Merci à ANGIE pour sa correction
CHAPITRE XXXVII : Récompense Ténébreuse et Coffre aux Milles Facettes
Précédemment :
Ses amis étaient revenus, son grand-père était venu exceptionnellement, Sirius était présent, et son rapport avec Albus s'était amélioré, même renforcé.
Il partit se coucher le cœur plus léger que jamais.
Maintenant :
Le lendemain Harry se réveilla engourdi, il avait dormi le plus loin possible de Ginny. Leur relation venait de commencer, et Harry ne voulait pas précipiter les choses, alors qu'Hermione et Ron eux oui, ils avaient pensé à ce qu'ils avaient fait toute la soirée pratiquement, et cette nuit n'avait pas été une nuit de repos pour eux deux, d'après les sentiments qu'il avait senti.
- Harry ? Tu pourras aller voir dans le secrétaire du salon, je crois qu'il y a un Epouvantard.
- Oui Madame Weasley, répondit Harry pendant qu'elle lui servait des pancakes vers dix heures et demi.
Ginny était attablé à coté de lui, Hermione et Ron dormaient encore, Harry avait décidé de les réveiller avant que Madame Weasley découvre qu'ils avaient dormit ensemble.
- Ginny, j'aurais besoin de toi toute la journée.
- Toute la journée ! s'épouvanta-t-elle. Mais c'est les vacances !
- Et cette maison n'est pas vivable !
- On l'a nettoyé cet été !
- Pas assez ! On ira chercher du Doxycide et tu m'aideras à nettoyer.
- Pourquoi il n'y aurait que moi ? Et Ron à part dormir il fait quoi ?
- Il se repose Ginny ! Je te rappel qu'ils se sont entraîné dur et qu'ils sont fatigué !
- ALORS JE M'ENTRAINERAI ! cria Ginny.
- IL EN AIT HORS DE QUESTION, IL Y A ASSEZ DE MES ENFANTS EN DANGER POUR QUE TU T'Y METTES !
- Je pourrais aider si vous voulez, dit Harry d'une petite voix.
- Non ! dit fermement Madame Weasley. Tu as affaire au Ministère, Arthur te l'a dit hier, et puis tu as l'Epouvantard à faire partir, continua-t-elle sans quitter du regard Ginny qui le soutenait.
- Ginny…
- Lâche-moi Harry !
Harry les regarda se battre du regard, à ce moment là on ne pouvait pas dire que Ginny ne tenait pas de sa mère. Par contre ce qui choquait Harry c'est que Ginny ne respectait pas sa mère.
- Je m'entraînerai !
- Il en ait hors de question !
- Tu ne peux pas me l'interdire !
- Je suis ta mère !
Cette conversation aurait pu paraître normale, si ce n'est le ton froid qu'elles employaient. Harry regarda Ginny, attendant la réponse qu'elle allait fournir à ce que Madame Weasley avait dit, et qui semblait n'avoir aucune réponse.
Ron et Hermione entrèrent à ce moment, regardant Madame Weasley et Ginny puis Harry, cherchant une réponse à leur question muette. Harry y répondit par un simple doigt qu'il mit devant sa bouche.
Ron et Hermione se tournèrent attendant ce qui allait se passer, ne sachant pas ce qui s'était passé avant, à part par les cris qui les avaient réveillés.
- Alors tu ne l'ais plus pour moi !
Cette fois-ci ce fut le coup de grâce, Ron et Hermione ne savait pas de quoi elle parlait, Harry, lui, était paralysé. Comment avait-elle pu dire une chose pareille ?.
Madame Weasley, remise du choc, hors d'elle, envoya une claque à sa fille, qui ne put s'empêcher de mettre sa main sur sa joue, les larmes aux yeux. Elle se retourna et courut, s'enfuyant en montant les escaliers.
Madame Weasley était réellement hors d'elle, et ce fut le premier de ses fils qu'elle vit qui en prit les frais.
- Toi ! dit-elle en colère en montrant Ron du doigt. Je ne veux plus que tu partes pour quelque raison que ce soit, la prochaine fois que tu me fais une chose pareille tu t'en mordras les doigts toute ta vie, est-ce que je me suis bien faites comprendre, Ronald Bilius Weasley !
- Oui, maman, répondit Ron apeuré.
Sa mère se retourna mit deux assiettes en plus sur la table et y mit quatre pancakes dans chacune d'elle puis sortit.
- Qu'est ce que j'ai fait ? murmura Ron en se penchant vers Harry.
- Rien, c'est Ginny, je t'expliquerais tout à l'heure.
Le petit déjeuné se déroula dans le silence le plus total, de peur de déranger Madame Weasley qui entrait parfois laver un verre ou essuyer de la poussière.
C'était certain qu'Harry n'oublierait pas l'Epouvantard, non seulement pour ne pas gêner Madame Weasley mais aussi pour éviter ce qui c'était produit l'année dernière, enfin pour lui. Voir Madame Weasley pleurer devant toute sa famille morte avait été un grand choc pour lui, et il était hors de question que cela se reproduise.
- Alors, qu'est ce qu'il s'est passé ? demanda Ron une fois monté dans leur chambre.
Ils avaient bien essayé de calmer Ginny, mais à peine Hermione avait ouvert la porte qu'elle avait failli se prendre une chaussure dans la tête, avec en prime un « DEGAGE » dans toute sa splendeur.
- En fait, pas grand-chose, ta mère a demandé à Ginny de l'aider pour nettoyer la maison, et elle n'a pas voulu en disant que toi tu ne le faisais pas. Ta mère a prit ta défense en disant que toi tu te reposais parce que tu étais fatigué par ton entrainement, ensuite Ginny a dit qu'elle irait s'entrainer, ta mère s'est énervé. Et enfin Ginny a dit qu'elle ne considérait plus ta mère comme étant la sienne.
- Tout ça à cause d'une histoire de nettoyage ?
- He oui Ron, dit Hermione, toi mieux que personne connait Ginny et son caractère.
- Bonne chance mon vieux ! dit Ron.
- Pourquoi ?
- Pour la calmer, rétorqua-t-il.
- T'es malade ? Je tiens à ma vie !
- Ce n'est pas une chaussure dans la tête qui va faire peur au grand Harry Potter ?
- Non, c'est celle qui la jette.
- C'est bon, je m'en charge, se dévoua Hermione.
- Merci ! Tu me sauves la vie.
- Ouais, Ouais, c'est ça !
Puis Hermione partit, laissant Ron et Harry dans la chambre, Harry demanda à Ron s'il pouvait faire partir l'Epouvantard, puisqu'il n'avait pas le temps. Il avait une réunion avec le ministre de la magie.
- Pas de problème, je m'en charge.
- Merci, on se revoit cette après-midi.
Et Harry partit lui aussi, entendant des cris dans la chambre des filles en passant. En descendant il informa Mme Weasley qu'il partait et lui demanda de prévenir Sirius et Remus qu'il revenait l'après-midi.
C'est en passant par l'entrée des visiteurs qu'il se retrouva dans le hall du ministère, ayant utilisé la Métamorphomagie pour ne pas se faire reconnaitre. Il avait les traits d'un homme d'une trentaine d'année, cheveux noirs, yeux marron, quelques petites rides. Un homme passe partout.
Il passa tout d'abord par le niveau 2, au Département de contrôle de l'équipement magique où travaillait Arthur en tant que directeur du Bureau de détection et de confiscation des faux sortilèges et objets de protection.
- Bonjour Arthur, salua Harry.
- Heu…bonjour. Vous êtes ?
- Ha excusez-moi ! C'est moi, Harry, murmura-t-il. Métamorphomagie, dit-il.
Arthur était cependant sceptique quant à cette réponse, Harry le sentait. Mais quoi de plus normal, très peu de personnes connaissait ses dons. Remus, Sirius, Eldric, Ron, Hermione et Albus. Déjà beaucoup pour Harry, mais il pouvait en parler à Arthur.
- Je suis aussi Télépathe, cette fois-ci tout l'ordre le savait. Je vis en ce moment au Square Grimmaurd, rajouta-t-il Télépathiquement sentant encore une fois le scepticisme d'Arthur.
- Excuse-moi, s'écria Arthur en se levant et en lui serrant la main vigoureusement.
- Ce n'est rien, c'est normal. Je venais vous passer le bonjour, je dois aller voir le ministre dans cinq minutes.
- Ca fait toujours plaisir. Tu as lu la gazette ce matin ?
- Non, quelque chose d'intéressant ?
- Ca oui ! Tiens regarde, dit-il en tendant la Gazette.
Un avancement
Hier soir, Franck Savage, directeur du Bureau des Aurors, ayant succédé à Rufus Scrimgeour, actuel Ministre de la Magie, nous a révélé un fait tout à fait exceptionnel.
Une équipe de cinq Aurors, Nymphadora Tonks, John Dawlish, Duncan Fiertalon, Edward Williamson et le tristement célèbre Sirius Black, ont espionnés huit Mangemorts depuis près de deux mois, pour récupérer le plus d'information que possible.
Suite à ces deux mois, les informations récupérées s'avèrent très intéressantes. Il semblerait que Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom et le Mage noir Salazar Serpentard aient réussi à mettre les Détraqueurs de leurs cotés.
Il est évident que suite à cette déclaration des cinq Aurors, Franck Savage s'est empressé d'en informer le Ministre de la Magie qui s'est également empressé d'enlever la garde d'Azkaban à ces êtres immondes.
Azkaban est aujourd'hui surveillé et gardé par une vingtaine d'Aurors, mais ce n'est pas tout, le Ministre de la Magie aurait fait appel à des agents de l'A.S.I. Cet Acronyme reste cependant inconnu, mais d'après ce qu'en a dit le Ministre de la Magie se sont des agents d'une grande compétence, capable de se charger d'une tache comme celle-ci.
Les Détraqueurs de leurs coté, les deux Mages noirs sont plus dangereux qu'avant, le Ministère de la Magie appelle à une vigilance constante. Le nombre d'Aurors placés sur le Chemin de Traverse, à l'Hôpital Sainte Mangouste, à Poudlard et à Pré-au-Lard n'a pas changé, cependant Franck Savage a fait appel à Bob Ogden, directeur de la Brigade de la police magique, pour coopérer et alléger le travail des Aurors.
Il y a aujourd'hui trente membres d'Aurors et de police magique confondu sur le Chemin de Traverse, vingt-cinq répartis dans tous l'Hôpital Sainte Mangouste, quarante à Poudlard, et vingt à Pré-au-Lard.
Le monde sorcier Britannique entre dans un climat chaotique, Vous-Savez-Qui et Salazar Serpentard commence à faire leur règne de terreur. Mais le Ministre de la Magie ne se laisse pas abattre, conscient que notre pays est gravement touché par les attaques et la menace des deux Mages il fait tout son possible pour protéger et réconforter la population.
Rassurons-nous, nos enfants sont en sécurité à Poudlard, Albus Dumbledore a montré maintes et maintes fois ses capacité face aux ténèbres, et n'oublions pas qu'il y a à présent un Empereur en la personne d'Harry Potter pour l'aider dans cette tache, bien que très jeune, il a également su montrer de quoi il était capable. L'Elu saura protéger nos enfants en temps voulu et se battre contre le règne de terreur établi.
Mais Albus Dumbledore et Harry Potter n'arriveront pas à abattre les ténèbres à eux seuls, c'est pourquoi les informations qu'ont rapportées Nymphadora Tonks, John Dawlish, Duncan Fiertalon, Edward Williamson et Sirius Black, ont été un grand soulagement pour le Ministère de la Magie et pour toute la population Sorcière.
Les Géants ne se sont pas rangés du coté de Vous-Savez-Qui. D'après les informations rapportées il semblerait que se soit Harry Potter, l'Elu, qui soit la cause de ce changement de situation. Doit-on faire confiance aux Géants qui à eux seuls ravageaient les villes Moldus pendant la première guerre ? Il semblerait que oui, si nous faisons confiance en Harry Potter, faisons confiance en son jugement.
L'idée que les Détraqueurs soient du coté de Vous-Savez-Qui n'est en soi pas une grande surprise, mais que les Géants soient du nôtre, grâce aux bons soins d'Harry Potter, ça c'est une grande surprise, et surtout une grande nouvelle.
Encore une fois d'après les informations des cinq Aurors, Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom et Salazar Serpentard prévoiraient une grande attaque pour la fin de l'année, nous ne savons pas où, ni quand exactement, mais le Ministre Scrimgeour dit que cette information devra être confirmé par les huit Mangemorts capturé par nos cinq Aurors.
Georgia Eustaine
Harry comprenait maintenant pourquoi il n'avait pas reçut beaucoup de nouvelle de Sirius et de Tonks depuis ces deux derniers mois. Il savait depuis longtemps que les Géants étaient de leur coté, mais c'est vrai qu'il n'avait rien dit à l'Ordre, d'ailleurs il n'allait jamais à leurs réunions, pas que ça le dérangeait mais il n'avait pas le temps, et surtout on ne lui disait jamais.
- Alors ?
- C'est une excellente nouvelle, pour les Détraqueurs on aurait pu le prévoir, mais pour les Géants c'est excellent. Dites Arthur, est-ce que vous savez quand est la prochaine Réunion ?
- Ce soir, pourquoi ?
- J'aimerais être présent.
- Je ne pense pas que cela gêne qui que ce soit. Albus était réticent à t'y inviter sachant ce que tu faisais à l'extérieur, mais je ne pense pas que ça le dérange. Par contre je pense que ça dérangera le Ministre si tu n'es pas à l'heure à ton rendez-vous.
Harry regarda l'heure, pas comme s'il était pressé, mais il fallait bien jouer le jeu.
- Merde ! jura-t-il. Merci Arthur.
Puis il se mit à courir, pour atteindre l'ascenseur, vide.
Le Ministre ne lui en voudra absolument pas d'être en retard, ce n'est pas comme s'ils avaient affaire ensemble, c'était juste une couverture pour les autres.
- Seigneur Potter, bonjour, comment allez-vous ?
- Bien, et vous monsieur le Ministre.
- Ca peut aller, avec ce qui se passe je ne peux pas dire que tout va bien, vous allez rester longtemps ?
- Non, ne vous inquiétez pas. C'est juste pour utiliser votre cheminer.
- Affaire personnelle ?
- Plutôt confidentielle.
- Je ne dirais rien à personne.
- Je vous remercie. Bonne continuation, et bon courage. Puis dans un murmure il prononça sa destination, Bureau du Dirigeant Elfrod.
Et il disparut dans une flamme verte, englouti par la cheminer. Harry vit des cheminer passer devant ses yeux, appréhendant l'atterrissage qui risque d'être catastrophique, comme d'habitude.
Comme il l'avait prévu ce fut ce qui se produisit, quand il fut à destination. Il ne sut tenir debout et s'écrasa par terre sous le cri surpris d'Elfrod.
- Tu ne sais toujours pas te réceptionner convenablement !
- Apparemment pas, rétorqua Harry. Tu n'avais qu'à m'apprendre à me réceptionner, plutôt que des sorts de protection très utiles.
- J'y réfléchirais, dit-il, mais il n'en pensait pas un mot.
- Tu as parlé avec le directeur de Gringotts, qu'est ce qu'il a dit ?
- Il ne veut pas que tu rentres dans un coffre qui n'est pas à toi, que tu sois l'Empereur ou un allié.
- Comment je fais si je ne peux pas…
- Laisses-moi finir ! Il espère que tu comprendras que les sorciers ne doivent pas savoir que tu peux rentrer dans leur coffre simplement en le demandant. Il ne veut pas que les sorciers puissent te voir ou qu'il puisse savoir qu'on a eu une collaboration pour que tu puisses entrer.
- Si j'ai bien compris, il a subtilement laissé entendre que je pouvais y aller mais sans que personne ne le sache même pas les Gobelins.
- Oui !
- Un cambriolage !
- Oui !
- Je vais devoir cambrioler Gringotts, sans alerter qui que se soit.
- Sans oublier les Dragons.
- Il va falloir que je réfléchisse à ce que je vais devoir faire.
- Je te laisse réfléchir, je retourne à mon travail, quand tu auras terminé tu me le diras.
- D'accord.
Harry s'affala donc dans le fauteuil, réfléchissant à un plan. Il ne devait être vu par personne, il ne fallait pas alerter un seul Gobelin sinon le cambriolage sera relaté dans la gazette ou tous autres journaux. Quoique, en tant que patron de la gazette il pouvait s'en charger, mais mieux valait ne pas tenter le diable avec les autres. Donc n'être vu par personne et ne pas alerter les Dragons.
Ce fut cinq minutes plus tard qu'il se retrouva dans Le Chemin de Traverse, avec un plan en tête, et une apparence qui n'était pas la sienne.
Pour commencer il devait se retrouver seul quelques secondes et le seul endroit où il pouvait se retrouver seul était à l'Allée des Embrumes.
Il rentra donc dans l'allée des Embrumes, marchant entre les peu de passant qui s'y trouvait, voyant des magasins fermés alors que tous ceux du Chemin de Traverse était ouverts, les Aurors étaient passé par-là.
Il rentra dans une ruelle qui tombait dans un cul-de-sac, les magasins de cette ruelle étaient fermés à par deux, « Potion remplie » et « Artefact de protection », ceux là avaient réussi à passer entre les filets des Aurors, ou alors ils n'avaient rien à se reprocher.
- Hey, vous ! le héla une voix.
Harry se retourna pour voir un homme dans la cinquantaine, baguette en main, cheveux grisonnants, corpulence assez forte. Harry ressentait de la confiance, cet homme était confiant. Il n'allait plus l'être dans quelques secondes.
- Je suis l'Auror Cellman. Je vous demande de lever les bras, de me dire votre nom et prénom ainsi que votre présence ici.
- Vous ne voulez pas savoir mon tour de taille non plus !?
- Levez les bras !
- Sa va j'ai compris ! dit-il en levant les bras.
- Votre nom et prénom ? demanda-t-il en s'approchant.
- Je sais plus ! Merlin je crois, mais j'en suis plus sûr…
- Votre nom et prénom !
- Gryffondor Godric !
- Ne m'obligez pas à vous lancer un sort !
- Si on peut même plus rigoler.
L'Auror était à présent à dix mètres, il fallait qu'il continu, quel nom allait-il lui donner à celui-là.
- Nom et prénom !
- Martin Matin.
L'Auror leva un sourcil devant ce nom étrange.
- Votre présence ici !
- Un peu de shopping, je voulais me faire une beauté…
- Vous voulez que je vous emmène avec moi ?
- Pas dès le premier rendez-vous voyons, s'offusqua Harry en mettant ses mains devant lui.
- LEVEZ LES BRAS !
- Ca va ! Mais si ça ne vous dérange pas je préfèrerais remettre notre rendez-vous à plus tard.
- Dernière fois ! Votre présence ici.
- Vous, je suis là à cause de vous ! Je voulais continuer mon chemin tranquillement et faire ce que j'avais à faire, mais vous m'avez appelé, donc c'est à cause de vous si je suis toujours là.
- Je ne demande pas pourquoi vous êtes ici…
- Ah si !
- Non, je…
- Si !
- Non, je voulais…
- Si !
- LA FERME !
- Susceptible en plus.
- Qu'est ce que vous comptiez faire dans l'Allée des Embrumes ?
- Là c'est précis…
- Je me fiche que ce soit précis, répondez !
L'Auror était à présent derrière lui, à a peine cinq mètres.
- Donnez-moi votre baguette !
- Vous me l'avez pas demandée tout à l'heure.
- Faites ce que je vous dis !
- Je donne ma baguette ou je réponds à la question ?
- Répondez et donnez-moi votre baguette !
Harry mit sa main dans sa poche pour attraper sa baguette, en même temps il sentit la baguette de l'Auror dans sa nuque.
- Sans geste brusque ! murmura-t-il.
- C'est vous qui venez d'en faire un, j'ai eu peur moi !
Il donna sa baguette à l'Auror qui l'attrapa, puis l'Auror appuya un peu plus sur sa nuque et redemanda de répondre.
- Que faites vous à l'Allée de Embrumes ?
- Je suis un agent de l'A.S.I espèce d'abruti, alors enlève-moi cette baguette !
L'Auror enleva la baguette de sa nuque, quel abruti. Mais immédiatement après il l'a remit. Mince !
- Que veut dire les initiales ?
- Abruti Seulement Ignorant.
- Maintenant tu vas répondre à mes questions et arrêter de faire l'intéressant.
- Désolé je n'ai pas envie.
Puis il se baissa et donna un coup de pied qui fit tomber l'Auror au sol, Harry se mit à courir.
- STUPEFIX, cria l'Auror.
Mais à la surprise d'Harry et de l'Auror, le Corbeau d'Harry, son gardien de l'air, sortit de lui et fit changer la trajectoire du sort en lui fonçant dessus. Ensuite le Corbeau fonça sur l'Auror qui jeta une avalanche de sort qui fut évité. Quand le Corbeau toucha l'Auror, il s'envola et s'écrasa au mur, sonné.
- Merci, mais la prochaine fois tu attendras que je te demande quelque chose, il va falloir que tu apprennes ce que veut dire cas d'urgence pour moi !
Le Corbeau émit un cri et disparut.
Harry marcha vers Cellman et lui modifia la mémoire. Il l'avait arrêté, posé des questions tout c'était parfaitement bien passé, puis il était repartit.
Harry lui jeta un sort pour le réveiller puis se transforma immédiatement en air, Cellman se demandera toujours pourquoi il s'était retrouvé par terre.
Harry, après cet incident non prévu, continua son plan, sous sa forme de Dzêta air. Il prit la direction de Gringotts en tant que vent.
A l'entrée il y avait deux sorciers, munis de sondes de sincérité, il passa en coup de vent, invisible aux yeux de tous, il entra donc dans Gringotts, il remarqua tous les Gobelins gardant chaque porte, ceux qui était au comptoir assis sur de hauts tabourets, écrivant dans des registres, pesant des pièces de monnaie sur des balances de cuivre, examinant des pierres précieuses à la loupe.
Il se débrouilla ensuite pour entrer dans les souterrains, s'enfonçant de plus en plus dans les profondeurs de Gringotts, évitant du mieux que possible les rails, il descendit très profondément à l'intérieur de Gringotts, allant jusque dans les coffres six cent.
Il s'arrêta finalement devant le coffre des Lestrange, étant sous sa forme Dzêta, le Dragon ne le vit pas et ne le remarqua pas.
Harry devait bien avouer que Gringotts est très bien protégé, il commença par jeter un sortilège puissant de confusion au Dragon, pour qu'il ne voie pas qu'il faisait de la Magie.
Il se concentra et se focalisa sur la porte du coffre, utilisant l'Auramagie, il distingua plusieurs sortilèges Gobelin.
Après cette inspection qui dura cinq minutes, il s'arrêta et se concentra sur la Magie Antique, mais il dut s'arrêter subitement quand il entendit les Wagonnet grincer. Il reprit vite sa forme de Dzêta air et attendit que le Wagonnet passe. Quand il fut passé il se remit en charge d'enlever les protections du coffre des Lestrange.
Extériorisant sa magie, il la plaça sur la porte. Enlever des sortilèges Gobelin était très difficile, et il fallait y mettre beaucoup plus de puissance que si c'était des sorts Sorciers. Les sorts s'étant habitué à un genre d'être qui l'utilisait se laissait difficilement faire par une autre espèce. C'est pourquoi seuls les plus puissants arrivaient à utiliser la magie des autres espèces, il fallait réussir à se faire obéir par la magie. Plus on est puissant plus on arrive à faire flancher la magie est donc, plus on maitrise de sorts.
Une fois les sortilèges et maléfices retirés de la porte du coffre il l'ouvrit, puis il enleva le sort de confusion au dragon, et mit une puissante Illusion sur la porte du coffre pour faire croire que la magie des Gobelins était toujours présente.
Puis il entra dans le coffre des Lestrange en refermant la porte derrière lui. Ce qu'il vit le stupéfia, des tas de Galions de Mornilles et de Noises dispersé dans le coffre. Sans oublier les pierres précieuses, les bijoux et toutes sortes d'objets était présent dans le coffre.
Il chercha des yeux la coupe de Poufsouffle, et la vit en hauteur, sur une pile de Galions d'or.
Avec des gestes de la main droite il voulut faire venir à lui la coupe, mais malheureusement pour lui, la banque avait été construite bien avant que la Magie Elémentaire soit perdu. Il essaya donc la Magie Antique, puis la Filimagie, la Magie qu'il avait apprit chez les Elfes, mais là encore rien ne marcha. Il essaya ensuite la Magie Ancienne, très difficile, il se basa sur le sentiment de l'amour, l'amour immense qu'il avait pour les autres pour détruire le mal qu'il y avait dans cette coupe, mais là encore cela ne marcha pas.
Il essaya la Magie Démoniaque, pour faire apparaitre un Démon Voleur, mais ça ne marcha pas. Il essaya un Accio, évidemment ça ne marcha pas. La Magie à Parole, qu'il avait créé lui-même, mais rien. Magie Runique, et comme il s'y attendait ça ne marcha pas, il essaya donc la dernière Magie qu'il pouvait utiliser pour attraper la coupe, la Magie Arcannique.
La Magie Arcannique se base sur la Magie des autres et des alentours. C'est certes une Magie fourbe, mais très utile quand on est épuisé magiquement et qu'on en a juste assez pour se concentrer et percevoir la Magie des alentours pour pouvoir y puiser.
L'Auramagie et la Magie Arcannique n'était pas la même chose. L'Auramagie permettait simplement de voir l'aura des autres, ainsi que la magie contenu dans toutes sortes de choses. Tandis que la Magie Arcannique permettait de ressentir la Magie autour, on ne la voyait pas, on la ressentait, ce qui permettait de savoir quelle était la puissance qu'on pouvait utiliser. Si on s'y connaissait.
Elfrod lui avait dit de ne toucher à rien, absolument à rien. Il fallait qu'il se débrouille pour récupérer la coupe sans la toucher. Il ne lui avait pas dit pourquoi mais il savait qu'il ne fallait rien toucher.
Harry utilisa donc la Magie Arcannique, se mettant en faible méditation il se mit à ressentir la puissance que se dégageait des murs du coffre des Lestrange. Ce qui était sûr, c'est que ce coffre était extrêmement bien protégé.
Ensuite il se mit à canaliser la Magie des murs, cela marcha. Comment ce faisait-il que les Gobelins ne connaissent pas cette Magie ? Il n'en savait absolument rien, mais ce qu'il savait c'était qu'elle était très peu connu, mais pas très ancienne, trois quatre millénaires tout au plus.
Harry sentit la Magie se canaliser en lui et se transformer pour s'adapter à sa propre Magie. Mais malheureusement il n'arriva plus à la faire sortir pour l'utiliser, elle était emprisonné en lui.
Le coffre était extrêmement bien protégé, et les Gobelins s'étaient débrouillés pour que la Magie ne puisse être utilisée, mais il lui restait encore une chance que ça marche.
Cette fois-ci, après avoir canalisé la Magie, il ne la fit pas rentrer en lui pour l'utiliser, il allait transformer la structure même de la Magie pour laquelle elle avait été destinée, c'est-à-dire protéger le coffre.
Mais encore une fois ça ne marcha pas, la boule marron qui s'était produit devant lui explosa et le fit s'envoler jusque sur la porte du coffre, le faisant s'écraser au sol. Les Gobelins étaient beaucoup trop intelligents pour son propre bien.
Ceci dit, l'explosion eut pour effet de faire tomber la coupe de sa pile de Galions, elle était maintenant à même pas deux mètres de lui. Mais il se rappela qu'il ne devait pas la toucher, il ne pouvait pas utiliser la Magie.
Puis soudainement il se rappela qu'il avait avec lui son épée, une épée magique certes, mais il n'avait pas besoin de Magie pour attraper la coupe par une de ses anses.
Il sortit son épée en lame d'argent gravé d'un éclair sur le début de la lame, des Runes était inscrit sur le reste de la lame. Sur la garde, en cristal, il y avait un éclair de chaque coté. La fusée était rouge pas très prononcé, avec inscrit quelques Rune dessus. Et le pommeau était en argent mélangé avec un peu d'or, donnant ainsi une couleur particulière.
Harry avait apprit que cette épée avait été construite par le meilleur forgeron des Nains, il y a plusieurs siècles, même plusieurs millénaires, elle avait appartenu à un Nain puissant nommé Indra, aujourd'hui Harry était la personne qui devait avoir cette épée. Elle était parfaite pour lui, même si elle n'avait pas été construite pour lui. Bulbo lui avait dit que les éclairs avaient une signification, personne n'avait pu se servir de cette épée, donc rien n'était fondé. Le premier éclair signifiait donc l'avertissement, le deuxième la punition, et le troisième la fin de la vie.
Il tendit son épée vers une anse de la coupe, et la souleva, il devait maintenant sortir du coffre, replacer les protections, et ressortir sans se faire voir par qui que ce soit.
Et c'est ce qu'il fit, en sortant du coffre, il jeta immédiatement un sort au Dragon pour qu'il n'alerte personne. Replaça les protections, ce qui dura dix bonnes minutes, rangea son épée et prit la coupe dans sa main. Et maintenant la partie la plus difficile allait commencer, sortir discrètement de Gringotts avec la coupe sans se faire voir.
- Harry ! entendit-il dans un murmure.
Harry se retourna mais ne vit personne.
- C'est moi, Elfrod. Pour sortir il te suffit de passer par en bas, saute, je te retrouve en bas.
- Comment est-ce que je peux être sûr de savoir que c'est bien toi ?
Elfrod enleva la cape d'invisibilité qu'il avait, puis lui dit qu'il faisait partit de l'alliance et qu'il connaissait sa condition de Vampire. Bien sûr tout cela dans un murmure.
- Très bien, je te rejoins en bas.
Harry sauta, y voyant dans l'obscurité qui régnait grâce à son coté Vampire, quand il fut assez bas pour que le Dragon ne le voit plus il lui enleva le sort et se préoccupa de sa descente.
La descente fut longue et dangereuse, Harry devait constamment éviter les rails et les Dragons en leurs jetant des sorts. Il devait également se jeter des sorts sur lui-même pour ne pas alerter les Gobelins qui se trouvait dans les profondeurs, cacher la coupe du mieux qu'il put. Mais étant à une vitesse très rapide, la coupe ne se voyait pratiquement pas.
Arrivé en bas, Harry fut subjugué. Elfrod se trouvait bien à l'endroit prévu, mais il y avait également deux Dragon derrière lui, gardant une porte en bronze, avec réécrit dessus les même vers que dans le hall :
Entre ici étranger si tel est ton désir
Mais à l'appât du gain, renonce à obéir,
Car celui qui veut prendre et ne veut pas gagner,
De sa cupidité, le prix devra payer.
Si tu veux t'emparer, en ce lieu souterrain,
D'un trésor convoité qui jamais ne fut tien,
Voleur, tu trouveras, en guise de richesse,
Le juste châtiment de ta folle hardiesse.
- Comment comptes-tu me faire sortir ? demanda Harry à Elfrod qui tenait un Cliqueteur, un objet permettant au Gobelin de contrôler les Dragons.
- En te faisant passer par la sortie normale.
- La sortie normale ? Tu es complètement fou Elfrod, ils ne m'ont pas vu descendre, est-ce que tu crois qu'ils ne vont pas se poser des questions en me voyant monter ?
- Ils ne se poseront aucune question, puisque c'est moi qui t'accompagne. Mais avant de te faire remonter il faut que tu entre dans ton coffre et que tu y retire un minimum d'argent.
Evidemment, pour que ce soit plus réaliste il faut qu'il y ait un retrait pour prouver qu'Harry est bien passé par son coffre.
- Tu veux me faire croire que cette porte est mon coffre ?
- Evidemment. Tu n'es pas sans savoir que plus les coffres sont remplis plus ils sont protégé. Le tiens est celui qui est le plus rempli que l'on ait, il est donc normal que tu bénéficies de la plus haute protection qu'il y ait. Normalement c'est Grafor, le directeur de Gringotts, ou le gérant de ton coffre qui doit t'accompagner à ton coffre mais ils n'y verront aucun inconvénient que ce soit moi qui le fasse.
- Je n'arrive pas à y croire, deux Dragons rien que pour mon coffre.
- Et ce n'est pas tout. Entrons je vais te dire les protections qu'il y a pour ton coffre.
Ils commencèrent à avancer, le coffre étant à une cinquantaine de mètres tout de même.
- Vois-tu, rien qu'en arrivant ici, il faut descendre tout Gringotts, c'est déjà une protection en soi, sachant que si un voleur arrive à s'emparer d'un Wagonnet et s'en servir, il y a la Cascade du Voleur qui se met en marche. La Cascade du Voleur c'est de l'eau qui chute soudainement sur les rails et élimine tous les enchantements et les objets magiques, et les wagonnets se mettent à dérailler d'eux-mêmes. Il faut savoir que seul les Gobelins peuvent se servir des Wagonnets, sauf ceux qui sont assez puissant comme toi. Ensuite il y a les deux Dragons, s'ils n'ont pas le Cliqueteur spécial pour ces Dragons ils auront un gros problème. Ensuite il y a la porte du coffre, qui ne peut être ouverte que par un Potter, ou s'il le lègue à une personne, cette personne peut l'ouvrir.
En parlant de la porte, ils s'y retrouvèrent.
- Place ta main sur la porte !
Harry le fit, il sentit une magie dans cette porte, elle avait une conscience propre, la porte contrôla sa Magie puis des vers apparurent au-dessus de sa main, un peu différent sue ceux du hall d'entrer.
Entre ici étranger si tel est ton désir
Mais à ton apparence, renonce à retenir,
Car celui qui veut prendre et ne veut pas gagner,
Du premier, il devra ressembler.
Si tu veux t'emparer, en ce lieu souterrain,
D'un trésor convoité qui jamais ne fut tien,
Voleur, tu trouveras, en guise de richesse,
Le juste châtiment de ta folle hardiesse.
- Ca veut dire quoi ça ? s'étonna Harry.
- Toi seul peut le découvrir, la seule chose que je peux te dire, c'est que seul les Potter ayant reçut leur héritage sont capable d'y entrer.
Harry se mit à réfléchir, si seul les Potter avec leur héritage peuvent entrer, ça veut dire que ça concerne justement cet héritage.
Mais à ton apparence, renonce à retenir.
Ca voulait clairement parler de la Métamorphomagie.
Du premier, il devra ressembler.
Du premier. Héritage. Le Premier Potter. Héritage. Eldric ! Seul les personnes ayant reçut l'héritage peuvent comprendre, le premier Potter est le plus ancien connu, donc c'est Eldric.
Harry changea donc son apparence pour ressembler à Eldric sous sa véritable apparence.
Il se retrouva donc grand, un mètre quatre vingt sept, avec de long cheveux lui arrivant au niveau des omoplates, brun. Son nouveau visage avait quelque chose de sage, donnant une envie de confiance, sa carrure s'était développée. Ses yeux étaient en amende de couleur bleu, un jour Eldric lui avait dit qu'il les avait eu bleu ses yeux.
- Excellent, les précédent Potter avaient également prit cette apparence.
- Tu savais l'apparence que je devais prendre ?
- Oui.
- Alors si quelqu'un regarde dans ta tête, ils peuvent savoir comment faire.
- Non, il faut non seulement que la porte le reconnaisse comme un Potter, mais il faut aussi qu'il soit Métamorphomage, la Magie ne peut pas être utilisé ici, à part les dons. Maintenant ouvre la porte.
Harry appuya sur les portes et les ouvrit, il se retrouva dans une grande pièce, au fond, une arche menait à une autre pièce moins grande, mais dans la salle ou il se trouvait un Lynx d'Espagne un peu transparent y était.
- Ressembles-moi, parles-moi et comprends-moi, lui dit le Lynx.
Ici, Harry comprit qu'il devait utiliser ses dons d'Animorphomagie, d'Anilanguie, et d'Empathie.
Posant la coupe de Poufsouffle à sa gauche il se transforma en Lynx d'Espagne sous les yeux admiratifs d'Elfrod. Puis il reprit sa forme humaine et Harry dit au Lynx.
- Je ressens ta joie.
Par cette simple phrase, Harry montra qu'il était bien Anilanguie et qu'il contrôlait l'Empathie.
Puis le Lynx disparut, laissant le chemin à Elfrod et Harry, qui ramassa la coupe.
- L'Arche que nous allons passer permettra au coffre de savoir quelle est l'animal qui te correspond pour pouvoir faire passer le test au prochain Potter.
- C'est-à-dire mon Animagus.
- Oui !
- Et je vais devoir repasser tous ces tests à chaque fois ?
- Non, après il suffira que la porte contrôle ta Magie.
- Le prochain Potter saura mon Animagus ?
- Oui.
- Et si je ne veux pas ?
- Tu n'as pas le choix, toutes les protections que tu passe ne sont pas de nous, elles sont du premier Potter qui à fait confiance en Gringotts.
Harry ne le connaissait pas ce premier Potter, mais il n'était pas bête du tout. Ce qui était sûr c'est que ce n'était pas Eldric, Gringotts avait été construite bien après son époque. Mais grâce à ces tests il savait que l'Animagus de Charlus Potter était le Lynx. Ou s'il ne l'était pas c'était l'animal qui lui correspondait le plus. En tout cas le prochain Potter aura un choc en voyant son Animagus.
En passant sous l'arche, Harry sentit une sensation bizarre, comme si quelque chose lui retournait l'estomac, puis le remettait à sa place, très désagréable.
En entrant dans la pièce juste après l'arche Harry découvrit des inscriptions aux murs, c'était un langage qu'il avait apprit avec Eldric, un ancien, très ancien langage, perdu depuis très longtemps.
Le lien est une force, utilises-le.
Les autres te sont liés, profites-en avec eux.
Tu en as besoin aujourd'hui et maintenant,
Je t'écoute et t'entends.
Certain de son hypothèse Harry parla à la porte du coffre en bronze qui se trouvait devant lui, par Télépathie. Le « je » c'est la porte et le « lien » est la Télépathie. Certes ceux qui n'en ont pas le don n'y penseraient peut-être pas, mais ceux qui l'ont ne peuvent pas ne pas y passer à coté.
- Ouvres-toi, dit Harry en se focalisant sur la porte.
La porte s'ouvrit, montrant à Harry un coffre vide. A la surprise d'Harry le coffre s'avança, emmenant avec lui Harry et Elfrod. Ils se retrouvèrent devant la porte de son coffre du début, ouverte, comme s'il n'avait jamais passé les tests.
- Tu as passé les tests de ta famille, tu as maintenant accès à la richesse de la famille Potter, je t'attends ici, je ne peux pas entrer.
- La richesse ? Il n'y a rien, tu es sûr que c'est le bon coffre ?
- Absolument c'est juste une illusion pour ne pas montrer ce qui se trouve à l'intérieur.
Harry s'avança, entrant dans le coffre de sa famille. Après avoir passé la porte du coffre, la porte se referma.
Il était stupéfait, jamais il n'aurait cru que sa famille aurait un coffre pareil. Il ne s'en plaignait pas, mais c'était tout bonnement incroyable.
Une statut du Phoenix de la famille Potter était au milieu de l'immense coffre, mais il n'y avait rien, sûrement une autre protection. A part le Phoenix il n'y avait rien du tout. Le coffre était immense, il devait faire quatre fois la grande salle de Poudlard. Harry s'avança vers le Phoenix, un Phoenix majestueux et plein de grâce, surplombant de son regard toute la salle qui devait faire une trentaine de mètre de hauteur.
Sur le socle du Phoenix des vers étaient inscrits, toujours dans le même langage aussi ancien :
La bague de ta famille tu appliqueras,
Dans la cavité nécessaire, tu comprendras,
La clef des milles richesses, tu entreras,
Dans la serrure prévue, se dévoileras.
Harry appliqua sa bague où était inscrit son nom et son prénom, ainsi que le Phoenix battant des ailes dans la cavité en forme de Phoenix juste à coté, pour y entrer le Phoenix de la bague.
Puis il fit apparaitre la clef de son coffre dans sa main, qui était dans sa malle, oubliant par la même occasion que la magie ne pouvait pas être utilisée à Gringotts. Ce ne fut que quand il mit la clef dans la serrure qu'il comprit que dans son coffre la Magie pouvait être pratiquée.
Au moment même où la clef fut insérée dans la serrure l'Illusion se désintégra et révéla à Harry la richesse de la famille Potter.
Montagne de Galions, de Mornilles, de Noises, de pierre précieuse montant jusqu'au plafond était agglutiné derrière le Phoenix.
Sur sa droite était apparu une sorte de bibliothèque où seul des parchemins enroulés était placés. Sur sa gauche, des objets de toutes sortes était placés sur des étagères.
Manuscrits encadrés, objets de valeurs, artéfacts, quelques armes et objets qu'Harry reconnu comme étant légendaire tel que l'arc d'Apollon qui seul son propriétaire savait manier, Azoth épée de Paracelse abritant un esprit, l'épée de vie de Freyr, qui avait le pouvoir de combattre seul, la lance d'Odin, Gungnir, réputé pour ne jamais rater sa cible et de revenir dans la main de son propriétaire, Ruyi Jingu Bang, le bâton de Sun Wukong, le casque de Rostam, l'anneau d'Andvari, Andvaranaut, la corne d'abondance, la Toison d'or, la ceinture de Thor, Megingjord ou encore les sandales ailées d'Hermes.
Des coffres et des malles était également entreposées sous ces objets légendaires. Harry savait que sa famille était riche et puissante, mais jamais il aurait pensé qu'il possédait ces objets dangereux et qui ont appartenu à des sorciers puissants, noir ou pas. Des objets comme ceux-là, qui tombe dans des mauvaises mains serait une catastrophe.
Il s'avança vers la montagne de Galion et quand il prit une poignée de Galion, elles le brulèrent, il lâcha tout et un parchemin apparu.
De ta main, tu ne peux,
De ta voix, tu le dois,
Dans cette langue, t'exprimer,
Ou mort, tu seras.
Harry parla alors dans cette langue ancienne nommé Lencienne, et demanda une centaine de Galion. Une bourse apparu très simple, les inscriptions changèrent et un nouveau vers apparu.
Quand vide, elle sera,
Inexistante, elle deviendra,
Revenir, tu devras,
Pour remplir, tu parleras.
Et le parchemin prit feu, laissant à Harry le temps de comprendre facilement ce dernier vers. Quand il comprit, quelque seconde plus tard, il fit demi-tour et sortit du coffre tenant dans sa main gauche la coupe et mettant sa bourse dans une poche de sa cape.
- Parfait ! s'exclama Elfrod quand il fut sorti. Nous pouvons remonter.
Un Wagonnet était prêt à les faire remonter, ils montèrent dedans et Elfrod mit en marche le Wagonnet. Il allait plus vite que ceux qu'Harry avait déjà prit mais il était plus confortable et il avait moins envie de vomir. Mettant la coupe à l'intérieur de sa cape, il sortit du Wagonnet puis de Gringotts, sous les yeux scrutateurs des passants.
- Misty ! appela-t-il une fois qu'il pu apparaitre dans son manoir.
- Oui maître ? demanda-t-elle en apparaissant.
- Bonjour, j'aimerais savoir si tu avais fini de préparer l'Elixir des Larmes des Anges ?
- Non maître, c'est une potion très difficile à préparer et je l'ai déjà raté deux fois. Je suis désolé de vous dire qu'il va falloir attendre une semaine minimum, bien qu'elle dure trois jours je ne suis pas assez forte, il me faut donc du temps pour me préparer.
- Tant pis, tu en es où dans les potions ? demanda Harry qui pensa que une semaine c'était vraiment énorme pour se préparer.
Il commença à avancer dans le salon pour pouvoir parler plus confortablement, suivi de Misty.
- L'antidote de la potion de Destruction Mentale est dans votre valise comme demandé. La catégorie des antidotes n'est pas encore terminée mais les potions des sept premières années de Poudlard sont dans votre valise.
- C'est parfait Misty, et Rigand et Riyine, où en sont-ils dans leurs pousses ?
- Elles avancent petit à petit.
- La Botanique leur plait ?
- Oui Maitre. On vous remercie tous de votre délicate attention envers nous.
- C'est tout à fait normal, je ne suis pratiquement jamais ici, il est normal que vous puissiez vous occuper.
- Par contre Bobby n'aiment pas les Potions ni la Botanique, il a préféré s'occuper de la maison et Rilaya aime bien apprendre les soins. Je ne dis pas qu'on s'occupe pas de la maison, s'empressa-t-elle de rajouter affolé, on s'en occupe nous aussi…mais…mais on a moins le temps et…
- Je comprends parfaitement Misty, ne t'en fais pas. Vous faites un travail formidable tous. Je vais te laisser cette coupe Misty il faudra la mettre dans ma chambre et ne plus y toucher, elle est dangereuse…
Harry s'arrêta de parler, les yeux de Misty s'étaient écarquillé, il ressentait la peur, elle avait peur. Ce fut affolé, apeuré et d'une voix très aigu que Misty parla.
- Je ne peux pas maitre, elle est trop noire, je la ressens. Je ne peux pas la toucher. L'Antique coupe d'Helga Poufsouffle devenu un objet maléfique. Par Merlin que dirait-elle si elle le savait. Une récompense pour avoir sauvé un village entier de Moldu devenu l'instrument des ténèbres, par Merlin.
Puis elle disparut, laissant Harry choqué face à cette réaction de l'Elfe, elle s'était vite habituée à sa condition d'Elfe libre put remarquer Harry.
Mais d'un coté elle n'avait pas tord. Helga Poufsouffle, fondatrice de Poudlard et Mage reconnu, récompensé pour sa loyauté envers des villageois Moldu pour les avoir sauvés d'une attaque de Détraqueurs à elle toute seule.
Helga Poufsouffle défenseuse de la Lumière, remportant une coupe pour son dévouement, ne saura jamais que sa récompense pour la lumière était devenue une Récompense Ténébreuse.
Fin
Publication du prochain chapitre : 1er Avril 2010
Titre du prochain chapitre : Pertes Douloureuses
