Salut !

Dernière journée de travail demain ! Hourra !

Xxx

Siria

L'adieu

D'un pas pressé mais d'une démarche qu'il voulait détendue, Sirius entra dans l'aile des soins de longue durée de l'hopital Ste-Mangouste. Le jeune homme trouvait que depuis ses dernières années, il venait un peu trop souvent ici pour que se soit saint.

La salle d'attente était presque vide. Une dame avait une cuillère qui dépassait de ses deux oreilles, comme dans les mauvaises comédies de situation moldue que Sirius avait déjà vu. Un enfant d'environs deux ans étaient recouvert de pustules et s'époumonait à tue tête devant ses parents découragées. Ils avaient dû utiliser un sort de mutisme car on pouvait voir les pleurs et l'enfant crier, mais aucun son ne venait déranger l'atmosphère glauque de l'hôpital. Plus loin, une femme se tenait debout et hoquetait des bulles qui éclataient après quelque seconde dans les airs. Finalement, tout au bout de la salle d'attente, Amanda, Lily et Nathalie était assissent sur un banc et chuchotaient à voix basse. Une poussette cachait probablement les jumeaux qui dormaient à point fermé vu l'heure matinale. Sirius s'interdit d'essayer de comprendre l'air qu'elles affichaient, histoire de ne pas se faire de fausse peur.

- Oh Sirius ! S'exclama Amanda en le voyant arrivé.

Elle se jeta dans ses bras lourdement. Le cœur de Sirius commença à se débattre de plus en plus fort, ne voulant pas savoir ce que cet élan d'affection soudain voulait dire. Ne pas analyser pour ne pas inutilement souffrir. C'était ce qu'il s'était promis de faire avant d'entrer ici.

- Elle est là bas. Dit Amanda, après les salutations usuelles.

Amanda pointait une chambre à quelques mètres plus loin. Incapable de parler plus, il lui sourit et gratifia ses trois amies d'un regard qu'il voulait rassurant. Il marcha, les jambes molle, vers la chambre numéro huit.

- Des fleurs ! Elle est bonne celle-là !

Les épaules de Sirius se relâchèrent et soudain, le monde semblait moins lourd. Selene était vivante et le regardant en riant. Un rire fatigué, mais un rire.

- Oh et des marguerites ! Comment sais-tu que se sont mes préférés !

Par merlin ! La jeune femme s'occupait vraiment des fleurs présentement ou il était en train de rêver ?

- Bon sang Selene ! Tu m'as fait une de ses peurs ! Dit Sirius en déposant les fleurs qu'il lui avait apportées sur la table de chevet près d'elle. Regarde-toi ! Ils ne t'on pas ratés !

Selene, assise dû au lit qui se relevait, lui sourit tristement. Une bonne partie de son bras gauche et de son épaule droite avaient un bandage imbibé de sang tandis que des dizaines de potions occupaient la seconde table de chevet. Des catalyseur étaient branchés un peu partout sur elle et renvoyaient en direct des informations qu'une plume s'occupait d'écrire en se promenant dans les airs. D'après ce que Sirius pouvait voir, on analysait ses signes vitaux.

- Bah… On a vu pire sur une autre amie. Dit Selene.

- Ouais mais Nath s'était pas fait attaquer par une dizaine de mangemort !

- Tu remercieras Peter alors ! Ria-t-elle. C'est lui le héro dans l'histoire. Et il va bien avant que tu ne le demandes. Un peu amoché mais bon… selon James je suis la pire…

Sirius était réellement mal à l'aise et ne savait quoi dire ou quoi faire. Le positivisme de Selene était désarmant et il ne savait si elle était réellement ainsi ou elle ne voulait simplement pas l'inquiété. Le sourire de cette dernière voulait lui faire croire à sa santé constante mais les bandages épongés de sang lui disaient le contraire.

- Ce foutu Dolov m'a jetter un Stagno. Marmona Selene en voyant qu'il observait son bras

- Tu ne coagule plus ? Dit Sirius en plantant ses yeux dans ceux de Selene

- Non, c'est le pourquoi des bandages… Mais selon les médicomages, d'ici demain les potions auront eu leur effet et tout sera rentré à la normal.

Il hocha la tête, continuant à la détailler. Elle bougea, ce qui lui valu une grimace. Sirius s'inquiétait et était maintenant persuadé qu'elle jouait une comédie qui visait à rassurer ses amies. Malgré ce qu'elle laissait paraitre, Sirius savait que Selene n'aimait pas être le centre d'attention et préférait être celle qui voit. C'est pourquoi si elle se plaignait, elle allait devenir un point central et elle ne le voulait pas.

- Je déteste être ici… Marmonna Selene après un moment de silence.

- Ta cousine ? Demanda-t-il, simplement.

- Tu t'en souviens.

- Comment oublié. C'est cette histoire qui régit la moitié de tes actions dans ta vie.

Selene, figea légèrement et ouvrit la bouche, mais la referait aussitôt. Sirius craignit avoir un peu trop été franc avec elle. Il savait qu'elle n'aimait la trop grande franchise qu'il faisait sur cet aspect de leur relation, et depuis quelque temps il essayait de se ménager. S'il voulait continuer à être près d'elle, il allait devoir se conformé selon les lois qu'elle dictait… Il ne le savait que trop, et s'y était fait. Mais cette phrase était sortie simplement de sa bouche, sans qu'il n'ait pu l'anticiper. .

- Désoler, ce n'est pas vraiment le moment.

- Ne t'en fais pas Sirius… Tu viens simplement de me confirmé quelque chose…

Selene stoppa ses paroles et ferma les yeux en prenant de grands respire. Sirius attendit plus d'explications, mais aucune ne vint. Il avait l'impression idiote que ce n'était pas la première fois que Selene avait une telle vérité en pleine face. Mais pourquoi se pressentiment étrange ?

Un autre silence remplis de malaise. Sirius détestait royalement cela et Selene aussi à en croire son visage fermé et ses yeux toujours clos.

- Est-ce que tu te souviens ce qui s'est passés ? Questionna Sirius sur la première chose qui lui était passé par la tête.

Tout pour brisé ce silence gênant et remplis de sens.

- Non. Dit Selene en ouvrant les yeux et en jetant à Sirius un regard d'une tristesse à fendre le cœur. C'est un géant trou noir. Je me souviens d'être avec Edgard et d'installer les sortilèges chez Bathilda et de me réveiller ici avec le corps qui voulait m'arracher.

Sirius hocha la tête, se demandant ce qu'il pouvait dire. Elle n'avait pas à être réconfortée et s'apitoyé sur son sort la ferait sortir de ses gons. Alors, la seule chose à faire était d'acquiescer.

- C'est Dumbledore qui t'as demandé de me demandé ça ? Dit Selene en penchant la tête.

- Oui et non. Avoua Sirius. Il voulait savoir…mais moi aussi je le désirais. Tout ce que j'ai su c'est que ce matin, James me parlait par réseau de cheminé pour m'apprendre qu'Edgard, Peter et toi vous étiez dans l'aile des soins intensif de Ste-Mangouste. Agréable comme réveil.

Selene ria doucement. Sirius connaissait beaucoup trop la jeune fille pour savoir qu'elle cachait son malaise. C'était à la fois triste et charmant.

- On a renforcé la protection des autres membres de l'ordre. S'il vous attendait c'est qu'ils commencent à savoir qui nous sommes. Répondit Sirius au regard intrigué de Selene

La jeune fille se contracta les épaules.

- Edgard, Queudevert et toi vous êtes sous plus haute surveillance. La femme de Bones à été avertie et son foyer à été sécurisé par Dumbledore. Peter va habiter chez James pendant quelques semaines, et comme Edgard leur maison à été plus protégé.

- Et moi ? Demanda Selene qui semblait inquiète.

- Tu va revenir à l'appartement pour un bout de temps.

Sirius craignit la réaction de la jeune femme, mais Dumbledore n'avait pas tord, là, elle pourrait retrouver son état normal plus rapidement que chez un autre membre de l'ordre. C'était quand même son ancien appartement. Le jeune homme s'était attendu à des protestations, des cris et même des quand vas-tu comprendre que je ne veux rien savoir de toi. Mais tout ce qu'il eu c'était un soupir.

Un long et profond soupir.

- Est-ce que tu fais ça pour toi, ou pour moi ? Demanda simplement Selene.

- Pour nous.

Elle soupira de nouveau, ses épaules s'affaissèrent.

- Ouais. Marmonna-t-elle, vaincue. T'as raison, c'est la meilleur chose à faire.

Sirius figea. Est-ce que Selene venait de cédé si facilement ? Est-ce qu'elle avait dit oui sans dispute ? Était-ce les médicaments qui la rendait si peu agressive ou simplement qu'elle comprenait ce que l'attaque signifiait pour la sécurité de chaque membre de l'Ordre ?

- Je suis épuisée. Murmura Selene en fermant les yeux.

Sirius sourit tristement en la regardant s'adosser sur son oreiller. Ses bandages semblaient encore plus imbibés de sang qu'à son arrivé. Le jeune homme, doucement, s'approcha de la jeune fille et lui embrassa doucement le front. Selene sourit doucement.

- Repose-toi. Murmura-t-il. Tu l'as mérité.

Il se leva sur la pointe des pieds et se dirigea vers la porte. En se retournant, il regarda de nouveau le piètre état de la jeune fille. Il vit avec surprise que sur ses joues, qui avaient été d'une blancheur cadavérique tout le long de la conversation, du rouge apparaissait doucement. Troublé et incertain de ce que cela voulait dire, il quitta la chambre de Selene.

Venait-elle de rougir suite à son baiser ?

- Sirius !

Lily, qui était toujours dans la salle d'attente en compagnie d'Amanda et Nathalie –toutes avaient un café en main- s'approcha de lui a une vitesse folle. La rouquine ne mit que quelques secondes pour franchir les quelques mètres qui les séparaient.

- Remus et James veulent te voir. Dit-elle d'une voix si inquiète que cela signifiait qu'elle n'avait aucune idée pourquoi.

- D'accord. Dit-il. Où sont-ils ?

- Dans la chambre de Peter. Au bout du couloir.

Sirius opina et tourna les talons pour déambuler dans le petit corridor. Entre Lily et la porte de son ami, un élan de fatigue vint le frapper. Ses paupières étaient lourdes et il ne souhaitait qu'une chose : un bon lit chaud…. Quand la journée allait-elle pouvoir se calmer !

Il se secoua la tête, histoire de se réveiller un peu et entra.

James, Remus et Peter stoppèrent de parler et le regardèrent et lui sourirent tristement. Peter, assis dans un lit, était moins en piètre état que Selene. Un bandage au poignet et quelques ecchymoses, mais rien qui ressemblait à la jeune femme amoché qu'il venait de voir.

- Alors ? Fit Sirius en s'approchant de ses amis. Comme ça va Queudevert ?

Peter haussa les épaules.

- Ça va. Dit-il d'un ton sincère. J'ai mal partout, mais c'est normal. Après nous avoir stupefixé, Dolov a eu un malin plaisir à s'amuser sur nous.

Il fit une moue resignatrice alors que Sirius s'assoyait près de James qui replaçait ses lunettes sur son nez.

- Les infirmières nous ont dit qu'étant donné l'état de Selene, Peter et Edgard devait être sous surveillance pendant vingt-quatre heures. Dit Remus qui semblait avoir eu un réveil difficile lui aussi.

Sirius approuva, curieux d'en savoir plus sur ce que les garçons se disaient et ce que les filles n'avaient pas le droit de savoir.

- Donc, dit Peter en s'adossant sur son lit, comme je vous disais, je ne sais plus quoi pensé.

James secoua doucement la tête et Remus sembla soudainement pensif. Vu l'air intrigué que Sirius affichait, Peter se mit à expliquer en détail ce que Bathilda Tourdesac –qui était dans une autre chambre d'hôpital- lui avait dit lorsqu'il était seul avec elle.

- Je te conseillerais de ne pas trop t'en faire avec ça Peter. Dit Remus à la fin du récit qu'il avait probablement entendu avant Sirius. Bathilda Tourdesac doit probablement être du genre à aimé les ragots.

- Et on a été assez la cible de cela durant nos études pour savoir que la plupart du temps il ne faut pas s'y attarder. Renchérit James.

Peter croisa les bras, peu convaincu.

- Ce n'était pas des racontards qu'elle me disait. Elle était la voisine de Dumbledore ! Elle l'à vu et…

- Et elle a probablement trop d'imagination. Coupa Sirius. Allons Queudevert ! Je suis d'accord avec James. Le nombre de fois que des filles un peu trop imaginative ont créé de fausses histoires à notre sujet, tu devrais avoir l'habitude de ce genre d'histoire.

Sirius voyait bien que Peter ne semblait pas convaincu et croyait, peut-être pas complèmenent mais en grande partie, Bathilda. À voir l'air fatigué de Remus et James, ils devaient parlementer sur ce sujet depuis un bon moment et, sincèrement, il n'avait pas l'envie ni l'énergie pour continuer à débattre de se sujet là…. Et il n'était là que depuis quelques minutes.

- Écoute mon vieux, dit Sirius après une autre argumentation de Peter, j'avoue que tout ça c'est étrange.

James et Remus le regardèrent soudainement étonnés.

- C'est vrai les gars ! Continua-t-il. Il faut l'avouer que c'est la première fois qu'on entend parler de cette histoire ! Je ne suis pas certain d'y croire mais, si sa peut te rassurer Queudevert, je veux bien t'aider à tirer tout cela au clair. Histoire de démêlé le vrai du faux.

Peter sembla satisfait de cette proposition et Remus avoua que ce n'était pas bête comme idée et lui proposa son aide. Voyant probablement qu'il était seul, James se rallia à cette nouvelle recherche que les quatre garçons devraient débutés sous peu et ce, sans que Dumbledore n'en sache mot.

Ce fut l'infirmière qui chassa les trois garçons de la chambre de Peter, quelques temps plus tard. L'air éreinté de leur ami eut raison de leur départ. Enfin, beaucoup plus que l'air grognon de celle qui les chassait.

En fermant la porte, James soupira doucement et regarda au loin. Sirius pu voir Lily qui jouait avec Mirian alors qu'Amanda berçait Eden sous le regard fatigué de Nathalie. Il eu un pincement au cœur sachant que pendant ce temps, Selene souffrait le martyre dans une chambre non loin.

- Vous savez ce qui fait peur dans tout cela ? Dit James dont le visage s'attrista soudainement.

- Quoi ? Demanda Sirius, ne sachant ce qui provoquait une telle peine chez son meilleur ami.

- C'est ce que Dumbledore nous a dit avant d'aller à l'hôpital.

Ces paroles revirent en tête à Sirius. Trop sous le choc de l'annonce de l'attaque de Selene, il n'avait pas saisit la profondeur de ses paroles. Réprimant un frisson de terreur, il regarda Remus qui semblait avoir la même réaction en regardant sa famille.

- Et nous savons bien qu'il n'a que trop raison. Murmura Remus.

- L'attaque signe bien l'adieu au semblant de paix dans lequel nous nous cachions. Dit James.

- Croyez vous que la guerre sera pour bientôt ? Demanda Sirius.

S'approchant encore des trois jeunes filles dans la salle d'attente d'un hôpital surchargé, les trois garçons répondirent tristement en cœur ;

- Oui…

Taratatataaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

ALORS ? Vos commentaires ! VITEUH

Prochain chapitre : Dumbledore regrette les maraudeurs

Siria qui va faire son dernier lunch de l'été !