Hey hey hey!

Nan nan, vous ne rêvez pas, je suis bien là avec mon septième chapitre. moi non plus, j'y crois pas. Enfin bref, j'écourte le message de début pour me faire pardonner.

D'ailleurs, vous avez bouder le dernier chapitre... J'espère que celui la n'est pas trop mal !

Bonne lecture !


Chapitre 7

Pour Naruto comme pour Sasuke, c'était le début d'une phase totalement expérimentale.

Naruto n'avait jamais été amoureux à ce point, et surtout il n'était jamais sortis sérieusement avec un mec. Son maximum ne dépassait pas les 2 semaines, et encore, c'était quand même que du cul. Là c'était pas tout à fait la même chose. C'était du « sérieux ».

C'est comment d'être en couple ? C'était ça, la grande question du moment. Bon, ils ne s'étaient pas officiellement mis en couple, mais bon, on pouvait quand même dire qu'ils étaient un peu plus que des amis. Leur relation était vraiment trop compliqué. Naruto se pris la tête entre les mains. Ses examens avait lieu la semaine suivante, et au lieu d'essayer un tant soit peu de se préparer, son esprit divaguait immanquablement vers de préoccupations au combien intéressantes mais beaucoup moins pragmatique et qui avaient peu de chance de l'aider à passer au niveau supérieur. Il aurait aimé pouvoir discuté de ça avec le principal concerné, qu'ils puissent décortiquer ensemble cette situation trop bizarre mais hélas, le brun se retrouvait lui aussi en période d'examen : il ne l'avait donc plus revu depuis la fois où il était aller l'attendre devant son école. Pour tout dire, cela commençait sérieusement à lui peser, mais il n'osait pas l'appeler parce qu'il ne saurait absolument pas quoi lui dire. Tenir une conversation téléphonique avec un garçon qui les ¾ du temps était muet comme une tombe lui semblait être un exploit un peu trop difficile à réaliser. Et il n'avait pas le temps.

Naruto détestait manquer de temps. Il avait l'impression de toujours passer à côté de quelque chose, et ça le plombait. Si il ne trouvait pas un minimum de temps pour glander ou rêvasser, il avait un désagréable sentiment de gâchis. C'est pas une vie de bosser tous le temps ! Pourtant, c'était exactement ce qu'il faisait depuis une semaine : bosser, bosser et bosser encore. Et il détestait ça.

Il tourna la tête vers la tas de chair informe que représentait à cet instant Gaara, allongé à moitié nu (encore...) sur leur matelas. Comme lui, il avait beaucoup de mal avec un travail long et prolongé, et, toutes les 2 heures environ, il pétait un câble et se retrouvait comme maintenant : allongé en mode « loque » en fixant le plafond, une clope à la bouche – sa consommation s'était encore accrue ces derniers temps... Gaara s'exprimait rarement et donc se plaignait rarement - la surcharge de travail en était l'un des motifs occasionnelles - surtout qu'avec tous ce travail, il ne pouvait plus sortir satisfaire sa libido surdéveloppé : il était frustré.

Naruto en avait par dessus le tête, il se dit donc que, puisque Gaara en était au même point, autant en profiter pour essayer de le faire parler. Même si il était obsédé par son histoire avec Sasuke, il n'en restait pas moins, dans un coin de sa tête, le souvenir de Neiji et de son meilleur ami en train de se disputer, le premier quittant l'appartement passablement énervé. Gaara lui avait assurer que ce n'était rien, mais il se sentait coupable de faire comme si il y croyait. Gaara l'aidait tous le temps; il pouvait bien, pour une fois, essayer d'en faire autant. Il se lança donc.

- Au fait, t'as... t'as eu des nouvelles de Neiji ? Tu sais, depuis la dernière fois...

Glps. Encore une fois, la sensation d'avoir échappé un mot non-approprié le prit par surprise. Étrangement, les choses semblaient toujours parfaitement claires et ordonnées dans son esprit, mais quand elles se retrouvaient formulées par des mots, à haute voix, elles apparaissaient tout de suite beaucoup moins appropriées

- Mouais, vaguement....

- Gaara...

Même si il n'était pas extra-lucide (sans blague...) il pouvait le sentir, parfois. Quand quelques chose n'allait pas. Surtout par rapport à son meilleur ami. Et là tout de suite, il sentait que, même si le roux ne lui avouerais jamais, il avait besoin d'être... consoler.

- C'était rien, Naru. Rien de plus que d'habitude. Rien du tout.

- Il ne semblait nullement convaincue par ses propres paroles.

- C'est peut-être moi qui ai été un peu stupide cette fois.

- Eh, ça veut dire quoi ce « cette fois » que je devine lourd de sous-entendu ?

- Tu as peur que je te disputes le titre de champion ?

- Mais-euh...

- C'est juste que... quand même... il me plaisait bien celui-là...

- Qu'est ce qui s'est passé ?

- Tu me connais, blondinette. Je peux pas me tenir.

- Ah...

- Il a pas trop apprécier.

- Bah en même temps...

C'était dans sa nature. Gaara était volage, il n'y pouvait rien, n'essayait pas vraiment, ça lui allait comme ça, la plupart du temps. Et puis, quelques fois, ça lui allait un peu moins. Comme cette fois-là.

- Pourquoi tu retentes pas le coup ?

- Tu vas pas le croire Naru mais... J'ai juste pas envie de le faire souffrir. J'en ai déjà assez fait.

- Mais en attendant, c'est toi qui te morfonds dans ton coin. Et qui te dit que tu ne lui manques pas ?

- Voyons chéri, tu sais bien que je suis trop difficile à aimer, je ne manque à personne.

- Tu me manquerais, à moi...

Ils se fixèrent un moment, n'osant pas trop toucher à ces aveux qui semblaient anodins, semblaient seulement.

- Ouais, je sais.

XxX

Ça allait pas le faire.

Il le savait. Si il se mettait à s'occuper des affaires de cœur de Gaara, il n'en sortirait jamais. Comme si il n'avait pas suffisamment de problème avec les siennes. Surtout que, de tous ses amis, le roux était sans aucun doute le pire, niveau relation. Pas facile de construire quelques chose quand on est incapable de rester fidèle plus de 4 jours.

Il le savait, qu'il ne devait pas s'en mêler. En plus, il y avait fort à parier qu'il ne ferait qu'aggraver une situation déjà catastrophique. Gaara le tuerait sans doute.

Il le savait.

Alors POURQUOI est-ce qu'il avait appuyer sur la touche « téléphone vert » de son portable ? Pourquoi avait-il pris l'initiative d'obtenir d e Sasuke le numéro de son ami (il avait risquer sa vie dans l'entreprise en plus, le brun pouvant se montrer d'un extrême possessivité qu'il n'avait pas soupçonné jusque là) ? D'ailleurs, le brun lui avait paru extrêmement froid, pour peu qu'on puisse être froid par texto.

C'est horrible, d'hésiter devant un téléphone. Un téléphone. On a tapé le numéro. Il faut franchir le pas. « Appeler ». Moment de tension. On le regrette aussitôt. Et en écoutant les sonneries se succéder, on est partagé entre l'envie de tomber sur le répondeur (sauver) et l'envie d'entendre une réponse (ma vie avance). Le pire reste tout de même les SMS. Par ce qu'une fois qu'on appuie sur « envoi », on se rend compte que c'est pas du tout une bonne idée. Sauf que la touche « annuler », c'est un vrai piège à con. On a beau la massacrer cette saloperie de touche, on finit toujours par recevoir l'accusé de réception. Et on se sent très seul, d'un coup.

Du coup, Naruto ne savait pas trop si il devait être dégouté ou réjouit de la voix électronique qui lui annonça que le 06-machin-machin n'est pas disponible pour le moment et bla bla bla. Nouvelle question importante : message ou pas message . Mieux valait pas message : il n'arriverait jamais à s'exprimer clairement en une seule fois. Il préférait ne pas tenter le diable ; il n'aurait qu'à réessayer plus tard.

Il referma l'objet puis se dirigea vers la salle de son prochain cours où il réfléchirait pendant 4 heures sur... sur il ne savait pas exactement quoi, mais ça lui plaisait. Dans les écoles d'art, on ne réfléchit pas en planchant seul sur sa feuille. Non, il fallait ressentir. Réfléchir par l'image, le son, le toucher, réfléchir avec son âme. On échangeait, on discutait. Il adorait ça. Il avait souvent une vison et une conception très différente de la pensée générale commune, ce qui fait que l'aboutissement de ses réflexions donnait la plupart du temps quelque chose d'inédit. Il adorait laisser parler ses mains, son cœur, argumenter avec Gaara qui ne voyait pas du tout les choses comme lui, ou avec Hinata qui au contraire se rapprochait plus de son point de vue.

C'est ici qu'était sa vie, c'est de ça dont il avait envie. D'ailleurs, il n'était pas sur de devenir artiste indépendant à la sortie de l'école. Si il le pouvait, il aimerait devenir enseignant. Enfin bon, fallait pas trop rêver non plus mais... si, si. Il aimait bien rêver.

- ça vous dit un tour au bar ce soir ?

- J'en suis !

- Pareil !

Et il passerait la soirée autour d'une verre, avec de la musique et une bonne bande de pote. Que demander de plus ?

XxX

Des nouvelles de Sasuke.

Ils avaient passé une excellente soirée, pas trop étendue parce qu'ils avaient tous besoin de bosser (encore) mais ça faisait du bien. Seul bémol : Naruto avait finalement décidé, dans un accès soudain de courage, d'appeler son cher et tendre. Cette fois, tomber sur la messagerie l'avait complètement frustré. Il n'avait pas laissé de message – trop de pression. Le lendemain, il réessayait les deux garçons. Sasuke resta muet (enfin, il ne répondit pas quoi), par contre, Neiji le prit de cours en décrochant à la deuxième sonnerie.

« Allo ? »

Un grand blanc prends place dans le cerveau désormais vierge de pensée de Naruto.

« Allo ? Putain c'est qui merde ?? »

Retour des couleurs.

« Ah, euh, allo, salut Neji c'est, c'est Naruto, tu sais le... »

« Le colloc' de Gaara, ouais, je sais. »

Il n'avait pas l'air particulièrement heureux de l'entendre.

« Qu'est ce que tu veux ? »

« Et bah en fait... »

Retour du blanc. Qu'est ce qu'il voulait, au juste ? Qu'est ce qu'il allait bien pouvoir lui dire ? Avant même d'avoir envisager l'hypothèse de tourner autour du pot en baratinant un peu, l'instinct repris le dessus.

« En fait je voulais te parler pour aider Gaara mais je t'avoue que maintenant que je suis là je sais pas vraiment quoi te dire. »

Cette fois le blanc s'était fait des deux cotés. Naruto se retint de se taper la tête contre le mur le plus proche.

« T'es vraiment trop bizarre comme mec. »

« Je... »

« Et donc ? Il a quoi Gaara ? »

Naruto ne put pas répondre tout de suite. Il sourit. L'autre avait beau jouer les indifférents, il était habitué (entre Gaara et Sasuke, je vous raconte pas l'entrainement...). Il était, malgré lui, intéressé.

« Il a beau être difficile à vivre, ça lui arrive de s'attacher à quelqu'un, de temps en temps. Bon, ça marche jamais parce qu'il est trop nul, mais je sais qu'il en souffre même si il fait l'insensible. Et je pense que tu lui manques. »

« … »

« Je sais que ma parole n'a pas beaucoup de poids mais enfin, Gaara est mon meilleur pote, alors... appelle le au moins. Essaie juste. T'es certainement pas parfait toi non plus ! (ça vient du cœur ça...) Voilà, j'ai fait mon spitch. Salut... »

Et, ayant trop peur que l'autre n'essaie d'en savoir plus ou ne se mette à lui poser des questions auxquelles il serait obligé de répondre, il raccrocha. Ça s'était mieux passer qu'il ne l'aurait cru. On se démerde toujours mieux avec les histoires des autres, allez comprendre pourquoi...

XxX

- Neiji m'a appelé.

- Ah ouais ?

- Naruto...

Ah. grillé.

- Je te dirais pas merci.

- Mais de quoi tu...

- Merci.

Gaara se replongea aussi sec dans son travail. Naruto sourit.

- ... tu nous laisserais l'apart' vendredi ?

- Gaara putain !

- Bah quoi ?

- Tu changeras jamais...

XxX

Le vendredi soir donc, veille du week-end qui précédait sa semaines d'examen, Naruto se retrouva mis à la porte de chez lui. Il eut la brillante idée d'appeler à nouveau son amant (il adorait se dire que Sasuke était son amant, ça le faisait agréablement frissonner), parce qu'il lui manquait et qu'il avait toute la nuit devant lui. Contrairement à sa tentative avec Neiji, il réessaya 7 fois jusqu'à ce qu'il doive se résoudre à laisser un message sur son répondeur, ce qu'il n'avait jamais oser jusque là.

« Salut Sasuke, c'est Naruto. Euh, je t'appelais parce que en fait euh... bah en fait, je voulais avoir si t'étais libre là parce que ça fait... euh, un moment qu'on s'est pas vu et... enfin voilà quoi. Rappelle-moi. Si tu veux. Euh... a plus. »

Après s'être frapper le front avec le pauvre téléphone pour son message pitoyable, il se quitta, maussade, l'appartement. Il reconnut le manteau parfaitement coupé de Neiji dans l'entrée. Il soupira. Heureux pour son ami, malheureux pour lui-même. La collocation n'a décidément pas QUE des avantages... elle en avait tout de même un certain nombre ; il décida de ne pas s'en plaindre. Mais il n'avait aucune envie d'aller en boite ni de squatter chez un couple. Il eut alors une idée. Une idée assez risquée, mais qui n'étais, si on y réfléchit, pas si absurde que cela.

Pourquoi ne pas aller le voir ?

Il avait envie de le voir. Cela faisait presque 2 semaines ! Deux semaines sans le voir ni même entendre sa voix. Il n'avait pas répondu à ses coups de fil, pas une fois. Juste passer le voir... si il avait trop de travail, il rentrerait, il ne le gênerait pas, mais il avait besoin de le voir. Juste un peu.

Il lui fallut un certain temps pour atteindre le quartier qu'habitait le brun, somme toute plutôt éloigné du sien, et encore plusieurs minutes pour retrouver sa maison ; il n'avait jamais bien fait attention à la route, et lui et l'orientation... enfin bref, arrivé devant l'imposante demeure, il fut pris d'une hésitation stupide. Qui lui ouvrirait ? Et si il tombait sur ses parents, ou son frère ? Le laisseraient-il entrer ? Quelle était la probabilité qu'une famille de bourge laisse entrer chez eux un jeune homme débraillé à 1 heure du matin ? Alors il stagnait là, sur le trottoir d'en face, indécis. Il avait réessayer plusieurs fois d'appeler Sasuke, mais sans succès. Il allait renter. Il allait vraiment rentrer. Je ne sais pas si vous avez remarquer, mais souvent, on prend nos décisions juste un chouïa trop tard, ou trop tôt. Comme quand le bus est en retard (oui, je prends beaucoup le bus) et qu'on hésite à partir à pied. Et bien, on décide toujours de partir pile pour que, quand il arrive 1 minute plus tard, on soit trop loin pour faire marche arrière et qu'on le voit nous passer devant. Ou alors quand on pourrait profiter que le prof se soit absenter pour aller demander un truc vachement important au mec qui est tous devant mais qu'on hésite de peur qu'il revienne, et que juste quand on s'est décidé, il franchit la porte, alors qu'on viens à peine de se lever et qu'on a fait 3 pas. De manière général, soit on tarde trop à se décider, soit pas assez. Naruto avait trop tarder. Ils venaient de la direction opposé. Si il avait décider juste 5 minutes plus tôt d'abandonner et de rentrer chez lui, il aurait pu dormir tranquille, certes un peu frustré, mais il aurait au moins pu éviter de voir ça. Qui sait, peut-être qu'il ne l'aurait même jamais su. Et il aurait sans doute été plus heureux comme ça. C'est ce qu'il se disait. Car c'était douloureux.

Sasuke

Avec

Un mec.

Et certainement pas son cousin.

Il y a des signes qui ne trompent pas, sur les relations qu'entretiennent deux personnes croiser dans la rue, votre théorique petit copain et un autre mec par exemple. Le bras autour de la taille, le bras autour des épaules, ça trompe : les potes le font. Les messes basses à l'oreille, ça trompe : ils sont très proches et un peu efféminé, ça se tient. Mais le baiser langoureux, avec la langue, une main sous le t-shirt, l'autre dans le pantalon, ça ne trompe pas du tout. Il ne pouvait pas détourner le regard. Il ne pouvait pas quitter la scène des yeux. Sasuke, Sasuke en train de toucher, d'embrasser quelqu'un d'autre, quelqu'un d'autre que lui... ça lui tombait vraiment dessus comme ça, sans crier gare et il n'y était vraiment pas préparer.

Tu aurait du t'en douter.

Cette phrase martelait son cerveau. Elle le fit sur tout le chemin du retour, qui lui prit beaucoup plus de temps que l'aller, elle le fit dans la cage d'escalier, dans le couloir de leur étage, et elle le fit toute la nuit dans la salle de bain. Gaara et Neiji occupait le seul matelas de l'habitation, et il se réfugiait toujours dans la salle de bain en cas de coup dur. Réflexe de son enfance : la douche, c'était la seule pièce qui fermait à clé... il avait tout juste la place de s'allonger sur le sol, si il se mettait sur le dos en pliant les genoux, et il contemplait le plafond, des heures et des heures. Il se repassait de film, au ralenti, à l'envers, en noir et blanc, pour intégrer, pour comprendre.

Tu aurait du t'en douter.

Bien sur qu'il aurait du. Sasuke n'était pas comme lui. Sasuke n'était pas amoureux. Sasuke ne pensait pas à lui 24 heures sur 24 heures, Sasuke l'appréciait mais il n'était pas le seul, il n'était pas le seul dans sa vie, il n'était pas le seul dans sa tête, le blond ne hantait pas le brun comme le brun hantait le blond. Il le savait, l'avait accepté, l'avait supporté, mais c'est autre chose de se le dire à demi-mot et d'y être confronté. Même si ils en venaient à sortir ensemble, combien de temps faudrait-il au brun pour ne vouloir que lui ? Cela arriverait-il seulement un jour ? Il finit par s'endormir, un poids sur le cœur et horriblement déprimé.

XxX

Les examens.

Un supplice.

C'était vraiment une épreuve de volonté pour Naruto. Il avait du mal à se concentrer pendant une longue période, il réagissait mal au stress et à la pression, il était mal à l'aise devant un public, il peinait à organiser sa pensée... autant dire que passer des examens, oraux comme écrit, était pour lui extrêmement éprouvant. Il n'en pouvait plus de prier pour la fin de cette semaine de cauchemar, en plus de prier pour que Sasuke l'appelle et qu'une perte de mémoire localisée efface de sa mémoire l'image de son brun et d'un autre, qui s'invitait dans son esprit à n'importe quel moment, et pas souvent les mieux choisit. Il n'avait pas parler à Gaara de ce qu'il avait surpris, pas plus qu'il ne l'avait questionner sur Neiji. Pour l'un comme pour l'autre, ce n'était pas le plus important pour l'instant.

Fin des examens.

La délivrance.

Naruto respira à fond. Il inspira et expira plusieurs fois de suite, pour relâcher la tension accumuler sans ses muscles et dans son crane, puis il hurla de soulagement, ce qui lui valut un assez violente baffe derrière la tête par Temari (« Tiens-toi un peu, sale primitif !) mais il en aurait fallu beaucoup plus pour le dérider ce jour-là. Il se sentait bien, délivré d'un poids. En plus, il ne travaillait pas, ce soir-là, il avait obtenu un congé d'une semaine de son patron à cause de ses examens.

- Bon les gars, ce soir, on fait la fête !!!

La proposition de Kiba fut accepté à l'unanimité.

- Le bar sera ouvert toute la nuit exprès.

- Alors c'est parti. On se retrouve là-bas dans... disons, une heure ?

- Ça marche !

Chacun partit de son côté, se changer, se préparer (se faire beau quoi). Naruto chemina avec Gaara jusqu'à leur immeuble dans le silence. Le blond ne s'en formalisa pas : c'était habituel. Il sentait pourtant une tension entre eux, et il savait ce qu'elle signifiait : le rouge avait quelque chose à lui dire, ou à lui demander, et il hésitait. Et si il hésitait, c'est que ça risquait de ne pas lui plaire. Ça ne rata pas.

- Ah, ça tombe bien cette soirée, j'ai vraiment besoin de ça...

- Je viens pas avec vous ce soir. Je dois voir Neiji.

Naruto aurait voulut, il aurait vraiment voulut se réjouir pour lui, mais il en fut incapable. Il y était toujours parvenu, à faire passer le bonheur des autres avant le sien, mais il devait avouer que c'était vraiment trop. Son meilleur ami ne l'avait JAMAIS délaissé pour un mec ou une fille, pas alors qu'il déprimait, pas alors qu'ils devaient célébrer une nouvelle avancée dans leur vie. Il pouvait comprendre, il le devait mais... mais il n'arrivait pas à l'accepter.

- Ah...

Il ne trouva rien d'autre à répondre. Ah, d'accord. Ah, c'est comme ça, alors. Soudain, sa vie lui sembla peser des tonnes. Il avait passer une semaine épouvantable, mais ça c'était vraiment le coup de grâce.

- Je suis désolé mais... enfin, il va partir en vacances et puis...

- C'est... c'est pas grave. Tu vas pas te justifier non plus ! T'inquiète...

Oh si, il pouvait s'inquiéter. Son portable sonna. Deux fois.

Shika ne se sentait pas bien, Temari resterait avec lui, alors du coup, Kiba et Hinata sortait en amoureux, « on s'est dit que toi et Gaara vous voudriez pas venir avec un couple, vous pouvez sortir tous les deux comme ça... ». Les amis, même s'ils ne s'en rendent pas compte – et JUSTEMENT parce qu'ils ne s'en rendent pas compte – sont vraiment cruel, parfois. Et Naruto ne leur dit rien ; il ne voulait pas les faire culpabilise, ou gacher leur soirée. Tant mieux pour eux, et tant pis pour lui. Il fonctionnait comme ça.

- Attends, Naru, je vais annuler. Tu vas pas passer la soirée tout seul !

- Mais nan, c'est bon je te dis, allez, sors, t'occupes pas de moi.

- Arrête ça ! Je sais que tu crève d'envie que je reste. Pourquoi tu penses pas un peu à toi ?

- Je veux pas que tu m'en veuilles.

- Mais je t'en voudrais pas enfin ! T'es mon meilleur ami !

- Alors vas-y. S'il te plait. Moi je vais rester là. Je suis fatigué, d'un coup.

Ce n'était pas vraiment de la fatigue, plutôt un immense lassitude.

- On va passer le début de soirée ici. Pas question que tu te morfondes tout seul !

- Je suis pas sur qu'il apprécie...

Des coups frappés à leur porte empêcha Gaara de répliquer. À contre-cœur, il alla ouvrir. Naruto mis un certain temps à porter son attention sur la conversation qui se déroulait sur la palier.

- … l'ai emmené avec moi pour le dépanner, il a plus de voiture. J'irais juste le déposer. Ça pose pas de problèmes ?

- Et bah... le truc c'est que j'aurais voulut qu'on reste un peu ici, parce que Naruto vas pas très bien et...

- C'est bon, ça le dérangera pas. Hein ?

- Neiji, tu te rappelles qui est mon colloc' ?

- Naruto ?

Ledit Naruto s'était rapproché de l'entrée, intrigué et inquiet. La scène subit un arrêt sur image.

Il y Gaara qui tient la porte, Naruto quelque pas derrière lui qui a du mal à faire redémarrer ses fonctions vitales. Et il y a Neiji de l'autre côté, qui a embarqué son pote, pote qui lui a demandé de le déposer en boite puisqu'il y allait aussi. Il y a Gaara qui regarde Neiji avec désespoir, Neiji chez qui la lumière se fait. Il y a Naruto, n'ayant qu'une seule envie, celle de s'échapper. Et, désormais furieux, il y a Sasuke.

A suivre.


J'ai écrit ce chapitre en deux jours. Hier et aujourd'hui. ca m'est venu d'un coup.

J'ai l'impression que je suis pas prete d'en voir la fin. vous non plus d'ailleurs !

On arrive à une fin d'année scolaire... 6 mois, et il se passe plein de truc ! D'ailleurs je suis pas sur d'avoir vraiment respecté une chronologie plausible... désolé, c'est ma première fic, j'ai pas fait de plan, j'écris un peu en mode aléatoire. C'set pour ca que je suis absolument pas documenter, c'est assez honteux, surtout pour l'école d'art, j'aurais pu me renseigner... Bon bah voila quoi.

A bientot !