Tout d'abord, un gros merci à vous toutes pour vos commentaires! C'est vraiment motivant! J'ignorais si vous aimeriez l'histoire ou si j'avais un quelconque talent pour l'écriture il y a de ça, deux semaines! Vous m'avez donné le goût de persévérer! J'écris en fait un peu l'histoire que j'aurais aimé lire si Stephenie Meyer avait continué son œuvre. Je voulais voir Bella et Edward mais uniquement en arrière plan, qu'on sache qu'ils sont toujours aussi amoureux et heureux, mais sans les suivre pas à pas… Merci à Onja qui est ma plus fidèle commentatrice, Sophie, je n'ai jamais été aussi heureuse d'avoir fait pleurer quelqu'un !! hi hi et à vous toutes qui me suivez! Un GROS merci!!
Chapitre 13 - Noël
- Oui! Je l'adore!... Vraiment tu n'aurais pas dû, je n'ai pas autant d'espace dans mon appartement pour tous ces vêtements que tu m'achètes! Mais cette garde-robe pour universitaire est géniale, je crois bien pouvoir porter un sac différent à chaque jour pendant un mois!... Tu me manques tante Alice! … Oui, passes moi tante Rose. Merci!... Merci beaucoup pour les lampes que vous m'avez envoyé tante Rose, elles sont très belles dans mon appartement. Oui, nous avons terminé de peindre et de placer les meubles avant-hier, ce soir nous réveillonnons dans mon appartement. J'ai bien hâte que vous veniez me visiter oncle Emmett et toi. Oui, bien sûr, d'accord! Je t'embrasse, bon noël à vous tous! Oui, bien sûr que je te le prête, un instant.
Mon père tendit la main pour prendre le portable.
- Rosalie, comment allez-vous tous?
Edward faisait apparemment de gros efforts pour que toute la famille ait un bon Noël, peut importe comment nous étions dispersés dans le monde. Il se montra courtois et poli pendant qu'il parlait à sa sœur et à sa mère, c'est lorsqu'il eu Alice au téléphone que la tension augmenta.
- Je sais que tu restes avec Jasper, je sais Alice, je ne t'en veux pas, je trouve cela dommage qu'on en soit arrivé là, c'est tout. Enfin nous étions un clan si uni et à la moindre complication Rose et Emmett, ensuite Jasper et toi et enfin Carlisle et Esmée, enfin personne n'était en danger de mort dans cette ville! …. Non, ni moi, ni Bella, ni Renesmée ne quitterons avant que toute cette histoire soit réglée. Allez va maintenant, j'entends qu'ils t'attendent pour réveillonner… Bien sûr que je leurs ferai le message, d'accord….. je t'aime aussi! Joyeux Noël.
- Alice te souhaites un joyeux Noël à toi Bella, elle fait dire que tu lui manques énormément, et Carmen t'invite à aller passer tes vacances de pâques à Denali, Nessie.
- Bon, on ne va pas se lamenter toute la soirée sur notre sort, dit ma mère en nous remettant à tous les deux, une flute de champagne. Au premier Noël dans ton appartement ma chérie! ajouta-t-elle en levant son verre.
- Joyeux Noël!
- À ta vie d'étudiante, à ton appartement qui est somme toute coquet et à ton nouveau travail! … et Joyeux Noël aux deux femmes les plus extraordinaires de cette planète! Mon père était tout souriant, mais je me doutais bien qu'il serrait encore les dents après cette conversation avec sa « famille ».
Ma mère avait cuisiné un festin de noël qui aurait pu nourrir un bataillon et elle irait probablement le porter à la popote roulante pour les sans-abris demain matin. Elle tenait à faire les choses dans les règles pour moi. Dinde, tourtière, jambon, salade, pommes de terre, tout y était!
- Comment ça se passe au café? demanda ma mère en me remplissant une assiette.
- Ça va bien, je crois que mes collègues m'apprécient, je suis la plus rapide pour faire le ménage et remplir les réfrigérateurs de lait. Je peux soulever des boîtes très lourdes et empiler les tables pour balayer. Elles disent toutes qu'elles aiment travailler à la fermeture avec moi parce qu'elles peuvent quitter une heure plus tôt.
- Est-ce que vous avez des affinités en commun ou elles t'apprécient uniquement parce que tu fais le sale boulot? demanda mon père assis en face de moi.
- Et bien, il y a plusieurs séries télévisées que je n'ai pas suivies à l'automne qui auraient pu me permettre de converser d'avantage. Elles n'écoutent pas la même musique que moi, ne fréquentent pas la même université que moi, il va falloir travailler sur d'autres aspects. Et je crois que Maude me déteste parce que son copain lui a dit qu'il me trouvait belle. Mais je suis confiante, ça viendra.
- Et les clients? Les boissons, tu t'en sors?
- Et bien, il y a plusieurs recettes à apprendre par cœur, mais encore là apparemment j'apprends très vite et je me débrouille très bien.
J'avais soulevé les épaules en disant cela et mes parents rigolaient, déjà confiants que je n'aurais pas de réelle difficulté à occuper un emploi dans un café.
- Vous devez être content d'avoir retrouvé votre maison tous les deux? La dernière fois où vous avez été seuls, en dehors des voyages de chasse bien sûr, c'était quand?
- À notre lune de miel je suppose, répondit ma mère pendant que mon père l'enlaçait tendrement.
- Wow! Huit ans depuis que vous avez passé deux semaines seuls tous les deux? Quel changement ça doit faire.
- Et bien la plupart des parents ont leurs enfants au foyer entre vingt et trente ans de nos jours et doivent attendre la retraite pour vivre leur seconde lune de miel, alors nous sommes plutôt chanceux si on compare. Edward me fit un clin d'œil en disant cela.
- Et tu dois savoir que tu es plus que bienvenue à la maison à n'importe quel moment, tu y seras toujours chez toi. À n'importe quelle heure! Nous ne te mettons pas à la porte et nous restons près de toi. Nous t'appellerons pour te dire si nous partons chasser et si tu as besoin de nous, nous serons ici dans les vingt minutes. Est-ce bien clair? Isabella me fixait avec ses yeux doux et fermes à la fois.
- Oui, oui! Je sais, c'est bon! Toi papa? As-tu de nouveaux clients qui souhaitent mettre leurs économies entre tes mains, ces derniers temps.
- Et bien, la clientèle a diminué c'est évident mais j'en ai quelques uns, cependant depuis qu'Alice ne vit plus près de nous, j'ai plus de difficultés à les conseiller. J'ai même dû l'appeler à deux reprises. Je me demande si je suis réellement doué avec les chiffres ou si je n'étais pas tout simplement le secrétaire d'Alice.
- Je suis certaine que non, ça va remarcher, dis-je pour tenter de le rassurer.
- Ma mère passait ses longs doigts fins dans les cheveux de mon père en un geste maternel et amoureux à la fois, apparemment son travail lui avait réellement causé des soucis.
Je n'avais rien vu, je n'avais fait que contempler mon nombril durant les derniers mois, mais la vie de mes parents avait été grandement secouée elle aussi.
Tante Rose et oncle Emmett avaient quitté la ville après une violente dispute avec Edward au sujet de notre sortie dans ce club et de leurs attitude par rapport à Jacob, ils s'étaient à peine parler depuis trois mois.
Jasper avait mentionné qu'Alice était malheureuse depuis qu'elle avait dû fermer son entreprise et qu'il détestait être montré du doigt partout où il allait. Ils avaient apparemment besoin de faire le vide et tenter de construire quelque chose ailleurs. Ils étaient donc partis en Europe pendant un moment et venaient tout juste d'aller rejoindre les autres Cullen pour la période des fêtes. Tante Alice appelait maman fréquemment je le savais, pour prendre des nouvelles et pour papoter entres filles aussi. Elles avaient toujours été bonnes amies et Isabella autant qu'elle devaient trouver cette distance difficile à vivre.
Puis grand-père avait mis le manoir en vente, pour vraiment tourner la page. Grand-mère et lui avaient quitté le pays pour retourner aux États-Unis, où ils avaient une maison dans le Vermont. Grand père avait pu recommencer à pratiquer, ce qui le rendait vraiment heureux et grand-mère s'inquiétait pour nous tous chaque jours. C'était devenue une occupation à temps plein. Tous étaient réunis chez nos amis de Denali aujourd'hui. Nous avions été invités, mais mon horaire de travail m'empêchait de quitter plusieurs jours. Je crois que mon père avait été soulagé d'éloigner les retrouvailles un peu. La tension n'était pas encore totalement dissipée.
Pourtant lui qui n'avait que très peu vécu seul, semblait très affecté par cette situation. Heureusement pour lui sa femme et sa fille étaient à son côté pour l'empêcher d'aller errer de par le monde dépressif.
Il connaissait Rosalie et son tempérament bouillonnant, il savait bien qu'elle n'endurerait pas situation bien longtemps et savait qu'Emmett, peu importe combien costaud il était, la suivrait où qu'elle décide d'aller. Il en savait assez sur Jasper pour savoir que ce dernier ne permettrait pas à Alice de vivre dans un endroit où elle ne se sentait pas libre. Il avait lui-même un seuil de tolérance assez bas et prenait ses distances quand cela s'imposait. Aucune surprise là!
Mais son père, meilleur ami et son guide Carlisle, qui avait toujours été un modèle pour lui, l'avait déçu. Il avait préféré suivre les autres et emmener sa femme à l'abri de tout ce brouhaha que de rester fidèle à son compagnon de toujours. Edward s'était senti trahi.
Ma mère tant qu'à elle, semblait moins ébranlée que lui. Elle n'avait pas fréquenté les Cullen depuis un siècle, avant qu'ils se séparent. Alice lui manquait, mais elle était persuadée qu'ils se retrouveraient tous bien vite! Tant que tous les trois étions bien ensemble, elle ne perdait pas son sourire.
- Es-tu nerveuse pour l'université ma chérie? demanda t'elle.
- Oui et non, je crois être avancée pour le premier semestre, mais je n'ai jamais fréquenté une vraie école avant celle-ci. Alors c'est certain que ça me rend un peu nerveuse. Ça fait beaucoup!
- Tu vas t'en sortir comme un chef, j'en suis persuadé! lança mon père
- J'espère que tu as raison, mais le travail est un bon préparatif pour ce qui est de fréquenter plus que dix personnes dans une journée.
- Prête pour le dessert?
La soirée se déroula tranquillement, après tout nous n'étions que nous trois pour réveillonner. Je déballai mes cadeaux, j'avais reçu de papa et maman, un ordinateur portable et une imprimante pour faire mes travaux. De grand-père Charlie et grand-mère Renée, à qui nous faisions toujours parvenir des photos de moi à l'âge où je semble avoir huit ans, j'avais reçu une poupée de porcelaine de collection, qui allait probablement finir ses jours dans mon placard chez mes parents. De tante Alice, une panoplie de vêtements d'étudiantes, de tante Rosalie une magnifique collection de trois lampes de style africain, de grand-mère et grand-père un billet d'avion pour aller les voir au Vermont.
De tous les merveilleux présents que j'avais pu recevoir, celui qui accaparait tout mon esprit était une enveloppe blanche avec mon nom écrit dessus. Jacob avait donné cette enveloppe à ma mère pour qu'elle me la remette ce soir. Je ne l'avais pas encore ouverte. Je préférais être seule pour le faire.
Je donnai à ma mère une collection complète des livres d'Irène Nemiroski, qu'elle avait cherché pendant un moment et à mon père une paire d'écouteur sans fils pour qu'il puisse écouter sa musique classique jusque dans le garage.
Mes parents décidèrent qu'il était temps pour eux de me laisser dormir, ils m'embrassèrent et me souhaitèrent un joyeux Noël. Ils regrettaient que je travaille le jour de Noël, ma mère me promit de me téléphoner le lendemain. Mon père m'offrit de venir dormir à la maison et de me conduire au travail lui-même demain matin.
Quand j'eus finit de les rassurer et que finalement ils quittèrent mon appartement, avec leurs présents, les restants du repas que je ne voulais pas conserver et Démon dans leurs bras. Je fermai la porte et me dirigeai machinalement vers mon lit où l'enveloppe trônait sur mon oreiller. Je décidai d'aller d'abord faire ma toilette et j'évitai encore de l'ouvrir pendant une demi-heure avant de me résigner.
L'enveloppe contenait un petit bracelet de cuir tressé magnifique que j'enfilai aussitôt. Je pris la note dans l'enveloppe et la lut à voix haute :
Nessie,
Je suis désolé d'avoir gâché nos retrouvailles.
J'écoute les chansons que tu as mises sur mon I-pod sans arrêt. Merci!
Tu me manques. Sois heureuse.
Ton Jacob
C'était court et en même temps énorme quand on connaissait Jacob. Je serrai la lettre sur mon cœur et m'endormit avec à la fois l'impression qu'il m'avait pardonné et qu'il hésitait encore. J'aurais pu tenter d'analyser ses mots des centaines de fois. Mais à quoi bon? Ce soir il était avec moi et j'étais avec lui.
