quatrièmement, se renseigner sur la potion. Cinquièmement, trouver le moyen de faire payer ce mensonge à Draco sans en avoir l'air. Ce point était juste pour soigner son ego quelque peu malmené. Il avait bien certaines idées en tête et il les appliquerait dès le lendemain. Ce serait facile, vu la culpabilité du Veela pour cette mauvaise soirée solitaire et ennuyeuse qu'il pensait lui avoir fait passer. Son visage se fendit d'un sourire qui aurait effrayé un Détraqueur...

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Au Manoir Malfoy, dans la chambre de Draco, le lendemain...

Draco s'éveilla. Il pouvait sentir une respiration calme tout près de lui. Il ouvrit les yeux et découvrit son compagnon qui le fixait amoureusement. Croisant son regard, celui-ci se détourna comme s'il était fâché. Le jeune Veela sourit. L'homme ne devait pas lui en vouloir tant que cela et avec un peu de minauderies, il devait pouvoir se faire pardonner très vite. Il s'approcha de lui, le prit dans ses bras et lui murmura à l'oreille :

« Je suis tellement désolé pour hier soir, mon amour. Je t'assure que je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour me faire pardonner. »

Fenrir se retourna, passa ses bras autour du jeune homme mais garda une moue contrariée sur le visage. Il était ravi que son plan s'annonce comme prévu.

« C'était franchement très désagréable tous ces gens qui me regardaient et qui ne m'adressaient pas la parole.

- Je sais et je suis sûr que le Premier Ministre l'a fait sciemment. Je suis désolé.

- Heureusement que Harry est venu me tenir compagnie une bonne partie de cette soirée. »

Il avait bien insisté sur le prénom du jeune homme et l'effet fut immédiat : Draco se crispa.

« Bien... Tu sembles bien t'entendre avec lui.

- Oui, j'en suis ravi car je vais tout de même travailler avec lui. Il aurait été dommage que je passe des heures et des heures, seul avec lui, dans une ambiance tendue, n'est-ce pas ?

- Oui... Oui... » Affirma le blond avec un sourire crispé.

Qu'il était heureux d'avoir lu tant de livres sur les Veelas... et leur jalousie légendaire !

« Mais... Fit semblant d'hésiter Fenrir en baissant les yeux.

- Oui ?

- J'ai tout de même quelques appréhension à y aller seul le premier jour. Ne voudrais-tu pas m'accompagner ?

- Mais je... Commença Draco qui s'interrompit à la déception qui gagnait les yeux de son compagnon. Je vais voir ce que je peux faire mais je doute que Potter soit d'accord.

- Je le vois lundi matin pour signer mes documents officiels avant de commencer l'après-midi. Je lui demanderai à ce moment-là. Pourras-tu te libérer de tes obligations ? Je me sentirai plus rassuré si je n'étais pas seul... cette fois encore...

- Bien, bien,... Je pourrais sûrement faire cela.

- J'en suis ravi. Nous pourrions peut-être passer à des choses plus intéressantes que de parler travail. »

Fenrir se lova contre le jeune Veela qu'il sentit frissonner de plaisir. Le baiser qu'ils échangèrent ne laissa aucun doute sur leurs futures activités. Les mains glissèrent sur les peaux enflammées, dans les chevelures longues et douces, les gémissements se faisaient de plus en plus rauques... Quand soudain Fenrir s'écarta brusquement.

« Oh zut ! Lucius avait insisté pour me voir en urgence à la première heure avant le petit-déjeuner. Oh, je suis désolé, mon amour, mais je crois que nous n'allons pas pouvoir aller plus loin mais ce n'est que partie remise ! »

Il embrassa le Veela estomaqué et se leva pour s'éclipser dans la salle de bain. Parfait, point cinq fait !

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Au Manoir Malfoy, dans le bureau de Lucius...

Fenrir avait peut-être un peu exagéré l'urgence du rendez-vous, surtout que c'était lui qui avait insisté la veille pour voir son beau-père.

« Pour quelles raisons voulais-tu m'entretenir, Fenrir ?

- J'aurais voulu une autorisation d'utiliser la cheminette pour me rendre à l'orphelinat. Ma liberté conditionnelle ne me permet que d'appeler et non de me déplacer par ce moyen. Je sais que je n'y ai pas le droit mais il me semble que cela serait plus simple que d'avoir à obliger l'un d'entre vous à m'accompagner chaque jour. De plus, je vais chez Harry Potter. Je pense que le Sauveur du monde est apte à gérer mes allers et venues.

- Ta demande est légitime. Néanmoins, il faudra l'accord du Chef des aurores et un document officiel signé par Draco et Potter pour que cela puisse se mettre en place. je doute que cela ne fasse avant mardi.

- Aucune importance. Potter vient lui-même me chercher lundi matin et l'après-midi, Draco m'accompagne.

- Mon fils dans un orphelinat ? Tu as vraiment une bonne influence sur lui. » Se moqua l'aristocrate.

Fenrir lui sourit. Le terme "manipulation" aurait mieux convenu. Point un, maintenu...

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Au Manoir Malfoy, dans la bibliothèque...

Fenrir s'écroula dans un des fauteuils en riant à gorge déployée. Que ce jour avait été drôle ! Draco avait déjà une mine déconfite au petit-déjeuner, n'ayant toujours pas digéré de s'être fait abandonné au moment le plus inopportun mais au déjeuner... Ce fut fa-bu-leux ! Le jeune Veela avait tenté en vain de cacher son excitation. Fenrir avait pris un malin plaisir à le toucher, l'effleurer, se pencher vers lui dès que l'occasion s'en présentait. Le jeune blond ne pouvait retenir ses sursauts, ses frissons et ses soupirs de frustration. Plus le jeune homme était mal à l'aise, plus Fenrir se faisait attentionné pour "l'aider", sous les regards sceptiques de Narcissa et Lucius. N'en pouvant plus, Draco s'était levé prétextant s'avancer dans son travail pour avoir le temps d'accompagner Fenrir le lendemain. Celui-ci en avait fait de même pour aller étudier dans la bibliothèque.

Et le voilà, à pouvoir enfin laisser libre cours à son hilarité. Sa revanche, point cinq bis, était amusante et elle ne faisait que commencer ! Trêve de plaisanterie, il devait commencer ses recherches. Il se leva, il alla chercher quelques livres sur l'éducation aux jeunes enfants pour faire illusion en cas de visite imprévue, puis il chercha un livre sur les loups-garous. Il y en avait même plusieurs. Il choisit celui qui lui semblait le plus complet et retourna s'installer confortablement dans son fauteuil, jambes par-dessus l'accoudoir. Point deux fait !

Deux heures plus tard, il claqua violemment le livre pour le refermer. Sa bonne humeur s'était envolée. Les découvertes qu'il avait faites n'étaient pas pour lui plaire. Les loups-garous étaient réellement des créatures atroces. La peur qu'avaient affichée les gens au bal était loin d'être exagérée. Il en venait même à regretter d'avoir réussi à convaincre Potter du contraire mais il avait besoin de ce travail et du jeune homme. Un autre point lui semblait important : les relations de couple. Les loups-garous choisissaient rarement un compagnon en dehors de leur meute. Le risque était trop grand, ce qui pouvait expliquer le silence des Malfoy. Mais quelque chose le turlupinait : l'existence des alphas et des bêtas. Quelque chose lui disait que vu sa corpulence, il ne devait pas être dans la deuxième catégorie. Était-ce plutôt cela que Draco lui cachait ? Il était un Veela dominant. Avoir un alpha à soumettre aurait été particulièrement compliqué. Cette théorie était celle qu'il trouvait la plus probable. Mais comment avoir une réponse à une telle question ?

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À l'orphelinat "Les Maraudeurs", dans le bureau de Potter, lundi matin...

Fenrir avait un grand sourire. Draco l'avait regardé partir par voie de cheminette en compagnie de Potter avec un sourire tellement crispé qu'il ne faisait illusion pour personne : il était en crise de jalousie ! Et peut-être en manque aussi. La veille, Fenrir avait suggéré de se coucher tôt et sagement pour être en forme à son premier jour de travail. Il avait senti le Veela se tourner et se retourner pendant des heures alors qu'il faisait semblant de dormir. Point cinq fait et refait avec plaisir !

« Vous semblez bien enthousiaste, Fenrir.

- Je suis ravi d'être ici.

- Je le suis aussi. Nous avons juste à signer deux formulaires, mettre au point certaines règles et je pourrai vous raccompagner chez vous.

- Oh mais je ne suis pas pressé et... j'aimerai vous poser quelques questions. »

Le jeune homme sembla moins à l'aise.

« Quelles questions ? »

Fenrir saisit les formulaires, survola les articles du regard et les signa.

« Rien de bien compliqué. Je voudrais en savoir plus sur l'orphelinat.

- Ah... Fit Potter soulagé.

- Combien de personnes travaillent ici ?

- Nous sommes quatre : Molly Weasley est notre chef d'équipe. Au moindre problème ou doute, on s'adresse à elle. Il y a aussi sa fille Ginny, qui suit des cours de médicomagie donc vous ne la verrez que le week-end. Millicent Bulstrode travaille ici à plein temps. Vous la rencontrerez cet après-midi. Mais Remus Lupin ne travaille que le matin et vous prendrez le relais l'après-midi, autant dire que vous ne vous croiserez presque pas.

- Raison de service ou mon état l'effraie-t-il aussi ?

- C'est-à-dire ? Demanda le jeune homme sur la défensive.

- Disons que j'ai découvert d'où venait l'origine de votre réticence à me donner ce poste. »

Potter plissa des yeux mais soutint son regard.

« Et comment avez-vous découvert cela ?

- Disons que j'ai l'ouïe fine et que les gens sont bavards. Cela vous convient ?

- Humm... Qu'est-ce que cela change ?

- Quelques précautions peut-être... Quand la lune sera pleine, je préférerai rester chez moi pour éviter tout malentendu.

- Bien, c'est très raisonnable de votre part mais que pense Malfoy de votre découverte ?

- Il ne sais rien pour l'instant. »

Potter ne répondit pas. Le silence s'installa mais les deux hommes ne se lâchèrent pas du regard.

« Si je résume bien la situation, vous me donnez une information que vous cachez à votre Veela.

- Ce n'est pas moi qui cache cette information, c'est lui. Moi, je ne fais que suivre en tant que bon compagnon. »

Potter parut surpris un instant puis il pouffa de rire.

« J'adore vraiment votre nouvelle personnalité.

- Merci. Cela m'amène à vous demander un peu d'aide. Si vous le voulez bien, évidemment.

- Quel genre d'aide ?

- J'aimerais me connaître pour gérer un peu mieux ma nouvelle vie.

- Les médecins vous ont dit de ne pas découvrir votre passé ainsi, se défendit Potter.

- Je ne demande pas des informations sur mon passé mais sur ma condition de loup-garou. Des choses comme "existe-t-il une potion pour éviter que je ne me transforme en créature sanguinaire et que je ne mette ma famille ou toute autre personne en danger ?"

- Oui, bien sûr. D'ailleurs, Draco doit vous l'avoir déjà donnée sans vous en indiquer les effets pour ne pas vous choquer. »

Fenrir fit mine de réfléchir.

« Effectivement, il me donne deux potions chaque mois mais c'était pour la conception de l'héritier.

- À mon avis, une des deux est la potion Tue-loup améliorée. »

Donc il existe bien une potion qui empêche la transformation. Point quatre fait !

« C'est tout de même curieux que je n'ai aucun souvenir de ces nuits-là. Je devrais au moins sentir l'attraction de la lune.

- Eh bien, peut-être que c'est le cas mais... Commença Potter mal à l'aise. Snape est un Maître des potions exceptionnel. Il doit avoir amélioré la potion à votre profit. »

Son profit ? Fenrir eut envie de cracher les mots mais il se contint.

« Draco a dû le lui demander pour faciliter ma vie. Il a beaucoup d'attention à mon égard. C'est un Veela très attentif et très délicat. »

Potter s'étouffa avec sa gorgée de thé qu'il avait eu le malheur de tenter d'avaler à ce moment-là. Il toussa.

« Un souci ?

- Non, non, non. Le thé est trop chaud. »

Il lui sourit. Fenrir le lui rendit. Il y avait donc autre chose qu'on lui cachait.

« Donc acceptez-vous de m'épauler ? Demanda-t-il de sa voix la plus douce.

- Bien sûr... »

Point trois fait !

« Les personnes avec qui je vais travailler me connaissent-elles personnellement ?

- Personnellement non.

- Auraient-elles des choses à me reprocher ?

- Quelques-unes... Répondit vaguement Potter, clairement gêné. Comme n'importe quel ancien Mangemort, vous n'inspirez pas la confiance. Mais j'ai eu une discussion avec eux et ils sont prêts à vous laisser une chance.

- Je ne saurais dire à quel point je vous en suis reconnaissant.

- Aidez-nous de votre mieux et je vous assure que c'est moi qui vous en serai reconnaissant.

- Bien, nous avons donc fini. Nous nous revoyons cet après-midi.

- Oui. »

Les deux hommes se levèrent et se dirigèrent vers la cheminée.

« Ah, une dernière chose, Harry.

- Oui ?

- J'ai demandé à Draco de m'accompagner pour ce premier jour. Est-ce que cela vous gêne ?

- Draco Malfoy ici ?

- Juste aujourd'hui. »

Potter éclata de rire.

« Je suis d'accord mais ne le laissez pas toucher aux enfants. Il serait capable de les stupéfixier pour ne pas les entendre pleurer.

- N'ayez crainte. Je gèrerai la situation. »

Le jeune homme reprit son sérieux et le fixa.

« C'est une punition... »

Cette fois, ce fut Fenrir qui le regarda intensément. Ce garçon était loin d'être un idiot. C'était un avantage comme un inconvénient. Il joua la carte de la sincérité qu'aimait toujours les héros.

« Quelques couches à aller jeter de ses divines mains d'aristocrates ne lui feront pas de mal et pourront même l'entrainer dans son futur rôle de père mais surtout elles m'aideront à digérer les couleuvres que m'a fait avaler ce serpent.

- Humm, intéressant... Ah, j'ai d'ailleurs oublié de vous mentionner les règles mais je le ferais plus tard sauf pour celle-ci : "Les invités doivent laisser leurs baguettes magiques à l'accueil".

- Et depuis combien de temps applique-t-on cette règle ? Demanda Fenrir un sourcil levé, indiquant son amusement.

- Nous commencerons cet après-midi. » Lui répondit Potter avec un grand sourire que l'homme lui rendit avec un clin d'œil. Oui, le point trois était acquis !

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À l'orphelinat "Les Maraudeurs", lundi après-midi...

« Voyons, Draco, arrête de te plaindre. Tu n'as pas besoin de ta baguette. Cette bâtisse est sous haute protection. Il ne peut rien nous arriver.

- Je n'aime pas me savoir désarmé.

- Face à des enfants ? Se moqua Fenrir.

- Juste pour le principe ! »

Fenrir avait eu du mal à contenir son fou-rire pendant la dispute entre Draco et Harry quand celui-ci lui avait demandé d'obéir à cette règle qui avait "toujours" été appliquée.

« Allons, oublie cela. Tu ne m'aideras pas à me sentir à l'aise en ce lieu en râlant tout le temps.

- Bien, allons-y, soupira le jeune Veela résigné.

- Aujourd'hui, je dois de nouveau m'occuper de Lucia Parkinson. Harry a trouvé que je m'en étais bien sorti et que je serai plus à l'aise avec un enfant que j'ai déjà vu. »

Les deux hommes entrèrent dans la chambre. La petite fille pleurait. Fenrir se précipita réellement inquiet. Dès qu'elle fut dans ses bras, Lucia se calma.

« Eh bien, je n'ai pas de souci à me faire pour mon futur fils. Il sera entre de bonnes mains.

- Qui te dit que ce sera un garçon ?

- Je le sais, c'est tout et si c'est une fille, nous recommencerons.

- Tu n'aurais voulu qu'un seul fils ?

- Oui, j'ai été fils unique et j'ai trouvé cela très bien d'avoir la totale attention de mes deux parents.

- Moi, je trouve cela dommage de ne pas pouvoir jouer avec un frère ou une sœur. »

Draco ne répondit pas. Fenrir allait lui poser une autre question quand une personne entra dans la pièce.

« Millicent ! L'accueillit Draco. Cela faisait bien longtemps que l'on ne s'était pas vu.

- Bonjour, Monsieur Malfoy, rétorqua froidement la jeune brune. Oui, cela fait longtemps. La dernière fois que l'on s'est vu, c'était au Ministère pendant que j'attendais la réponse au procès que j'intentais contre le Ministère pour la confiscation de tous mes biens. Vous savez, Monsieur Malfoy, celui où je n'avais pas assez de témoins pour prouver que je n'avais rien avoir avec les actions de mes parents et où on m'a déshérité pour avoir déshonoré de ma condition d'héritière de grande famille de sang-pur.

- ...

- Bien, je vois que l'on s'est compris. »

La jeune femme se tourna vers Fenrir et lui parla d'une voix douce avec un visage aimable qui n'avait rien à voir avec la froideur qu'elle avait affichée pour Draco :

« Bonjour, Fenrir. Je suis Millicent Bulstrode mais tu peux m'appeler Milli. Je suis venue te proposer mon aide si tu en as besoin, bien sûr. Je suis dans la salle juste à côté.

- Merci, Milli. Je suis ravi de faire votre connaissance... Humm... ta connaissance. Draco est venu m'aider aujourd'hui mais je serai enchanté de discuter avec toi, demain.

- Bien sûr. Bonne journée et à demain. »

Après un dernier reniflement de mépris pour le Veela, la jeune femme sortit de la pièce.

Dire que Fenrir était étonné était un euphémisme. Il s'attendait à beaucoup de choses mais certainement pas à ce qu'on l'accueille à bras ouverts et que l'on rejette son héros de mari.

« Cette fille a toujours été une peste et le restera toujours ! Cracha Draco.

- Est-ce vrai ce qu'elle a dit ?

- Je ne sais pas. Tout ce que je sais, c'est que la fortune de sa famille a été englouti dans la guerre.

- Ne pouvais-tu pas faire quelque chose ?

- Je me débattais déjà pour que mon père ne soit pas inquiété. »

Bien, un autre défaut de son très cher mari. L'amitié était pour lui une chose très relative, fluctuante et surtout peu fiable. Il ne put s'attarder plus sur ses pensées car le bout de chou qu'il avait dans les bras venait de faire un petit bruit suivi d'une odeur désagréable. Il sourit en se dirigeant vers la table à langer. Il remonta la jolie petite robe rose que portait Lucia et commença à défaire sa couche. Draco l'avait suivi et jeta un coup d'œil par-dessus son épaule.

« Eurk ! Comment une aussi jolie petite chose peut-elle dégager une telle puanteur ? »

Fenrir prit la couche en prenant bien soin de ne pas la replier correctement. Il la tendit à Draco.

« Tu peux la mettre dans la poubelle.

- Oh Merlin, non, je ne veux pas toucher à ça !

- Draco, un jour tu auras ton fils et il faudra t'y mettre alors autant tester ce que cela fait, maintenant.

- C'est justement le genre de moments où l'on appelle un elfe ou alors où l'on doit avoir sa baguette ! »

Mais c'était pour cela qu'il ne l'avait pas !

« Allez, Draco ! Ne fais pas l'enfant ! »

Le jeune blond tendit la main avec réticence et Fenrir lâcha la couche qui se déroula sur ses doigts. Draco hurla en se précipitant vers la salle d'eau.

« J'en ai plein la main !!! Salazar quelle horreur !!! Maudit sois-tu, Potter !!! Toi et tes règlements stupides !!! »

Fenrir continua à s'occuper de la petite fille qui gazouillait nullement effrayait par les hurlements plaintifs et incessants du Veela. Il lui sourit et elle l'imita. Il avait l'impression absurde qu'elle savait qu'elle était complice de la réédition du point cinq.

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Au Manoir Malfoy, dans la chambre de Draco, le soir même...

Draco était très grognon. Sa journée avait été mauvaise. Le dîner n'avait pas arrangé les choses quand Fenrir raconta tous ses déboires par le détail à ses parents, ravis que leur fils prenne son rôle d'époux attentif et de futur père au sérieux. Le jeune blond les avaient fusillés du regard depuis l'histoire de la couche au malencontreux renvoi de Lucia sur sa magnifique robe sorcière. Était-ce de la faute de Fenrir s'il lui avait demandé de tenir le bébé quelques secondes avant son rot alors qu'elle avait tété beaucoup trop vite ? Humm... Oui, c'était bien fait exprès mais était-ce vraiment utile de le préciser ?

Le jeune blond était maintenant enfermé dans la salle de bain mettant bien plus de temps que d'habitude à se préparer. Fenrir se dit qu'il fallait temporiser les choses. Un peu d'intimité réglerait cela. Il passerait un bon moment et il pourrait tenter de tester s'il ne pouvait avoir un début de piste pour savoir s'il était plutôt un alpha ou plutôt un bêta. Il avait déjà un plan en tête. Il se prépara donc seul avec du lubrifiant.

Quelques minutes plus tard, Draco entra dans la chambre en évitant le regard de son compagnon. Il éteignit les lumières. Il s'allongea nu mais tourna le dos à Fenrir. celui-ci vint se coller à lui et se fit particulièrement tendre et sensuel pour lui faire oublier sa mauvaise journée.

« Mon amour... Tu as été formidable.

- Je sais que non. Tu t'es moqué de moi, toute la journée et toute la soirée.

- Absolument pas. Je voulais juste te montrer les bons et les mauvais côtés d'être parents.

- Si c'est ça, je dois annoncer à mes parents la fin de la dynastie Malfoy. Je ne veux pas à subir cela tous les jours !

- Ne serait-ce pas un peu égoïste comme remarque ?

- Non, c'est de l'instinct de survie et je sais maintenant pourquoi je suis fils unique. Une fois que l'on a testé cela, on n'a pas envie de recommencer ! »

Fenrir cacha son visage dans les cheveux blonds pour rire d'un comportement aussi puéril. Il posa ses lèvres sur la nuque et la parsema de baisers.

« Est-ce que je peux me faire pardonner de cette façon ? »

Draco gémit. Fenrir prit cela pour un oui. Il se redressa, retourna le Veela, passa une jambe par-dessus son corps et s'assit à califourchon sur ses hanches. Il plongea son regard dans celui du blond qui s'alluma de désir. Il tendit les deux mains pour caresser son torse, il agaça ses tétons, il joua avec les muscles fins mais bien dessinés, les yeux toujours rivés aux siens. Il glissa une de ses mains derrière lui, saisit le sexe déjà bien dressé de son amant et s'empala dessus. Il prit le temps d'observer Draco haleter de plaisir. Ses muscles internes s'adaptèrent à la brusque intrusion et il commença un doux va-et-vient. Le jeune blond tenta de reprendre les rênes mais il le plaqua au lit d'une seule main sans le quitter du regard. Il vit dans ses yeux une lueur d'inquiétude, il lui sourit pour le rassurer et il accéléra la cadence. Le Veela gémit de nouveau et se détendit laissant son compagnon le mener à l'orgasme. Fenrir le dominait totalement dans cette position. Il sentit le désir monter en lui bien plus rapidement et bien plus intensément. Lorsqu'il arriva à la jouissance, ses muscles se contractèrent si violemment sur le sexe de son amant que celui ne put empêcher un hurlement de plaisir avant de le rejoindre dans l'extase.

Fenrir s'effondra sur le côté et prit Draco dans ses bras. Il avait sa réponse. Il était un alpha à n'en pas douter.

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À l'orphelinat "Les Maraudeurs", mardi après-midi...

« Bonjour, Milli ! Lança joyeusement Fenrir à la jeune femme.

- Bonjour, Fenrir.

- Harry n'est pas là ?

- Non, il est au ministère. Il a trouvé une famille pour le petit Amadeus Crabbe : Luna et Neville Londubat. Pas sûr que ce soit une bonne idée d'ailleurs.

- Ah oui, pourquoi ? »

Millicent soupira et sourit :

« Beaucoup trop long et compliqué à expliquer mais pour résumer : Luna est complètement bargeot et Neville très maladroit.

- Alors pourquoi Harry leur confie-t-il un enfant ?

- Parce qu'il est sûre que celui-ci aura tout l'amour qu'un petit garçon puisse souhaiter.

- J'ai l'impression que l'on peut compter sur le jugement de Harry.

- De toute façon, c'est ça ou rien. »

Fenrir ne comprenait pas le lien entre cette phrase et la sienne. Étonné, il allait creuser la question mais en voyant la peine se peindre sur le visage de la jeune femme, il changea de sujet :

« Je m'occupe de qui, aujourd'hui ?

- Lucia encore et Demelza.

- Quel âge a-t-elle ?

- Dix mois... » Souffla-t-elle.

Fenrir l'observa attentivement.

« Tu connaissais personnellement ses parents ?

- Je connaissais personnellement les parents de tous. Par exemple, Pansy était ma meilleure amie et ma camarade de classe pendant sept ans.

- Que lui est-il vraiment arrivé ?

- Elle s'est engagée dans les Mangemorts sans savoir qu'elle était enceinte et son groupe était en fuite quand elle est arrivée à terme. Ils l'ont abandonné dans la forêt où elle a accouché sans assistance médicale dans des conditions épouvantables. C'est le groupe de Harry qui les poursuivait qui l'a trouvé. C'était déjà trop tard pour elle mais ils ont réussi à sauver Lucia. Il est venu me la confier pour ne pas qu'elle se retrouve dans les bras de personnes qui pourraient lui faire payer les erreurs de sa mère et de ses grands-parents.

- Et son père ? »

Millicent baissa les yeux.

« Inconnu. Je savais juste qu'elle voulait appeler son enfant Lucia si c'était une fille et Lucas si cela avait été un garçon.

- Ce n'est pas beau de mentir, insista Fenrir. Les filles en général ne se cachent pas ce genre de choses.

- Qu'est-ce que tu peux en savoir ? ! De toute façon, qu'est-ce que cela changerait ?

- On pourrait forcer cet homme à la prendre en charge.

- Et il la maltraiterait. Elle est née hors mariage. C'est une erreur que les Sang-purs ne pardonnent jamais !

- Le monde a changé, non ?

- Pas tant qu'on le pense, surtout chez les puissants. »

Fenrir tiqua. Il se souvint de l'agressivité de la jeune femme à l'encontre de Draco.

« Draco connaissait-il bien Pansy ? »

La jeune femme blêmit. Il avait fait mouche.

« Intéressant... »

Il changea de sujet pour ne pas mettre sa toute nouvelle collègue encore plus mal à l'aise mais la situation tournait de plus en plus à son avantage.

« Et toi comment en es-tu arrivée là ?

- J'ai... Après la dernière bataille, tout fut vite réglé. Le Ministère a confisqué tous les biens des Mangemorts, sans rien laisser à leurs enfants sauf ceux qui ont pu prouver qu'ils n'étaient pas impliqués dans les affaires de leurs parents. Je faisais partie de ceux qui n'ont pas eu cette chance. J'ai perdu mon héritage. Je devais donc travailler. Je suis allée voir Harry pour lui rendre Lucia car je ne pouvais plus ni le temps ni les moyens de subvenir à ses besoins. Deux jours tard, il m'a contacté pour savoir si je voulais participer à la mise en place d'un orphelinat pour les enfants de Mangemort. J'ai accepté.

- Et le procès dont vous avez fait allusion hier ?

- J'ai essayé de prouver que je n'avais rien à voir avec les activités de mes parents et que je devais donc pouvoir avoir accès à mon héritage mais j'ai été rejeté pour faute de preuve. Tous ceux qui pouvaient en témoigner étaient soit morts soit emprisonnés.

- Sauf Draco...

- Oui, mais il était trop occupé à éviter à son père Azkaban !

- D'où ta rancœur. Pourquoi Harry n'est-il pas intervenu ?

- Il l'a fait et Hermione fait déjà de son mieux pour changer certaines lois mais les coutumes sont tenaces... Surtout pour ceux qui déshonorent leur famille.

- Déshonorent ?

- Demelza est ma fille et celle de Grégory Goyle... mais il est mort.

- Et ?

- Et nous n'étions pas mariés donc ma fille n'a pas le droit à l'héritage de son père. C'est aussi pourquoi je perds les procès que j'intente contre le Ministère. Le Magenmagot ne donne aucune crédibilité aux filles mères.

- C'est complètement idiot de nos jours.

- Pour la population, oui mais pour les Sang-purs, c'est impardonnable.

- Donc la guerre et la chute du Seigneur des Ténèbres n'ont rien changé.

- Non... »

Millicent croisa son regard et lui sourit :

« Je connais bien Draco et je sais qu'il peut être particulièrement désagréable mais il a aussi beaucoup de qualités, chose que je ne répéterai jamais devant lui ! Comme tous les Malfoy, il sait choisir le bon camp au bon moment et sa famille passe en priorité. Tu es en sécurité avec lui. »

Sûrement... mais Draco était-il en sécurité avec lui ?

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À l'orphelinat "Les Maraudeurs", quelques temps plus tard...

Fenrir jouait avec la petite Lucia en réfléchissant. Sa première rencontre avec Molly et Ginny avait été un peu tendue mais au cours des jours, son aisance à s'occuper des enfants réussit à conquérir les deux femmes. Molly avait même tendance à le confondre avec les petits pensionnaires dont il s'occupait. Elle vérifiait s'il avait bien mangé, s'il était bien couvert, s'il avait bien dormi, sous les regards pleins d'excuses de sa fille et de Harry. Mais il trouvait cela plutôt amusant. Ce n'était pas tous les jours qu'avec son un mètre quatre-vingt dix, on l'appelait mon petit loup, en lui pinçant la joue. Il devait s'avouait que sa vie était devenue bien agréable surtout dans certains moments... Comme celui où Harry mit dehors manu militari les Aurores envoyés par le Premier Ministre pour vérifier si les enfants n'étaient pas en danger en sa présence. Là, il put réaliser la puissance de ce véritable héros, les Aurores aussi d'ailleurs...

Par contre, il n'avait pas encore rencontré son collègue du matin : Remus Lupin. La très légère odeur qu'il laissait sur les enfants qu'il touchait lui était particulièrement agréable. Il faudrait qu'un jour, il vienne le matin pour faire sa connaissance mais pour l'instant, il consacrait ses matinées aux recherches sur son passé. Il avançait péniblement puisque tout le monde restait muet sur ce sujet, même Harry.

« Bonjour, Fenrir ! Encore une bonne nouvelle ! Lança joyeusement Millicent.

- Bonjour, Milli. Qu'est-ce qui te rend si joyeuse ?

- Blaise et Daphné Zabini ont récupéré leurs biens. Ils ont décidé d'adopter Terence Flint.

- C'est magnifique pour Terry. Harry et Hermione font du bon travail. Tant d'enfants qui auraient pu être si malheureux se retrouvent dans des familles aimantes.

- Oui, il ne restera que trois enfants : Cybèle Lestrange, Lucia Parkinson et ma petite Demelza Bulstrode.

- Que des filles, remarqua Fenrir.

- Dans les traditions des Sang-purs, la fille marche sur les pas de sa mère. Le déshonneur de l'une entache l'autre. Pansy et moi sommes des filles mères, quant à Bellatrix Lestrange, elle était considérée comme une folle meurtrière. Aucune chance pour ces trois petites de se défaire de la réputation de leurs mères.

- Ne t'inquiète pas. Il y a toujours une solution... »

Millicent le regarda avec étonnement. Le regard de l'homme était si tranquille, si plein d'assurance, qu'elle se laissa aller à croire que peut-être il y avait une solution effectivement. Si un jour, quelqu'un lui avait dit que Fenrir Greyback serait source d'espoir, elle aurait endolorisé le pauvre malheureux.

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Au Manoir Malfoy, dans la bibliothèque...

Fenrir tournait en rond comme un lion en cage. Rien ! Rien ! Il n'avait rien de plus depuis des jours ! Ses recherches n'avançaient toujours pas. S'il n'avait pas surpris la conversation du Trio d'Or comme étaient surnommés les trois principaux héros de la guerre par la population, il ne saurait même pas qu'il était un loup-garou ! Potter était d'une fiabilité à toutes épreuves. Il lui avait dit qu'il l'aiderait pour tout sauf pour son passé et il s'y était tenu !

Il tenta de se calmer mais en vain. C'était bientôt la pleine lune et le fait de ne pas être allé travaillé ce jour le rendait encore plus irritable. Son activité quotidienne le passionnait réellement et il se demandait même s'il ne devait pas continuer dans cette voie. Bientôt, les enfants seraient tous placés et l'orphelinat fermerait mais il y avait d'autres établissement avec des enfants. Une école maternelle ou une crèche ? Avec une lettre de recommandation de Harry Potter, il pourrait sûrement trouver une place.

« Bonjour, mon amour. »

Draco ! Il se sentait d'humeur belliqueuse.

« Bonjour ! Cracha-t-il.

- Qu'est-ce qui te rend si agressif ?

- C'est la pleine lune, ce soir, non ?

- Oui, et ?

- Et tous les loups-garous sont un peu énervés en cette période, n'est-ce pas ? »

Le Veela se figea. Il l'observa attentivement et apparemment fit le choix de ne pas le prendre pour un imbécile :

« Bien, comment as-tu découvert ? Potter ?

- Non, j'ai surpris une conversation lors du bal du Premier Ministre.

- Et ce n'est que maintenant que tu m'en parles ? S'indigna le jeune homme.

- Me reprocherais-tu mon manque de sincérité, Draco ? Demanda Fenrir sur un ton doucereux.

- Et comment prends-tu la chose ? Demanda le blond détournant l'attention sur son propre mensonge.

- Comment veux-tu que je l'aie pris ? Demanda sarcastiquement l'homme.

- C'est pour cela que je ne t'ai rien dit. Je savais que cela te ferait du mal et je voulais l'éviter. Si j'attrape l'imbécile qui a été si indiscret, il passera un sale quart d'heure. »

Le jeune blond se tut et sembla réfléchir. Millicent avait raison : les Malfoy s'arrangeaient toujours pour être du bon côté au bon moment ou tout du moins pour le présenter comme tel.

« Je veux connaître tout de mon passé, Draco !

- Ce n'est vraiment pas une bonne idée.

- Je ne te demande pas ton avis.

- Si tu découvres ton passé, tu retourneras pourrir à Azkaban.

- Des menaces ?

- Non, Fenrir. J'ai juste quelques appréhensions. Je ne pourrais pas survivre si tu es loin de moi.

- Donc c'est pour préserver ta petite personne que je ne peux connaître mon passé ?

- Fenrir ! Un couple Veela/compagnon ne forme qu'une seule et même entité !

- Alors nous sommes schizophrène car moi, je vois bien deux personnes distinctes dont une ne fait pas confiance à l'autre et lui cache énormément de choses !

- Écoute, nous avons déjà discuté de cela. Ce serait très mauvais pour toi d'entendre ton passé sans t'en souvenir vraiment alors arrêtons-là la discussion. Je dois aller travailler. Après demain, ce sera la fin de la pleine lune, tu seras plus calme et nous pourrons parler à ce moment-là plus calmement de ta condition de loup-garou. Cela te convient-il ? »

Avait-il le choix de la réponse ? Bien sûr que non.

« Oui... »

Draco l'embrassa et s'en alla par poudre de cheminette. Une fois seul, Fenrir hurla :

« Si tu crois que je vais attendre juste pour parler de ce que je sais déjà, tu te leurres, Draco ! »

Il devait bien y avoir une personne en ce monde qui voudrait bien lui parler de son passé ?! Soudain, une idée stupide lui vint en tête. Au point où il en était, il pouvait bien tenter !

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Au Manoir Malfoy, dans la bibliothèque, une heure plus tard...

Fenrir avait du mal à entrer en contact avec Lui. Ce type avait refusé pendant plus d'une heure son appel, au désespoir de la secrétaire qui tentait de diplomatiquement d'arranger la situation. Quelle tête d'hippogriffe ! Puis Fenrir fit passer le message que l'Aurore Weasley n'était qu'un menteur et que ses belles paroles sur le libre arbitre n'était que pure vantardise de Gryffondor. Il fit mouche et il obtint même du jeune homme une entrevue.

L'âtre s'alluma d'une lumière verte et Ronald Bilius Weasley arriva dans la bibliothèque baguette en main.

« Bonjour, Aurore Weasley. Vous pouvez ranger votre baguette. Je ne suis pas armé.

- Je n'ai aucune confiance en vous et je ne suis pas un vantard !

- Alors pourquoi ce refus de me parler ?

- Premièrement, je parle à qui je veux. Deuxièmement, je refuse d'avoir une conversation avec un être aussi répugnant que vous.

- Vous devez...

- Je ne vous dois rien !!! »

Fenrir se tut. Il observa quelques secondes le jeune homme. Il semblait terriblement plus inquiet que menaçant.

« Je dois au moins reconnaître une chose : j'ai eu tort. Vous avez le courage de vos opinions. »

Weasley fut apparemment surpris et ne sut que répondre.

« Je me suis permis de vous déranger car je pense que vous êtes la seule personne qui puisse me dire les choses sans détour sur ce qu'a été ma vie.

- Et pourquoi ferais-je une chose pareille ?

- Lors du Bal du Premier Ministre, j'ai écouté votre conversation avec Harry.

- Vous nous espionniez ?! Cracha le rouquin, une lueur de victoire dans les yeux.

- Oui... Lâcha simplement Fenrir. Je n'ai aucun autre moyen pour avancer dans mes recherches. Tout le monde semble pensait que mon ignorance est la meilleure chose qui me soit arrivée. »

La baguette face à lui s'inclina doucement. La sincérité était une arme redoutable pour manipuler les héros.

« Je devrais vous dire que je n'aurais pas dû écouter votre conversation, que je le regrette et que je m'en excuse mais c'est faux. J'avais besoin de trouver des indices pour tenter de me souvenir de mon passé, pour savoir qui je suis et ce, par n'importe quel moyen.

- Vous ne devriez pas... Tenta Weasley mal à l'aise.

- Ce n'est pas le discours que vous teniez devant vos amis.

- Ce sont eux qui ont raison. Vous ne devriez pas accorder d'importance à ce que j'ai dit ce jour-là. Je parle plus vite que je ne pense. Cela me joue beaucoup de tours.

- Mais...

- Je vous assure qu'ils ont tous raison. Vous êtes bien mieux ainsi et bien plus heureux.

- Je ne veux pas être heureux ! Je veux juste être moi ! Quitte à être terriblement déçu !

- Oh, je vous assure que vous le serez. Laissez tomber vos recherches. Vous devriez saisir cette seconde chance que l'on vous offre. Votre vie actuelle n'est pas si désagréable que cela tout de même. Regardez autour de vous. Vous avez une situation que beaucoup envie.

- Vous pensez réellement que la richesse peut tout effacer ? » Souffla Fenrir les dents serrées.

Il vit le jeune homme déglutir difficilement.

« Ce que je pense à peu d'importance. Pour le bien de tous et surtout le vôtre, tirez un trait sur votre passé. Profitez de votre situation actuelle. Montrez à tous que vous avez changé et dans quelques années, plus personne ne se souviendra de votre ancienne personnalité. Contrairement à ce que vous avez pu entendre, je fais entièrement confiance à Harry et s'il pense que vous avez une chance d'avoir votre rédemption alors je le crois. »

Fenrir allait répondre mais le jeune Aurore leva une main pour le faire taire.

« Non, s'il vous plait. Laisse-moi finir. Je n'ai franchement pas le droit de vous replonger dans l'enfer où vous viviez sous le prétexte que vous devez connaître la vérité. Toute vérité n'est pas bonne à dire. Je ne m'en étais pas rendu compte mais ma femme m'a montré les différents aspects de votre situation. J'ai réfléchi plusieurs jours et je suis arrivé à comprendre où était mon erreur. Un doux mensonge vaut mieux qu'une atroce vérité. »

Fenrir se mordit un coin de sa lèvre inférieure et baissa les yeux. Sa dernière porte sur la vérité venait de se claquer violemment. Il entendit le jeune Aurore soupirer. Il releva les yeux et le vit avec surprise ranger sa baguette.

« Je vous assure que c'est dans votre intérêt. »

L'homme s'effondra sur le fauteuil près de lui.

« Vous... vous avez sûrement raison. Draco a fait des pieds et des mains pour me sortir de prison et me donner une vie agréable. Déjà que cela a dû être une énorme déception d'avoir un compagnon tel que moi alors si en plus je me montre ingrat face à la chance que l'on m'offre... Tout doit être pour le mieux ainsi. Je suis désolé de vous avoir importuné, Aurore Weasley. Je suis vraiment désolé... »

Fenrir ne put finir. La gorge serrée, il avait la terrible impression que tout se refermait sur lui. Il devait accepter son sort malgré la petite voix qui tentait de hurler à l'injustice. Il n'allait tout de même pas s'effondrer là, devant ce jeune homme, parce que sa vie paraissait trop parfaite. Il se faisait l'effet d'un enfant capricieux qui n'a pas eu tout ce qu'il voulait.

« Aurore Wealsey, je vous remercie de vos conseils. Voudriez-vous un peu de thé avant de retourner à vos occupations ?

- Euh... Euh... Oui... Oui, s'il vous plaît... » Répondit sans réfléchir le concerné.

Pendant que Fenrir appelait un elfe, le jeune rouquin s'installa face à son hôte. Assis sur le bord du fauteuil, il semblait de plus en plus mal à l'aise.

« On m'a dit que vous appréciez vos fonctions à l'orphelinat.

- Oui, beaucoup. Les enfants n'ont pas d'à priori sur moi. De plus, votre mère, votre sœur et Millicent m'aident énormément. Je ne connais pas mon collègue du matin mais il semble très compétent. C'est une équipe formidable. Je serai vraiment triste quand l'orphelinat fermera. »

Un elfe apparut, s'inclina respectueusement et posa le plateau devant Fenrir. Celui-ci lui sourit en le remerciant faisant rougir de plaisir la petite créature qui disparut. Il versa avec beaucoup d'attention le thé, sous les yeux ébahis du jeune homme.

« Sucre ? Lait ?

- ... Euh... Oui... Les deux, merci.

- Une part de tarte ?

- Merci. »

Fenrir tentait de converser aimablement avec le jeune Aurore mais il ne pouvait empêcher une profonde tristesse de l'envahir par vague, faisant trembler ses mains.

« Ce n'est pas possible ! Éclata soudain le rouquin, en reposant violemment sa tasse de thé.

- Ai-je dit une chose qui vous a froissé ?

- Mais enfin regardez-nous ! Je suis en train de prendre le thé avec Fenrir Greyback en discutant de la pluie et du beau temps. C'est ridicule ! »

Fenrir posa doucement sa tasse en porcelaine dans la délicate soucoupe sur la table basse en bois précieux.

« C'est mon rôle désormais. » Indiqua-t-il d'une voix douce et résignée.

Il aurait voulu annoncer cela avec assurance mais le ton de sa voix trahissait l'amertume qu'il ressentait. L'Aurore Weasley se leva brusquement.

« J'ai besoin de réfléchir. Me permettez-vous de revenir demain ?

- ... Bien sûr... Mais...

- Ne parlez de notre entrevue à personne. J'ai besoin d'un peu de temps pour peser le pour et le contre de votre demande.

- Vous avez changé d'avis ? Demanda Fenrir, les yeux brillants d'espoir.

- Je ne sais pas. Ne vous faites pas de fausse joie.

- Non, non, non... mais... non, rien. Je vous fais confiance. Quelque soit votre décision, je la suivrai.

- Pourquoi ?

- Parce que vous n'avez aucun intérêt direct dans le silence qui m'entoure. Votre décision sera impartiale.

- Qu'en savez-vous ?

- Si vous décidez de me raconter mon passé, ce sera par souci de vérité. Si vous décidez de vous taire, ce sera réellement pour mon bien puisque vous n'y gagnerez rien.

- Et si c'était tout simplement par vengeance ? »

Fenrir le dévisagea silencieusement puis reprit avec un sourire.

« Si vous avez, ne serait-ce que le quart de la moitié de la droiture que Harry vous attribue, alors je peux avoir toute foi dans votre parole. »

Droit comme un piquet, le rouquin pivoine fit demi-tour pour se diriger vers la cheminée et y disparaître sans un mot.

Fenrir se prit d'un fou-rire inextinguible. Entre l'infime espoir qu'il avait retrouvé et ses nerfs qui se relâchaient, le fait d'avoir fait rougir un jeune homme sous un compliment sincère fut de trop pour lui...

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Fin de la troisième partie...

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Note : Oui, je sais. J'ai encore ajouté une partie mais j'ai encore pleine d'idées pour cette histoire et Kim n'a pas l'air de s'en plaindre. Je reverrai la définition de "One-shot" un peu plus tard ! ^^

Quant à Trente-et-un, j'y travaille ! J'y travaille !

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Merci à tous les lecteurs ! ;)

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