Salut !
Inspiration du temps des fêtes, publié simplement un peu en retard !
Bonne lecture !
Siria
Insomnie
Comment en sommes nous arriver là ?
À devoir déménager ? À sursauté lorsqu'un hibou s'engouffrait dans la fenêtre ? À consoler devoir consoler Lily chaque nuit ? À devoir être calme lorsque nous prenions Harry pour qu'il ne ressente pas notre malaise ? Ce combat, je le crains, ne pourra pas être gagné. J'ai beau répéter à Lily qu'il ne faut pas perdre espoir, je suis en train de le perdre minute par minutes.
Nathalie, j'ai peur. Je ne sais plus quoi faire.
Assi à la table de la cuisine, James poussa un profond soupir. Enlevant ses lunettes qui semblaient peser une tonne sur son nez, il les déposa près de la lettre qu'il écrivait. Éreinté, il se frotta lassèrent les yeux tout en soupirant une autre fois. Lily, qui avait attrapé une grippe malgré la saison chaude qui arrivait, toussa. James regarda en direction de leur chambre. Il n'y voyait que des formes floues, mais même avec ses lunettes, il avait l'impression de voir floue ces derniers temps.
Prenant sa plume, il regarda le parchemin qu'il avait commencé à écrire. Tous les mots semblaient se confondre en eux et n'avoir plus aucun sens. Il ne se souvenait même plus comment il en était venu à écrire à son amie.
Lily est triste. Beaucoup plus qu'avant. Elle a beau me répété que non, je le sais que oui. Je dois d'ailleurs te remercier et remercier Selene de tout le temps que vous passez avec elle. Si vous arrivez à lui changer les idées, ne serait-ce qu'une heure, je vais la prendre. Il y a maintenant trois mois que Rogue est entré dans l'Ordre et que Lily à perdu ce qu'il lui restait de sourire. Ne m'écrit pas pour te défendre de cette idée. Je la comprends. Dumbledore à fait le meilleur choix et nous sommes beaucoup plus sécure depuis que Severus est de notre côté. Il m'est très dur de t'écrire cette vérité, mais je ne peux la dénier. Bien sur, j'aimerais vous épargné les prises de bec que Remus, Sirius, Peter et moi avons eu lors des dernières rencontre, mais je crois qu'on n'efface pas sept ans de méchanceté gratuite par un simple coup de baguette.
Une autre toux de Lily fit lever les yeux de James de sa lettre. Il eu un pâle sourire, très triste. Lily était bien la seule à pouvoir attraper une grippe en juillet…
Son verre de whisky-pur-feu n'était pas encore entamé et était encore devant lui. Il hésitait à le prendre. Il avait déjà le cœur assez lourd… il n'avait pas envie que l'alcool l'empire. Remettant ses lunettes sur son nez, il fit le tour de la cuisine des yeux. De larges boites étaient empilés un peu partout et attendait qu'elle soit fermées. Tout serait finalisé demain. Il entendait d'ailleurs les elfes de maison s'afféré le plus silencieusement qu'il pouvait dans le salon. Ils étaient tristes de partir. Tout comme James, Lily et Harry, ce manoir était leur maison. Depuis même plus longtemps que les propriétaires.
Lily toussa encore. James eu la gorge soudainement serrer. Ses songes sur les elfes soudainement dissipé, une nouvelle pensée venait de lui atteindre le cœur.
Ce qui me peine plus, c'est le regard que Rogue à sur Harry. Je ne suis pas fou, je sais pertinemment qu'il aurait voulu être le père de l'enfant. Il aime Lily depuis longtemps. C'était aussi apparent que moi. Sauf que moi je le disais ouvertement et que lui espérait en silence. Je me demandais sans cesse si les choses serait comme elles le sont s'il avait en avait parlé à Lily. Mais maintenant, je sais que oui. Tu y aurais veillé.
Sans le dire à Lily, j'avais personnellement invité Rogue à notre mariage. Je voulais que le meilleur ami de ma future épouse soit présent, il avait été là pour elle pendant si longtemps. Mais, tu le sais, il n'est pas venu. Percevant cette invitation comme une provocation et une tentative ultime de le narguer…Pourtant ce n'était qu'une malhabile tentative de simple gentillesse. Une tentative d'enterrer la hache de guerre. Je m'en suis rendue compte un peu trop tard…
Mon Harry grandit. Je n'en reviens simplement pas. D'un coté, j'aimerais qu'il reste ainsi. Il ne verrait pas comment le monde dans lequel il est né est si pénible. Depuis près de cinq ans, j'essai corps et âme de faire en sorte qu'il grandisse dans un monde qui ne serait pas envahis par les forces du mal. Et pour le moment, rien ne semble fonctionné. Je désespère un peu. Mais, de l'autre coté, j'ai hâte qu'il grandisse. Simplement pour répondre à ses questions, à l'envoyé à l'école, à recevoir des nouvelles de lui par hibou, à apprendre qu'il a fait les quatre cents coups avec ses amis à Poudlard ou simplement l'entendre dire « je t'aime papa». Le rôle de père et les années m'ont assagit je crois, je me relis et je me sens comme les vieux dont je me moquais étant jeune.
Te souviens-tu de nos entrainements de quiddich ? Des heures que tu passais sur tes devoirs alors que Sirius et moi te narguions en te disant que nous avions terminé de puis siiii longtemps ? Ou quand tu entrais en catastrophe dans le dortoir des garçons et que tu te jetais sur nous pour nous réveiller ?
James rigola doucement en écrivant ces mots et hocha doucement la tête. Mais pourquoi il venait d'écrire cela. Il ne le savait même pas. Il prit sa baguette et était sur le point d'effacer ce qu'il venait d'écrire quand il se ravisa… Aucune censure ce soir. La pendule sonna dans le salon au loin. Un coup. Puis deux. Puis trois. Le jeune homme fronça les sourcils. Il n'était pas déjà trois heures du matin ?
Puis le fameux matin.
Un autre coup. Non. Il était quatre heures du matin. Et James avait la gorge en feu et les yeux brulant à force de retenir ses larmes.
Ce matin où tu as cogné chez nous, l'air bas. Ce matin où je ne t'ai pas reconnu tant tu semblait hors de toi. Ce n'était pas de la rage que j'y lisait. C'était de l'impuissance. En te voyant ainsi Nathalie, j'ai eu peur. Et j'ai eu raison. Puis tes mots…Cette phrase si cliché que l'on voit dans les mauvais téléromans moldu ou dans les livres….
«Il faut qu'on se parle…» Tu as beaucoup plus parlé que nous Nathalie. Nous étions sans voix à vrai dire.
James pleurait. À chaude larmes. Et il ne s'en privait pas. Quelques goutes tombèrent sur son parchemin, brouillant l'encre qui n'était pas encore sèche. Si Sirius le voyait ainsi… Mais pourquoi diable pensait-il à son meilleur ami à cette heure et en cette situation ? Sirius lui aurait probablement répondu quelque chose en égard à son éternel attirance. Remus l'aurait raisonné avec une explication beaucoup plus humaine sur la question… Quelque chose du genre « dans les moments les plus durs, les gens à qui ont pensé sont sources de grande amitié» et James ne doutait pas que Remus en connaissait long sur le sujet. Peter aurait plutôt garder le silence pendant un moment et lui aurait retourné la question. C'était ce qui était bien avec Peter, on ne se compliquait pas la vie et souvent, il avait raison de croire que l'interlocuteur connaissait lui-même la réponse.
Ces constatations le firent sourire, ce qui le calma légèrement. Il se redressa sur sa chaise et regarda au loin. Le feu du foyer mourait tranquillement dans ses dernières braises. Prenant un grand souffle, il reporta son regard sur le parchemin. Sa plume tremblait dans sa main. Il devait continer Il continua à griffonner quelques mot, l'esprit embrouillé.
Depuis que je sais tout. Que je sais le pourquoi de ta première présence, un poids de moins s'est enlevé des mes épaules. Je savais que ta mission nous concernait Lily et moi. Mais jamais je n'aurais cru que ce que c'était à ce point.
Nathalie. Je t'écris cette lettre pour te dire que j'ai peur. Que je ne sais plus quoi faire. Je sais qu'il nous faut déménager rapidement. Comme tu nous l'as dit «si vous ne partez pas, dans moins de deux semaines vous êtes mort». Si tu ne nous n'avais pas tout expliqué, jamais je ne t'aurais cru au point de quitter la demeure de mes parents.
C'était d'ailleurs une des choses qui attristait le plus James. Il comprenait la nécessité de protégé sa famille et ce par tout les moyens. Il y a deux ans, faire ce geste aurait été si facile. Mais depuis la mort de ses parents, il s'agrippait à toutes les choses qui leur appartenaient, sachant que c'était le seul moyen que son fils ne puisse les connaître. Quitter le manoir Potter était difficile pour lui. Godric Hollow est un endroit génial pour ce caché.
Je ne doute pas de ton idée. Ni celle de Dumbledore… n'empêche….
J'ai peur, j'avais besoin de le dire. Mais ne t'en fait pas. Tu sauras la seule à le savoir. Je ne le monterai pas devant tout le monde. Les gens doivent nous voir fort et courageux. C'est tout ce qu'on peut offrir… un peu de courage.
James
Signant sa lettre, James regarda attentivement les derniers mots qu'il venait de griffonner. Même si ça ne faisait que quelque secondes qu'il venait de l'écrire, il n'en n'avait pas le moindre souvenir. Comme si son inconscient et son cœur avaient parlé au lieu de sa raison. C'était mieux ainsi. Pour le bonheur de Lily et d'Harry, il les faisait taire. Mais rien ne devrait rester emprisonné, pas même les maux. Les larmes ne coulaient plus sur ses joues, mais ils les sentaient humide. Il allait devoir se calmer un peu avant d'aller se blottir contre Lily. Elle allait, comme d'habitude, se réveiller à son arrivé et si elle le voyait ainsi, elle s'inquiéterait. Cette mascarade qu'il jouait depuis que Nathalie leur avait tout annoncé tomberait à l'eau.
Il prit donc son verre de whisky-pur-feu qu'il bu d'un trait. L'alcool lui brula l'œsophage. Ce n'était pas pour lui déplaire. Prenant la lettre dans ses mains, il la regarda longuement, se demandant s'il devait l'envoyé à son ami ou de lui parler à travers cette lettre n'était qu'un moyen de se libéré. Il n'en avait pas la plus traitresse idée. Il allait décider demain matin en ce levant… Avant de faire les dernières boites. James soupira.
Les dernières boites…..
D'un mouvement décidé, il se leva et décida de faire le tour du manoir. Une dernière fois. De pièce en pièce, il se remémora les bons souvenirs. Les nombreuses heures à faire de la magie en cachette de ses parents. Il profitant du fait de ne pas avoir onze ans et donc de contourner la punition du ministère… Déjà à neuf ans, il avait commencé à défier les lois. Le nombre de soirées qu'il avait passé avec Sirius dans ces chambres, dans ce salon, alors qu'il avait fait une fugue. Les vacances de noël où les maraudeurs se chamaillaient et où Nathalie expérimentait ses talents de cuisinières. Et combien de fois il avait regardé par cette fenêtre parce que sa mère y avait planté des lys… les fleurs préféré de sa douce…
Mais tous les souvenirs que ces murs contenaient ne seraient plus qu'en lui. Demain, il déménagerait. Dans la soirée, la cérémonie du Fidelas serait faite. Enfin, ils seraient en sureté. Surtout avec l'idée que Lily et lui avaient eu durant la soirée. Ce serait l'ultime secret. Ainsi, même si les cartes seraient dévoilées, ils seraient en sécurité. James avait une entière confiance en Sirius. Là n'était pas la question. Mais Voldemort le sauvait aussi. Le danger était là. Et puis, il avait une confiance aveugle en Peter. Tout comme en Remus. Mais ce dernier était trop près de Nathalie et elle ne devait pas le savoir. Ainsi, les Potter pourraient protéger un temps soit peut celle qui, depuis plus de dix ans, se donnait corps et âme à le faire pour eux.
Peter serait le meilleur gardien du secret. James en était persuadé et n'en avait jamais douté.
Les premiers effets du whisky apparurent. Trop rapidement au gout du jeune père. La fatigue et l'émotion sans doute. C'était quand même surprenant. Profitant du calme que créait l'alcool dans son esprit, James alla se coucher. Il retrouva une Lily fiévreuse dans son lit, qu'il s'empressa à rendormir. C'est sentant le doux parfum de la rouquine que James sombra dans le sommeil, oubliant totalement la lettre qu'il venait d'écrire.
Vos commentaires ! :) Jaimerais bien savoir ce que vous en pensez ! Il ne reste que quatre chapitre à cette fic ! :| Oh la la… ! Vos prédictions ? Vos inquiétudes ? Dites je suis curieuse !
Prochain chapitre : Bellatrix et Lucius font une petite visite surprise.
Siria :)
