Salut !
Harry Potter 6 est bientôt ! Je réécoute tous les films avec mes amis ! Demain : L'ordre du Phénix ! Toute cette frénésie m'inspire ! J'aime ça !
Bonne lecture
Siria
Première lune
- La dernière fois que tu es venu, j'ai été très, très clair. Je ne veux plus jamais te revoir ni que tu la revoies. Il n'y a rien de compliquer là dedans. Alors par merlin fou le camp d'ici !
Remus brandit son doigt devant son interlocuteur pour lui montrer la porte à ce dernier. Il était rouge de colère et respirait profondément pour se calmer. Mais il était réellement hors de ses gons. L'homme devant lui semblait mal à l'aise.
- Remus ? Fit la voix de Nathalie au salon. Tout va bien ?
- Oui oui, mentit-il, ce n'est pas quelqu'un d'important, rien de grave. T'inquiète.
Il insista sur les mots pas quelqu'un d'important en regardant froidement l'homme qui se tenait devant lui et qui hésitait. Grand, les épaules carrés, les lèvres pincées, des yeux bleu qui vous regardait avec une froideur ignoble et une assurance hautaine que Remus n'avait pas encore oublié.
- Éric…
Le cœur de Remus manqua pendant un battement lorsqu'il entendit la voix de son amoureuse derrière lui. Il avait essayé qu'elle ne le voit pas. Depuis trois ans, il avait réussi à l'éloigné de son ignare et ignoble frère. Mair l'air satisfait de ce dernier venait de lui prouver que ses efforts n'avaient servis à rien. Éric, avec un sourire hautain et un torse bombé, fit un pas en avant pour franchir le seuil de la porte.
- Va-t-en
La jambe d'Éric stoppa dans le vide avant même d'avoir franchit la maison. Le cœur de Remus fit un double tour et sa rage s'estompa aussi vite qu'elle était venue. Il se retourna vers Nathalie qui agrippait la couverture, qu'elle avait sur le dos, avec une poigne qui trahissait son visage passible.
- Tout de suite. Enchaina-t-elle en détachant chaque syllabe de chaque mot.
- Nath… Tenta d'argumenter Éric
Mais les yeux de Nathalie trahissaient une réelle fureur et une tristesse qui ne pouvait laisser personne indifférents. Remus s'approcha de son amoureuse, hésitant. Il ne savait s'il devait lui serrer la main ou la laisser vivre cette fureur. Mais il eu sa réponse bien vite. Son amoureuse regarda de la tête au pied l'homme qui l'avait tourmenté pendant des années, lui décrocha un regard haineux et lui tourna le dos, se dirigeant vers le salon.
- Il y a un problème dans la mission ! Cria alors Éric, désespéré.
Remus roula les yeux, découragé et dégouté par l'attitude de l'homme qui se tenait devant lui. Les yeux exorbités, le regard suppliant, l'air las dans le portique de la porte. Il avait devant les yeux un autre homme qu'il y avait il y a trente seconde. C'est une piètre mascarade qu'il jouait. Pourtant, Nathalie figea juste avant de quitter et se retourna vers son frère, les yeux horrifié de peur.
Le cœur de Remus avait cessé de battre depuis vingt minutes. Bougeant les doigts pour essayer de faire sentir une quelconque sensation dans sa main engourdie. Mais ce n'était pas simplement sa main qu'il ne sentait pas, c'était son bras, sa tête, ses jambes, son cœur. Assis sur le divan, il regardait avec intensité la porte de la cuisine fermé dans laquelle Nathalie et Éric discutaient depuis vingt longues et interminables minutes.
Il avait l'impression de vivre dans une espèce de torpeur étrange. Comme là fois que James lui avait fait le sort de tête-en-bulle. Mais cette fois, il savait que ce n'était pas une farce. Et il y avait quelque chose d'assez déplaisant dans cette idée. Il ne savait pas réellement ce qui l'avait plongé dans cette espèce de catatonie. Était-ce que la nouvelle tentative d'Éric avait finalement réussi, ou que Nathalie lui avait mentie, une fois de plus.
«Ding dong»
- J'y vais. Annonça-t-il avec l'impression d'émergé de l'eau
Il se leva, aussi tranquillement que son état mental le lui permettait et alla répondre. C'est à un Sirius au sourire étrange et une Selene au regard radieux qui l'accueillit. Devant eux, poussette contenant deux bambins qui semblait fasciné par un jouet suspendu devant leurs yeux riait aux éclats. Ces rires cristallins achevèrent de sortir Remus de son état submergé pour finalement décroché un sourire un peu plus vrai que celui qu'il leur avait fourni en ouvrant la porte.
- Oula ! Siffla Sirius. On dirait que c'est toi qui a passé la nuit avec des jumeaux.
Alors que son ami le détaillait un peu trop, Selene fit un rire sans joie.
- Ouais toute une nuit qu'on a passés ! dit-elle ironiquement. Deux enfants d'à peine un mois qui font déjà leur nuit pendant que leurs gardiennes dorment et ne nous réveilles qu'à huit heure du matin. Oui, vraiment ce fut une des plus pénibles nuit de toute ma vie…
Remus éclata de rire en laissant Selene pousser le carrosse à l'intérieur. Cette dernière semblait satisfaite de sa remarque et entra avec une joie non dissimulée. Décidément, Selene allait de mieux en mieux depuis quelques temps. Voyant la mine renfrogné de Sirius, Remus lui administra une solide tape dans le dos ce qui fit sourire un peu plus son ami. Remus lui fit un clin d'œil. Mais il fronça les sourcils en remarquant que cela ne semblait pas avoir augmenté l'humeur du maraudeur.
Décidément, il avait loupé un épisode. Il vint pour le questionné, intrigué de son état, mais Sirius se rendit rapidement au salon, comme pour éviter ce genre de conversation qu'on ne peut faire devant une autre personne…
Arrivé dans le salon, Remus le vit aider Selene à placer Aden et Miriann le parc pour enfant. Il sourit doucement en voyant les trait de Sirius se relâcher dès qu'Aden ne voulu plus lâcher son gros doigts dans sa petite main. Attendrie, le père vint au coté de son meilleur ami et remis à Miriann son ourson en peluche qu'elle mit automatiquement dans sa bouche. Le lycanthrope se surprit à se demander quel gout cela pouvait avoir pour que sa fille aie toujours le réflex de le sucé.
- J'aurais cru que l'instinct maternel de Nath nous aurait arraché les jumeaux à notre arrivée ! S'étonna Selene en constatant l'absence de la mère.¸
Pour éviter de sombrer de nouveau dans un état catatonique, Remus se concentra à regarder son fils qui semblait fasciné par le majeur de Sirius. Il prit une grande respiration, essayant d'éviter de vomir les mots qu'il avait à prononcer.
- Elle est avec son frère.
Le silence qui régna dans la pièce pendant un moment annonçait l'évidente surprise de ses amis.
- Éric ? Demanda Sirius
- Qui d'autre ?
Sirius lui mit une main sur l'épaule. Remus ne comprit ce geste que lorsqu'il constata que des larmes silencieuses étaient venus se glissé sur ses joues. Il inspira un bon coup et se retourna vers ses amis qui semblait à la fois triste et abasourdit. Mais qui ne le serait pas.
- Il ose vraiment revenir chez vous ? S'étonna alors Selene qui semblait avoir avaler la nouvelle.
- Mouais, soupira Remus. Et ce n'est pas la première fois, mais…. C'est la première fois que Nath le voit.
Selene et Sirius se regardèrent d'un même air : pourquoi n'avait-il rien dit avant?
- C'est ce qui explique pourquoi il est encore ici. Dit Sirius, songeur.
- Non… Balbutia Remus, confus. Elle.. elle ne voulait pas le voir. Et là… il parle de la mission… vous vous souvenez de la mission ? Celle dont on ne sait pratiquement rien… enfin… moi je croyais que c'était…. Que c'était du bluff. Et là l'air de Nath à… à comme changé et… et…
S'en était trop, il ne pu finir sa phrase et du pointer la cuisine pour faire comprendre ce qu'il voulait dire. Sirius le fit asseoir, Selene lui prit la main doucement et la caressa. Il devait avoir l'air épouvantable. Mais se rappeler l'horrible situation dans laquelle il avait rencontré la première fois Éric était quelque chose de difficile. Nathalie et lui ne s'en était parler qu'une fois. La journée où elle lui avait annoncé qu'elle avait renoncé à qui elle était pour revenir sur terre. Là ils avaient parlés d'Éric et du procès…. Mais après, le couple tenait cela mort et avait évité par-dessus tout de rappeler à l'autre cette horrible journée.
- Et… la mission. Continua-t-il alors que ses amis ne savaient plus quoi dire. Depuis son retour j'ai… j'avais conclu que tout ça était terminé… et que…que…
Remus se sentait trahis et confus. Certes, il avait accepté que Nathalie soit un ange. Il avait accepté qu'elle lui ait mentie pendant sept ans. Il était même heureux de la recueillir chez lui lors de son rétablissement. Il lui avait même dit son secret très tôt. Après tout, Selene et Lily étaient au courant de sa lycanthropie que depuis un an et demi. Mais aujourd'hui, il réalisait que Nathalie lui cachait encore des choses. Comment être transparents devant des gens qui ne le sont pas ?
Cette question lui faisait réellement mal.
- MAIS PUTAIN DE MERDE ÉRIC ! Cria Nathalie, derrière la porte de la cuisine. C'EST QUOI TON PROBLÈME ? TU ME CACHES ÇA DEPUIS COMBIEN DE PUTAIN D'ANNÉE ! C'EST LÀ QUE TU TE DÉCIDES DE ME DIRE ÇA…
- Nath…
- NON Y'A PAS DE NATH ! PUTAIN ÉRIC ! TU M'ANNONCES ÇA COMME ÇA ET JE DEVRAIS BIEN LE PRENDRE ET TE DEMANDER PARDON DE MA CONDUITE ALORS QUE TU AS FAIS PEUT-ÊTRE UNE FOUTUE ERREUR !
- Nath, je t'en pris, ils nous entendent probablement au salon
- SI TU SAVAIS COMME ÇA ME PASSE MILLES PIEDS PAR-DESSUS LA TÊTE. PUTAIN DE MERDE ! C'EST TELLEMENT LA PIRE JOURNÉE ME DIRE UNE PAREILLE CHOSE ! TU SAIS QUEL JOUR ON EST HEIN ÉRIC ? TU LE SAIS ? OH BIEN SUR QUE NON, TU NE T'ES JAMAIS OCCUPÉ DE MA VIE, ALORS POURQUOI TU LE FERAIS DEPUIS QUE JE SUIS…
Puis, la voix d'Éric marmonna un sort d'insonorité et ni Remus, ni Sirius, ni Selene ne purent entendre la suite de la crise de Nathalie. Dans le salon, il eu un réel vide pendant plusieurs minutes. Pas un silence. Un vide .Les trois adultes avaient cessé de bouger et même de penser. Comme si n'importe quel mouvement de cils pouvait être mal interprété. Remus avait l'impression que même l'air avait oublié de bouger. Ce ne fut que lorsqu'Aden commença à pleurer, suivit pas sa sœur, que la réalité recommencer
Le père se leva et alla prendre son fils dans ses bras pour aller le consoler. Sirius vint à sa rescousse pour sa fille qui semblait vouloir la même affection. Décidément, ils n'avaient pas apprécié l'éclat de voix de leur maman…
Tout en marchant et en balançant Aden qui se calmait de plus en plus, un silence gênant s'installa. Remus tenta de respirer calmement malgré son stress de savoir que sa petite amie était en pleine crise de larme à quelque mètre de lui. Mais Aden ne devait pas le sentir stressé, car jamais il ne se calmerait.
- Faut changer de sujet. Déclara-t-il.
Parler de d'autre chose que de l'intrus dans sa maison allait désamorcer la tension indéchiffrable qui régnait dans sa maison.
- Je déménage le 12. Dit Selene qui, visiblement, disait la première chose qui lui passait par la tête.
Soudain, la réalité désastreuse de Remus s'éclipsa pour faire place à la réalité des colocataires. Il avait complètement oublié que Selene ne voulait plus habité avec Sirius. Elle avait expliqué que c'était une longue histoire, mais que cela concernait deux mode de vie trop distincts pour pouvoir rester amis. Et, en quelque sorte Remus approuvait cela : l'amitié avant la colocation. Mais à voir la mine de Sirius qui baissa radicalement, le lycanthrope réalisa que ce déménagement n'était peut-être pas un choix commun…
«Ding dong»
- J'y vais. Annonça Nathalie en déposant Miriann dans les bras de Selene.
En regardant sa montre, Remus réalisa qu'il était déjà six heures moins quart ; la journée avait passé un peu trop vite avec la cacophonie qui avait eu lieu. À l'heure du diner, Nathalie ouvrit les portes de la cuisine, annonçant à la grande surprise de tous que le repas était servit. Elle avait probablement entamé la cuisson du ragout anglais pour se calmer tout en discutant avec son frère. Éludant les questions trop pointues sur la présence d'Éric, Nathalie leur fit simplement savoir qu'il allait rester jusqu'à demain. À contre cœur Remus accepta l'aide de son beau-frère.
Mais une chose était claire : il ne revenait qu'en temps opportun. Éric prit donc un congé forcé de la maison des Lupin pour aller se perdre dit on ne savait où. Mais malgré le sourire qu'avait affiché Nathalie au départ de son frère, Remus doutait que Nathalie soit si bien qu'elle le prétendait. Était-ce par peur, il ne le savait pas. Mais il revoyait un sourire que Nathalie lui avait fait des millions de fois en septième année d'étude à Poudlard.
- Ah bonjour vous trois ! Claironna la voix un peu trop joyeuse de Nathalie pour qu'elle ne sonne réelle. Allez entrez, les autres sont là.
Sirius sourit à Remus en lui faisant un clin d'œil. Le jeune homme leva les yeux dans les airs. Sirius avait toujours un peu trop aimé les soirs de pleines lunes. Ça le désennuyais disait-il, ça mettait du piquant dans la vie. Le lycanthrope avait toujours eu horreur de ce genre de remarque, bien qu'il sache que Sirius ne disait cela que pour le faire fâché.
Dumbledore, Lily et James firent leur entré dans le salon, accompagné de Nathalie. Selene, Sirius et Remus se levèrent pour aller saluer les nouveaux arrivants. Une fois que Nathalie lui ait libéré les mains de Miriann, Sirius alla serrer la main de James qui avait récemment appris la nouvelle paternité de son meilleur ami et qui n'avait jamais vraiment pu le féliciter. Selene et Nathalie recommencèrent leur discutions alors que Lily vint les rejoindre après avoir kidnappé Eden des mains de Remus. Une fois les mains libre, le loup-garou vint serrer la main de son ancien directeur qui le regardait avec un air de tendresse.
- Alors, vous tenez le coup ? Salua Dumbledore
- Autant que les circonstances le permettent. Dit vaguement le jeune homme.
Les gazouillis chanteur d'Eden dans les bras de Lily firent littéralement exploser de joie la future maman. Lily, qui venait de promette à Selene de l'aide pour se déménagement, adorait le nouveau système de vie qu'engendrait la venu d'enfant. C'était si différent et si identique à la fois que s'en était déroutant. La rouquine songea à l'enfant qu'elle attendait et soupira en se disant qu'elle allait réellement adorer l'adaptation. Alors que Nathalie éclata de rire alors que Miriann avait décidé de ne pas lâcher les cheveux de Selene, la rouquine cessa de tomber dans ses rêveries et fit une moue perplexe. Quelque chose ne tournais pas rond ici…
Ils étaient bien loin les soirs de papotages des derniers ragots dans leur dortoir à Poudlard.
- Il est temps d'y aller les gars. Marmonna Peter en regardant sa montre
Les trois autres maraudeurs, dans un mouvement quasi identique, regardèrent aussi leur montre. Peter se leva, légèrement anxieux et alla regarder à la fenêtre. Sirius alla voir Dumbledore et promit de dénicher un endroit sécuritaire pour Remus et de rester en périphérie pour le surveiller –après tout, le directeur n'était pas au courant de leur état d'animagus. James alla longuement embrasser Lily et touchant doucement à son ventre. Remus et Nathalie (qui avait remis Miriann à Selene) s'éclipsèrent pour un moment. Le sourire de Nathalie était beaucoup trop faux. C'était logique en même temps, pour Nathalie et Remus, cela résonnait comme un moment fatidique pour eux. Leur éternelle discussion ce terminait ce soir.
Dors mon trésor dans ton berceau
Merlin viendra te changer en carpeau
Et si les yeux ouvert tu resteras
Il viendra te changer en rat
Dors mon trésor dans ton berceau
Je viendrai te chercher bien haut
Mon balai volant est prêt pour toi
Et ensemble on s'envolera
Dors mon trésor de ton doux sommeil
Fais un rêve remplis de merveille
Et si demain tu ne me vois pas
Pour me faire venir près de toi
Tu n'as qu'à dire Abracadabra
On cogna à la porte lorsque Nathalie chantais cette chansons à ses enfants qu'elle prenait soin de bercé pour les endormir. Lily, qui couvrait de tendresse cette scène alors que Selene et Dumbledore s'affairaient à divers recherches dans le salon, se figea un peu. Levant un sourcil. Ils n'attendaient personne d'autres à cette heure tardive. Mais ce qui intriguait beaucoup plus la jeune femme était la tension que ces coups avaient provoqué. Nathalie, qui continuait de se bercé, semblait soudainement plus soucieuse.
- J'y vais. Dit la voix calme, mais ferme, de Dumbledore.
Lily tourna la tête pour voir le directeur sortir sa baguette avant d'ouvrir la porte. Le regard de la rouquine se porta alors sur son amie qui la regardait maintenant avec un drôle d'air. Ce n'était pas de la peur qu'on pouvait lire dans ses yeux, mais de la tension.
Au même moment, la lune devint pleine.
Taratatataaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa
ALORSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSS ?? ! Comment vous trouvez ?
Prochain chapitre : Les contre-coups de cette pleine lune assez cacophonique
Siria
