Merci à Angie pour sa correction

CHAPITRE XXXVI : Un Cœur Léger

Précédemment :

Harry était tout de même très heureux, il voyait son grand-père tous les samedis, peu mais c'était déjà ça, et en plus Hermione et Ron étaient prêts à revenir, le trio d'or allait bientôt être à nouveau réunis, encore plus fort qu'avant.

Maintenant :

Ginny, Fred, George, Arthur et Madame Weasley étaient dans la cuisine du Square Grimmaurd, attendant qu'Harry revienne avec Hermione.

C'était les vacances de la Saint Valentin, enfin ils s'étaient tous pris deux semaines de vacances, les matchs de Quidditch, les cours, les blagues étaient passés. Ron et Hermione avaient eu un léger contretemps dont ils n'avaient voulu parler à qui que ce soit, Harry devait revenir avec Hermione, Ron avait dit qu'il devait passer faire quelques achats puis il reviendrait seul au Square Grimmaurd.

Leur relation avait apparemment était annoncée à tout le monde, sûrement dans les lettres, Arthur Weasley avait était promu en tant que Directeur du Bureau de détection et de confiscation des faux sortilèges et objets de protection, c'est-à-dire que la famille Weasley avait maintenant un salaire suffisant, en plus de l'argent donné par Harry, pour vivre au delà de leurs espérances.

Harry, en cours de Potion, pendant les récréations ou après les repas, restait soit avec Ginny, soit avec Nathalie et Véronica, soit avec Draco. Il avait appris à connaître beaucoup mieux Draco, il lui faisait vraiment confiance, lui parlant de Ged Lenter, sans trop en dire, mais d'après ce qu'il avait remarqué il le connaissait, sûrement par son père Mangemort.

Il en avait même parlé à Ginny, avec Ron et Hermione il leur avait dit, par lettre protégé, qu'il avait vraiment beaucoup à leur apprendre, il voulait leur révéler la prophétie qui le liait à Voldemort, mais pas sa condition de Vampire et de Loup-Garou. Il allait également leur révéler pour les Horcruxes, leur loyauté envers lui n'avait aucune limite, il leur faisait confiance.

C'est alors qu'Harry apparut avec Hermione, qui lui tenait l'épaule droite, tout le monde put voir qu'Harry n'était en fait pas grand, Hermione le dépassait presque.

Plus loin, beaucoup plus loin, Salazar s'entretenait avec un espion à lui, qui s'était proposé il n'y a pas longtemps, un choix parfait, proche d'Harry Potter et ayant sa confiance.

- Qu'as-tu à m'annoncer ? demanda-t-il assis sur son trône.

Voldemort n'était pas présent, il était partit avec son protégé en Australie pour une affaire urgente, des alliés potentiel, un mage noir y sévissait, pas très puissant mais il ferait un très bon Mangemort. Son protégé à lui, s'entraînait sur les sorts qu'il lui avait appris la veille.

- Malheureusement pas grand-chose que je vous ai déjà dit, mon Seigneur.

- Très embêtant, Potter ne te ferait-il pas confiance ?

- Si mon Seigneur, mais je vous ai déjà dit que Ged Lenter l'avait rejoins donc…

- QUOI ? cria Salazar Serpentard.

- Je vous l'ai dit, ça a été l'une des informations que je vous ai révélées la première fois !

- Oui, tu as raison. Cependant, ça ne m'enchante pas, Ged Lenter est un très puissant Vampire, cherche à obtenir des informations capital, importante.

- Des informations qui concernent votre descendant vous intéressent ?

- Evidemment ! Je suis un Sang-pur, ma famille a été tachée par des Moldus, c'est un Sang-de-Bourbe, il ne le sait peut-être pas, mais je ne suis pas un ignorant, on ne me cache pas une information de cette importance à moi. Tout ce qui peut nuire à ce Sang-de-Bourbe m'intéresse !

- Oui mon Seigneur. Si je puis me permette, pourquoi s'allier à ce Sang-de-Bourbe ?

- Il me sert de protection pour l'instant, quand je n'aurai plus besoin de lui, je m'en chargerai personnellement. Maintenant va, ils vont s'apercevoir de ton absence, et n'oublie pas, aucun mot aux autres Serpentard. Tu es un bon Serpentard, tu fais parti de ma maison.

- Merci mon Seigneur, au revoir.

Environ au même moment, Ron apparut dans la cuisine du Square Grimmaurd, tenant des paquets dans les bras, ressortant de la course qu'il avait mentionnée.

Les paquets furent donc distribués, Ginny reçut une magnifique robe de soirée bleue. Fred et George reçurent un mystérieux dossier. Arthur reçut un cadre de deux mètres sur un où il y avait collé dessus toutes les piles existantes, son père en avait était extrêmement heureux. Madame Weasley avait reçut une photo de tous ses enfants avec Harry et Hermione, en groupe, lui faisant des bisous. Elle en avait pleuré, tous ses enfants et ceux qu'elle considérait comme ses enfants s'étaient réunis pour elle, quel cadeau magnifique. Harry avait reçu également une photo, une photo vraiment très importante pour lui, jamais il n'aurait pu imaginer ça.

Les Weasley, Tonks, Sirius, Remus, Draco, Devdar, son grand-père, Albus, Alastor, Nathalie, Véronica, ses parents et, mystérieusement, les membres de l'Alliances.

Pleurant de joie, Harry s'était jeté dans les bras de Ron et Hermione et ceux de tous les autres, complices. Ils avaient réussis à trafiquer la Photo pour faire apparaître ses parents. Puis sans prévenir, des POP retentirent.

Albus, Alastor, Sirius, Remus, Tonks, son grand-père, Séverus et McGonagall étaient apparus.

Il se jeta immédiatement dans les bras de son grand-père, en cours il ne le pouvait pas, mais il ne s'attarda pas car, depuis longtemps il n'avait plus profité de son parrain, il se jeta donc dans ses bras aussi.

Tout le monde rigolait, sauf quelques exceptions, devant la joie d'Harry.

Il ignora Albus, salua Alastor avec un « bonjour Monsieur Maugrey », auquel il répondit, « Potter » de sa voix bourru. Il salua aussi Séverus, McGonagall, Tonks et Remus.

Puis ils partirent tous s'asseoir à la table du salon, parlant de tout et de rien, certains parlaient discrètement de Voldemort, d'autres rigolaient, c'était du pur bonheur.

- Je n'y ai pas pensé, mais est-ce que tu veux que je fasse rajouter Rogue et McGonagall sur ta photo ?

- J'aimerai bien Hermione, mais est-ce que tu arriveras à prendre Rogue en photo ?

- Ne t'inquiète pas pour ça ! J'ai besoin de la photo, il va falloir que je la trafique encore un peu.

Harry lui donna la photo et se consacra sur ce que Ron disait, il racontait des rigolades qu'Hermione et lui avaient eues autour du monde.

Sirius, Remus, Alastor et Tonks parlaient ensemble, ça avait l'air sérieux, Albus parlait avec son grand-père, McGonagall et Séverus étaient partis avec Hermione, tandis que tous les Weasley écoutaient Ron parlait avec enthousiasme.

- … mais à ce moment là Hermione est tombée !

Harry qui n'avait rien compris rigola aussi, Ron le regardant, il ne voulait lui montrer qu'il ne l'avait pas écouté pour ne pas le vexer.

- Il y a aussi la fois où Hermione a voulu être gentille et aider un vieil homme à traverser une route. Le vieux était au bord de la route, un peu penché, Hermione croyait qu'il n'arrivait pas à se relever et à traverser. Elle l'a aidé, je l'ai suivi, le vieux n'arrêtait pas de parler, mais on ne comprenait rien il avait l'air essoufflé. Quand on a fini de traverser, Hermione l'a posé sur un banc, et quand le vieil homme pût parler correctement, il leur dit qu'il n'avait rien demandé et qu'il voulait juste ramasser son dentier…

Tout le monde se remit à rigoler, Harry aussi cette fois-ci, il imaginait bien Hermione toute rouge après cette révélation, essayant de s'excuser sans succès.

- Harry ? appela une voix qui semblait timide.

Harry se retourna, et vit Albus, stressé.

- Est-ce que je peux te parler ?

- Pas maintenant !

- S'il te plaît Harry, il le faut vraiment…

- Pas maintenant ! Ce soir, je veux profiter de tout le monde.

- Très bien.

Puis il partit, plus malheureux qu'au début, Harry se sentait coupable de cette tristesse.

Hermione revint un petit moment plus tard, la photo dans la main, Séverus et McGonagall ajouté.

Harry se leva quand Hermione racontait une histoire sur Ron pour se venger de tout ce qu'il racontait sur elle.

Il alla vers Sirius, qui parlait maintenant seul avec Remus, lui fit un grand sourire puis s'assit à coté de Remus.

- J'étais juste en train de dire à Remus que Scrimgeour m'a affecté à la surveillance de Poudlard pour mon fabuleux travail de ces derniers mois, pour que je puisse te voir, tout en travaillant.

- Je vais pouvoir te voir tous les jours ?

- Oui !

- T'entends ça Remus ?

- Oui Louveteau, un gamin en plus à Poudlard.

- Louveteau ? questionna Sirius.

- C'est rien, répondit Harry, il n'arrive pas à s'en empêcher.

- C'est comme si je l'appelais « mon chiot ».

- Hey !

- Fais-le, il va adorer.

- Hop hop hop! On arrête tout. Je ne veux pas que tu m'appelles « mon chiot », filleul sera suffisant.

- D'accord ! Et toi Lunard, je ne suis pas un gamin en plus à Poudlard, j'ai mûri.

- C'est vrai, mais tu ne vas pas pouvoir t'empêcher de faire des bêtises ! rétorqua Lunard.

- On verra !

- Dit Sirius, qu'est ce que tu as fais comme travail aussi important ces derniers mois ?

- Tu le sauras aux nouvelles de demain.

- Très bien ! Moi j'ai une nouvelle pour toi.

- Ha oui ? Quoi ?

- Tu veux la savoir maintenant ?

- Bien sûr !

- Tant pis pour toi alors !

Harry fit un mouvement de la main et Sirius se retrouva collé au mur, devenu muet, ne pouvant plus bouger.

Les autres personnes sursautèrent, et regardèrent Harry curieusement.

- C'est rien, répondit Remus, juste un règlement de compte.

Ca ne les empêcha pas de continuer de regarder ce qui allait se passer

- Tu te rappelles la dernière fois où j'étais collé au mur et que tu en as profité ?

- Je t'en pris filleul de mon cœur, je m'excuse de tout mon cœur.

- Je t'avais dit que je me vengerais, répondit Harry sournoisement.

- Les jumeaux ? appela Harry.

- Oui ? répondirent-ils en même temps.

- J'aurais besoin d'imagination ! Il faudrait l'humilier, sans dépasser les limites, mais je veux pouvoir jeter les sorts moi-même.

- On ne peut pas faire ça à Sirius, dit Fred.

- Moi il me l'a bien fait !

- Sirius ! Ne nous en veux pas, on aide juste un ami.

- Dis leur que s'il…

Harry avait coupé sa Télépathie.

- Harry, tu ne vas pas humilier Sirius, ce n'est pas raisonnable ! dit Madame Weasley.

- Molly, laissez faire Harry, c'est juste une vengeance innocente, défendit Remus.

Tout le monde continua à regarder Harry, les jumeaux et Sirius, Séverus avec un sourire dément, il allait enfin pouvoir voir Sirius Black se faire rabattre le caquet.

Pendant cinq minutes les jumeaux développèrent des idées à l'insu de tout le monde, essayant ce que donnerait tel sort avec tel sort par l'intermédiaire d'Harry.

A la fin, Sirius se retrouva torse nu, avec des tétons qui bougeait dans tous les sens, des cheveux complètement décoiffés et plein de boue. Son pantalon était troué à quelques endroits, ses chaussures avaient disparus, sur son torse il y avait une image d'un serpent qui s'enroulait autour d'un chien fou. Ses yeux étaient roses, il y voyait lui-même tout en rose. Harry avait rajouté sa petite touche personnelle, « J'aime Rosmerta » était inscrit sur son front, faisant rigoler une grande partie des personnes présentes.

La soirée se passa dans la joie et la bonne humeur. Ce fut tard le soir que tout le monde alla se coucher, Sirius avait été décollé bien avant.

Hermione et Ron, discrètement allèrent se coucher ensemble, seul Ginny avait été prévenue, étant donné qu'elle devait partir de la chambre. Elle était donc partit dans la chambre d'Harry, ce couchant dans son lit, attendant qu'il en ait fini avec Dumbledore.

- Tu sais ce que je voulais te faire comprendre, est une chose très importante, continua Albus.

Ils étaient dans le salon, seuls, depuis quelques minutes ils avaient commencé, Albus devait lu expliquer clairement pourquoi il se comportait ainsi, pourquoi s'était aussi important pour lui, il venait de lui dire qu'il voulait tout lui révéler, il attendait.

- Quand j'étais jeune, tout me semblait facile, j'étais puissant, aimé, ami avec l'héritier des Potter, je commençais à avoir des relations. Je sortais juste de Poudlard. J'ai rencontré Gellert, on s'est vite entendu, il avait un an de moins que moi, Charlus ne l'aimait pas, je ne savais pas pourquoi. Charlus a accepté ma décision, il ne lui semblait pas très honnête, je ne l'ai pas écouté.

Albus semblait abattu, il ne l'avait jamais vu comme ça, jamais.

- Gellert avait des idées qui me semblaient bien, encore une fois Charlus a essayé de me convaincre, je ne l'ai toujours pas écouté. Alberforth, mon frère, le détestait, je devais m'occuper de ma sœur, mais avec Gellert je ne m'en occupais plus vraiment.

Harry était subjugué, Albus avait une sœur ? Il savait qu'il avait un frère, mais jamais il ne lui était venu à l'idée qu'il avait une sœur.

- Ma sœur n'était pas scolarisée, elle avait trois ans de moins que moi, elle est morte par ma faute à peine un mois après ma sortie de Poudlard, parce que je voulais rester avec Gellert, on voulait s'occuper d'une cause dites « pour le plus grand bien ». On voulait trouver les reliques de la mort, aujourd'hui je sais où elles sont toutes. La cape d'invisibilité est en ta possession, la pierre de résurrection a été détruite par Eldric, je ne sais comment, et la baguette de Sureau est en ma possession. Pour ces trois objets, ma sœur a payé le prix fort, mon frère me déteste encore aujourd'hui.

Harry commençait à comprendre ce qu'il voulait dire. Pour la première fois depuis des années, Albus se révélait, il révélait ses problèmes, ses faiblesses.

- C'est parce que je n'ai pas pu me contrôler, j'ai voulu m'occuper d'une chose bien trop importante pour moi alors que je n'en avais pas les possibilités. Sans le faire exprès j'ai mis ma famille de coté, je n'ai pas su gérer cette cause et ma famille. Ma mère est morte de chagrin quelque semaine plus tard à cause de moi.

Albus pleurait, Harry ne savait pas quoi faire, des larmes coulaient sur le visage du vieil homme, mais aucun sursaut, aucun pleurnichement, juste des larmes, c'était encore plus triste.

- Je ne sais pas quoi dire. Je ne savais pas, je suis désolé…

- Tu vois Harry, je ne suis pas aussi blanc que tu ne le penses, j'ai été un ami proche d'un mage noir, j'ai suivi sa cause, j'ai tué ma sœur, mon frère ne veut plus me voir, je cause plus de problème que je trouve de solution.

- Pour moi vous resterez toujours le même, tout le monde fais des erreurs. Vous avez enfermé Grindelwald, vous avez pu vous expliquer il y a quelque temps, vous avez aidé Séverus à rester dans le droit chemin…

- C'est lui qui est venu me voir Harry.

- Et vous l'avez aidé, vous ne l'avez jamais rejeté parce qu'il était un Mangemort. Vous avez sauvé des personnes Albus, grâce à vous des gens ne sont pas morte, grâce à vous des gens sont restés dans le droit chemin, sachant que vous étiez là pour les aider quoiqu'il arrive…

- S'ils savaient ce que j'ai fais !

- Ils ne le seront pas ! Je vous promets que je ne dirais rien à personne !

- Je suis désolé Harry, je n'aurais jamais dû te parler ainsi la dernière fois…

- C'est oublié, et je vous comprends, vous aviez parfaitement raison. J'ai des droits et des obligations, il ne faut pas que je fasse des choses parce que j'en ai le droit, il faut que je me contrôle moi-même.

- Je ne te parlerai plus comme ça ! Tu n'es plus un gamin Harry, je peux te parler en tant qu'adulte. Et je suis encore plus désolé que par ma faute Sirius est mort. Si je t'avais révélé la prophétie plus tôt, si je t'avais appris l'Occlumencie plus tôt, si je t'avais préparé à tous ce qui se passait…

- C'est oublié ! J'ai eu la chance de revenir en arrière et de revoir mon parrain, je vous en ai voulu, mais grâce à vous j'ai pu avoir une enfance à peu près normale, j'ai pu connaître ma famille, si je peux l'appeler ainsi. Si vous m'aviez gardé auprès des sorciers quand j'étais jeune, je ne serais jamais devenu ce que je suis aujourd'hui, j'aurais été arrogant et imbu. Si vous m'aviez entraîné je n'aurais jamais pu profiter de ma jeunesse, je n'aurais jamais su ce que voulais dire jouer, rire, s'amuser. Pour tout cela je vous en suis reconnaissant. Et il ne faut pas oublier que mon parrain n'est pas mort, que la prophétie est détruite, donc l'année que j'ai vécu, vous ne l'avez pas vécu, donc vous ne l'avez pas fait.

- Merci Harry ! Merci beaucoup ! En ce qui concerne la prophétie, ne croit pas que je ne sais pas que c'est toi qui l'as détruite, mais ne t'inquiète pas, il n'y a que moi qui le sais, et je ne t'en veux absolument pas.

- J'espère bien ! Cependant j'aurai une requête ! Je ne veux plus jamais que vous me cachiez des choses en ce qui me concerne.

- J'essaierais.

Harry monta dans sa chambre plusieurs minutes plus tard, le cœur plus léger, la discussion s'était terminée sur le rapport protégé, mentor. Albus allait l'entraîner lui-même, choisir des professeurs de choix pour lui.

Ses amis étaient revenus, son grand-père était venu exceptionnellement, Sirius était présent, et son rapport avec Albus s'était amélioré, même renforcé.

Il partit se coucher le cœur plus léger que jamais.

Fin

Publication du prochain chapitre : 1er Mars 2010

Titre du prochain chapitre : Récompense Ténébreuse et Coffre aux Milles Facettes