Wow! Vous êtes rapides, je n'aurais jamais cru avoir des reviews la première journée, je voulais encore faire des corrections à mes textes! Je ponds aussi vite que je le peux. L'inspiration est là, mais parfois les mots s'enchaînent mal. Un gros merci pour vos encouragements. Je me dépêche!
Chapitre 9 – Girls night out
Début septembre, l'été était passé sans que je m'en rende compte. Voilà que j'aurais dû être occupée à préparer ma rentrée à l'Université. Et je ne savais même pas aujourd'hui si j'allais être capable de sortir de mon lit.
Plus d'un mois était passé depuis la fatidique sentence qui avait fait dégringoler mon existence pour de bon. Coupable de meurtre sans préméditation. Jacob coupable d'un meurtre que j'avais commis. Obligé de rester en prison pour encore 7 ans, moins les 3 mois qu'il avait déjà purgés. Et obligé de suivre une thérapie comportementale pour contrôler son agressivité. Franchement!
L'avocat, nous faisait encore de belles promesses, si Jacob affichait un comportement exemplaire, la peine serait réduite de moitié, peut-être plus. Il avait voulu porter l'affaire en appel, c'est Jacob qui avait refusé. Il ne voulait surement pas dépenser l'argent de Cullen pour le sortir de là.
Ma mère m'avait dit qu'il gardait le moral, se disant que 7 ans dans l'éternité ce n'était rien. Elle était aussi découragée que moi, mais n'en laissait rien paraître. Elle allait le visiter religieusement avec mon père, grand-père et grand-mère y allaient aussi. Je crois même que tante Rosalie y était allé, peut-être pour le narguer, ou pour lui faire voir qu'il était mieux là où elle n'était pas.
Je n'étais pas allé le voir. En fait les dernières paroles que j'avais échangées avec mon amoureux avaient été le soir du mariage des Stewart. Je lui avais promis de ne pas parlé des progrès de notre relation à mon père en sa présence. J'étais incapable de me regarder dans une glace, comment pouvais-je l'affronter? Comment pouvais me présenter, libre comme l'air devant celui qui payait le prix à ma place?
Mes parents avaient quitté pour le weekend, et tante Rose jouait les baby-sitters avec moi. Leurs anniversaire de mariage était déjà passé depuis quelques semaines et l'anniversaire de ma mère approchait. Le mien aussi par le fait-même, mais tout le monde était bien au courant que souligner mon anniversaire ne déclencherait rien de bon. Alors, j'avais réussis à les convaincre de partir chasser ensemble. Et leur avait dit qu'ils pouvaient ne rentrer que dimanche. Que j'allais bien, que je ne commettrais rien d'irréparable. Ils avaient quand même demandé à Rosalie de veiller sur moi.
Rosalie aurait pu être infirmière, elle était très attentionnée. Elle me faisait de la soupe et me passait une débarbouillette froide dans le visage et dans le cou, comme si j'avais eu une grippe. Elle avait déjà appelé grand-père plusieurs fois depuis les douze heures où elle avait emménagé dans notre maison. Je percevais les conversations téléphoniques qu'ils échangeaient.
- Rosalie, j'ai déjà discuté de cela avec Bella et Edward, je ne peux rien de plus. Les antidépresseurs ne feraient rien de bien à une mi-humaine, mi-vampire. Et visiblement, elle n'a pas besoin de somnifères puisqu'elle dort 23 heures par jour. Tu peux essayer de lui changer les idées. Mais les médicaments pour humains n'ont jamais le bon effet sur elle.
- Lui changer les idées, elle regarde dans le vide sans arrêts. Comment est-ce que je peux lui changer les idées? Sa mère avait elle aussi des tendances dépressives si je me souviens bien? C'est héréditaire non?
- Rosalie, Renesmee a besoin de quelqu'un pour lui tenir la main et s'assurer qu'elle ne se fasse de mal, c'est tout. Ne te sens pas obligée d'en faire plus.
- D'accord! Dit-elle en raccrochant. Puis, elle reprit tout de suite son cellulaire et composa un autre numéro.
- Alice, c'est moi. Tu veux sortir ce soir? Je veux dire Emmett et Jasper sont partis chasser. On pourrait aller danser?
- Où veux-tu aller? Et tu ne gardes pas Nessie toi? La voix flutée d'Alice retentis dans le combiné, à la fois surprise et enthousiasmée.
- Carlisle dit qu'il faut lui changer les idées. Quoi de mieux?
- Tu crois qu'elle va tenir le coup? Je croyais qu'elle parlait à peine. Tu ne la brusque pas en la forçant à affronter un club?
- Toi et moi savons que la meilleure façon de se changer les idées c'est d'aller danser toute la nuit parer de tenues neuves. Ce n'est pas Bella qui va penser à cela. Peut-être que ça va fonctionner.
- D'accord, on tente le coup! J'ai justement une jolie robe à lui faire essayer. Je suis là dans quinze minutes.
- J'essaye de la mettre dans la douche, je t'attends!
Non! Qu'est ce qu'elles allaient inventer ces deux là. J'enfoui mon visage sous les couvertures. J'avais presque envie d'appeler le cellulaire de mon père pour qu'il raisonne ses sœurs. La porte de ma chambre s'ouvrit et tante Rose se matérialisa à mes côtés un sourire ravi sur les lèvres.
- Ma chérie, j'ai une surprise pour toi.
- Je ne sors pas en boîte. Oublie tout de suite Rose! Marmonnais-je entre les dents.
- Visiblement, tu as tout entendu, pas besoin de répéter. Aller! Debout jeune fille!
- Non!
- Nessie, tu vas voir des gens ce soir que tu le veuilles ou non. Tu ne peux pas rester au lit pendant sept ans, c'est ridicule!
- Si je peux, regardes moi bien faire!
- Et bien attends qu'Alice arrive. Tu ne t'en tireras pas comme cela.
Une heure plus tard, nous voilà toutes trois habillées en carte de mode, sur le pont, dans la Mercedes flambant neuve de Rosalie en direction du centre-ville de Montréal.
Rue Saint-Laurent, Rosalie se gara devant une boite de nuit où un valet de stationnement accourait déjà devant elle. Visiblement, ce n'était pas sa première visite.
- Bonsoir mademoiselle Cullen! Il était tout sourire.
- Bonsoir Jérémie! dit-elle en glissant un pourboire dans sa main ganté.
- Bonne soirée! Amusez vous bien! Il regardait Rosalie et Alice avec admiration avant que ses yeux ne se posent sur moi et qu'il fronce les sourcils l'air de se demander d'où je sortais.
Le même manège recommença à l'entrée, au vestiaire puis finalement au bar, où mes tantes étaient reçues en princesses.
- Dominic! 3 vodka-tonic s'il te plait! Cria tante Rose, en passant la main dans ses cheveux en geste provocateur. Le barman eut l'air subjugué un instant puis s'affaira à nos cocktails. Rosalie paya et revint près de notre table.
- Vous buvez de l'alcool? Demandais-je en les voyants siroter leurs verres.
- Et bien, on ne peut pas dire qu'on se ruine en verres, puisqu'on ne prend qu'une consommation et qu'on a du mal à la finir. Mais toi ma chérie ça ne sera pas ton cas. Allez! Bois ça, ça va te remonter!
- Je ne sais pas, grand-père ne sait pas encore quel effet l'alcool a sur moi. Il serait peut-être mieux de ne pas en prendre.
- Ça ne te tuera pas, je le verrais si je devais assister à des funérailles au cours des prochains jours. Tante Alice se moquait de moi à présent.
Je callai mon verre et aussitôt un autre apparût devant moi. Au bout d'une demi-heure. Je dansais aussi sur la piste de danse avec mes deux tantes, qui passaient pour mes copines.
La soirée s'acheva trop rapidement, je me sentais ivre et légère! J'aurais pu danser ainsi encore quelques jours. Il faisait bon d'endormir le chagrin un moment. Cependant aussitôt rentrée à la maison, quand j'attrapai mon téléphone pour composer le numéro de portable de Jacob comme j'avais l'habitude de le faire depuis mon plus jeune âge et que sa boîte vocale me répondit, la réalité m'assomma de nouveau. Comment avais-je pu avoir du plaisir ce soir, alors que lui croupissait derrières les barreaux? Les larmes qui n'avaient pas refait surface depuis le procès revirent et je m'endormis à l'aube le visage trempé et le cœur lourd.
