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Un mois plus tard
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Potter se sentais malade. Cela faisait trois jours de suite, et il en avait plus qu'assez. Il voulait aller chez un médecin et voir si quelqu'un pourrait trouver ce qu'il n'allait pas chez lui cettefois, mais il ne voulait pas que Riddle le sache. Bien qu'ils arrivaient à être à des étages différents de la maison ou à l'opposer dans un magasin, sans qu'ils se sentent pris de vertiges ou que l'un d'eux s'évanouissent, ils devaient toujours rester dans le même bâtiment ensemble. Dehors, c'était comme lorsqu'ils étaient à l'hôpital – plu de cinq mètres de distance entre eux et il était certain qu'ils se mettaient à crier et que l'un d'eux ne perde connaissance s'ils poussaient trop loin. Ils avaient tenté le diable pour voir l'envergure de l'enfer que serait leur obligation, peut être auraient-ils une quelconque liberté; ils n'ont pas été particulièrement satisfais des résultats.

Potter soupira et gigota nerveusement sur le canapé du salon. Malgré sa maladie il n'avait pas trouvé de réels problèmes en partageant la vie de Riddle. Le plus vieux des deux hommes passé la majorité de son temps dans la bibliothèque de la famille Black. Tous deux essayaient d'éviter l'autre autant que possible, ils se forçaient à se côtoyer uniquement le vendredi pour aller dans un magasin. Les repas étaient généralement pris à des heures différentes, quoiqu'il y ait ces rares fois où Harry était dans la cuisine et Tom entrait pour préparer son repas. Dans ces moments là, cependant, ils gardaient un silence poli et dînaient rapidement avant de retourner dans leurs antres respectives.

Les pensées du petit brun furent interrompues par un bruit à l'embrasure de la porte. Riddle se tenait contre la porte, dans un état aussi déplorable que Potter.

"Toi aussi, hein?" Remarqua l'aîné d'une voix calme.
Le griffondor ferma les yeux et acquiesça, n'ayant pas envie de faire l'effort de donner une réponse digne de ce nom.
Riddle se dirigea vers le lit où était allongé son vis à vis, ce dernier poussa ses jambes pou l laisser s'asseoir. Ce que fit Tom, puis il tendit un livre à Potter, son doigt marquant une page. "Je pense que j'ai trouvé pourquoi nous sommes malades," dit-il.
L'adolescent haussa les épaules, ignorant le livre. Il n'aimait pas particulièrement lire, alors quand il n'allait pas bien ce n'était même pas la peine d'y penser. "Je t'écoute alors," murmura-t-il, mais ses mots manquaient de mordant, et c'était comme ça depuis quelques jours.
Tom soupira et se pencha en arrière sur le canapé, serrant le livre contre son torse. "Le lien que nous avions en tant que sorciers était unique, comme tu le sais, et quand nous avons été forcé de vivre comme des moldus, ce lien s'est senti agressé-"
"Nous en avons déjà parlé," dit paresseusement Potter.
"Tu ne pourrais pas simplement te taire pour une fois?" Grogna Riddle. Cette malédiction l'empêchait de faire transparaitre de vrais sentiments dans ses mots.
"D'accord mais ne tourne pas autour du pot cette fois. Je suis trop fatigué pour ça," soupira Harry.
"Bien." Tom ouvrit le livre à la page qu'il gardait, collant involontairement son bras contre la jambe de son comparse. "Les moldus, bien sûr, ont leur propres formes de liens non-magiques -comme le mariage, la famille, et les descendant de sang. J'ai trouvé une référence à une pratique moldu ancestrale, qui est apparu quand le monde magique et le monde moldu étaient liés il y a plusieurs millénaires, elle y a survécu d'une façon ou d'une autre. C'est un lien basé autour des mariages arrangés."
"Ça semble cruel," remarque pensivement Harry.
Tom sourit, l'air satisfait. "En concentré ça donne, les deux liés ne peuvent faire quoi que se soit sans l'autre. Ignorer le lien les rend malades et à la longue ils peuvent en mourir."
Les yeux du plus jeune s'agrandirent démesurément. "Tu pense que c'est le lien qui s'est crée entre nous deux?!"
Riddle regarda fixement le jeune sorcier. "Tu as trouvé quelque chose de mieux?"
Potter fit une pause et réfléchit quelques secondes, avant d'acquiescer à contre cœur.
Tom fit un signe de tête vers l'endroit où son bras était en contact avec la jambe du survivant. "Les contact physiques diminuent les symptômes."
Potter eu l'air vraiment malade et écarta sa jambes de son colocataire. "Je vais me détester pour ce que je vais te demander, mais est ce que tu as trouvé un moyen d'arrêter ça?"
Riddle eut envie de vomir en repensant à ce qu'il avait lu. "Consommer le lien," exposa-t-il de la voix la plus impassible qu'il put.
Le jeune sorcier se frotta le nez. "C'est ce que je craignais." Il laissa échapper un petit rire qui sonnait plutôt comme un sanglot. "Vraiment pas de chance."
Voldemort se leva brusquement et gémit. "Je n'aime pas ça plus que toi, Potter." Dit-il sombrement.
Potter fit un autre rire-pleur. "Tu es le génie ici; qu'est ce que tu suggère?"
Tom fixa le livre entre ses mains. "Nous devrons juste arrêter de nous éviter autant."
Harry leva les yeux vers Riddle, le plus vieux ne fut pas surpris de voir des larmes dans les yeux de jade. "Bien, nous auront juste à commencer à manger ensemble, ça sera un bon début je crois."
L'aîné soupira. "Tu es conscient que le lien nous forcera, éventuellement, à consommer ou sinon il nous tuera?"
"Je sais. Mais c'est juste que... que..."
"Tu n'es pas près pour ça maintenant?" Termina le lord.
"Ouais."
Le vieux sorcier jeta un coup d'œil sur l'horloge accroché au dessus de la cheminée. "Je te verrai à cinq heure pour le dîner, d'accord?"
"Ça devrait aller," agréa l'héritier Potter d'un air fatigué.
Le serpentard acquiesça sèchement avant de quitter la pièce pour rejoindre sa bibliothèque. Chaque pas l'éloignant du salon le faisait se sentir un peu plus mal, mais c'était supportable comparé à un peu plus tôt. Leur bref contact n'avait pas réussi à apaiser le lien, mais il leur était impossible pour le moment de se supporter assez longtemps pour calmer le lien. Ils devraient juste supporter la maladie un peu plus longtemps.

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Quand le vendredi arriva, les deux ennemis s'étaient hurlés dessus douze fois et ils s'étaient battus trois fois. Aucun ne se sentait sur le point de mourir d'une maladie inconnue, mais ils en avaient tellement marre de l'autre qu'ils se sont mis d'accord pour ne pas aller faire les course et ils se forcèrent à passer le reste de la journée ensemble.
Le petit déjeuner leur montra qu'ils n'avaient pas le choix et qu'ils devaient sortir, cependant, ils avaient besoin de nourriture mais aussi de nouveau plats. Leur dernière querelle avait inclue des assiettes volantes, et un certain nombre d'entre elles étaient cassées.
Potter prit une profonde aspiration quand il fut devant la porte de la maison et il se tourna vers son colocataire pour le regarder dans les yeux. Et il tendit sa main. "Laissons nos inimités de côtés et essayonsau moins d'être civil en dehors de la maison," suggéra-t-il finalement.
Riddle fut tenté de lui rire au nez et de refuser, mais il était conscient que Potter avait mit sa fierté de coter pour lui parler, et il n'imaginait même pas à quelle point la sienne serait en mauvais état s'ils devaient se battre en public. Donc il prit la main d'Harry et la lui serra.
"Bien, donc al-" Le plus jeune s'arrêta et jeta un coup d'œil à son compagnon. "Désolé. Tu es prêt?"
Riddle acquiesça. "Allons-y," dit-il, impressionné par la tentative de Potter de ne pas commander l'expédition. Bien que parfois il était nécessaire que le sang-mêlé prenne les commandes, Riddle ne comprenait pas le monde moldu moderne et il aurait déjà causé un bon nombre de faux pas si l'ex magicien élevé par des moldus n'avaient pas été là pour l'empêcher de se couvrir de honte.
Ils gardèrent le silence sur le chemin menant à l'épicerie voisine. A la place de se séparer une fois entrés dans le magasin -comme ils le faisaient habituellement-le serpentard et le griffondor attrapèrent un panier et parcoururent les rayons ensemble. Ils restèrent silencieux la plus grande partie du temps, parlant seulement pour pointer quelque chose qui n'avait pas l'air si mauvais. Ils mangeaient désormais ensemble, après tout un repas pour deux était plus facile à préparer que chacun le sien. Après avoir payé, ils rentrèrent à la maison et rangèrent les aliments sans s'adresser un mot.
Après que les aliments furent rangés, les deux locataires se dirigèrent vers l'arrêt de bus le plus proche afin d'aller en ville. Une fois là bas ils allèrent dans un petit magasin où Harry avait acheté sa première vaisselle durant la guerre.
Une fois à l'intérieur, Tom repéra immédiatement des assiettes qui lui plaisaient plus que celles rondes et marron d'Harry. Il les lui montra. "Qu'est ce que tu en penses?"
L'homme aux yeux verts l'attrapa et l'examina. Des tiges vertes ressemblant à des serpents menaient à des fleurs bleu et rouges qui lui faisaient étrangement penser à des lions et des aigles. Le fond était jaune et les fleurs étaient disposées de telle façon à ce que l'on vit un blaireau au centre de la céramique. Harry regarda tristement le plat avant de s'adresser à son voisin. "Ce sont les maisons," dit-il doucement.
Riddle attrapa un bol et l'inspecta. Au fond, il trouva ce qu'il cherchait. "Là, tu vois?"
Harry retint ses larmes en voyant le nom gravé au dos. "Tu pense qu'il est ici?"
L'ex mage noir retroussa ses lèvres et fronça les sourcils, réfléchissant avant de parler. "On peut surement demander.
Le plus jeune soupira et secoua la tête en signe d'assentiment, un petit sourire dansant sur ses lèvres. "Nan. Nous n'avons pas besoin de le voir."
"Je peux supporter le pauvre fou cinq minutes, tu sais." Grommela l'aînée en reposant soigneusement le bol.
Potter laissa échapper un petit rire ce qui surpris Riddle. Il n'avait sûrement jamais entendu rire ainsi le plus jeune avant ce moment là. "Tu aimes vraiment cette vaisselles, Tom?"
Le serpentard se statufia sous la surprise pendant quelques secondes. Son ennemi avait rarement utilisé son prénom avant, et souvent c'était accompagné de paroles emplies de venin. Cette fois, il y avait seulement de la curiosité. Riddle repoussa la vague de joie qui menaçait de le faire suffoquer et maudit le lien avec colère.
"Tom?"
"Je-" Il jeta un rapide coup d'œil à la main posé négligemment sur son bras. "Ouais, j'aime beaucoup."
Le jeune homme aux yeux émeraude sourit et nota le numéro. "Alors allons les commander," suggéra-t-il gaiment.
"Tu ne donnes pas ton avis?" Demanda Tom avec curiosité. Techniquement c'était les vaisselles de Potter et pas la sienne qu'ils achetaient.
Harry haussa les épaules. "Ils me rappellent ce que nous avons perdu." Expliqua-t-il sommairement. "Et aussi, si tu les aimes, tu réfléchiras un peu plus avant de me les envoyer à la figure."
Le plus vieux roula des yeux à la boutade. "Tu m'en a aussi lancé tu sais."
Potter éclata de rire une fois de plus, puis il alla au comptoir passée sa commande à la vendeuse. Tom jeta un dernier coup d'œil aux assiettes avant de le suivre. Il se demanda si Dumbledore était prêt d'ici, peut être que le magasin lui appartenait? Une partie de lui était heureuse que Potter trouve inutile le fait d'aller chercher l'ancien directeur mais une autre partie de son être voulait savoir comment s'en sortait le vieux fou après la perte de sa magie. Connaissant ce vieil excentrique, il s'en sortait probablement très bien.

"On passe à la libraire en suite?" S'enquit Potter pendant qu'il marchait devant Riddle.

Riddle ne lui répondit pas. "Ils livrent les assiettes à la maison?"

Harry secoua la tête en souriant. "Non, elle va nous les empaqueter. Et on devra se débrouilles pour les ramener à la maison mais se ne sera pas un problème. "

Tom acquiesça. "D'accord, et maintenant on fait quoi?"

"Suis-moi," répondit le plus jeune.

Les deux piétons sortirent du magasin et traversèrent la rue en silence.

Des yeux bleus suivirent les deux hommes extravagants, situé à la fenêtre d'un atelier au dessus de la boutique d'où ils venaient. Sûr que ses étudiants ne s'entretueraient pas dans un avenir proche, Dumbledore retourna son attention vers ses assiettes.

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Yeahhhh finit =D j'suis particulièrement fière là ^^

Et tu as de quoi ma Slaavy cherie !! Merci a toi du fond du cœur… Car, je l'avoue mis à part le premier paragraphe, c'est elle qui a tout traduit… honte à moi !!