Salut !

Désoler du délais, je viens de déménager !

Siria

Accoutumance

Nathalie était fiévreuse. Emmitouflé dans une épaisse et duveteuse couverture, la jeune fille toussait à s'en fendre les poumons. Ses yeux étaient fermés, incapable de supporté la lumière aujourd'hui. Elle tremblait et ce n'était pas volontaire. Son teint verdâtre, ses cernes et son front perlant de sueur en disait long sur son était. Elle n'allait réellement pas bien.

En entrant dans leur chambre, Remus constata que l'état de sa fiancé-depuis maintenant six moi !- s'était empiré. Elle semblait à bout de force et elle toussait de plus en plus longtemps. Il s'en voulait d'avoir cédé à ses caprices en acceptant qu'elle aie à la réunion de l'Ordre. Tout au long de la soirée il s'était demandé si cela avait été sage. En voyant Nathalie tousser encore il eu sa réponse. Non.

Déposant son verre d'eau qu'il avait apporté, il s'assit sur le lit. Alors qu'il était sur le point de lui demander comment elle allait, si elle avait encore autant de nausées qu'elle avait eu cette nuit, si elle avait faim et autre information sur sa santé, le jeune homme entendit la voix d'Eden qui se trouvait dans la pièce d'à côté.

- A'pa… mama ! Appela le bambin.

Remus embrassa doucement sa douce sur le front et se leva pour aller voir son garçon, mais Nathalie lui prit la main.

- Laisse j'y vais ! Dit-elle en ouvrant les yeux qu'elle dû refermer à l'instant.

Elle ne pouvait pas encore supporter la lumière.

- Tu plaisantes j'espère ! Dit Remus en tirant les rideaux que le vent avait entrouverts.

N'ayant qu'une faible lumière qui s'échappait des fenêtres, Nathalie pût ouvrir les yeux dans l'obscurité de sa chambre. Elle prodigua à Remus un sourire qu'il lui rendit avec tendresse. Il n'avait pas le temps d'argumenté, Eden l'appelait encore.

- J'arrive mon lapin ! Dit-il plus fort, en s'adressant à son fils dans l'autre pièce.

- 'kay. Gazouilla le bambin.

- J'y vais j'ai dis. S'entêta Nathalie.

Remus fit un pas vers la femme devant lui alors qu'elle se relevait sur ses coudes. Ses bras défaillir et elle retomba sur le dos. Surprise, la jeune femme manqua d'air et, vue sa respiration difficile, elle s'étouffa grandement. Remus s'approcha de Nathalie et l'aida à s'asseoir dans son lit, inquiet. Elle était réellement plus souffrante qu'il ne le croyait.

- Ne dis pas de sottises Nath. Dit-il en lui tendant le verre d'eau.

Verre qu'elle bu d'un trait, sans rouspétée.

- Tu ne tiens même pas debout. Continua-t-il. Aujourd'hui tu te reposes.

- Mais…

- Il n'y a pas de mais mon ange… Tu te repose.

- Non.

Nathalie fit une moue boudeuse auquel il avait de la difficulté à résister. Elle était si belle et avait une mine si adorable quand elle faisait cela. Même malade comme elle l'était. Elle ne savait que trop sa crainte de l'avoir perdu, il y a maintenant près de quatre ans. Cette incident avait fait réaliser à Remus que sa fiancé ait enduré assez de tristesse pour eux et qu'il ne pouvait la rendre malheureuse. Elle devait pouvoir rire et sourire à toute instant…Il se secoua la tête. Non, il devait tenir son bout aujourd'hui.

- Oh que si. Dit-il

- Non, ralla désespéré Nathalie, tu…. fais t…tout encore ! J'en ai marre ! Entre nous deux…. T….tu devrais être celui qui se repose le plus et je devrais m'occuper de toi ! Avec ta lycanthropie…

- …tu sais très bien que mes transformations vont de mieux en mieux. Dit patiemment Remus.

- Mais la potion Tue-loup ne fonctionne pas encore !

Avec le temps, Remus avait réussis à comprendre qu'elle se fâchait plus contre elle-même que contre lui.

- Mais elle aide grandement. Répondit-il

- Je veux y aller.

- Tu ne tien même pas debout. Répéta-t-il de nouveau

- Si.

- Non.

Nathalie vint pour argumenter encore mais Remus lui lança un regard perçant. Un sourire moqueur se dessina sur ses lèvres et il rit doucement. Non pas d'elle, mais pour lui-même. Ça y était. Ce même débat qui durait encore allait recommencer. Le jeune homme avait l'impression de répété de plus en plus les mêmes arguments. Pourquoi était-il amoureux d'une fille si tête de mule ?

- A'pa… mama ! Appela Eden impatient.

- J'arrive ! Clama Remus.

- Je viens moi aussi et ne me dis pas que….

Remus ne laissa pas Nathalie terminer sa phrase car il l'embrassa doucement. Il tenta de mettre toute la patience et la compréhension qu'il pouvait dans ce baiser, histoire de lui faire comprendre que de donner de l'attention à quelqu'un ne lui dérangeait pas. Pour une fois qu'on ne s'occupait pas de lui malade et qu'il pouvait aider quelqu'un d'autre…

Caressant d'une main le visage de sa douce, il posa son autre main sur la tête de lit et réussit à faire coucher Nathalie sur son lit en intensifiant son baiser.

- Repose-toi. Dit-il, les lèvres effleurant les sienne.

Nathalie détourna la tête et Remus savait très bien qu'elle allait dire quelque chose et qu'elle ne voulait pas être interrompue. Mais, aujourd'hui, il n'allait pas cédé.

- Je ne…

Mais Remus réussit à la faire taire en lui embrassant doucement le creux du cou et l'épaule. Nathalie lui caressa les cheveux et la nuque, faisait frissonner le jeune homme qui aventura de plus en plus ses baisers pour aller de nouveau chercher les lèvres de sa douce. Après un long baiser, il retourna s'aventuré sur la peau chaude de son amoureuse et se demanda si elle était si chaude dû à la fièvre ou au désir qu'elle avait pour lui. Une chose était certain, le désir de Remus montait en flèche et laissa ses mains s'aventurer près des jambes et des hanches de Nathalie.

- A'PA ! Cria Eden, réellement fâché.

Le couple se décolla à contrecœur. Remus se leva, mais Nathalie le saisit par la chemise pour aller lui voler un dernier baiser dans lequel Remus sentit toute l'amour, l'envie et une pointe de désespoir de sa petite-amie.

- Emmène Eden et Miriann ici. Supplia Nathalie.

Il sortit de la pièce pour aller voir son fils, ébranlé de constaté que Nathalie se sentait triste de ne pouvoir être avec ses propres enfants. Il se souvint de ses yeux bouillant de désir malgré son état malade, Remus se dit qu'avec les enfants, l'Ordre, sa lycanthropie et l'état de santé de son amoureuse, il y avait des lunes que le couple n'avait pas réellement consumé leur amour. Ce manque se faisait sentir de toute part.

Tout en supervisant les carottes qui se coupaient toute seules, Remus s'attardait au chaudron, préparant le souper. La journée avait été chargée des plaintes de Nathalie qu'il n'avait cessé de stopper avec des baisers et des caresses brulante. À la fin, le jeune homme se demandait si c'était réellement de l'entêtement ou bien Nathalie voulait simplement le sentir près de lui. L'instinct du jeune homme se dit que c'était probablement la deuxième solution.

Alors que Nathalie jouaient avec les enfants dans la chambre –il pouvait entendre leurs rire d'ici- on frappa à la porte. Il regarda l'heure, six heures déjà. La journée avait passée si vite… Baguette parée, il alla à la porte.

- Oui ? Demanda-t-il sachant pourtant très bien qui était derrière la porte.

Sécurité oblige.

- Albus Dumbledore, s'identifia l'homme derrière la porte. Fondateur de l'Ordre du phénix, directeur de Poudlard et aime les chaussettes colorés à noël.

Éclatant de rire, Remus ouvrit la porte au vieil homme qui souriait devant l'entrée. Malgré une fatigue visible dans ses traits, on pouvait voir une énergie dans ses yeux, caché derrière ses lunettes en demi-lune.

- C'est une nouvelle celle-là ! Dit Remus en serrant chaleureusement la main de Dumbledore.

- Oh ! Répondit joyeusement son interlocuteur. Je trouvais mes affirmations redondantes et rasoirs. Alors je commence à mettre un peu de fantaisie. Arthur avait beaucoup apprécié de savoir que mon balai à l'époque était un Cumulus 39….

Remus rigola. Comment cet homme réussissait encore à le surprendre après tant d'année ? S'en était déroutant.

- Nathalie est dans la chambre. Dit-il en désignant la dernière porte du couloir. Les jumeaux y sont, je peux m'en occuper le temps de votre entretient.

- Oh, s'il ne dérange pas, je ne vois pas pourquoi j'empêcherais Nathalie d'être avec Eden et Miriann. Mais, il serait gentil de garder un oreille attentive à leur cri, j'ai très peu de temps et Nathalie me faisait sentir une certaine urgence hier lorsqu'elle m'a demandé de la rencontrer.

Remus hocha la tête, ne sachant pas de quoi leur entretient allait parler. Bien qu'il en ait une petite idée… Il ressentit soudainement une brique tombé lourdement dans son ventre.

- C'est une bonne idée de la garder au lit. Dit Dumbledore en regardant Remus par-dessus ses lunettes. Hier, elle aurait fait peur même à Peevee.

- Je sais, de l'avoir emmené à été une terrible erreur. On ne sait même pas si elle pourra aider pour Pré-au-lard.

- Chaque chose en son temps Remus. Soyons patient. Le corps de Nathalie à de la difficulté avec les maladies environnante, mais elle se remet de plus en plus vite sur pied.

Remus n'était pas tout à fait d'accord avec l'affirmation du directeur. De la patience, il en avait. Depuis quatre ans. Et Nathalie laissait paraitre qu'elle allait mieux, ce qui était faux. Son état était pire que ce que tous croyaient…. Etre alarmiste était normal pour Remus. Mais il n'avait pas envie de s'aventurer sur ce sujet et encore moins sachant que Nathalie attendait leur invité. Il hocha simplement la tête en souriant, se demandant s'il avait été capable de duper Dumbledore qui se dirigeait maintenant vers leur chambre conjugale.

Un pétillement le fit sortir de sa contemplation et il dut se ruer vers le chaudron qui avait débordé sur le feu. Après avoir gratter la croute de sauce brulé sur la cuisinière –il dû utiliser un sort pour réparé la gaffe- et mis les carottes dans le potage, il baissa l'intensité de la chaleur de sa cuisinière, histoire que le repas bout lentement, et marcha d'un pas lent vers la fenêtre, songeant aux dernières paroles de leur invité. Il secoua la tête lentement, se disant qu'il devait cesser de s'en faire.

Il alla dans le couloir, histoire d'écouter si Eden et Miriann ne dérangeait pas trop. En entendant la voix de sa petite-amie, il figea à mi-chemin de la porte. Si Nathalie savait qu'il écoutait cette conversation, elle lui ferait longuement savoir. Il se sentait légèrement voyeur et mal. Il devrait rebrousser chemin. Il devrait. Alors pourquoi s'était-il adosser au mur, incapable de faire un autre mouvement.

- Je n'en vois simplement pas l'utilité. Fit gravement la voit de Dumbledore.

- Sybille Trewlaney à poser candidature et…

La phrase de Nathalie fut coupée par une quinte toux qui dura un long moment. Le cœur de Remus se serra.

- et Poudlard à grandement d'un professeur de divination. Dit la voix de Nathalie qui cherchait encore un peu son air.

Il eu un long soupire et Remus prit un moment pour comprendre qu'il n'avait pas été le seul à pousser ce soupir, Dumbledore en avait poussé un aussi.

- Il y a d'autre candidature pour ce poste Nathalie. Dit-il. Et bien plus compétant qu'elle

Il eu un bref silence. Remus baissa les yeux, trouvant ces pieds soudainement très intéressant. Pourquoi restait-il dans le corridor par merlin ?

- Allez-y quand même.

La voix de Nathalie n'était pas autoritaire, mais elle ne semblait pas que suggéré cette alternative. C'était un peu irréaliste d'entendre sa petite-amie ainsi parler à Dumbledore. Bien qu'il n'était plus leur directeur et qu'ils pouvaient être mis comme égal, Remus avait toujours sentit qu'il devait parler à l'homme avec le respect qu'il lui devait lors de ses étude. C'était le cas de bien des gens dans l'ordre d'ailleurs. Même Nathalie lui vouait habituellement ce respect. Mais aujourd'hui, il y avait quelque chose d'impatient et d'autoritaire dans sa voix.

- Vous devez y aller.

La voix de Nathalie se fit soudainement plus douce, comme suppliante. Et tout ce que Remus venait de penser venait d'être effacer par cette petite phrase. Soudain, il entendit une respiration sifflante et une toux creuse et maladive. Cela dura plusieurs bonnes minutes. Malgré Dumbledore qui avait fait apparaître de l'eau dans un verre –probablement celui au chevet- rien n'avait changé. Des pas rapide se firent soudainement entendre, puis plus rien.

Remus vit alors la poigné de la chambre tournée et il se s'enlevant doucement du mur, le regard inquiet. Il s'en contre fichait qu'ils sachent qu'il les avait écouté, tout ce qu'il voulait c'était aller voir Nathalie et les enfants. Dumbledore sortit du cadre de porte, les yeux songeurs et le visage sérieux. Le sourire qu'il lui fit, par contre, confirma à Remus qu'ils pouvaient entrer dans la chambre.

Se dirigeant vers la chambre, il vit Eden et Miriann jouer avec un bout de ficelle et une boite de carton, le lit vide et la porte de la salle de bain entre ouverte. On pouvait y entendre Nathalie recracher son petit-déjeuner.

- Tu diras à Nathalie que j'irais. Dès que je peux, j'irais! Dit Dumbledore en déposant sa main sur son épaule. Si c'est ce qu'elle veut, j'irai.

Cela confirma alors que le directeur savait qu'il les avait espionné, mais le clin d'œil qu'il lui lança fini de le rassurer. Cela ne semblait pas très grave. Il lui désigna avec le menton la salle de bain ; c'était beaucoup plus urgent cela.

- Bonne fin de journée. Salua le vieil homme avant de se diriger vers la porte de sortie.

Lorsqu'il entendit la porte se refermer, Remus s'autorisa à bouger. Il marcha d'un pas lent et tremblant vers ses enfants qu'il embrassa sur le front à leur grand bonheur. À l'aide du sortilège d'aguamenti, il rempli le verre d'eau qui gisait à terre, vide. Il le prit et l'emporta dans la salle de bain. Il y vit alors Nathalie, le front recouvert de sueur collé sur la cuvette de toilette, tenant à peine sur ses genoux. Malgré les grosses gouttes qui ruisselaient sur son visage, il pu tout de même y voir des larmes silencieuse couler alors qu'elle recommença à vomir.

- Est-ce… qu'il va…y…aller ? Demanda difficilement Nathalie.

- Oui oui… Dit Remus, pris au dépourvu. Ne t'en fais pas.

- Il…faut…qu'il y aillle….sinon…c…ça…ne fonctionnera plus….

S'agenouillant près de sa copine qui retournait de nouveau son visage vers la toilette, Remus fronça les sourcils. Avait-il halluciné ou Nathalie venait de faire allusion à…. Non c'était impossible ! Elle ne pouvait pas ainsi facilement manipuler Dumbledore. La conversation prit alors une toute autre tournure. Elle ne pouvait pas ainsi contrôler le directeur pour l'emmener à rencontrer une certaine Sybille Trelawney auquel il ne semblait rien penser de positif.

Savoir que sa petite-amie se jouait ainsi d'un si grand homme inquiéta grandement le lycanthrope. Il trouva que, soudainement, les intentions de Nathalie face à la guerre n'étaient plus aussi claire. Y'avait-il uniquement l'anéantissement de Voldemort dans toute cette histoire ou il y avait autre chose….. ?

- La mission… c'est ça ?

Nathalie hocha faiblement la tête en releva sa tête de la cuvette pour poser son front brulant sur la porcelaine froide. Le cœur de Remus se serra, impuissant face au triste état de son amoureuse. Il lui tendit le verre d'eau qu'elle repoussa d'un vif geste de main. Remus voulu protester mais à la revoyant se rediriger vers le bol pour vomir de nouveau, il se dit que d'insister ne serait que de la torture pour elle.

- Je ne… peut rien te…. dire de… plus, dit-elle en se relevant de nouveau, tu dois en avoir marre d'…. d'entendre ça….mais….mais…..

Nathalie ferma les yeux, en proie d'une nouvelle nausée qu'elle sembla contrôlée. Remus mit une main dans son dos où il sentit les cicatrices de sa petite amie plus brulante que jamais. En tâtant son front, il réalisa qu'en fait, c'était l'entièreté de Nathalie qui semblait être une torche humaine.

- mais…. Mais….

Elle cessa de parler, prenant un grand respire.

- Ça va Nath. Coupa doucement Remus en lui embrassa doucement son front recouvert de sueur. Je sais, je comprends.

Au début, il y a déjà quatre ans, cette réponse le mettait hors de lui. Il voyait ce mutisme comme un manque de confiance. Après tout ce qu'ils avaient vécu et tout ce qu'il avait vu de la véritable vie de Nathalie, il n'en revenait qu'elle aie eu encore des secrets. Mais, un soir, après que le ton soit de nouveau monté à propos de ce sujet, Nathalie avoua que si elle le révélait la véritable identité de sa mission, cette dernière pourrait ne pas fonctionner. Il n'avait trop compris au début, mais s'y était fait. Cela créait une tension si inutile entre eux et il ne voulait pas que tout deux soient en froid. Ils avaient perdu déjà trop de temps à ne pouvoir être ensemble que de la savoir en rogne signifierait pour lui la perdre à nouveau. Cela il en était incapable.

Le rire des enfants fit ouvrir doucement les yeux de Nathalie qui se remplirent d'eau. Elle les referma vivement laissant couler des larmes et toussa lourdement, jusqu'à en être malade. Remus se leva, véritablement mal devant la réaction de sa fiancée.

Tremblant, il se sentit soudainement faible. Non pas physiquement, mais moralement. Comment pouvait-il réussir à prendre soin de sa famille ? La pleine lune arrivait à grand pas et l'état de Nathalie annonçait qu'elle allait devoir rester au lit pour un moment. Tout deux incapable de se mouvoir, comment Eden et Miriann allaient-ils pouvoir être en sécurité pendant ces quelques jours.

Oui, il y avait Sirius, Selene, Peter, James et Lily. Mais ce n'était pas ça le problème. C'était lui. Si il n'avait pas sa foutu lycanthropie, cette problématique serait inexistante. Nathalie pourrait dormir et les jumeaux n'y verraient que du feu. Mais encore une fois, il ne pouvait être à la hauteur à cause du mal qui le rongeait.

Regardant Miriann éclater de rire en voyant Eden se mettre une boite de carton sur la tête, le père se sentit, au plus profond de lui, dangereux. Non seulement lorsqu'il était en monstre, mais lorsqu'il était lui-même, sa famille continuait à vivre dans un éternel danger.

Il voulait s'excuser à fiancé. Il voulait s'excusé qu'elle aime un homme si faible et incapable de protégé qui que se soit. Mais en se retournant vers la salle de bain et revint Nathalie, maintenant effondré sur le bol, prise d'un grand sanglot. Elle semblait réellement épuisée. Son cœur se serra en voyant le regard désespéré qu'elle lui lance. Il se rua vers elle et la prit dans ses bras. Il aurait prit une poupée de chiffon qu'elle aurait été aussi impassible et molle. Le jeune homme ne savait pas si les tremblements étaient provoqués par lui ou elle présentement.

Même dans ses bras, Nathalie tremblait autant qu'un sorcier qui aurait attrapé la tremblotine. Le teint verdatre n'aida pas à le rassurer.

- Remus…. Gémit-elle en s'agrippa fortement au gilet de ce denier. Remus.

- Ça va Nath. Murmura-t-il. Je suis juste là.

- Ne part pas s'il te plais.

Nathalie pleurait maintenant.

- Ne part pas…. J'ai si peur…si….peur….si….

Elle ferma les yeux et tomba rapidement dans une sorte de sommeil épuisée. Alors qu'elle toussait doucement, Remus la souleva et la rammena dans leur lit sous le regard intrigué des jumeaux. Alors qu'il la recouvrait de leur couette de lit, il lui embrassa doucement le front.

Se sentant soudainement utile dans la vie de quelqu'un, un sentiment de puissance grandit en lui. Nathalie avait besoin de lui aujourd'hui. Et aujourd'hui il était capable de l'aider. Il la protégerait de ce quoi elle avait peur…. Mais elle avait peur de quoi justement ? De ce qu'elle avait parlé avec Dumbledore ? De sa mission ? Pour les enfants ? Pour elle ?

Prenant les enfants pour les emmener joué ailleurs, histoire de laisser Nathalie dormir, Remus songea tristement qu'elle avait peut-être peur des quatre choses en même temps….

Taratatataaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa

ALORS ? Vos commentaires ! VITEUH

Prochain chapitre : L'inévitable guerre Sirius-Selene :)

Siria!