Salut !

Enfin ! L'université est fini et c'est noel !!!! Donc ! Un petit chapitre pour fêter ça !

Bonne lecture !

Siria

Indésirable

Un mois…

Sortant de Ste-Mangouste, Nathalie songea à cette triste date. Il y a de cela un mois, Alice et Frank avaient été torturé jusqu'à la folie. Et, après la visite qu'elle venait de leur faire, il était facile de constater que ça n'allait pas en s'améliorant. Le cœur de la jeune mère se serra alors qu'un sentiment d'impuissance la tenaillait. Ces nouvelles étaient bien sombres pour l'ordre…. Déjà, l'Ordre avait changé. Seulement cette année, trois personnes avaient donné leur vie en combattant le mal. En combattant la facilité comme disait Dumbledore. Alice, Frank et Marlène étaient dans un monde où même si la guerre faisait rage, cela n'avait plus d'importance.

Soupirant, Nathalie frotta ses yeux avec ses mains. Parfois, elle avait envie de rejoindre cette place. D'être comme son frère. Là où la mort n'était pas importante, là où l'attachement était proscrit, là où la famille n'est que désillusion. Mais ce n'était pas elle. Elle le savait. Sa place était auprès de ses personnes qui étaient près à sacrifier leur propre sécurité personnelle pour voir ne serait-ce qu'un brin de lumière dans leur vie.

Et cela n'était pas près de changer. Elle ne le savait que trop. Mais elle ne pouvait le dire aux autres. Ils ne pourraient comprendre. Il désespérerait. Or, l'espoir était une des rares choses que les mangemorts n'avaient pas enlevées à l'Ordre. Il fallait le conserver à tout prix. Elle allait devoir se taire. Se taire une fois de plus. Jusqu'à en être malade. Elle le savait, elle avait fait se choix, elle l'assumait. Mais elle était fatiguée.

Sa rencontre avec les yeux ternes de Frank et d'Alice l'avait abattue. Tout ce qu'elle désirait, c'était serer ses enfants dans ses bras et dormis auprès de Remus cette nuit. Dans ses bras. Voilà ce qu'elle allait faire…

Arrivée chez elle Nathalie n'eu plus de temps de ruminer ses sombres pensée. Remus se remettait à peine de la pleine lune et lorsqu'il la vit revenir, il alla se reposer. Après lui avoir donné un baiser amoureux et passionné, qui surpris légèrement le jeune homme, Nathalie l'envoya dormir dans leur chambre. Eden et Mirian bien réveiller, et sans séquelle de leur lycanthropie bénigne, réclamèrent toute l'attention de la mère. Elle passa donc la matinée à faire des mimes rigolos à ses enfants où les faire jouer avec divers jouets qu'ils avaient reçus pour leur fête de la part de leurs amis. Ce n'est qu'à midi qu'elle s'accorda un repos. Plaçant les jumeaux sur le carrelage de la cuisine, tout deux occupé à barbouiller des feuilles avec divers crayons de couleurs, l'ancienne Gryffondor entama le diner. Alors qu'elle supervisait les couteaux qui coupaient les carottes et les céleris, elle s'afféra à faire bouillir de l'eau dans une casserole près d'elle. Farfouillant dans ses armoires, elle dénicha le jus de tomate qu'elle ouvrit d'un coup de baguette. De minuscules nouilles cuisaient lorsqu'elle réprima un large frisson.

Se frictionnant les bras, elle regarda du coin de l'œil sa chambre où son fiancé dormait. Heureusement, il ne l'avait pas vu. Elle se dirigea vers le salon, histoire de trouver la veste qu'elle avait laisse trainer là la veille, mais se ravisa. La soupe qu'elle préparait allait la réchauffer. Oui ! Elle devait y croire. Elle ne devait montrer à personne qu'elle avait froid. Qu'elle était congelée en fait. Surtout pas Remus. Il allait encore trop la couvrir. Elle devait endurer cela et montrer qu'elle reprenait du mieux. Elle s'était juré de ne plus fondre en larme après avoir été malade, comme la dernière fois. Elle s'était juré d'être plus forte pour sa famille. D'être plus forte pour celui qu'elle aimait. Elle devait se prouver à elle-même qu'elle allait mieux.

Déjà qu'ils s'inquiétaient pour bien d'autre chose. La santé ne devait plus être leur priorité. Après tout, son état de santé fragile l'empêchait d'avoir un boulot. Elle ne savait jamais si le lendemain elle serait capable de se lever. Remus, quant à lui, avait de plus en plus de difficulté à trouver un emploi. Il avait été remercié de son dernier job lorsque son patron décida d'être moins tôlèrent de ses absences prolongées. Depuis, il n'eu pas d'autre occasion. Pour l'instant, l'argent n'était pas un problème ; l'héritage des parents de Remus leur permettait de vivre bien et d'être capable de subvenir aux besoisn des enfants. Mais l'argent n'était pas éternel… Elle allait devoir réellement commencer à mieux aller. Se trouver un job, pouvoir aider sa famille plutôt que de la nuire en restant cloitré des journées entières au lit.

Les babillement incompréhensibles de Mirian sortirent la jeune fille de sa léthargie. Elle constata donc qu'elle était debout en plein centre de la cuisine, alors que son repas cuisait et que ses enfants jouaient. Prenant un grand respire, la jeune femme se dirigea vers ses chaudrons et s'attarda sur la préparation de leur repas.

Alors que la soupe chauffait doucement sur le feu, elle fit manger les jumeaux et les berça doucement jusqu'à ce qu'ils dorment. Une fois les enfants dans leur berceau, Nathalie s'autorisa une pause. Assise à la table de la cuisine, elle se frotta légèrement les yeux ; la nuit blanche s'accumulait à la fatigue que ses activité de la journée lui fournissait. Mais ce n'était pas pour longtemps. Du moins entendre une nuit de pleurs de la part de ses enfants n'étaient pas pour longtemps. Ils grandiraient. Parleraient. Ils sauraient où ils avaient mal et elle allait pouvoir mieux les aider…

- Hé bien, ça sent bon tout ça. Souffla une voix à son oreille alors que des mains la prirent par taille.

- Déjà réveillé ? S'étonna-t-elle en regardant Remus. Tu dors plus longtemps que ça habituellement.

- Il faut croire que la potion tue-loup marche un peu mieux. Dit son fiancé en lui embrassant derrière l'oreille.

Nathalie sentit l'étreinte de Remus s'éclipser et elle le regarda se diriger vers la marmite de soupe qui chauffait encore.

- Tu n'as pas mal ? Demanda-t-elle

- Crois-moi, j'ai connu bien pire. Ria Remus en prenant deux bols dans leur armoire.

- Mais tu as mal.

- Je ne demande pas à la potion d'être parfaite. Pas pour l'instant. Mais si elle peu atténuer la douleur, j'entrevois ça comme un espoir.

Souriant, il déposa un bol de soupe devant elle. La jeune femme fit une moue perplexe. C'était impossible que la potion soit aussi efficace aussi vite. On venait à peine de la découvrir. Elle était encore au stade de test. Remus était beaucoup trop optimiste pour qu'il ne lui cache pas une plus grande douleur. Mais que pouvait-elle dire ? Elle lui jouait la même comédie…

- Je vais demander à Lily de préparer la prochaine dose. Fit Remus en s'assoyant près d'elle.

- Tu ne viens pas de me dire que celle que tu as préparer fonctionne ?

- Si. Mais Lily était réellement la plus doué de nous tous. Je ne serais même pas étonné qu'elle la prépare mieux que moi. J'ai envie de voir si c'est vrai… elle pourra nous donner des conseils.

- Ça vaut la peine d'essayer.

Nathalie prit une bouchée de son diner en hocha la tête, se forçant de dessiner un sourire sur ses lèvres. C'était mieux d'encourager l'espoir de Remus que de rester dans cette mauvaise bulle noire dans laquelle elle flottait depuis la sortie de l'hôpital. Le lycanthrope lui fit un sourire réconfortant, elle ne pu s'empêcher de lui répondre. Il était si adorable quand il faisait cela. Il savait qu'elle n'était pas convaincu.

C'était ce qui la fascinait de leur couple. Il y avait tant de non-dit que tout deux savaient plus ou moins, et ils agissaient comme si l'un et l'autre ne le savait pas. Était-ce pour que tout aie mieux, ou que la vérité faisait trop mal ? Si au début la jeune femme trouvait toute ses cachotteries inacceptable pour un couple, elle en avait prit l'habitude. C'était mieux ainsi. Triste constatation qu'elle effaça de son esprit aussitôt la pensée venue.

«Toc toc toc»

Intriguée, Nathalie se dirigea vers la porte d'entrée. Par habitude, par précaution, elle regarda sa baguette Sa baguette toujours prête et se demanda qui pouvait bien venir. La paranoia collective qui avait atteint l'ordre leur avaient fait prendre des mesures plus préventive pour avertir leur venu. Même lorsqu'elle allait visiter Lily ou Selene, Nathalie avait pris l'habitude de les contacter par cheminer ou par hibou. Comme ça, pas de mauvaise surprise à la porte pour ses amies. Là, aucun avertissement.

Nathalie entrebâilla la porte et vit Dumbledore qui la regarda avec un air grave. Les yeux du directeur ne pétillaient pas comme d'habitude. Il pinçait les lèvres. Voir le directeur aussi anxieux n'avait jamais rien de bon.

- Pas besoin de m'identifier. Dit-il d'un ton calme mais qui n'avait rien de jovial.

- Le nom de votre chat lorsque vous étiez à Poudlard ?

- Je n'avais pas de chat… trop de poil !

Nathalie lança un sourire alors que Dumbledore lui fit un clin d'œil. La jeune femme ouvrit la porte plus grandement, détaillant le visage de l'homme devant elle. Il semblait ronger par les rides et la fatigue.

- Entrez. Dit-elle en se tassant de la porte pour le laisser passer. Désoler, on est jamais trop prudent.

- Ça va, je comprends. Si j'étais un mangemort… Enfin, ce n'est pas pour ça que je suis ici Nathalie. J'ai besoin de te parler…. Tout de suite.

Le cœur de Nathalie se mit a battre légèrement plus fort. Le ton tranchant du directeur était beaucoup trop stricte pour que ça ne soit pas urgent. La jeune femme entendit une chaise bouger dans la cuisine. Quelques secondes plus tard, Remus faisait apparition dans le vestibule, Dumbledore le salua d'un hochement de tête. Nathalie pu voir dans les yeux de son fiancé qu'il se posait beaucoup de question et qu'il ne savait que trop que c'était pour la mission. Il s'était résigner, elle le savait, mais elle continuait à détester lui mentir.

- Voulez vous aller au salon. Proposa-t-elle

- J'aimerais parler de cela ailleurs. Dit Dumbledore on regardant Remus.

Le lycanthrope soupira et hocha la tête. Nathalie regarda ses pieds, se sentant affreusement mal. Un jour il allait comprendre. Un jour, il saurait pourquoi elle lui cachait tout ça… Dans longtemps. Très longtemps. Mais il allait tout savoir un jour. Elle lui avait promis.

- Fait attention. Dit Remus en lui tendant sa cape d'extérieur.

Il lui fit un sourire triste qu'elle ne pu s'empêcher de lui rendre. S'approchant de lui, elle prit la cape et alla déposer un baiser rempli d'excuse sur ses lèvres, il répondit doucement. Il lui pardonnait. Elle le savait. Mais elle se sentait tout de même coupable Après avoir jeté un regard amoureux à Remus, elle se tourna vers le directeur qui semblait avoir développer un intérêt soudain pour la toile accrochée à l'entrée. Il leur laissait ce moment d'intimité. C'était gentil de sa part.

- Reviens vite. Souffla Remus à son oreille.

Nathalie hocha la tête, embrassa une dernière fois les lèvres de son amoureux et rejoint le directeur. Une fois la porte fermé, elle vit les yeux bleus et transperçant du directeur la regarder. L'impression d'être détailler par un rayon x la pris. Elle détestait quand il faisait cela. Il avait toujours ce regard quand ils parlaient de la mission. Et habituellement, lorsqu'elle devait en parler avec le directeur de Poudlard, ce n'était pas pour de bonnes nouvelles.

- Où va-t-on ? Demanda-t-elle pour cacher son malaise.

- À l'école.

Nathalie ne pu s'empêcher de le regarder, surpris. Elle n'avait pas mis les pieds à l'école depuis a fin de sa septième année. Un gout amer tomba dans sa bouche. Même si elle avait été couronnée de succès, avec Lily et James et le quiddich, elle gardait un bien mauvais souvenir de sa dernière année. Jamais plus elle ne voulait revivre tout cela. Elle avait trop souffert. Tout le monde autours d'elle avait trop souffert. Remus ne méritait pas ça.

Agrippant le bras que Dumbledore lui tendis, Nathalie sentit qu'on la tirait dans le vide, son estomac se contracta et tout autours d'elle devint flou. On finissait par s'habituder à transplaner

Le lendemain, c'est l'Ordre entier qui s'était retrouvé chez les Lupin. Encore une fois, les enfants dormaient dans une chambre, plus haut, tandis que les adultes discutaient dans la cuisine. Les cafés froids et à moitié vides montraient que la réunion était entamée depuis très longtemps. Les préparations d'une mission prochaine venaient d'être mis en place, on énonçait de nouvelle technique pour se protégé. Certains parlaient à voix basse d'Alice et Frank, quémandant leur état de santé et des nouvelles du petit Neville.

- Ça va ? Souffla Remus à l'oreille de Nathalie. Tu n'as pas parlé de la soirée.

Nathalie hocha la tête doucement, fermant les yeux quelques secondes. Elle avait l'impression d'être sur le point de vomir à tout moment, et elle savait très bien que ce n'était pas parce qu'elle était malade. Son cœur lui faisait mal tellement il battait fort dans sa poitrine et la fatigue de la nuit blanche qu'elle avait passé la veille, la rattrapa soudainement. Elle jeta un regard à Dumbledore, qui était en discutions avec Sirius et Arthur. Il avait l'air absent lui aussi. Elle regarda l'horloge. Onze heures dans quelques minutes.

- Je suis simplement fatiguée. Dit-elle

Ce n'était pas un mensonge. C'était une bien maigre consolation.

- Va te coucher si tu ne tiens plus. Dit son fiancé en lui caressant doucement le bras. Je peux m'occuper des invités seuls tu le sais bien.

- Non ça va. Dit-elle. La réunion se termine bientôt.

Remus soupira, elle le regarda. Il semblait beaucoup plus découragé qu'en colère. Doucement, elle glissa ses doigts dans les siens. Serrant son étreinte autours de sa paume, il la caressa doucement de son pouce. Nathalie lui fit un sourire. Elle avait vraiment le meilleur des amoureux. L'horloge sonna onze heures lorsqu'elle alla lui voler un rapide baisé. La seconde d'après, elle échangea un regard avec Dumbledore. La seconde d'après on cogna à la porte.

L'assemblé tout entière figea et tomba dans un mutisme le plus total. Nathalie était sur le point de vomir.

J'y vais. Déclara-t-elle.

Déliant ses mains de ceux de Remus, elle empoigna sa baguette et alla vers la porte. Personne ne pouvait la voir, bien heureusement. Ouvrant la porte, un homme attendait patiemment sur le pan de la porte, légèrement frigorifié par le froid extérieur. Sans un mot, sans même le regarder dans les yeux, elle le laissa entrer. Ce qu'il fit d'un pas mal aisé.

- Prêt ? Demanda-t-elle en prenant sa cape extérieur pour l'accroché avec celle des autres.

L'homme haussa les épaules, le regard éteint. La jeune femme le détailla légèrement. Depuis la septième année, il n'avait pas changé. Certes il ressemblait plus à un homme qu'à un adolescent. Mais l'enveloppe était la même.

- De biens sombres nouvelles nous sont apparu ces derniers temps. Clama la voix de Dumbledore dans la cuisine. Et j'ai bien peur que certains d'entre-nous ne soit plus menacer que ce que nous tentons de croire. En moins d'un an, quatre personnes nous ont quittés, donnant leurs vies pour que le mal n'atteigne pas le cœur de la communauté magique.

Nathalie regarda fixement l'homme devant elle qui ne pu faire autre chose que baisser les yeux. Non. Il avait changé. Il était plus misérable qu'avant. La culpabilité et le doute le rongeait. Il semblait plus vieux qu'elle. Elle lui fit signe de venir, d'avancer. Prenant un grand respire, l'homme emboita ses pas.

Malgré son air calme, Nathalie tremblait de tout son être.

- Et je ne veux pas que le bilan s'alourdit. Ces quatre disparitions sont quatre disparitions de trop. Je dois vous avouer que je commençais à craindre d'avoir sous-estimé Voldemort. L'état d'Alice et Frank ont remis en perspective l'avenir de l'Ordre.

- Vous ne voulez pas dire que…

- Laissez-moi terminer s'il vous plait Alastor. Je disais donc que, comme vous tous j'en suis sur, j'ai douté de l'Ordre. Et je crois, mes amis, que c'est exatement ce que veux le Seigneur des ténèbres. Alors que pouvons nous faire pour contré ses plans ? Lui qui commence à mieux nous connaître ?

Devant la porte de la cuisine, Nathalie jeta un dernier regard à l'homme à ses côtés.

- Tu es certain ? Lui souffla-t-elle. Après tu ne pourras plus te défiler.

Sans hésitation il hocha la tête, Nathalie sentit son corps comprimé par un poids invisible sur ses épaules. Elle tourna la poignée de la porte.

- Le surprendre. Fit Dumbledore. Et je crois que vous ne pouvez que saluer le courage du nouveau membre de l'Ordre.

A ce même moment, telle une chorégraphie bien répétée, Nathalie ouvrit la porte, laissant passer son invité. Elle entendit un souffle commun cesser pendant un instant. Le regard centré sur le visage de Lily, Nathalie ne pu voir la réaction générale des gens autours d'eux. Tout ce qu'elle voyait c'était le visage de son amie détruit par le refus et la souffrance.

Il fallait s'y attendre. Lily n'accepterait probablement jamais de travailler avec Rogue.

J'aimerais bien avoir vos commentaires en cadeau de noel !

DÉSOLER DU RETARD ! Je ne vous ai pas oublié promis !

Prochain chapitre : James écrit une lettre

Siria :)