Salut !
Désoler du retard, l'université prend tout mon temps ! Je prend une pause avant ma fin de session pour vous faire lire ceci !
Bonne lecture !
Siria
Bilan
La chaumière chez les Weasley avait déjà été aussi encombrée, mais elle n'avait jamais été aussi empreinte d'une tension aussi palpable. Peter en était persuadé. Le moindre mouvement semblait déchirer une atmosphère où tous semblaient sur le point de craquer à tout moment. Une l'avait déjà fait ; Selene pleurait sur l'épaule de Sirius qui tentait de la consoler du mieux qu'il pouvait. Et bien que leur nouveau statut de couple ait égayé tout le monde au début de la semaine, l'atmosphère n'était plus à la fête.
Edgard Bones, Caradorc Dearborn, Dedalus Diggle, Elphias Dodge, Benjy Fenwick, Arabella Figgs, Mondingus Fletcher, Hagrid, Hesita Jones, Remus Lupin, Nathalie Brindamour, Fol'Oeil, Dorcas Meadowes, James et Lily Potter, Fabian et Gideon Prewett. L'ordre tout entier était là.
Mais trois personnes brillaient par leur absence. Dumbledore et, bien sur Alice et Frank Longdubat.
Si le moment aurait été tout autre, Peter aurait probablement été soulagé de voir Sirius et Selene formant enfin un couple. Mais ce n'était pas la rancœur de son célibat forcé qui l'empêchait d'apprécier ce qu'il savait. Comment festoyer dans un pareil moment. Le café de pratiquement tout le monde refroidissait et peu de gens prenait une gorgée. Même Fol'œil semblait tendu. Lui qui en avait vu plus d'une semblait aussi troublé par ce qui c'était passé à Pré-au-lard. C'est même d'un pas lent que Molly alla à la porte lorsqu'on frappa. Elle qui voyageait toujours à la vitesse de l'éclair lorsque les enfants étaient dans la pièce, elle semblait totalement anéantie. Les larmes qui s'accumulaient dans ses yeux en étaient la preuve.
C'était Éric à la porte. Peter serra les dents. Ce salaud refaisait surface et tout le monde semblait l'accepter.
Bien que sa mémoire soit floue, il se souvenait parfaitement du visage défait par la douleur de son amie lorsqu'elle les avaient vus au tribunal. De toute façon, cette brume qui cernait son esprit était une œuvre d'Éric, il en était persuadé. Alors, pourquoi Nathalie comme Remus acceptaient-ils sont retour avant tant de facilité. Bien que le lycanthrope lui ai dit que ce n'était pas le cas, il considérait que de simplement le laisser entrer en contact avec l'ordre était une preuve de lâcheté. Remus lui avait dit de laisser tomber, que de toute façon, il connaissait l'existence de l'association. Mais l'ancien gryffondor continuait de croire que de le laisser interagir avec les membres étaient bien plus que ce qu'il réservait. Encore une fois, on n'écouta pas ce qu'il avait a dire.
Refoulant ses pensées amères, Peter tourna son regard vers Nathalie qui, après un soupire embrassa doucement Remus et alla rejoindre son frère, sa cape sous le bras. Alors qu'elle fermait soigneusement la porte, il regarda son ami consterné.
- Alors quoi ! S'exclama-t-il. On la laisse partir comme ça ! Sans rien dire !
- Peter… Soupira Remus en croisant les bras.
Le concerné darda son ami du regard.
- Queuedevert n'a pas tord Remus. Fit James d'une voix posé prouvant qu'il ne voulait pas semer la zizanie. Il fallait vraiment qu'elle parte maintenant ?
Un seul regard à tout l'assemblé et Peter pu constater que c'était l'opinion générale. Bien que la plupart ne savait pas le secret de la jeune fille, cet action semblait tout de même étrange.
- Écoutez ! Dit sèchement Remus. À quoi bon se mettre en rogne. Elle ne dira rien de toute façon et même si on met tout nos efforts elle ne cédera jamais. Alors à quoi bon cultiver la haine, ce n'est pas le moment de se séparer pour une question comme celle-là.
- On a déjà réussi à la faire craquer. Marmonna James en buvant son café
- Ce n'est pas la même chose.
La voix de Remus, détachant chaque syllabe de sa dernière phrases, tremblante de colère, fit dire à Peter de ne pas parler. James semblait avoir tiré la même conclusion. Il semblait essayer de se convaincre lui-même. Et, de toute façon, cette discutions devrait avoir lieu dans une pièce où toutes ses oreilles ne seraient pas là.
Le froid qui s'était installé dans la pièce était désagréable. Lily alla poser sa tête sur l'épaule de James. Arthur quitta la pièce, prétextant une soudaine envie de biscuits, Caradorc Dearborn commença à faire les cents pas et Hagrid bougea dans le seul coin où il pouvait se tenir.
Peter, lui, se mordit la langue. S'il ne pouvait le dire à voix haute, il pouvait au moins pester dans sa tête. Car il était en rogne. Il voyait totalement rouge. Dans le fond, Nathalie n'était qu'une hypocrite. Depuis bientôt quatre ans, tous cachaient sa réelle identité et acceptaient ses moindres caprice qui, sous signe de la maladie, devaient passer avant tout le reste. Mais, lorsque venait le temps de le faire réellement confiance, lorsqu'il était le temps de parler des vraies choses elle se défilait comme une lâche. Autant au niveau de la raison première de sa présence sur terre que pourquoi Éric était toujours dans le coin. Ils frappaient toujours un mur de silence. Si elle leur avait dit ce qu'elle cachait, ils auraient pu sauver Frank et Alice. Il en était persuadé. Prenant un grand respire, Peter regarda au loin, se disant que si elle avait réussit à aveugler Remus avec tous ses caprices et ses non-dits, tout cela ne marchait à avec lui.
L'amertume de Peter grandit de nouveau lorsque Dumbledore revint, une vingtaine de minutes plus tard. Il repensait à la conversation qu'il avait eue la veille avec le directeur de l'école. Tout comme Nathalie, il avait frappé un mur en le questionnant sur Gilderwald. Il ne lui avait dit que des détails insipides sur sa bataille et avait totalement changé de sujet.
- Ils ont été touchés, très gravement, et ce de façon permanente. Annonça alors gravement Dumbledore.
Tout comme le reste des gens autour de lui, Peter ne pu contenir les larmes qu'il retenait depuis le début de la soirée. Alors que ses joues s'humidifièrent, Peter n'eu le courage de regarder les gens autour de lui et se contenta de fixer ses chaussures.
Bon sang…. Le danger était réel. Il le savait depuis toujours. Mais Marlène…puis Frank et Alice…. Combien d'autre mort y aurait-il dans l'ordre avant que tout cela ne cesse. Le cœur de Peter se crispa à l'idée de perdre une autre personne dans sa vie.
Neville, poursuivit le directeur, la voix pleine d'émotion, à été placée chez sa seule grand-mère vivante.
Un poids s'abattit sur les épaules du Gryffondor. Il avait complètement oublié Neville. Ce gamin qui, maintenant, était orphelin. Ses parents étaient invalides. Il osa lever un regard vers ses amis, maintenant eux aussi parents. Leurs visages semblaient plus affliger, comme s'ils transposaient la situation dans leur cas et que cette perspective était douloureuse.
- C'est grave ? Demanda Fabian
Sa voix se brisa, les sanglots de Molly percèrent le silence.
- Pour l'instant, je ne peux que supposer. Fit Dumbledore qui semblait avoir de plus en plus de mal a garder le contrôle. Peut-être pas aussi grave que l'on suppose. Mais, il est clair qu'ils ne peuvent avoir la garde du gamin. Le reste, seuls les médicomages pourront nous éclaircir.
Le reste de la soirée fut totalement floue pour Peter. La conversation avec le directeur dura un bon moment. Aussi irréel que cela puisse sembler paraitre. Dès que tout le monde eurent le congé, chacun gagna son foyer, histoire d'aller rejoindre l'être cher. C'était dans des moments pareils que l'on appréciait la présence de l'autre. Ça, il le savait. Mais ce qui l'étonna largement, ce fut que ses pensées n'allèrent que très brièvement vers Amanda. Pour croire qu'il avait réussit à rayer la jeune femme de sa vie. L'annonce de son mariage avait grandement aidé…
Après avoir assuré à James, Sirius et Peter qu'il allait bien, Peter regagna son petit appartement. Il ne prit même pas la peine d'ouvrir les lumières, connaissant son minuscule logement comme sa poche. Tournant à droite en entrant, il alla s'affalé sur son lit, encore habillé. Bien que le corps fût épuisé, la tête lui bouillait. Il plongea sa tête dans son oreiller et hurla à plein poumon.
Mais qu'est-ce qui se passait par Merlin ! Comment tout pouvait aller aussi mal en se moment dans sa vie. Il se sentait tellement inutile et impuissant. Comment vouloir continuer à vivre dans une pareille vie ! Tout ça ne lui donnait à rien.
Il n'avait pas d'enfant comme ses amis, il n'avait même pas de petite-amie ! Il avait toujours su que ses flits à l'école étaient dû à la popularité et non pas à cause de lui. Mais il avait fini par croire qu'il pourrait plaire. Pourtant, toutes ses conquêtes ne s'étaient résulter par des échecs ! Pendant ce temps, un de ses ami était marier, l'autre fiancée et l'autre venait d'avoir la fille après laquelle il courrait depuis la fin des classes. Lui, il n'avait même pas l'ombre d'une fille dans sa vie… En plus, ses amis lui cachaient des choses. Non pas qu'il était jaloux du temps qu'ils passaient en couple ! Mais Remus endossait les fourberies de Nathalie, James semblait l'éviter lorsqu'il s'agissait de garder Harry et Sirius lui avait même menti un soir pour éviter d'aller prendre un verre. Comment croire en quelque chose alors que les gens avec qui toute ta vie semblait construite, semblait te considéré comme une roue de secours. Un mal nécessaire. Même Dumbledore, celui qu'il avait toujours considéré comme un héro, montrait un coté sombre tellement inattendu et décevant.
Sur un coup de tête, Peter se leva. Il se dirigea vers la salle de main où il alluma la lumière. La fatigue, la colère, papier peint et la lumière se reflétant sur la peinture verte lui donnait des airs de cadavre. C'est ce qu'il constata en se regardant dans le miroir. Il ne se reconnaissait même plus…. Sous la colère, il gémit et frappa lourdement le mur devant lui. Le miroir menaça de tomber.
Est-ce que le bien existait ? Comment le savoir ? Puisque même dans ceux qu'il avait toujours considérés comme porteur de bien et de lumière, la noirceur semblait faire surface. Dans les jours les plus sombres, le vrai visage se montre. Et, il avait l'impression que son monde n'était basé que sur des chimères, que sur des masques.
Frappant de nouveau dans le mur, alors que le miroir tombait et se fracassait en milles morceau, Peter éclata en sanglot. Faisant fit de la douleur qui émanait de sa main droite, il hurla de nouveau, n'y trouvant aucun réconfort et aucun soulagement. Il n'avait qu'un moyen pour faire taire cette douleur. Ce trou béant dans son ventre, dans sa tête. Pour comprendre…. Essuyant ses larmes du revers de la main, il ajusta sa cape, repris sa baguette qui avait tombé dans sa chambre et sortit de chez lui.
Oui… il n'y avait plus qu'un seul moyen….
Oula ! Pas de tout repos à écrire ce chapitre ! :) Vos commentaire ?
DÉSOLER DU ! Je ne vous ai pas oublié promis !
Prochain chapitre : Un nouveau pion arrive
Siria!
