CHAPITRE XXX : Entretien avec Eldric
Précédemment :
Hervé transplana, laissant à Ron et Hermione le soin de repartir d'où ils étaient venus, sachant pertinemment qu'ils étaient surveillés à tout moment, enfin presque.
Maintenant :
- Tu es sûr de ce que tu fais ? demanda Ginny.
- Absolument ! Mais il faut que tu sortes, ça risque d'être dangereux et je ne pourrais pas te protéger.
- D'accord ! Elle s'approcha, l'embrassa et murmura, fais attention, puis elle sortit.
Dans à peu près une semaine c'était la rentrée, Harry et Ginny, suite à leur discussion sur le toit, étaient partis chercher un Horcruxe. Harry avait dû tout révéler à Ginny, et maintenant il se trouvait dans une salle se trouvant en-dessous des cachots, depuis trois jours il préparait une potion, et dans quelques seconde il allait y plonger le Diadème de Serdaigle, puis continuer en jetant des sorts les uns sur les autres pour détruire l'Horcruxe, et redonner sa beauté au Diadème tant chéris par la légendaire Rowena Serdaigle.
Evidemment la pleine lune était passée, et encore une fois il l'avait passé avec Alexandre, dans sa ville en compagnie de tous les autres Loups-garous, qui commençaient à le respecter de par ce qu'il fait chaque pleine lune, la surveillance avec Alexandre.
Harry avait préparé la potion des « Ames Perdues » spécialement pour ce moment, une potion difficile à préparer, mais qui donnait un effet et une destruction total de l'âme qui n'avait plus de corps. Malgré le fait qu'elle détruise une âme dans un objet, une âme appartenant à Voldemort, elle faisait partie des potions classés noire, non seulement parce qu'elle tuait, détruisait une âme, mais aussi par le fait que les ingrédients n'étaient pas des plus recommandés.
Foie de Bicorne, cœur d'une vierge, oeil de Vampire, cerveau de brebis, œuf de Dragons…
Il y avait certes des ingrédients interdits, mais il y avait aussi des ingrédients tout à fait normal et commercialisés.
Ellébore, corne d'Eruptif, corne de Licorne, orties…
Harry se créa un bouclier, se protégeant contre tout ce qui pourrait lui être dangereux, il se mit dans une petite méditation, puis il mit le Diadème dans la potion tout doucement.
Cinq minutes plus tard, il ressentit une perturbation dans le chaudron, il lança son premier sort, puis une avalanche suivie, dans un ordre bien défini, grâce à la méditation il réussit à maintenir l'âme dans la potion. Il utilisa ensuite le Wingardium Leviosa pour faire sortir le Diadème, quand il sentit que l'âme n'y était plus.
Il posa le Diadème dans la zone où il avait créé le bouclier, il attendit encore une dizaine de minutes, la potion se mit à bouillir, éclabousser, et le chaudron explosa, emmenant l'âme dans son explosion.
Dehors, Ginny n'entendit qu'une seule chose, le bruit assourdissant d'une explosion, de la fumée sortit par dessous la porte, et Harry sortit, le Diadème dans la main, brillant comme il ne l'avait plus fait depuis des années.
Ils commencèrent à marcher pour remonter, et Ginny, curieuse, posa des questions.
- Tout c'est bien passé ? demanda inquiète Ginny.
- Très bien ! C'est la première fois, mais tout c'est bien passé.
- L'explosion était normale ?
- Non ! Mais l'âme est détruite, c'est l'essentiel. J'ai pas su contrôler l'affluence de la potion sur l'âme, normalement la potion n'explose pas, mais elle réussi à détruire l'âme petit à petit. C'est pour ça que ça a été si rapide.
- Ha ! On va où la ? demanda-t-elle lorsqu'elle vit qu'ils n'allaient ni dans le parc, ni à la bibliothèque, ni dans la salle commune.
- Je vais voir le professeur Dumbledore.
Ils marchèrent ainsi le temps d'arriver devant la gargouille, Harry avait déjà préparé ce qu'il allait dire à Albus, enfin le professeur Dumbledore.
Il dit le mot de passe que McGonagall avait dit quand il était rentré, puis monte les escaliers, après avoir dit à Ginny de l'attendre en bas.
Il tapa à la porte, et attendit qu'on lui dise d'entrer, ce qui se fit presque immédiatement.
- Bonjour professeur Dumbledore, dit-il en gardant le Diadème dans sa main droite, collé à sa jambe.
Albus ne répondit pas, au contraire, il s'appuya un peu plus sur le dossier de son fauteuil derrière son bureau, mettant ses bras sur les accoudoirs, les mains dessous son menton.
- Si vous attendez des excuses pour mon comportement, ne vous y attendez pas, je faisais ce que je jugeais bon de faire, j'ai reconstruit ce que Salazar Serpentard a détruit par le mort de Charlus Potter.
Harry s'approcha du bureau, et y posa le Diadème.
- Ici je suis ici peut-être qu'un élève, mais en tant qu'élève j'ai d'autres obligations, qui me sont personnelles. En ce qui concerne les Horcruxes je veux bien vous les faire passer comme le faisait mon grand-père, alors en voilà un. Au revoir professeur.
Il se retourna, prêt à partir sans plus discuter, c'est au moment où il posa la main sur la poignée que Dumbledore se décida enfin à parler.
- Harry, sais-tu des choses sur la guerre ?
Sans se retourner, il répondit froidement.
- Professeur Dumbledore, ce que je sais ne concerne en rien mon directeur, ce n'est pas une question qui concerne ma scolarité, je ne suis pas obligé de répondre. Quand mon mentor aura décidé de revenir, j'espère qu'il me fera signe.
Puis il appuya sur la poignée et sortit, sentant les larmes venir. En ferment la porte, il s'appuya dessus et se glissa jusqu'au sol, pleurant la relation qui se dégradait entre lui et Albus. Un jour Albus avait dit qu'il était son mentor, même s'il ne lui avait jamais dit, il le considérait comme tel, son mentor. Il n'aimait pas ce conflit entre eux.
Il se releva, essuyant les larmes, et descendit retrouver Ginny qui lui demanda ce qui se passait pour qu'il ait les yeux rouges. La seule réponse qu'elle eut fut, « je ne veux pas en parler », puis il était parti, laissant Ginny choqué par sa réaction. Elle voulut le rejoindre en courant, mais il avait disparut. Décidant de le laisser se calmer, elle partit dans la salle commune.
Dans le bureau du directeur, Albus Dumbledore eut à peu près la même réaction, voyant par le biais d'Harry une autre erreur qu'il avait déjà fait des années plus tôt.
Des larmes se mirent à couler, en pensant qu'il avait une fois de plus échoué, encore une fois il avait mal agit, encore une fois il avait fait du mal à quelqu'un.
A cause de lui sa sœur était morte. A cause de lui Charlus était mort. A cause de lui son frère ne voulait plus le voir. A cause de lui Harry lui en voulait. A cause de lui Serpentard est revenu. A cause de lui Tom est devenu Voldemort. A cause de lui Lily et James sont morts. A cause de lui Harry a vécu un enfer chez sa tante. A cause de lui Séverus à mit en danger sa vie tous les jours…
A ce moment un morceau de parchemin apparu sur son bureau, l'arrêtant dans ses pensées sombre et mélancolique.
Albus, tu n'as pas à t'en vouloir pour les erreurs passées, ce qui est fait, est fait. Charlus ne t'en a jamais voulu, et tu le sais. Ne vit pas dans le passé, regarde vers le futur, et aide ceux qui en ont besoin. Tu as besoin de quelqu'un, ne crois pas que parce qu'Harry est beaucoup plus jeune que toi qu'il ne peut pas comprendre, repose toi sur lui comme lui se repose sur toi. Fais-lui confiance.
Une seule personne pouvait faire apparaître un parchemin et lui écrire comme ça : Eldric.
Où était-il ? Il ne le savait pas. Que faisait-il ? Aucune réponse. Comment faisait-il pour tout savoir ? Toujours rien. Mais il savait une chose, il avait encore une fois raison.
Mais malgré ce que lui avait dit Eldric, Albus préféra laisser encore quelque temps à Harry pour se calmer de sa colère.
Harry était sur le toit, le parfait endroit pour réfléchir, d'après lui. Pas le toit que Rowena avait emménagé, mais sur une tour, la plus haute, certes le toit n'était pas fait pour s'asseoir, mais pour s'allonger il était parfait, avec quelques sorts il tenait parfaitement.
Il réfléchissait à tout ce qui se passaient en ce moment, les chamboulements, les mystères, les solutions, les peurs, les dangers, les morts…
Tout ce qui le perturbait, il le remettait en question.
Il se mit debout sur le toit penchant, regarda en bas, puis sauta dans le vide tête la première, sentant l'air fouetter son visage, voyant le sol se rapprocher inexorablement, écoutant le sifflement de du vent, respirant l'air frais.
Il se transforma en un magnifique aigle à dix mètres du sol, il rasa la terre fraîche, prit de l'altitude et survola les arbres de la forêt interdite. Ses peurs envolées, ses doutes envolées, ses tracas envolées.
Il ne ressentait que la joie de pouvoir voler, comme il l'avait fait pendant l'entraînement de Quidditch, faire des vrilles, des tonneaux, des feintes, des roulades, tout ce qu'il avait eu envi de faire il l'avait fait, simplement pour retrouver la joie de voler.
Il rasa la cime des arbres, entra dans la forêt et zigzagua entre les arbres, c'était un moment de pur bonheur qu'il n'avait pas eu le bonheur de faire depuis un moment.
En Janvier Serpentard jouera contre Serdaigle, en Février Gryffondor contre les Poufsouffle, jusque là il aurait plusieurs entraînement pendant les quels il s'amusera à tenter des figures d'attrapeur.
Puis il se rappela d'un détail environ dix minutes plus tard, il décida donc de repartir sur la partie du toit que Rowena Serdaigle avait emménagé, il y fit apparaître une chaise confortable à la limite du bord, s'assit, puis fit apparaître le parchemin que Dumby lui avait donné sur la Magie des trois.
La Magie des trois degrés
1. Introduction
La Magie des trois degrés se base sur la magie intérieur du pratiquant, sans pour autant la faire ressortir par le biais d'un canal renforçateur.
Dans la Magie des trois degrés il existe trois phases bien distinctes à maîtriser. Les sorciers, aujourd'hui, utilisent le premier degré d'une façon assez différente de l'original, car les sorciers ne savent plus faire de magie sans un item magique précis. Il existe - évidemment - la baguette magique, item internationalement connu, il y a également les cartes magiques, les bagues magiques, les bracelets magiques…
Tout item à ses mauvais points comme ses bons points cependant, la Magie des trois degrés n'a jamais eu besoin d'item magique pour être utilisé. Comme dit plus haut les sorciers utilisent le premier degré de la magie des trois degrés, incantation avec un geste précis pour chaque incantation, sauf cas particulier, souvent dans la branche de la magie offensive qui est plus direct.
2. Comment utiliser la Magie des trois degrés ?
Théoriquement, la Magie des trois degrés est très facile à comprendre et semble être simple à utiliser, mais c'est totalement le contraire.
Pour utiliser cette Magie, il faut savoir maîtriser sa Magie totalement, la compresser, l'élargir, la disperser, la briser en de millions de particules, la réduire tellement finement qu'elle doit pouvoir passer au travers de son propre corps.
Cela fait, notre Magie restera constamment en contacte avec l'environnement qui l'entoure, sans en gêner le propriétaire.
Ceci fait, le second degré peut commencer à être maîtrisé.
3. Le premier degré
Le premier degré est simple à maîtriser, il n'y aucun besoin de savoir maîtriser sa magie, car l'incantation et les gestes font ce qu'il faut. Les seuls points à connaître sont les formules magiques et les gestes appropriés pour chaque formule.
Cependant, pour que le premier degré de la Magie des trois soit totalement maîtrisé il faut savoir l'utiliser sans aucun item magique, se servir soi-même à la source sans que l'item fasse le lien.
4. Le second degré
C'est à partir de ce niveau que la véritable Magie des trois entre en action, véritable car aujourd'hui personne ne sait faire ce genre de magie, sans aucune parole, aucune formule.
Seule la pensée et un geste entre en compte pour le deuxième degré. A partir de ce niveau il faut absolument savoir maîtriser sa Magie dans son entièreté, à partir de là, un travail de concentration et d'autorité sur sa magie doit être fourni, sans oublier que le geste fait une partie du travail.
Plus aucune formule n'a d'utilité, seule l'imagination entre en compte, le geste n'est pas très important, un geste négligeant de la main est suffisant.
5. Le troisième et dernier degré
Le troisième degré de la Magie des trois degrés es très puissant, il n'y a besoin ni de formule, ni de geste, seule la pensée compte, l'imagination.
Avec ce degré et surtout cette Magie, tout est possible, absolument tout, seule l'imagination est une limite, et la puissance du sorcier évidemment.
Pour contrôler ce niveau, il faut contrôler sa Magie entièrement, là aucun geste, aucune parole n'aide au contrôle de sa Magie, tout doit être dans la force d'esprit, ce qui fait de cette Magie, une Magie extrêmement dangereuse car si le pratiquant se laisse dominer, submerger par sa Magie, les conséquences peuvent être désastreuse, allant jusqu'à la mort horrible, ou laisser la Magie avoir une véritable conscience est intelligence, à la recherche de plus de puissance.
Cette Magie n'est pas à prendre à la légère car elle est la plus puissante qui puisse exister.
Harry avait lu ce parchemin en à peine cinq minutes, la tentation de pouvoir contrôler cette Magie était énorme, plus besoin de formule, plus besoin de geste, rien qu'une pensée et ce que l'on voulait se réalisait, une connaissance qui pourrait remplacer l'expérience.
C'est alors qu'une flamme se forma à sa droite, assit sur sa chaise, Harry regardait cette flamme grandir jusqu'à former un homme, un vieil homme.
Très vieil homme, il devait avoir plus de cent ans, mais le connaissant Harry savait qu'il en avait beaucoup plus, cheveux long, blancs et bouclées, barbe blanche, moustache blanche, yeux bleus. Il portait une robe verte striée d'or, exactement la même que quand Harry était allé libérer Gellert de la prison Nurmengard, son grand-père était apparu avec l'aide de l'élément feu, dans Poudlard, alors que lui-même n'y arrivait pas.
Harry fit disparaître le parchemin pour le remettre à sa place dans sa valise, n'ayant pas encore créé une section spéciale pour cette magie, il l'avait mise dans celle de la Magie Antique.
- Bonjour Harry !
- T'as réussi à te trouver de la place dans ton emploi du temps pour moi ?
- Oui, répondit-il simplement en s'asseyant dans le vide, sauf qu'au dernier moment une chaise apparu au dernier moment.
- Comment…commença Harry, il aurait pu le faire mais avec une incantation, hors Harry n'avait rien entendu, même dans la tête d'Eldric. Ce qu'il n'aurait pas dû faire.
- Magie des trois degrés, pour l'apparition aussi, un mélange ! J'ai tout le reste de la journée à rester avec toi, dit-il en souriant.
- Explique-moi, je veux tout savoir.
- Savoir quoi ? demanda Eldric.
- Tout !
- Pose moi les questions, mais je ne pourrais pas te dire comment je suis né…
- Très bien, depuis quand as-tu pris la place de Gellert et surtout, pourquoi ?
- Quelques semaines après que tu lui aies dit que tu le considérais comment ton grand-père, il n'arrivait plus à supporter le fait que tout le monde l'excuse aussi facilement, et surtout toi en fait.
- Il ne m'avait rien fait de particulier.
- Je sais, mais il savait que tu connaissais Gellert Grindelwald le mage noir, et le fait que tu le considères comme ton grand-père, il n'a pas pu l'accepter. Il voulait être en paix avec lui-même et disparaître, il voulait se sacrifier pour que tu puisses avoir un véritable grand-père avec toi. Il voulait que je puisse vivre avec toi. Ca n'aurait normalement pas dû être possible, mais le fait qu'il soit mon messager, y jouait énormément.
- S'il ne voulait pas que je l'appelle grand-père il fallait me le dire, je ne l'aurais pas fait.
- Ne t'inquiète pas, il n'y a pas que ça, il y a d'autres raisons plus personnelles. Mais toi, comment tu as fait pour me reconnaître ?
- Ta magie, je sais lire les auras.
- Tu es Auramage, impressionnant. Ca te fait combien, six dons ?
- Oui, six.
- Comment j'ai fais pour ne pas le remarquer ? se demanda-t-il.
- J'ai réussi à te la cacher, c'est tout. Maintenant j'aimerai savoir pourquoi tu n'es jamais là ?
- Ca je ne peux pas te le dire, malheureusement.
- Comment ça, tu peux pas me le dire ?
- Je ne peux pas, mais je t'assure que tu le sauras un jour, promis.
- D'accord, laissa passer Harry, et la légende. Gellert, m'a dit qu'il y a une partie qu'il ne m'a pas révélée.
- C'est aussi une prophétie. Mais c'est vrai, il y a bel et bien une partie qu'il ne t'a pas révélée. Il en avait d'ailleurs retenu que le meilleur, mais dans cette partie il y a des choses horribles que je ne préfère pas te dire.
- J'ai le droit de savoir, s'écria Harry.
- Oui, mais je ne te le dirais pas Harry. De toute façon cette partie ne fait que répéter la dernière partie de la Prophétie du Monde.
- Dis-moi la, s'il te plait.
Eldric ne répondit pas tout de suite, regardant le lac en face de lui, et Harry qui le regardait implorant.
- Harry, commença-t-il en baissant la tête, il semblait douter de ce qu'il allait dire, comme s'il avait peur, il releva la tête, regardant Harry de ses yeux bleus, je te considère comme mon propre fils, je t'aime énormément, c'est vrai je ne suis pas présent quand il le faut, mais je n'ai pas le choix. Il y a des choses qui n'ont pas le droit d'être dites, et si je ne te dis pas pourquoi je ne suis pas là, c'est parce que justement je t'aime…
Harry sentit une boule monter dans sa gorge, décidément ce n'était pas sa journée, il savait qu'il allait encore une fois pleurer, même s'il se retenait le plus que possible.
- …je peux te voir seulement à quelques conditions, et le fait, que je ne sois pas là tout le temps en fait parti, j'aurais pu être plus présent, mais le fait de m'être impliqué dans quelques batailles était de trop. Je sais que cela te semble incompréhensible, mais pour que je puisse te voir rien qu'un jour par semaine il faut que les autres jours, je ne sois pas là.
Harry se mit à pleurer, ne pouvant plus contenir les larmes qui menaçaient de tomber. Et comme il l'avait déjà fait dans l'esprit d'Harry, Eldric tira Harry vers lui, le mit sur ses jambes, et le serra contre lui, versant quelques larmes à son tour.
- Pour la prophétie, je n'ai rien qui m'interdise de ne pas te la dire, mais je te considère vraiment comme un fils, je t'aime de tout mon cœur. Et je ne veux pas voir ce que je verrai si je te la disais, je veux te préserver, tout simplement.
Harry ne répondit pas, de toute façon il ne voulait pas répondre, il voulait rester dans ces bras paternels, confortables, puissants et protecteurs. Il n'avait jamais ressentit ça avant.
- Grand-père, murmura-t-il, pour ensuite renifler.
- Oui ?
- Je t'aime beaucoup moi aussi, mais je ne pourrais jamais t'appeler papa, même si je n'ai pas connu mon père, je n'appellerai personne d'autre que lui comme ça.
- Ne t'inquiète pas, je ne te le demanderai jamais, je comprends parfaitement. Mais accepteras-tu que je t'appelle mon fils ?
- Oui, rigola Harry.
Ils restèrent donc ainsi pendant cinq minutes, quand Harry décida d'enfin lâcher son grand-père pour retourner s'asseoir, sous le regard aimant et paternel de celui-ci.
- Dit, tu sais que j'ai invoqué Devdar ?
- Oui, j'ai appris ça. Félicitation.
- Merci, et tu sais qu'il est mon protecteur ?
- Je le sais aussi, il fera un magnifique confident.
- Comment tu peux le savoir ? Personne à part Ginny ne sait qu'il l'est.
- Tu as tes secrets, j'ai les miens.
- Mmh, mais ce n'est pas de ça que je veux te parler. Devdar m'a dit que tu avais eu une vie très difficile, mais pourtant d'après ce que m'a dit Gellert la première fois que je l'ai vu, à part le fait, que tu avais eu une malédiction, et que tu t'étais sacrifié. Il ne m'a rien dit.
- C'est vrai, mais tu ne sais pas pourquoi j'ai eu cette malédiction, et désolé de te le dire, mais ça concerne ma vie privée, je te le dirais peut-être un jour, ou Devdar qui sait.
Harry se retourna vers le lac, regardant les petites vagues que faisait la brise fraîche.
- Ha au fait, la première fois que je t'ai vu…
- Tu t'en rappelles ?
- Bien sûr, grâce à tes yeux, tu m'as dit que tu ne savais pas pourquoi ils étaient blancs, tu le savais en fait.
- Oui ! Mais tu ne savais pas encore ce que c'était qu'un Empereur et ce n'était pas dans le programme du jour. Et toi, tu t'es entraîné à la terre depuis ?
- Oui, j'ai failli faire une catastrophe d'ailleurs.
- C'est bien ce que j'avais cru comprendre, et heureusement que Devdar était là pour reboucher le trou que tu avais fait aussi.
- Oublié ! Et, encore une fois, comment tu sais ce qui s'est passé ?
- Encore une fois, je ne peux pas te le dire.
- Ca me saoule !
Harry se leva, passa à travers les protections de Rowena Serdaigle puis sauta dans le vide, les pieds vers la bas, attendant le sol.
- HARRY ! cria Eldric sur le moment. Mince, j'ai oublié de lui parler de ça.
Il fit donc pareil qu'Harry, il sauta, sachant évidemment que lui il aurait à utiliser sa magie pour atterrir sans blessure, alors qu'Harry étant un Vampire, il en avait pas besoin.
Harry écarta les bras pour laisser infiltrer, l'air sous ses habits, puis voyant le sol arriver près de lui, il se prépara à se réceptionner.
Le sol s'approchait, et il se réceptionna, pliant les jambes pour ne pas se les briser non plus, et se releva normalement, comme si rien ne s'était passé. Heureusement qu'il n'avait plus de lunette, sinon elle se serait cassé depuis le temps avec tout ce qu'il faisait. Il regarda en hauteur, ayant entendu Eldric crier son nom, il savait qu'il allait suivre, et cela ne rata pas, Eldric était en train de se ralentir avec l'élément air, et se réceptionna en douceur à ses cotés.
Harry décida de marcher jusqu'au lac, Eldric le suivi, marchant à ses cotés. Eldric décida que c'était le moment de poser la question auquel il ne connaissait pas la réponse.
- Comment tu es devenus un Vampire ET un Loup-Garou ?
- En me faisant mordre par chacun des deux.
- Harry…
- C'est ma vie privée !
- T'as besoin d'aide ?
- Non, j'ai déjà le chef d'une colonie de Vampire et le chef d'une colonie de Loup-Garou.
- Comment ça se fait que tu aies pu être les deux en même temps ? Même pour un sorcier ce n'est pas possible.
- Parce que quelques instants après m'être fait mordre je me suis fait soigner par un Pégase.
- Un Pégase ? Tu sais ce que ça veut dire ?
- Oui ! Et je culpabilise tous les jours.
- Cela n'est pas ta faute, le Pégase l'a choisi, et tu sais très bien que seul un étalon peut soigner un être autre qu'un Pégase. Ce que j'ai oublié de te dire c'est que quand un Pégase te soigne il t'aide aussi, en quelque sorte.
- Alors c'est grâce à lui que je peux être un Vampire et un Loup-Garou, sans avoir tous les défauts.
- Oui, c'est grâce à lui, mais il y a autre chose que je ne t'ai pas dit. Voldemort, en essayant de te tuer quand tu étais bébé, à fait de toi un de ses Horcruxes, sans qu'il s'en aperçoive. Le Pégase en te soignant a détruit l'âme, ça n'a pas dû arriver tout de suite, mais il l'a détruite. Sache que les soins d'un Pégase sur un sorcier renforcent les liens qu'il a en lui, donc ton lien avec Voldemort a dut s'intensifier pendant un moment.
- Oui, mais je croyais que c'était parce que j'avais placé un sort me permettant de voir ce que Voldemort trouvait d'intéressant.
- Quoi ? demanda Eldric qui ne comprenait pas.
- Oui, j'avais mis au point un sort me permettant de voir ce que la personne touchée trouvait très intéressant…
- Ha oui, le sort que tu as créé pour ton test de création de sorts ?
- Oui, grâce au lien que j'avais avec Voldemort j'ai placé le sort, et après que le Pégase m'ait soigné, il s'est activé. J'ai vu une discussion avec Serpentard et j'ai connu leurs nouveaux alliés, puis ensuite quand Voldemort allait sortir de la pièce, sa puissance s'est accrue, elle a augmenté pour atteindre la même que la mienne.
- Comme je le disais le Pégase a renforcé le liens, toi tu l'as déjà renforcé avec ton sort, et le Pégase l'a encore fait évoluer, faisant ainsi ce que tu viens de me dire, sa puissance s'est adapté à la tienne.
- Alors c'est ma faute ?
- Non, de toute façon s'était prévu que ça se passe ainsi, tu n'y peux rien, mais ne rejette plus ce sort sur des ennemis, ce serait bien.
- J'arrive pas y croire, à cause de moi Voldemort a gagné en puissance…
- Harry arrête ! Tout le monde fait des erreurs, Voldemort aurait gagné en puissance quoiqu'il arrive, si ce n'était pas toi, lui il l'aurait fait à sa manière, et tu sais très bien qu'avec une centaine de personne on peut augmenter sa puissance.
- Mais il ne connaît pas le rituel.
- Il aurait peut-être réussi à l'apprendre si toi tu n'avais pas fait ça, alors dans ce cas imagine tous les innocents tués pour sa puissance, alors maintenant arrête !
- D'accord, accepta Harry, ce qui est fait, est fait, se dit-il.
- Qui est au courant pour le Pégase ?
- Seulement l'Alliance, et les guérisseurs personnels des rois. Elfique, Vampire et Loup-garou.
- Comment ils s'appellent ?
- Je leur fais entièrement confiance, dit immédiatement Harry.
- Je n'en doute pas, je veux juste savoir comment ils s'appellent, par curiosité.
Harry le regarda suspicieusement.
- C'est promis, dit enfin son grand-père.
- C'est mieux ! Alors il y a la Guérisseuse Torfilia, le Guérisseur Alderton…
- Non, non, pas les Guérisseurs, j'aimerai connaître les noms des rois.
- Le roi des Elfes s'appel Calurion Cilmendir, celui des Vampires s'appel Vlad l'Empaleur, et celui des Loups-garous…
- Alexandre !
- Oui…
- Ne me demande pas comment je le sais, ils n'ont simplement pas changé depuis Charlus.
- Ha ! De toute façon ils n'ont pas voulu me dire que c'était un Pégase qui m'avait soigné.
- Ha ? Sûrement pour que tu évites de culpabiliser, d'après ce que je sais Calurion est le plus protecteur de tous.
- J'aurais cru que c'était Vlad au départ, mais après tout ce temps avec eux, je le savais. Tu sais à quoi ils ressemblent.
- Non ! Je connais seulement ce que savent mes descendants, je ne vois pas ce qu'ils voient.
- Hé bien, Calurion à une apparence qui pousse à la confiance, celui de Vlad à la méfiance, et celui d'Alexandre à la pitié. Mais quand tu les connais mieux, ils ne sont pas du tout ce que leur apparence montre, à part Calurion.
- Et l'apparence des autres ?
- Alors il y a Elfrod l'affreux, le représentant Gobelin, comme son nom l'indique il est affreux, mais il a une bonté d'âme énorme, ensuite il y a Golgomath, le Gurg des Géants, c'est un Géant mais il est très intelligent, alors que d'après son apparence il a l'air d'un crétin. Après il y a Burdock McDonald, le chef des Paladins, il fait très homme d'action et très dur avec toutes ses cicatrices, mais il est protecteurs lui aussi, et très attachant. Puis Hiswen Trayde, la reine des Fées, extrêmement belle, elle donne une envie de confiance, et on dirait qu'elle est très douce d'après son apparence, mais elle est dure, tout le monde la respecte. Et enfin il y a Bulbo Sandydowns, le chef des Nains, ils sont nouveaux dans l'alliance, il a une apparence assez…comment dire…son apparence donne l'air qu'il est très grognon, et il l'est, mais il aiderai pour n'importe quoi, il suffit d'avoir sa confiance.
- Un nouveaux dans l'alliance, hein ? Bravo, tu as déjà réussi à réunir un autre allié. Et cet empoisonnement qu'il y a eu, tu t'occupes de quelque chose ?
- Non, comme Albus l'a dit, je ne suis qu'un élève, et puis s'est lui le directeur, et il a raison, moi j'en ai déjà assez avec mes problèmes.
- Alors pourquoi tu lui en veux ?
- Je ne lui en veux pas, c'est à moi que j'en veux, mais je le fait passer sur lui, il a raison.
- Alors va lui dire.
- Non, je préfère qu'il attende, qu'il se calme, qu'il ne me regarde plus froidement.
- Il ne te regarde pas froidement, vous devez vous parler, lui aussi il doit te parler.
- Je ne suis pas encore prêt.
- Très bien. Je vais devoir te laisser Harry, et toi tu dois aller dîner.
- Je te reverrais quand ?
- Pendant le cours de duel.
- Il ne me sert à rien.
- Je sais, mais c'est le seul moment où on pourra se voir.
- Alors j'essaierai d'être le plus longtemps avec toi, si je te manque bien sûr.- Bien sûr ! Allez va, et si tu as le moindre problème n'oublie pas que Devdar est non seulement là, mais Albus aussi.
- D'accord, à plus.
- Au revoir fiston. Ah au fait, bravo pour l'Horcruxe, puis Eldric disparut, engloutit par la terre.
Fin
Titre du prochain chapitre : Le Calme...
Date de parution du prochain chapitre : 1er octobre
