Pour le meilleur et non le pire
- Arrêtes de gigoter petite peste!
- Mais tu en prends du temps! Ça fait une heure que tu me tripotes!
- Écoutes ma chérie, ta marraine la bonne fée ne peut pas opérer de miracles si tu ne cesses de te trémousser!
- Peut-être qu'elle a oublié que j'ai deux marraines et que si une m'énerve je peux aller voir la deuxième.
- Désolée de gâcher ton plan mais Rosalie aide en ce moment ta mère à mettre sa tenue, si on l'avait laissé faire celle là, elle aurait porté des jeans. Bella est encore plus nerveuse aujourd'hui qu'elle ne l'était à son propre mariage et crois moi ce jour là elle a faillit s'évanouir.
J'avais si souvent regardé les photos et les vidéos du mariage de mes parents que j'avais l'impression d'y avoir été moi aussi, mais lorsque je regardais ma mère elle avait l'air éperdument amoureuse, épanouie et heureuse mais certainement pas nerveuse. Elle avait souhaité être avec mon père toute sa vie c'était la suite normale des choses.
- Elle était nerveuse?
- Bella? C'est dans cette salle de bain, il y a maintenant douze ans, qu'elle a eu la peur de sa vie. Crois-moi! Sa grossesse, ta naissance, les Volturi, tout cela n'est rien comparé à la peur de débouler les escaliers et de déchirer sa robe devant les invités le jour de son mariage!
- Est-ce que je peux me voir?
- Pas encore, la patience est une vertu ma chère!
- Mais je n'ai rien vu! Je ne connais même pas la couleur de mon propre mariage ni de quoi avait l'air les invitations, qui est invité, tout ce que je sais c'est la date et l'emplacement.
- Ce qui est déjà beaucoup si tu veux mon avis! Répondit Alice du tac-au-tac. Puis elle ajouta en dodelinant de la tête : - Rose gomme!
- ROSE GOMME? Jacob va en faire une maladie!
- Rose gomme, blanc et noir! C'est très chic!
- Qu'est ce qui est rose gomme? Les nappes? Les fleurs?
- Erreur! Les nappes sont noires, les lys sont roses et blancs et les robes des demoiselles d'honneur sont roses!
- Et ma dame d'honneur?
- Rose elle aussi, mais elle a une robe plus longue, avec ses cheveux bruns foncés, elle va être magnifique!
- Je crois que je n'ai jamais vu ma mère en rose de ma vie, il y a beaucoup de surprises encore?
- Des tonnes! Maintenant tais-toi que je retouche ton maquillage.
J'essayais tant bien que mal d'imaginer la décoration du jardin, ce qui était grandement plus facile depuis que j'avais de nouveaux indices.
- La robe est si serrée que je ne pourrai pas avaler une bouchée.
- Tu te retiendras, tu n'as même pas besoin de manger!
Tout était si simple avec Alice!
- Et si j'ai envie de goûter à mon repas de noce?
- Après la cérémonie je vais te desserrer tout cela, mais pas avant, d'accord?
- La cérémonie, on ne pourrait pas la faire ici, dans la salle de bain? On pourrait passer plus rapidement à la réception!
- Bien sûr, va dire cela à ton père qui trépigne en bas en attendant de descendre l'allée avec toi à son bras pour te remettre à ton époux, il va être content que tu descendes déjà mariée.
- Jacob va détester cela si c'est trop pompeux.
- Tu me fais si peu confiance?
- Je te fais confiance, je sais que tu as organisé les plus beaux mariages des dix dernières années. Mais Jacob, n'est pas très glamour, si tu vois ce que je veux dire. Il aurait probablement préféré se marier dans un champ, tout le monde accoutrés comme des hippies.
- Chaque mariage est unique et le tiens contiendra la dose exact d'ingrédients pour que vos personnalités respectives ressortent. Juste assez de glamour et juste assez de hippies. Ne t'inquiète pas avec ça. Regardes plutôt à la magnifique mariée que tu seras.
En disant cela, Alice m'avait fait pivoter sur moi-même pour que je me voie dans la glace.
J'eu du mal à me reconnaître tant j'étais belle. Je n'avais jamais été très vaniteuse mais je ne pouvais cesser de me regarder en souriant. Mes boucles rousses étaient remontées et maintenus par un diadème de perle discret mais plusieurs mèches rebelles étaient revenue s'échouer sur mes épaules, le résultat était encore plus réussit.
La robe ivoire, en deux parties était très ajustée mais le résultat en valait la peine. Après tout, j'avais le corps pour porter ce genre de tenue, je pouvais bien me le permettre le jour de mon mariage. Le dos du haut était lacé comme j'avais demandé et deux larges bretelles recouvraient mes épaules. La robe était couverte de minuscules perles qui formaient des motifs délicats sur mon corsage et sur ma jupe fendue. Ma poitrine était mise en valeur par le corsage et les bijoux. Je portais de magnifiques pendants d'oreilles en perle et le collier assorti. Ma tenue était à la fois élégante et très branché. Cela faisait jeune et vivant.
- Tante Alice! Je l'adore! Je t'adore! C'est génial! Tu as tout compris, je n'arrive pas à le croire!
- Je t'avais dit que tu serais resplendissante! Tu ne me fais pas plus confiance que ta mère, c'est frustrant à la fin!
Tante Alice affichait une moue de petite fille et avait croisé les bras sur sa poitrine, je me jetai à son coup pour la remercier de façon adéquate.
- Tu es un génie, et la meilleure marraine bonne fée du monde! Je ne douterai plus jamais de ton talent mais je ne suis pas encore certaine du rose gomme…
- Attends de voir! Alors la touche finale, ton diadème est ancien c'est celui d'Esmée, tes boucles d'oreilles et ton collier sont empruntés à ta mère, ta robe est neuve et cette chose bleu est à moi, mais c'est celle que ta mère a porté le jour de ses noces, j'ai pensé que tu pourrais la porter aussi, une sorte de tradition mère et fille, mais j'en ai acheté une neuve aussi, au cas où.
- C'est quoi ce truc? Tu ne vas pas mettre ça dans mes cheveux quand même?
- Ceci est une jarretière, cela se pose autour de la cuisse et ton mari l'enlève avec ses dents, c'est une tradition plutôt grivoise, mais cela mets toujours de l'ambiance en fin de soirée.
- Alors les dents de Jasper et de papa sont allées là-dessus?
- La neuve?
- Mais non! Vas pour la tradition, cela va faire plaisir à maman.
Je ne voulais pas le dire à voix haute mais cela me faisait plaisir à moi aussi, le mariage de mes parents et celui de ma tante étaient des mariages heureux, cette drôle de chose bleu ne pouvait que m'apporter de la chance.
Je tapotais nerveusement ma bague de fiançailles. Je la portais depuis maintenant presque quatre ans. Je me mis à repenser à la nuit où Jacob me l'avait mise au doigt.
Nous nous étions retrouvés l'un face à l'autre dans cet aéroport la nuit où j'étais revenue d'Italie avec mes parents. Victor y avait été tué et j'étais assez ébranlée. Quand je l'avais vu mon cerveau supposément vif n'avait pas compris comment Jacob avait pu vieillir autant en quelques mois. Il était logique quand on y pensait qu'un loup qui ne peut muter pendant une longue période rattrape le temps perdu et vieillisse prématurément, mais je crois que personne ne s'était attendu à ça.
Il m'avait regardé un long moment, guettant ma réaction, il devait être au courant de ma fuite avec Victor et il était conscient de son apparence. Il s'était arrêté pour me laisser le rejoindre si j'en avais envie. L'inquiétude était peinte partout sur son visage.
Il me fallu à peine trois secondes pour me ressaisir et j'avais sauté dans ses bras comme quand j'étais gamine. Ne trouvant pas les mots pour exprimer tout ce que je voulais lui dire j'avais collé ma main sur son visage pour lui montrer à quel point j'étais contente de le voir et à quel point j'avais été perdue sans lui. Il me tint contre lui en me berçant pendant plusieurs minutes avant que le raclement de gorge de mon père nous force à se séparer.
- Jake! Heureux de te voir! Comment es-tu sorti?
- Avec l'aide d'Emmett, Sam a pris ma place pour quelques jours. Nous avons un physique semblable maintenant, il croit que personne ne remarquera de différence. Il va pouvoir me remplacer deux jours à tous les six mois pour que je puisse muter et éviter d'avoir l'air d'un vieillard à ma sortie.
- Ça a été toute une expédition heureusement que Rosalie faisait diversion, expliqua Emmett visiblement fier de son coup.
- Tante Rosalie t'a aidé à sortir? demandais-je à Jacob dans l'oreille.
- Elle a pensé qu'une réunion de famille s'imposait pour tout le monde.
- Tu t'en retournes après? Tu dois retourner là bas? C'est ridicule! Tu es ici et déjà à l'aéroport, nous n'avons qu'à embarquer dans un vol et disparaître.
- Émily ne sera pas heureuse que nous laissions son mari en taule. Elle est enceinte de son troisième enfant, tu imagines. Je n'en ai que pour quelques années encore, mais je vais te visiter plus souvent, enfin, si tu veux bien.
- Évidement que je veux bien, je suis bonne à rien sans toi, j'ai faillis tous nous faire tuer ce weekend, tu te rends compte?
- Tu m'expliqueras ça tout à l'heure, on y va.
Dans les jours qui suivirent la famille était réunit au complet dans la résidence de mes parents. Des solutions avaient été proposées pour nous rendre la vie à tous plus facile. Jacob allait retourner en prison jusqu'à la fin de sa peine, j'allais regagner les bancs de l'université et mon travail, les autres Cullen allaient s'installé dans les environs et nous déménagerions à nouveaux tous ensemble à la fin de la sentence de Jacob. Probablement dans une autre ville ou un autre pays.
Pour ce qui était des missions que nous devions effectuées pour le compte des Volturi, il avait été décidé qu'aucun d'entre nous ne s'y rendrait seul. Aro ne pourrait évidement pas se plaindre de l'aide de deux ou trois vampires supplémentaires en temps voulu.
Durant ces deux jours de trêve je n'avais pas eu le temps de pleurer la mort de Victor, Jacob était avec moi et tant qu'il serait là j'en profiterais. Rien n'avait changé entre nous. Il m'avait parlé de sa vie à la prison et je lui avais parlé de l'université et du café. Je lui avais dit que j'avais été en colère qu'il prenne le blâme pour le meurtre de l'homme et il m'avait avoué qu'il préférait mille fois être en prison lui-même et me savoir libre. Il avait dit que je pouvais cesser de me culpabiliser, que durant l'éternité nous allions avoir à nous couvrir l'un et l'autre, que c'était normal dans notre condition. Nous avions effleuré l'épisode avec Victor, cela me mettait inconfortable d'en parler mais Jacob m'avait écouté sans m'interrompre. Il m'avait questionné sur mes sentiments et j'avais été franche. Décidément il avait beaucoup mûri en prison, le Jacob d'avant aurait serré les poings et les dents, aurait claqué les portes et m'aurait évité pendant des jours avant de revenir malgré lui. Maintenant c'était différent, nous avions été séparés pendant trop longtemps, s'ajoutait à cela la peur de m'avoir perdu à tout jamais. Nous étions patients l'un envers l'autre, prêts à tout nous pardonner et à recommencer à zéro. Nous avions passé ces deux jours littéralement collé l'un à l'autre et au moment de se séparer j'avais affiché un calme qui surprit tout le monde. Je m'étais abreuvée entièrement de Jacob et je pouvais le laisser partir. Je n'avais pas de deuil à faire, j'avais la tête remplie de promesses pour le futur. Je l'attendrais et lui aussi. Nos sentiments l'un pour l'autre étaient limpides. Je le savais, il le savait et la bague de fiançailles que j'avais au doigt me le rappellerait sans arrêts.
Par trois fois Jacob avait réussit à fuir la prison pour passer du temps avec moi, ces vacances avaient été merveilleuses à chaque fois. Nous avions échangé une riche correspondance et j'étais allé le visiter à chaque semaine.
Et aujourd'hui, à cette bague s'ajouterait une alliance. Jacob avait obtenu sa libération conditionnelle il y a maintenant six mois. Son avocat avait réussit à obtenir la permission de quitter le pays pour le mariage. Nous rentrions au Canada lundi matin. Entre temps il devait se rapporter au poste de police de Forks, mais je me doutais bien que si demain il oubliait, les conséquences ne seraient pas dramatiques.
Tante Alice était sortie de la salle de bain pour aller se changer et je pus me contempler dans la glace pendant plusieurs minutes. Je n'étais pas nerveuse mais j'avais hâte que tout ceci soit derrière nous. Jake et moi étions unis depuis toujours d'une façon encore plus puissante que les liens du mariage, mais puisqu'il fallait passer par là, autant y prendre du plaisir! Il y avait des siècles que nous n'avions pas eu de fête avec les amis de Jacob et ma famille, pour une fois nous allions pouvoir se réjouir, oublier nos différents et les quatre années qui venaient de s'écouler.
On cogna doucement à la porte.
- Entre maman!
Isabella fit son entrée discrètement et referma la porte derrière elle. Quand son regard se posa sur moi elle posa une main sur sa bouche pour s'empêcher de crier d'émoi. Puis elle se ressaisit et s'approcha de moi. Elle soulevait mes bouclettes entre ses doigts fins et regardait nos reflets dans le miroir.
- Comment tu te sens? demanda t'elle.
- WOW! Alice avait raison, tu es resplendissante.
Elle était vêtue d'une longue robe, rose gomme oui, mais un rose gomme chic! Je devais bien l'admettre. Un lys avait été épinglé sur la poitrine pour indiquer qu'elle était ma dame d'honneur. Le dos ouvert de sa robe lui allait à ravir, elle qui n'osait jamais porter ce genre de tenues, on aurait dit qu'elle l'avait toujours fait tant elle était élégante.
- Bah, je vais survivre à une journée en robe, c'est ton père qui va être content. Mais toi ma chérie, tu es MA-GNI-FIQUE!!
- Tu trouves aussi? Regarde tes perles comme elles font toutes la toilette!
- Il était grand temps qu'elles sortent de leurs écrin, je n'ai jamais l'occasion de les porter. Es-tu nerveuse?
- Pas maintenant, le temps ne passe pas assez vite à mon goût. J'ai hâte de commencer, de sortir de cette salle de bain. Est-ce que les garçons sont là? Jacob et les autres?
- Ils sont en bas oui, ton fiancé semble plus nerveux que toi, s'il n'avait pas ce teint, il serait vert.
- L'enterrement de vie de garçon n'a pas dû aider. C'est papa qui vient me chercher c'est ça?
- Je crois que oui, tu veux que j'aille demander à Alice?
- Non, ça va! Elle ne m'oubliera pas ici. Ça va toi?
- Et bien si on tient compte du fait que je marie ma fille seulement douze ans après l'avoir mise au monde, qu'elle est devenue une femme beaucoup trop rapidement et qu'elle va me quitter, je crois que j'ai tous les droits d'être émotive. Heureusement que je ne déteste pas mon gendre.
Je me retournai pour prendre ma mère dans mes bras. Dans sa robe rose elle avait l'air encore plus jeune que moi. Nous sommes restés enlacés longtemps avant qu'elle cesse ses sanglots silencieux.
- Je t'aime maman, ne t'inquiètes pas pour moi, ça va aller.
- Ce n'est pas pour toi que je m'inquiète, c'est pour nous. Qu'est ce qu'on va faire quand tu seras partie?
- Je vais vivre sur la même rue maman, n'exagères pas!
- Tu as raison, c'est ton jour ma princesse, je n'ai pas le droit de te culpabiliser. Tu es magnifique et Jake a bien de la chance d'avoir une épouse aussi extraordinaire. Je t'ai déjà raconté qu'une fois j'avais pensé que la fille qui l'épouserait ne serait pas assez bien pour lui?
- NON! Quand cela?
- Il y a bien longtemps déjà, j'ai honte quand j'y repense, mais maintenant je sais que c'était moi qui n'était pas assez bien pour lui, il mérite ce qu'il y a de mieux et ce qu'il y a de mieux, c'est toi mon ange. Je suis quand même heureuse qu'il y ait un petit peu de moi là dedans. Vous allez prendre soin l'un de l'autre maintenant.
La porte s'ouvrit et Edward nous découvrit encore dans les bras l'une de l'autre. Il leva les yeux au ciel.
- Bella! Ne la fais pas pleurer, Alice va te tuer!
- Tu peux bien parler Edward Cullen, comme si toi tu étais au dessus de tout cela. Comme si ça ne faisait pas des jours que tu tournais en rond comme un lion en cage.
- Pas du tout, pourquoi serais-je nerveux? Ce n'est pas moi qui se marie que je saches! avait-il répliqué en haussant les épaules.
- Notre petite fille Edward! Ma mère était allée se réfugier dans les bras protecteur de son mari et tout deux me contemplaient avec fierté et tristesse.
- Ça va! Je ne m'en vais pas à l'abattoir! Je vais me marier! Dans une heure je vous rejoins sur la piste de dance et on va s'éclater! dis-je pour les rassurer.
Ils se regardèrent d'un air complice comme pour se dire que le trac allait bien finir par m'atteindre moi aussi. Alice ouvrit grand la porte et je découvris le reste de mon cortège rose gomme dans le corridor. Toutes étaient ravissantes!
- Ok! tout le monde en place! Bella en avant, suivie de Rosalie, de moi, d'Esmée et enfin Nessie et Edward. Les garçons d'honneur sont tous déjà placés à côté du marié en bas. Je croyais qu'on avait assez de fleurs pour masquer l'odeur de chien mouillé mais non, alors ne grimacez pas en descendant, heureusement qu'on fait la cérémonie à l'extérieur! Carlisle est prêt à prononcer les vœux, et les invités sont installés. Mon dieu Edward! Tiens là elle va s'effondrer!
J'avais effectivement eu un instant de faiblesse en voyant le cortège se placer en haut des marches.
- Ça va, ça va! Je vous jure! Je vais me marier! C'est génial non? J'avais parlé d'une voix si aigue que j'avais dû sembler hystérique.
- Jasper tu peux monter chéri? Alice avait parlé comme s'il avait été juste à côté d'elle. Quelques secondes plus tard je sentais une bouffée de calme m'envahir. Peut-être avait-il forcé la dose, j'étais prête à m'endormir.
- C'est bon Jasper, je ne veux pas avoir à la porter. Avait dit Edward à ma place, puis, il s'était penché vers moi et m'avais demandé si je voulais toujours y aller.
- Ça va! Je suis prête! répétais-je.
- Ok Alice, on y va! Edward riait de bon cœur et je me rendis compte que mon cortège nuptial en entier était hilare. Bravo pour le support de la mariée! Je vous jure!
La musique démarra, un chant Quilleute que je n'avais jamais entendu auparavant mais qui devait être une marche nuptiale, c'était magnifique, Alice avait bien dit qu'il y aurait autant de glamour que de hippie, notre progression quitta l'escalier continua vers le jardin arrière, où je pus apercevoir l'autel et les invités près de la rivière. Il y avait effectivement énormément de fleurs blanches et roses vif, c'était magnifique!
Je serrai plus fort le bras de mon père, j'avais les mains moites et des palpitations.
Le sourire de mon père se tendit au rythme de mes pensées chaotiques. Les invités, le cortège, Jacob, les invités, le cortège, ma robe, mes cheveux, les invités, Jacob, Jacob…
- On peut encore s'enfuir si tu veux, m'offrit mon père.
- Non! On y va!
Ma mère posa le pied sur le tapis rouge et tous les invités qui ne nous regardaient pas déjà se tournèrent vers nous. Isabella qui devait être mortifiée de tant d'attention souriait à tout le monde prenant son rôle de mère de la mariée à cœur. Elle alla poser un baiser sur la joue de Jacob avant de s'arrêter, à sa place, à gauche de l'autel où étaient déjà Jacob et grand-père. Rosalie se plaça à côté d'elle, suivit d'Alice et de grand-mère. Je n'avais pas encore traversé le tapis rouge. Mon père tira doucement sur mon bras pour m'inciter à le suivre, ce que je fis. S'il ne l'avait pas fait, peut-être serais-je restée là une quinzaine de minutes à paniquer.
Je croisai finalement le regard de mon fiancé et mes inquiétudes s'effacèrent. Il me contemplait de haut en bas et afficha un sourire approbateur pour me faire rire. Jacob, mon Jacob. Il n'était certes pas parfait, mais il était parfait pour moi. Il avait plein de défauts et c'était pour cela que je l'aimais. J'avais la certitude qu'il n'y avait aucun autre endroit au monde où j'aurais dû être à cet instant que dans cette allée. Je me mis à avancer de mon plein gré en fixant Jacob, un sourire impossible à faner sur mon visage.
Il était très chic dans son tuxedo et ses garçons d'honneurs l'étaient tout autant. Quill, son témoin se tenait fièrement à ses côtés, suivi d'Embry, de Sam et de Seth. Les autres membres de la meute étaient éparpillés dans l'assistance. Démon se tenait en avant avec son nœud papillon et reniflait les souliers des invités. Alice avait dû passer des heures à essayer de le faire rester immobile en avant sans laisse, mais ses efforts avaient été réduits à néant. Malgré tout, il était très mignon.
Mon père s'arrêta devant l'autel, retira mon voile comme dans les vieux films et déposa un tendre baiser sur ma joue. Il ne pouvait pleurer mais son émotion était palpable. Il se retourna vers Jacob et chuchota :
- Fais attention à elle, clébard!
- Elle sera toujours mieux avec moi qu'avec une bande de suceurs de sang.
Sur ces paroles ils éclatèrent de rire et se firent une accolade chaleureuse. Mon père alla se poster à la droite de ma mère et pris sa main dans la sienne, elle s'accota contre lui, je jetai un dernier regard sur eux avant que grand-père débute la cérémonie et leur envoyai un baiser volant. Ils se remettraient bien de mon départ, tant qu'ils seraient ensemble ils pouvaient tout affronter.
- Mesdames et messieurs, amis, famille, meute, clan… nous sommes aujourd'hui réunis pour célébrer le mariage de Renesmée et de Jacob.
Grand-père avait été un excellent choix de célébrant, il était très calme. En fait il était le seul sur lequel Jacob et moi avions été d'accord au moment de choisir un célébrant. Les autres choix avaient été faciles à faire, nous souhaitions nous marier à Forks, près de la Push pour la meute et je souhaitais me marier où mes parents s'étaient mariés. La villa blanche avait été élue pour avoir de l'intimité.
La cérémonie passa relativement vite, les passages religieux ayant été réduits à la plus simple expression, une vingtaine de minute après le commencement, après le texte lu par mes deux marraines, vint le temps d'échanger les vœux et les anneaux.
- Nessie, depuis la première fois où j'ai posé les yeux sur toi (beaucoup moins alarmant dit comme cela que, depuis ta naissance…) J'ai su que je t'aimerais toute ma vie. Aujourd'hui je tiens à m'engager devant nos familles et nos amis à devenir pour toi celui qui partagera ta vie. Je promets de prendre soin de toi et de te protéger chaque jour où tu seras à mes côté. Je t'aime et souhaite passer toute ma vie avec toi.
Il prit doucement ma main dans la sienne et saisit l'anneau d'or blanc des mains de Quill pour me le passer au doigt. Il prit une pause, comme s'il assumait ce qu'il venait de faire, et posa un baiser sur la bague avant de lâcher ma main pour me laisser parler à mon tour.
Je refoulai un trop plein d'émotion l'espace d'un instant, j'avalai bruyamment et commençai à réciter mes vœux d'une voix tremblante.
- Jacob, l'amour que je ressens pour toi s'est construit au fil des années, doucement. Il a grandit en moi sans que j'y prête attention, pourtant aussi fort que la fatalité. Je ne pourrais être avec aucun autre que toi et je souhaite aujourd'hui devant nos familles et nos amis m'unir à toi pour toujours. Je t'aime et je souhaite moi aussi, passer ma vie avec toi.
Je me tournai et pris la bague que mon père me tendait pour la mettre au doigt de mon presque époux. Une fois la bague en place je replaçai mes deux bras le long de mon corps ne sachant plus trop quoi faire.
- Et bien vous êtes maintenant mari et femme, Jacob, tu peux embrasser la mariée. Avait dit grand-père.
La première chose que je pensais sur le champ fut que c'était extrêmement gênant, puis, Jacob a approché son visage du mien et j'avais tant envie de sentir ses lèvres collés contre les miennes que tous les bruits ambiants s'estompèrent, il n'y avait plus que lui et moi, je le saisis par les mains et l'attirai vers moi. Il m'embrassa en me levant de terre. L'assistance se mit à applaudir pendant que nous échangions ce baiser à la foi tendre et fougueux.
Alice me guida en avant pour que la progression du cortège se fasse en sens inverse, Jacob et moi au début, suivi par ma mère et mon père, Alice et Quill, Rosalie et Embry, Esmée et Sam, Carlisle et Seth fermaient la marche mais s'abstenaient de se tenir bras dessus-dessous. Tranquillement les invités quittèrent les chaises blanches pour se diriger vers le jardin où un quatuor à corde jouait et où des serveurs servaient des canapés et du champagne.
Un photographe nous attendait pour prendre les clichés traditionnels d'un mariage, la mariée et ses demoiselles d'honneur, les garçons d'honneur faisant des pitreries, puis, Jacob et moi primes des clichés plus romantiques au bord de la rivière pendant que les invités discutaient plus loin sur le terrain. Jacob se plaignait d'avoir faim et d'avoir hâte que les photos soient finies et j'avais hâte d'aller voir les invités, évidement aucune de mes ancienne collègue n'avaient pu venir de Montréal jusqu'à Forks pour le mariage mais il y avait bien des gens que je n'avais pas revu depuis toute bébé.
Une heure plus tard, enfin libre, Jacob et moi revenions vers la réception lorsque j'aperçu une petite silhouette que je connaissais bien accrochée à une autre silhouette nettement plus imposante.
- Ann?
- Nessie! Tu es là! Quand ta tante nous a envoyé le faire part en nous faisant promettre de ne pas le dire j'étais si excité!
Elle me serra très fort contre elle alors que j'essayais de la regarder de plus près, j'étais si contente de la revoir!
- Oh Ann! Je suis très heureuse de te voir. Comment vas-tu? Attends, attends laisses moi te présenter mon époux! Jacob, voici Ann et son mari Bastien. Je suis allée à l'université avec Ann et Victor, tu te souviens, je t'en avais parlé.
Jacob tendis sa paluche en souriant. Je vis Ann et Bastien froncer le nez mais aucun des deux ne commenta.
- Heureux de vous connaître! Il se pencha vers moi et dit qu'il allait aller faire un tour pour se chercher à boire et à manger, il me demanda si je voulais quelque chose et disparu entre les arbres. Bastien le suivit pour nous laisser discuter entre filles.
Je n'avais pu m'empêcher de dévisager Bastien, lui et ses yeux couleur miel. Visiblement sa nouvelle diète avait dû aider à redonner de la vigueur à leur mariage. Ils avaient l'air si amoureux!
- Alors vous deux, comment ça va? Je n'arrive pas croire que vous soyez ici!
- Ça ne te dérange pas dit? Que nous ayons été invités?
- Quelle question Ann! Franchement, je n'arrive pas à le croire! Racontes moi tout!
- Et bien je n'ai toujours pas terminé mes études, mais Bastien et moi passons plus de temps ensemble, je travaille avec lui. J'ai encore bien du temps pour l'université. Tu sais depuis la mort de Victor, nous nous sommes énormément rapprochés tous les deux, nous ne sommes plus que deux au monde, alors… Mais toi? Racontes moi!
- Et bien moi, je viens de me marier! J'ai terminé mon baccalauréat, nous vivons à Vancouver maintenant, Dieu sait pour combien de temps. Tu sais ce que c'est!
- Je vois oui!
Nous sommes restées immobiles quelques secondes à nous contempler souriantes. Puis Ann a sortie une enveloppe fripée de son sac à main.
- J'ignore si je devrais te la remettre ou non, j'ai souvent pensé te l'envoyer par la poste mais quelque chose me disait que je devais te la donner en main propres. Peut-être qu'aujourd'hui n'est pas le bon jour.
- Qu'est ce que c'est?
Victor m'a remis cette lettre le jour de votre baiser, il a quitté ta chambre et est venu me voir pour me dire combien tu étais importante à ses yeux et à quel point il regrettait de ne pas avoir été franc avec toi. Je lui ai suggéré d'aller te dire la vérité sur le champ mais il m'a répondu que si je savais à quel point c'était terrible, je saurais, comme lui, que tu ne lui pardonnerais jamais. Il était vraiment secoué. Il est partit et n'est revenu que deux heures plus tard pour me demander de te remettre cette lettre dès que tu aurais quitté Voltera. Il était persuadé que tu ne voudrais plus jamais le revoir. Quand je vous ai vu entrer dans la salle ensemble j'ai cru que tu lui avais pardonné, puis j'ai appris sa mort et tu as été sous la protection de ta famille depuis. Je ne l'ai pas lu, j'ignore ce qu'il te dit. Souhaites-tu que je m'en aille et que je la brûle?
- Donnes-la moi. J'attrapai la lettre d'une main tremblante et déchirai l'enveloppe. Mes yeux s'embuèrent lorsque je reconnu l'écriture de Victor.
Nessie, dans quelques minutes, je t'avouerai la mission qui m'a été confié. Je t'entends remuer dans ta chambre et j'ai peur d'aller te raconter la vérité. Peur que tu me repousses, peur de voir l'étendu du drame que j'ai causé au fond de tes yeux. Seulement je préfère être celui qui t'avouera tout.
Tu m'en veux mais j'espère que tu prendras le temps de lire cette lettre. Cette mission immonde je ne regrette pas de l'avoir accepté. Elle m'a permit de te connaître et de partager des moments uniques avec toi. Tu es une fille incroyable. Je ne méritais pas ton amitié. J'en suis conscient.
Ton petit ami a énormément de chance de t'avoir, j'espère qu'il le sait. Je te souhaite d'être heureuse avec lui et saches que je veillerai toujours sur toi, que tu veuilles ou non…
Surveille les toits!
Je t'embrasse, ton fidèle serviteur et ami Victor
Je levai les yeux vers Ann, qui lorsqu'elle aperçut mes larmes, me prit dans ses bras pour me consoler.
- C'est étrange, dis-je, s'il avait été ici aujourd'hui, j'ai l'impression qu'il aurait prononcé les mêmes paroles.
- Il t'aimait vraiment tu sais?
- Je sais, je l'aimais aussi.
C'était la vérité j'avais aimé Victor. Jamais autant que Jacob. Jacob était la moitié de mon être, mais Victor avait été présent pour moi à un moment où j'étais seule et il avait pris soin de moi. Je n'avais pas eu à choisir, comme ma mère, entre mon meilleur ami et mon éternel amour, le destin s'en était chargé à ma place. Aujourd'hui alors que je venais de m'unir à Jacob, je savais que j'avais fait la bonne chose et malgré toute cette assurance, j'aurais aimé voir mon grand fou en veste de cuir venir me prendre dans ses bras pour se moquer de moi et du fait que je venais de me passer la corde au cou. Il me manquait encore.
- Merci de m'avoir remis la lettre Ann, c'est le plus beau cadeau que tu pouvais me faire.
- Tu dis cela parce que tu n'as pas encore vu les broderies de Venise que je t'ai apporté.
J'éclatai de rire. Elle m'avait manqué elle aussi.
- Viens je vais te présenté à tout le monde.
Lorsque je rejoignis mon époux auprès des invités attablés tous nous applaudir. Les verres tintèrent pour que nous nous embrassions. J'eus le temps de visiter chaque table pour remercier les invités de leur présence pendant que le repas était servi. Alice n'eut pas à s'inquiéter, je n'avais pas une minute à moi pour manger. Il y avait nos amis de Denali, Elzéard s'était abstenu, Dieu merci! Carmen, Tanya, Kate et Garett étaient présents et il faisait bon de les voir. Benjamin et Tia, nos amis Amazones aussi. On me répétait que j'étais magnifique et bien chanceuse d'avoir un mari si charmant.
Les amis de Jacob m'accueillir eux aussi chaleureusement. Nombreux étaient ceux que je n'avais vu qu'une fois ou deux. Les deux sœurs de Jacob, Rachel et Rebecca avec leurs deux époux. Tous ceux qui ne mutaient pas avaient pris un coup de vieux. Je pensais à Emily et à sa trâlée de marmots mais aussi à Billy qui avait malgré tout fier allure. Il m'embrassa chaleureusement et me fit promettre de visiter aussi souvent que possible, ce que je fis.
La voix de Tante Rose qui chantait This land is mine, une de mes chanson préféré de Dido, annonça la première danse et Jacob vint me chercher pour ouvrir le bal. Ses mouvements étaient ceux d'un grand danseur, je fus surprise par son assurance.
- C'est en prison que tu as appris à danser ainsi?
- Disons qu'au lieu de faire du temps supplémentaire ces trois derniers mois, j'ai passé mes soirées au salon de Blondie. Elle m'a forcé.
- Tante Rose t'as donné des cours de danse? Et tu y es allé?
- Et bien, pour notre mariage, tu sais bien, pour toi. Il rougissait, c'était tellement mignon. Et puis je ne voulais pas qu'Edward ait un mot à redire là-dessus.
- Merci, ça n'a pas dû être facile pour toi, avec Rosalie en plus. Merci!
- Heureux que ça te plaise.
Je regardai autour de moi et vus que d'autres couples nous avaient rejoint. Mes parents qui mettaient eux aussi leurs cours de danse à profit pour la première fois, mais aussi Grand-mère et grand-père et Alice et Jasper, Emily et Sam, Rachel et Paul. J'envoyai un baiser volant à ma tante dont la voix d'ange avait réussis à faire danser tout ce beau monde. Elle m'adressa son plus beau sourire. J'appuyai ma tête sur l'épaule de Jacob et me laissai bercer par la musique. Tout était parfait!
- Je t'aime, dis-je. Il n'y avait rien d'autre à ajouter.
La première chanson s'acheva et fût remplacée par une plus rythmée. La fête était bel et bien commencée. Une main me tapota l'épaule et je me retournai. Un homme dans un drôle de complet, la tête grisonnante me fixait surement aussi incertain devant mon visage que je l'étais devant le sien.
- Grand père Charlie?
- Renesmée? Comme tu es jolie, tu es, tu es…
- Oh grand-père! Je n'arrive pas à croire que tu ais été invité. Je suis si heureuse de te voir!
- Et bien, j'ai reçu un faire part, puis j'ai reçu un appel de ta tante Alice qui me disait de m'attendre au pire. J'ai décidé d'affronter mes angoisses. Tu es ravissante! Et tu t'es mariée à Jacob? C'est un brave petit, mais il n'est pas un peu vieux pour toi?
- Oh! Grand-père! Je le serrai dans mes bras aussi fort que possible sans le blesser. Je suis si heureuse! Si heureuse! As-tu vu maman?
- Pas encore, mais Edward n'a pas changé, alors je suppose que je vais la reconnaître. Il avait dit cela en secouant la tête, tout ce surnaturel le troublait c'était évident, mais il avait décidé de venir au mariage de sa petite fille et de ne pas s'en faire avec le reste.
- Viens avec moi grand-père.
Ma mère nous faisait dos mais en nous sentant approché elle se raidit. Elle avait dû reniflée son odeur.
- Maman? Regardes qui est là.
Elle ne se retourna pas, toujours aussi raide.
- Bella?
Cette fois, elle se retourna, elle regarda longuement le visage de Charlie et l'émotion transperça sa voix.
- Papa! Tu es ici? Tu vas bien?
Ils se serrèrent longuement dans leurs bras. Je les laissai seul quelques instants. Ils avaient du temps à rattraper.
- Tu crois qu'elle aurait pu avoir une plus belle surprise? demanda mon père en s'approchant de moi.
- Je ne crois pas, non. Ça fait un moment qu'elle ne l'a pas vu.
- Dix ans au moins. Tu danses avec ton vieux père?
- Bien sûr!
Mon père, chastement, une main sur ma taille et l'autre tenant ma main, me fit virevolter au rythme d'une valse lente.
- Tu es heureuse?
- Très! Toi?
- Si tu es heureuse, je n'ai pas à me plaindre. Ma petite fille va me manquer.
Je levai les yeux au ciel.
- Vous êtes ridicule, je serai au coin de la rue! Nous allons nous voir à tous les jours et tu sais bien qu'un coup ma lune de miel terminée, dans cinquante ans, nous vivrons tous sous le même toit.
- Parlant de lune de miel, tu seras prudente, tu me le promets?
Mon père, qui avait conservé un souvenir amer de la fin de SA lune de miel, s'était penché sur la question de la contraception avec grand-père et comme personne ne savait ce que mon corps tolérait ou pas, ou même si j'étais apte à porter un enfant, étant donné mon absence de règles, ça avait été un véritable drame. Ce soir, munie de cinq contraceptifs différents, j'allais vivre ma première nuit d'amour. Mais je ne voulais pas y penser maintenant, pas avec mon père qui partageait mes pensées.
Dieu seul savait ce que deux hybrides comme Jacob et moi pouvaient engendrer. Dans mon sang coulait du venin et si l'enfant était vénéneux, il y avait toujours le risque qu'il morde Jacob et le tue. Si la grossesse ne me tuait pas aussi. Pour le moment mon horloge biologique n'avait pas encore sonné, mais un jour je savais qu'un grand débat sur les risques de mettre au monde un semi-vampire- loup serait lancé. Et ce jour là, j'espérais avoir les preuves nécessaires pour convaincre ma famille qu'il n'y avait aucun danger pour moi à mettre un enfant au monde. Après tout, n'avaient-ils pas craint le pire pour moi?
Il me fallait rassurer Edward cependant, après tout il avait raison de s'inquiéter.
- Je te promets! Je connais les risques. Je ne jouerais pas avec le feu.
- Je ne veux pas te perdre tu me comprends.
- Je comprends, je ne veux pas te perdre non plus. Et nous allons tous vivre ensemble heureux maintenant. N'est ce pas?
- Oui, tu as raison, ton mari trouves que j'abuse, il veut danser avec toi. Je vous laisse. Je t'aime.
- Je t'aime aussi, papa. Je me levai sur la pointe des pieds pour lui donner un baiser sur la joue. Il me fit un baise main avant de tirer sa révérence et que Jacob prenne sa place.
- Bonsoir Madame Black! lança Jacob en m'agrippant par la taille pour me faire virevolter.
Madame Black? C'était, sincèrement, la première fois que je pensais à ce détail. J'aimais beaucoup Cullen comme nom de famille. Renesmée Black, Renesmée Cullen. Bon, j'allais m'y faire.
- Bonsoir Monsieur Black, comment ça se passe?
- Tout le monde s'amuse bien je crois. Alice a été, à nouveau, géniale mais j'ai hâte qu'on puisse s'en aller. Il avait son petit air coquin et m'embrassa gentiment dans le cou.
- Humm, moi aussi. C'était une très belle journée! On refait ça une fois par siècle?
- Je peux t'épouser chaque jour si tu me le demande, rien ne me ferais plus plaisir. Avait répondu nonchalamment Jacob.
- C'est tentant, je vais considérer ton offre. Je m'appuyai sur son torse et je savourais le frôlement discret de ses doigts sur mes épaules et mes bras. J'avais vraiment très hâte de me retrouver seule avec mon mari. Depuis quelques temps nos caresses s'étaient faites plus pressantes et plus sensuelles mais nous n'avions franchi aucune limite. Ma nuit de noce me rendait nerveuse mais j'avais confiance en Jacob, il n'allait pas me brusquer. J'espérais que ce serait magique, comme toutes les filles se l'imaginent.
Vu la libération conditionnelle de Jacob, nous ne pouvions faire de voyage extravagant à l'autre bout du monde. Nous avions pensé à la villa blanche, puis mes parents nous avaient offerts leur cottage, que j'avais gentiment refusé. Jacob et moi partions en camping. Dans les bois non-loin de la villa, se trouvait un petit campement tout ce qu'il y a de plus charmant où nous passerions la nuit. Sur un matelas soufflé, dans des sacs de couchage. C'était pour nous deux le comble du romantisme. Nous aurions bien d'autres occasions d'aller aux Seychelles ou au Belize dans toute l'éternité.
Nous restâmes sur la piste de danse jusqu'à ce que les invités commencent à partir et qu'il fut temps d'aller les embrasser. C'était évidement la famille et les amis de Jacob qui quittait en premier. Puis Charlie et Sue que j'embrassai chaleureusement. Lui aussi me fit promettre de venir le visiter plus souvent et d'emmener ma jeune mère avec moi. Tranquillement le terrain se vida et il ne restait que ma famille affairé à ranger de part et d'autre. Grand-mère, Rosalie, Alice et maman rangeait la nourriture, Emmett et Jasper empilaient des chaises en structures dangereusement équilibrées. Grand-père et papa discutaient tranquillement plus loin.
- Bon tout le monde! Il est temps pour Jacob et moi de partir, alors bonne nuit! Dis-je en les saluant de la main.
- Pas si vite jeune fille! Où tu crois aller comme cela? Lança oncle Emmett en m'attrapant et me posant sur ses épaules.
- J'ai sommeil, on va aller se coucher c'est tout! Laisses moi descendre!
- Vous allez vous coucher? Tu peux prendre ta chambre au cottage et Jacob peut dormir ici alors, dit-il en me faisait un clin d'œil.
- Très drôle Emmett! dit Jacob en me prenant par la taille et en me faisant descendre.
- Vous partez déjà ma chérie? Bella sortait sur la véranda suivie du reste de la famille.
- Ouais m'man, on va y aller, dis-je en pointant la forêt avec mon pouce.
- Vous allez venir pour le petit déjeuner? demanda grand-mère.
- Disons plutôt qu'on viendra pour le dîner, ne nous attendez pas avant. répondit Jacob à ma place.
Vite ma mère vint me serrer dans ses bras et embrassa Jacob avant de s'éloigner, puis, tout le monde fit de même.
Je lançai un dernier regard vers ma famille alors que Jacob et moi nous enfoncions dans la forêt passé la rivière. Ils étaient là tous les huit près de la maison à discuter, Démon lui, était endormi dans un hamac. Mon père tenait ma mère contre lui et je savais qu'ils prétendaient tous les deux ne pas me regarder partir alors qu'ils écoutaient mes moindres soupirs. Je ne pus m'empêcher de leur envoyer une dernière fois la main pour leur dire que j'allais bien. Ils répondirent aussitôt tous les huit. J'avais vraiment une famille de rêve!
Jacob me souleva de terre et m'emmena vers notre campement à toute vitesse. Une fois arrivé à destination je m'émerveillai devant la tente de Shahrazade. Des lampes à l'huile étaient pendues aux branches des arbres et illuminaient notre petit nid.
- Wow! C'est merveilleux! Qui a fait tout cela?
- Devine?
- Alice!
- Évidement, répondit-il en me déposant.
Je me retournai vers lui et approchai mon visage du sien. Il m'embrassa tendrement et je lui rendu son baiser avidement. J'agrippai sa main et l'attirai vers moi à l'intérieur de la tente. Une centaine de coussins allaient assurer notre confort. Dans un élan presque désespéré j'arrachai la chemise de Jacob pour caresser son corps parfait du bout des doigts. Il semblait beaucoup plus en contrôle que moi et m'embrassait doucement la nuque et les épaules. Je croisai son regard et il souffla :
- Je t'aime tellement…
- Je t'aime, répondis-je alors que Jacob me soulevait pour m'étendre sur les coussins.
Finalement, le début de l'éternité s'annonçait plutôt bien. Je dois être la fille de douze ans la plus choyée du monde.
Fin
Et voilà! Merci de m'avoir suivi dans ce voyage j'ai adorée mon expérience de rédaction d'une fanfiction grâce à vos commentaires si gentils. Maintenant c'est vos histoires que je vais aller lire parce qu'elles sont toutes géniales!
J'ai essayé de respecter le style bien prude et chaste de Mme Meyer, désolée pour celles qui attendaient une lune de miel chaude et sensuelle, autant j'adore lire de la soft porn autant je suis bien trop timide pour en écrire! Imaginez ce que vous voulez!
Un merci tout spéciale à ma copine Sandra C. qui lisait déjà mes histoires à l'école secondaire et qui est revenue dans ma vie dix ans plus tard (merci à Facebook) pour m'aider avec cette histoire. Chaque chapitre a été vérifié par ses bons soins et ses précieux conseils ont su me guider tout au long. Elle a été d'une écoute et d'une générosité infinie! Je lui souhaite également bonne chance et beaucoup de bonheur, car au moment où j'écris ces lignes elle donne naissance à sa petite Mélodie! Je pourrais dire qu'on accouche toutes les deux ce soir, mais elle doit souffrir beaucoup plus que moi et n'y trouverait rien de comparable! Je t'aime ma chérie! MERCI MILLE FOIS!
Merci à toutes/tous celles/ceux qui ont pris le temps de commenter cette histoire et à celles /ceux qui le feront dans le futur! Vos commentaires sont la récompense ultime des apprentis auteurs sur ce site. Elles font toujours plaisir à lire et mettent du soleil dans mes journées!
J'ignore si j'écrirai d'autres fictions … la fan de Buffy et de True Blood en moi a bien d'autres idées mais seul l'avenir le dira! (Oui cette fixation avec les vampires ne date pas d'hier…)
Encore merci, à vous tous! Au plaisir d'avoir de vos nouvelles! Je vous embrasse!
Sandra xxx
