Hey les gens !!!
Qui c'est qui revient avec son huitième chapitre ?! Et ouais !! J'ai réussit, je voulais le poster avant la fin de l'année et C'EST FAIT !!
Je peux raisonnablement affirmer que nous sommes très proche de la fin. Je pense. Ca me fait trop bizarre. Mon bébé... ma petite fic que j'aime tant. Vous inquiétez pas, j'en ai d'autre en réserve. Il me faudra votre avis là-dessus. On verra ca au prochain chapitre hein...
Eh au fait, J'AI TROUVE UNE BETA !! Alala je suis trop contente, j'ai l'impression que je suis devenu une vraie auteur, ca me donne de l'authenticité quoi. Merci à toi H3lly, j't'adore. Je posterais les versions corrigés... un jour. pas maintenant. Je rentre de vacances et mes parents sont en trian de regarder "Là-haut" avec ma sœur, ca à l'air marrant, je vais les rejoindre.
Je me dis toujours que je mettrais plein de truc dans ces messages, mais évidemment j'ai tout oublié là... une chance pour vous, je suis donc contrainte d'écourter mon monologue et de lencer le chapitre.
Merci pour vos reviews, en particulier aux anonymes à qui je ne peux malheureusement pas répondre. CA me fait chaud au coeur, à chaque fois j'ai envie de pleurer...
Bon aller, j'arrête, bonne lecture !!!
Chapitre 8
Tendu.
On pourrait qualifier la situation de tendue.
En fait, tendue n'est pas le mot exact.
C'était plutôt quelque chose comme... insoutenable.
Pas un son. Pas une parole. Juste des regards, désolés, accusateurs, désespérés, gênés.
Les quatre jeunes gens étaient assis autour du bar qui marquait la séparation avec le coin cuisine et qui faisait office de table, quand leur planche sur trétaux étaient trop encombrés de diverses création en cours.
Finalement, parce qu'il fallait bien que la situation finisse par évoluer, Neji et Gaara, qui s'était mis d'accord par échange de regard, se levèrent d'un même mouvement et se dirigèrent assez précipitamment vers la porte d'entrée. Juste avant de refermer le battant, Gaara eut le temps de lancer :
« Désolé Naru, c'est pour ton bien ! »
Les deux garçons, trop lents à la détente, ne purent arriver à temps pour empêcher leurs amis de fermer la porte... à clé. Un silence de mort suivit le petit cliquetis caractéristique de la serrure. Il dura un certain temps où les deux jeunes homme restant se regardaient en chien de faïence.
Naruto ne comprenait pas pourquoi Sasuke avait l'air furieux contre lui. N'était-ce pas plutôt censé être l'inverse ? C'est le brun qui l'avait laissé sans nouvelles, le brun qui n'avait pas répondu au téléphone, le brun qu'il avait surpris avec un autre... Il avait envie de se mettre en colère, sa semaine l'avait stressé au plus au point, il était à cran, et le regard meurtrier de son vis-à-vis ne l'incitait pas au calme. Oui, il avait vraiment besoin de se mettre en colère. Il se rapprocha du brun, et celui-ci, dédaigneusement, détourna le regard, comme ennuyé par sa présence. Ce fut le déclencheur, sans doute.
« C'est quoi le problème, cette fois ?
- Pardon ? »
Le silence était brisé, la trêve, rompue.
« Je sais pas si t'a remarqué, mais c'est toujours de toi que ça vient, les merdes entre nous. Je peux savoir ce que j'ai fait qui t'as pas plu cette fois ?
- Et toi, qu'est ce que t'as à me reprocher ?
- Tu t'en rends peut-être pas compte, et ça m'étonnerait pas d'ailleurs, mais là techniquement, ce serait plutôt à moi d'être en colère.
- Et pourquoi ?
- Je t'ai vu l'autre soir. Avec un asiat', complètement ringard. »
Sasuke ne dit rien, Naruto respira à fond. Le calme.
« Moi tu m'as pété un câble alors qu'on était même pas ensemble putain !
- Qu'est ce que ça peut te faire ? Qu'est ce que tu foutais là -bas déjà ? Mais merde, pourquoi je me tape la séance d'interrogatoire ? J'ai pas demandé à me retrouver ici putain !
- Et moi tu crois que j'avais envie de te voir débarquer chez moi ?! »
Ça y est, les vannes avaient lâché. Surpris, Sasuke resta sans voix, donnant à Naruto l'occasion de s'épancher librement.
« Tu crois que j'avais envie de passer mon temps à te courir après ?! À attendre que tu veuilles bien de moi ?! Que tu daignes m'accorder un regard ?! À te regarder te foutre de ma gueule et me piétiner ?! Et ben c'est pas du tout ce que j'avais prévu figure toi ! Moi non plus j'ai rien demandé !!!
- Alors pourquoi t'as pas laissé tomber ?! Pourquoi tu t'accroches à moi comme un chien à son maitre ?!
- PARCE QUE JE T'AIME PAUVRE CON !
- Mais pourquoi ?! J'ai rien fais pour ! Je voulais pas de ça moi ! Je voulais pas que tu t'attaches à moi !
- Sasuke... le vrai problème, c'est quoi ? Pourquoi t'es en colère contre moi ?!
- Parce que tout est de ta faute ! Je voulais pas tu m'aimes, mais plus que tout, JE NE VOULAIS PAS T'AIMER !!! »
Révélation. Sasuke hurlait, hystérique, des larmes de rage perlant aux coins de ses yeux, larmes de frustration, d'impuissance aussi. Naruto ne put s'en empêcher. Il le prit dans ses bras, doucement, pour ne pas le faire fuir. Celui-ci se laissa faire un moment, puis le repoussa d'un seul coup, brutalement.
« Ne me touche pas ! Je ne veux pas tu comprends ? Je ne veux pas... je n'ai pas besoin de toi !
- Tu es sur de ça ?
- Je ne veux pas avoir besoin de toi !
- Ce n'est pas à toi d'en décider. Pourquoi tu ne te laisses pas faire ?
- Tu...
- Je ne te quitterai pas. »
La réplique du brun mourut dans sa gorge. Il fixa l'autre d'un air mauvais.
« Si c'est de ça que tu as peur, alors soit. Je ne te ferais pas de mal. Et je resterais avec toi, si il le faut.
- Tu délires, se défendit le brun.
- Pourquoi tu ne me crois pas ? J'ai déjà fais plus con, comme promesse.
- Ça, j'en doute pas !
- Alors pourquoi tu ne te laisses pas faire ?
- Je ne veux pas. C'est faible !
- Faible ? fit Naruto avec incompréhension.
- Je veux sortir d'ici.
- J'ai la clé. »
Le blond exhiba sous le nez de l'Uchiwa une petite clé accrochée à un renard miniature en peluche. La tension monta d'un cran. Ils se faisaient face, la clé se balançant sur le doigts tendu du blond qui les hypnotisait. Soudain, Sasuke se jeta sur lui. S'en suivit une bataille des plus puériles dont l'enjeu était la porte de sortie. Ils roulèrent sur le sol, tapant au hasard, parfaitement ridicules, jusqu'à ce que le pieds du brun rencontre la mâchoire de l'autre qui s'étala sous le choc. Sasuke, victorieux, s'empara de la clé et hésita devant l'état de son... « ami ». Il resta indécis un moment, mais la colère l'emporta. Il partit.
Naruto était étendu sur le sol. Il y passa la nuit. Il réfléchissait. Sasuke n'était pas handicapé sentimental. Il était handicapé tout court, un vrai cas social. Qu'est ce qui pouvait bien le pousser à le rejeter ainsi ? Pression familiales, souvenirs douloureux ? C'était plausible, après tout, il venait d'une famille riche, puissante et tout ça, c'était un monde différent du sien, il n'en savait rien. Par contre, il doutait qu'il avait du arriver quelque chose à Sasuke pour qu'il réagisse aussi différemment qu'une personne normale. Enfin, normale, tout est relatif. Ça ne veut pas dire grand chose, mais bon. En tout cas, il était très bizarre. Et évidemment, Naruto n'en avait que plus envie de l'avoir. Il voulait être capable de l'aider, de le faire céder. Ne lui avait-il pas dit qu'il était déjà attaché ? Il resta sur le sol toute la nuit. Au matin, il était crevé mais décidé : Sasuke plierait, quoi qu'il lui en coûte (1).
Gaara revint chez eux dans la matinée, visiblement satisfait quoique légèrement inquiet pour son appartement et son colocataire. Il fut sans doute soulagé de constater que ni l'un ni l'autre n'avait été endommagé.
« Alors ta soirée ? demanda le blond.
- Mieux que la tienne j'imagine.
- Y a des chances… »
Le blond n'avait toujours pas changé de position, c'est-à-dire qu'il était étalé en travers du passage, les yeux vers le plafond. Gaara s'installa à coté de lui.
« La vue est intéressante ?
- Est-ce que tu l'aimes, toi ? »
Gaara se redressa sur ses coudes pour croiser le regard bleu ciel de son ami.
« De quoi ?
- Neji. Tu l'aimes ?
- Je sais pas...
- Moi je pense que tu l'aimes. Au moins un peu. Tu n'avais jamais agit comme ça avant.
- Faut croire qu'on évolue. On grandit, non ?
- Je préférerais pas. C'était plus simple, avant.
- Plus marrant aussi, ajouta le roux.
- Pas toujours. Mais au moins, on se posait pas de questions. C'est trop compliqué maintenant. J'en ai marre.
- Allez viens. »
Ils se réfugièrent sous les couvertures, matelas dressés en barrières contre le monde, et dans leur Carré, refirent la vie et les gens à leur convenance. Cela dura longtemps. Assez pour qu'ils se sentent plus légers, plus confiants. Un peu rassurés aussi.
XxX
Reçu.
Le mot était là. Il brillait sur le tableau d'affichage en face du nom de Shikamaru. De Temari. De Kiba. De Hinata. De Choji. De Gaara. Et du sien.
Tout était là.
Il le sentit montée en lui. Partant de ses entrailles pour remonter doucement vers ses poumons en prenant une ampleur considérable. Il explosa au niveau de gorge. Un cri comme on en entendait des dizaines devant les portes de l'école, cri de joie et de soulagement.
« PUTAIN ! »
Il n'avait jamais été aussi rayonnant qu'en cet instant. Il fixa à nouveau le tableau, imprimant dans son esprit l'information qu'il pouvait y lire, pour s'en convaincre, pour réaliser.
Il passait. Ils passaient !
Kiba lui sauta dessus par derrière en hurlant dans ses oreilles et en riant à gorge déployée. C'était plus intense que du soulagement, c'était comme sortir de l'eau après une apnée insoutenable. Autour d'eux, parmi les visages au comble du bonheur, on en distinguerait certains ravagés par les larmes et le désespoir. Mais ils ne pouvaient s'en soucier. Ils étaient heureux.
Même Shikamaru riait de bon cœur, sous le regard doux et satisfait de sa blonde, et Gaara souriait lui aussi. Il souriait vraiment. Une étape de franchit. Une seule, mais c'était ça. C'était déjà ça. C'était bien. Vraiment. Ils feraient la fête jusqu'à tard, ce soir-là. Une conso gratuite à ceux qui étaient reçus, deux à ceux qui étaient recalés, si ils avaient décidés de venir se saouler au bar. Un groupe qu'ils adoraient, dont les membres étaient devenus leur amis, qui jouerait sur la petite scène en bois. Et tout irait bien.
XxX
Gueule de bois. Une formidable et insurmontable gueule de bois. La vraie gueule de bois, de celles qui rendent toutes ambitions de se lever impossible, celles qui nous font affirmer que non, on ne boira plus jamais, on ne nous y reprendra plus. Celles qui font qu'on attend deux semaines au lieu d'une avant de remettre ça. Ou quatre jours au lieu de deux, c'est selon. Oh non, ils ne se lèveraient certainement pas avant au moins 16 heures, minimum. Les cours étaient finit, le boulot commençait tard, on avait le temps.
Naruto adorait avoir le temps. Il adorait n'avoir rien à faire, vivre au ralenti, sans horaires, sans se presser. Autant dire que ce n'arrivait pas souvent. Mais quand ça arrivait... ah, il les savourait, ces moments-là. Comme aujourd'hui. Aujourd'hui, il ne ferait rien. On ne l'attendait pas au café avant 20 heures ; son radio-réveil rafistolé en indiquait 10. Il avait le temps. Ils avaient le temps, Gaara et lui, de se remettre de la soirée de la veille, les shooters enfilés à chaque heureux diplômé, les deux heures de marches hésitantes sur les quais au milieu de la nuit, la bouteille de whisky, la chicha... L'un puis l'autre qui se casse la gueule dans la boue, les cris, les rires, les chants... Ils avaient le temps. Ils l'avaient mérité. Aujourd'hui, il n'y aurait pas de petit ami problématique, d'histoires compliquées de cul et d'amour. Aujourd'hui, il n'y aurait rien.
Quand il émergea finalement, il était 18 heures. Laissant son colocataire lambiné sur leur matelas, il se prépara tranquillement, case douche obligatoire, et partit pour son service. Il était en avance, marchait doucement, prenait sont temps. Les vacances ! Enfin ! Il allait pouvoir le prendre, son temps. Sortir, dessiner à l'extérieur des après-midi entière, ou resté allongé toute la journée, sortir la nuit, dormir le jour, aller à la plage... il bossait moins, pendant les grandes vacances, à cause de tous les étudiants qui postulaient pour un job d'été. Il aurait le temps. Il irait voir Sasuke tous les jours si il le fallait, pour s'expliquer, pour qu'ils se redonnent une chance, pour que ça ne merde pas, cette fois. Il irait dès le lendemain. Ah bah non. Pas la peine. Il est là. C'est ce qu'il se dit, mais la pensée met un petit temps à faire le tour de son cerveau. Ah ouais, il est bien là, assis à une table avec sa bande.
Moment de réflexion de la part de Naruto, qui a décidément du mal à se réveiller.
Ça y est, message reçu. Son réflexe premier est de se cacher, mais sur le seuil d'un café à moitié vide, les possibilités sont assez limitée. Il s'efforce donc de traverser l'endroit jusqu'à l'arrière salle en faisant comme si il n'était pas amoureux du mec assis près de la fenêtre. La même table. La même table que celle où il l'avait vu la première fois, où il avait pour la première fois succombé aux charmes de ses yeux noirs. Était-ce un signe ? Bon ou mauvais ? Il ne croyait pas au destin. Il alla se changer pour mettre sa tenu de travail.
Bien évidemment, malgré tout le temps qu'il prit, ils étaient encore là à son retour. Il soupira. Il allait peut-être se mettre à croire au destin, finalement. Et il l'observa. Toute la soirée durant, il le dévora discrètement des yeux, cherchant son regard ou à deviner ce qu'il pensait. Cela lui rappelait tellement le début, quand ils ne se connaissaient pas, quand il n'était rien d'autre pour lui qu'un fantasme... Le brun semblait accaparé par un combat intérieur. Soit il lui lançait un regard désolé, soit méprisant, à croire qu'il était schizophrène. Naruto en était sur, son brun se parlait en lui-même à cet instant. Il hésitait entre deux comportements. Cela avait-il un rapport avec lui ? Il l'espérait.
Le brun semblait légèrement sur les nerfs. Vers la fin de son service, Naruto vit la rose de leur groupe lui poser une question quatre fois de suite, jusqu'à ce qu'elle secoue énergiquement le brun pour le ramener sur terre. Celui-ci se leva, en rogne, et lui hurla un « JE SAIS PAS, MERDE ! » avant de quitter les café, non sans avoir marqué un très bref temps d'arrêt devant son amant qui ne l'avait pas lâché des yeux. Le blond ne pris pas le temps de réfléchir. Il lança un vague « J'y vais ! » à Kakashi avant d'emboiter le pas au brun qui s'était mis à courir. Il capta quelques chose comme « sale gosse ! » de la part du barman et un « mais c'est quoi ce bordel ?? » venant de la table que Sasuke venait de quitter. Il s'élança à sa poursuite.
L'autre ne tarda pas à s'arrêter, peu endurant, et s'affala sur un banc. Il sursauta comme un diable quand le blond se planta devant lui, plier en deux par sa course (2).
« 'Tain, c'est que tu cours vite, enfoiré ! »
Sasuke le regardait toujours, les yeux écarquillés, complètement à cours de réactions. Le blond, voyant qu'il bénéficiait encore de quelques secondes de répit avant que l'autre ne revienne à lui et ne le frappe, se lança tout de suite.
« Sasuke, il s'est passé quoi, entre notre dernière nuit et l'autre jour, pour que tu me pètes un câble comme ça ? »
La question eut le mérite de maintenir son vis-à-vis en mode pause. Naruto vit à nouveau un débat intérieur agités ses yeux noirs, l'envoyer bouler ou lui répondre ?
« Aller, Sasuke. Laisse-moi t'aider. S'il-te-plais... Aller, cède. Ça ira mieux après, tu verras. »
L'autre hésita encore un peu. Puis céda. D'un coup, un peu brusque, qui déstabilisa le blond l'espace d'un instant. Sasuke s'était levé et, du même coup, l'avait emprisonné dans ses bras.
« Je suis désolé... »
Naruto lui rendit son étreinte. Pour l'instant, il ne pouvait rien faire d'autre. Il le serra dans ses bras. Fort. Longtemps. Peut-être l'autre pleurait-il, il n'en savait rien. Ils ne bougeaient pas.
« Tu viens chez moi ? »
Le brun acquiesça, tête baissé, comme un enfant qu'on vient de gronder. Naruto prit doucement sa main, et l'entraina avec lui. Sasuke le suivit, ressemblant encore plus à un enfant perdu, et ils cheminèrent en silence vers l'immeuble miteux. Gaara serait partit voir son amant, du moins il fallait l'espérer. L'appartement était vide. Naruto installa son invité sur le matelas et partit leur chercher à boire. L'alcool lui semblait peu recommandable, il opta pour du café. Il revint avec deux tasses fumantes, et il en offrit une sans un mot au brun. Le silence perdura quelques instant avant que le blond ne le brise :
« J'ai besoin que tu me parles. Que tu me dises. Je ne peux pas tout deviné tout seul. Aide-moi. »
Sasuke semblait toujours hésiter. La décision était-elle si importante, son enjeu si conséquent ?
« Je n'ai pas été élevé ainsi. Par pour les autres. Chez nous, c'était l'argent, l'entreprise, et rien d'autre. Je n'aurais pas du venir. Je n'aurais pas du te rencontrer. »
Ça, c'était cruel. Le cœur de Naruto se serra.
« Mon père est un homme... froid. Dur. Mécanique. Il a depuis longtemps renoncé à être un père, un mari, un être humain. C'est un robot. »
Sasuke ne lui adressait pas vraiment la parole, il semblait plutôt faire le point avec lui-même, ce qui n'était pas plus mal .
« Quant à ma mère... et bien, elle a essayé d'être aimante pour deux. Mais elle s'y est finalement perdu, elle aussi. Elle n'est plus que l'ombre d'elle-même. »
Sa voix oscillait entre mépris et tristesse. Il avait sans doute envie de la haïr, de les haïr pour ce qu'ils étaient devenus, mais on ne renie pas si facilement ses parents.
« Mais ça n'avait pas d'importance. Quand j'étais plus jeune, j'avais mon frère... »
Naruto voulut demander, son frère était toujours là, non ? Il lui en avait parler. Mais il se retint. Il le saurait tôt ou tard.
« Je l'aimais plus que de raison. Je l'aime toujours mais...ce n'est plus pareil depuis. »
Le brun parlait pour lui. « Depuis », il savait ce que ça voulait dire, il n'avait pas besoin de l'expliquer. Naruto se cala à ses côtés, patient. Il savait écouter, parfois.
« Il te ressemblait. »
Brusque retour dans l'instant présent. Sasuke s'obstinait à ne pas croiser son regard, honteux de se dévoiler.
« Avant l'art c'était... toute sa vie. Il était musicien – violoncelliste – c'était sa passion. Il voulait en faire son métier mais... chez nous ça n'est pas si simple. »
Histoire classique. Le chef d'entreprise veut que son fils lui succède. Dispute. Famille qui se déchire. Que d'emmerdement pour des conneries...
« Ça a été épouvantable... »
Naruto essayait de s'imaginer. Une famille. Quel effet cela pouvait-il avoir ? Quel goût, quel couleur ?
« Itachi était l'ainé, l'entreprise lui reviendrait tôt ou tard. Il s'est battu. Il s'est même enfui un moment. Mais si l'argent ne fait pas le bonheur, il apporte incontestablement le pouvoir. Il a finit par se soumettre. Et il a l'air triste même quand il sourit maintenant. »
Ça, il connaissait. Il comprenait.
« L'amour et la passion ne conduisait à rien, c'est ce que j'en ai conclut, et c'est ce que mon père m'a inculqué. Je m'en sortait très bien avec ça jusqu'à ce que tu débarques dans ma vie. »
Cela sonnait comme un reproche. Naruto se détourna, blessé malgré lui.
« Navré d'avoir chamboulé ta carrière de cœur de glace.
- Je n'ai pas réussit à te repousser. À t'en vouloir. »
Naruto se tut, ouvrit la bouche, la referma. Sasuke était de nouveau en conversation avec lui-même.
« J'étais toujours parvenu à maitriser la situation. Je m'était convaincu que le meilleur moyen de ne pas en souffrir était tout simplement de rester seul. Je n'avais vraiment pas prévu de rencontrer quelqu'un... comme toi. Je me suis battue avec moi-même, d'où les revirements d'humeur. Tu en a fait les frais. Je suis désolé. »
Les explications étaient achevées, et Naruto souriait. Peut-être que tout n'était pas perdu, après tout. Peut-être aurait-il finalement droit à sa chance.
« Sasuke... ça te dit de sortir... avec moi ? »
Comme des collégiens. Parce que c'était plus simple ainsi. Tout se jouait à cette simple question. Leur avenir. Commun ou séparé. Ils se fixaient intensément sur ce matelas usé. L'instant était décisif. Et puis... (3)
« Ouais. »
Cette fois Naruto souriait franchement. Il finit par éclater de rire, faute de trop de bonheur contenu.
« C'est officiel alors ? On sort vraiment ensemble, en couple et tout ?
- Bah ouais...
- Ça veut aussi dire que tu vas pas aller t'envoyer en l'air à droite et à gauche?
- Attends, y a un contrat d'exclusivité en plus ?
- T'es bien parti toi !
- C'est juste que je suis pas habitué, et puis... »
Naruto le vit très nettement rosir, une moue boudeuse s'installant sur son visage.
« Quoi ?
- Et ben... »
Il semblait mal à l'aise.
« Tu... tu vis bien avec un mec toi... »
Le blond se retint à peu près cinq secondes, puis il éclata de rire. L'autre se renfrogna encore plus.
« Gaara ? Mais c'est mon meilleur ami ! comme mon frère ! j'y crois pas... Sasuke, t'es jaloux ? »
Cette constatation l'enchantait. Mieux, elle le transportait littéralement. Le brun, trop gêné, préféra échappé à la question en partant à la découverte de l'appartement, ce qui ne prenait pas énormément de temps. Et tandis que le blond était encore occupé à se fendre la poire, l'autre avisa dans un coin de la pièce un empilement de feuille et de toile diverse. Profitant de l'inattention de son amant, il les parcourut rapidement. Même avec toute la volonté du monde, il n'aurait probablement pas pu s'empêcher de rougir, un peu. Les dessins étaient de Naruto, et Sasuke était présent sur plus de la moitié d'entre eux. Si certains étaient innocents, d'autre était beaucoup plus osés, presque érotique. Le blond mis un certain temps à comprendre de ce que faisait le brun. Il piqua aussitôt un fard mémorable. Il se gratta l'arrière de la tête, gêné.
« Bah, on dirait que tu m'inspires. »
Sasuke continuait à contempler l'œuvre du blond, interdit. Certain datait d'un moment, presque dès leur rencontre.
« Naruto... comment tu l'as su ? Que tu m'aimais ?
- C'est mes potes qui me l'ont dit. »
Sasuke, accroupi, tomba sur le cul de surprise. Réponse à deux balles.
« De q- hein !?
- Je leur ai dit ce qu'il m'arrivait, enfin, ils s'en sont un peu rendus compte tout seul mais en gros, que tu m'obsédais complètement, que j'avais encore envie de te voir même après qu'on ai couché ensemble, que je te dessinais partout, que je rêvais de... hum, bon, je vais pas te faire un dessin. Je t'ai même exposé à l'école, c'est pour dire ! »
Naruto masqua sa gêne derrière un rire un peu nerveux. Il se sentait con de déballer ça comme ça. Comme si il n'était pas déjà assez faible devant son amant, il fallait qu'il lui dise en plus que ça ne datait pas d'aujourd'hui. Ça faisait un peu psychopathe.
« Naruto... »
Parler, ou pas ? Le dilemme le secouait une fois de plus. Ça en devenait lassant.
« Putain ! C'est moi qui ai acheté ta toile. Celle de l'expo. Est-ce que je suis amoureux de toi tu crois ? »
Un ange passa. Un deuxième. Un troisième. Au septième, Naruto referma la bouche. Au douzième, Sasuke détourna les yeux pour essayer de masquer son trouble. Au vingt-et-unième, il fallait dire quelques chose.
« Ce serait cool... non ? »
C'était une question timide, un peu hasardeuse. Pleine d'espoir. Sasuke sourit. Un sourire fin, mince, mais il était bien là.
« Ce ne doit pas être si compliqué. »
Naruto en eut subitement marre de toutes ces discussions. Ça commençait à devenir vraiment gnangnan, et Sasuke était vraiment trop mignon. Il profit de l'inattention de son petit ami tout neuf pour lui sauter dessus, plaquant sa bouche contre la sienne dans un baiser sauvage.
« Y'en a marre, on verra ça demain...
- Qui est le plus pervers des deux ?
- Toi, tu bandes. »
Et Sasuke rit. Ils rirent tous les deux. Ça faisait du bien. Et ils firent l'amour. Encore mieux. Leur histoire recommençait.
A suivre.
(1) Nan nan, je vais pas me lancer dans l'enchainement eu de technique de drague débile XD. Même si c'est marrant, ça n'aurait pas sa place ici. D'ailleurs j'ai l'impression que la fin est proche. Pas vous ?
(2) C'est qu'il est fatigué le petit. En fait là, je me base sur mes propres performances, c'est pour ça qu'il s'étale au bout de 10 mètres. Mon dieu, tu es la plus grande sportive que la terre est connue... tes sarcasmes me laisse indifférente. Mollusques. Je vais me pendre.
(3) Vous savez que j'ai faillit couper ici ? mais en fait j'avais trop envie d'écrire la suite, et en plus ca faisait bizarre. J'étais dans un bon jour, vous avez de la chance !!
Et donc, this is the end of the chapter 8 ! on dirait pas comme ca mais c'est moi la meilleure en anglais dans ma classe ! C'est pas dur, ils sont tous nazes en anglais... Je vois pas le rapport ! Bah voyons...
Note de la Correctrice : J'en ai malheureusement l'impression aussi ;_; ! Je tien à m'excuser auprès de l'auteur et des lecteurs pour avoir retarder la publication de ce chapitre _ ! J'espère que ça vous a plus, et laissez lui pleeeein de commentaires :3 !
