Je balançais les deux inconscients dehors, enjambais le corps, et sortit cinq milles yens de ma poche et les posais sur le comptoir. Miho me fit la bise, et, toujours dans le silence le plus total, je sortit du bar, un cadavre au bout du bras. Je repoussais un peu les deux inconscients vers le mur, histoire qu'ils ne soient pas trop mal à leur réveil. On ne sait jamais. Portant le cadavre –une bonne soixante-dizaine de kilos- sur l'épaule, je partis en direction du labo d'un des mecs de Faith, dit « Docteur », car il prenait toujours les corps qu'on lui amenait, vivants ou non. Je toquais sur la porte coulissante du vieil hangar, et attendit 57 secondes. Docteur te fait toujours patienter 57 secondes, pour Jashin seul sait quelle raison – et encore, c'est pas sur que même un dieu le sache-. La porte s'ouvrit pour me laisser voir des cheveux gris, malgré sa trentaine d'années, et des yeux que je savait bleus, cachés derrière des lunettes de chimistes. Allez savoir pourquoi. Je lui tendis le cadavre comme un cadeau, et un sourire dément apparut sur son visage. Il s'inclina, et prit le corps dans ses bras. Pauvre cadavre. Je me demande si Docteur les mange... Je le saluais de la main, et repartit vers mon immeuble. Je n'entendis même pas la lourde porte se fermer –ce type est d'un discret pire que le silence même-.
Je montais les huit étages à pieds, ça fait de l'exercice, et ouvrit enfin la porte de mon appartement. Contrairement au reste de l'immeuble, il était en bon état et pas un poil délabré. Je laissais mes chaussures dans l'entrée au murs blancs. Je m'observais un instant dans le mirroir du bout du couloir, et pénetrais dans le salon argenté. A droite, le mur faisait un renflement vers l'extérieur j'y avait d'ailleurs installé un canapé de cuir noir avec plusieurs fauteuils et une table basse en verre au centre. Mes pieds glissèrent sur le parquet –ce sale traître- et je me rattrapais à une poignée fixée au mur. Question d'habitude. A ma gauche, un couloir menait à ma chambre, à la salle de bain et aux toilettes. Devant moi, c'était la cuisine. J'y entrais justement. Une fenêtre au centre de la pièce, en dessous de laquelle il y avait un petite table noire et qui avait trois chaises rouges de chaque côté. A gauche de la porte, il y avait trois placards en hauteur, et en dessous un évier, un lave-vaisselle et le machine à laver. Je dépassais la table et ouvrit le frigo, a côté duquel il y avait un plan de travail, la gazinière et un autre plan de travail. Dans mon dos, je sentis brièvement le frottement du bois du coin du comptoir, contre ma peau nue –j'avais oublié ce petit détail-. Je pris la bouteille de lait en en bu trois longues gorgées. Je fermais le frigo et me dirigeais vers la salle de bain pour vérifier l'était de mon dos et –accessoirement- de mes cheveux. Je posais ma main sur la poignée et tentait de l'ouvrir. Ah oui, c'est vrai. J'accueille des persos de Bleach. Soupir. Je passais au toilettes, et ouvrit finalement la salle de bain. Dans le carton, plus personnes. Je ne me retournai pas, mais envoyais un coup de pied dans la porte qui se ferma brusquement. Une des peluche, monochrome, tourna lentement ses yeux que je devinais sans peine noirs et dorés.
Hum.
C'est moi ou il fait noir d'un coup ? Je touchais mes yeux. A non, c'est pas de la peau, ça, c'est de la peluche, M'dame. Ouèp.
-Putain de peluches de mes couilles virtuelles et pourtant bien existantes, grognais-je. Hé, les gars, si vous vouliez sortir, fallais le dire plus tôt, lançais-je en attrapant la/le fautif/tive entre mes doigts. Ah, il fait jour –enfin, y'a de la lumière quoi-. Oh. Ichigo.
-Ichigo, tu fait le larbin pour ta monture, maintenant ? dis-je à la peluche, amusée.
Shirosaki –car c'était bien lui-, Grimmjow et Rukia se tournèrent vers moi avec des yeux ronds comme des assiettes de soupes.
-Comment tu connais mon nom ? me dit Ichigo, avec ses légendaires sourcils froncés.
Je soupirais. Cette comédie tragédique (pour moi) qui me sert de vie ne s'arrêtera donc jamais de déconner ? Bon, je vais tout leur expliquer, ce sera plus simple. Hein que ce sera plus simple ?
-Connement parce que, vois-tu, mon chou, dans ce monde votre histoire existe aussi.
Les –pour autant que je sache- quatres compagnons me regardèrent avec des yeux aussi gros que tout à l'heure. Quand je la regardais, Rukia s'inclina, et releva la tête, étonnée pour pas deux sous.
-Mais pas en vrai. A vrai dire, votre histoire est racontée, mais en manga.
Grimmjow, total inculte de la vie humaine de son état, commença à s'engueuler avec Ichigo, toujours dans ma main, sur le pourquoi du comment. Je ne comprenais pas pourquoi, depuis tout à l'heure, Rukia regardait mes cheveux avec tant d'insistance. Avec Shirosaki, elle avait l'habitude, non ? Sans compter Toshiro, Ukitake et tout le tralala… Pire qu'un festival.
-Oh, c'est vrai, fis-je en reposant doucement mini-Ichigo sur le sol.
J'observais mon reflet dans le miroir juste en face de moi, et fis le compte des dégâts. Des éclaboussures de sang dans les cheveux, surtout pour quelqu'un qui n'est pas de leur monde –a vrai dire, c'est plutôt eux qui ne sont pas du notre, mais on va pas chipoter- devait faire bizarre. Je soupirais pour la énième fois de la journée, et m'approchais du lavabo. Les quatres peluches se mirent en position défensive en me voyant bouger. Je les regardait, n'ayant pas tout à fait compris, et m'excusais.
-Mais il faut bien que je me lave les cheveux. C'est pas tout, mais ça sèche vite, le sang.
Je pris un gant, le mouillais et entreprit la dure tâche qu'était enlever du sang sur des cheveux blancs. J'entendais les chuchottements des quatres peluches, mais ne fit pas attention à la plus petite, sur le haut du radiateur sur lequel séchais les serviettes utilisées ce matin. Tout en continuant de nettoyer mes cheveux lentement, je dis aux quatres :
-Restez chez moi le temps de vous habituer à ce monde. Sinon vous allez vous perdre ! lançais-je en riant.
-Euh…fis la mini-Rukia en s'inclinant. Je suppose que vous connaissez déjà nos noms…
-Oui, acquiesçais-je. Tu suppose bien. Je me retournai vers eux avec un sourire. Je suis Tsuki.
-Enchantée ! fit-elle en rougissant. Trop mignonne.
Avant que je n'ai pu comprendre quoique ce soit, je me pris un Toshiro énervé et en bankai en pleine figure. Il essaya, tant bien que mal, de me congeler la main dans laquelle je le tenait. Mon œil fut agité d'un tic nerveux. Rukia déglutit et tira les trois autres protagonistes par la main « On ne sait jamais, avec cette humaine ».
-Heeeyyyyy… lançais-je au mini-Toshiro pour qu'il me regarde.
Je devait vraiment avoir l'air folle, parce qu'il palit/bleui/verdi en un instant. Je resserais un peu plus la prise de ma main sur son corps.
-On peut savoir ce que tu fous, enfoiré de nain de jardin pas plus grand qu'un bébé brin d'herbe ? m'énervais-je, toujours avec un ton calme.
-Je suis pas petit ! Et appelle-moi—
-Hitsugaya-taicho ? T'es sûr de le mériter, minus ?
Une veine éclata sur son front. J'entendis vaguement Grimmjow et Shirosaki ricaner, Ichigo soupirer et Rukia déglutir, une fois n'est pas coutume. Je sais bien qu'il ne faut pas énerver le p'tit capitaine, mais j'aime pas me prendre des peluches en pleine gueule. Il m'a fait mal à l'œil, en plus. Et j'ai bien faillis me prendre Hyourinmaru dans la narine.
Pas sûre qu'il aurait apprécié.
Ni Toshiro, ni ledit Hyourinmaru.
-Hey, you kid, listen carefully : you're dead if you do something like that in the future. From now, you will listen all of my orders, assenais-je.
Je sais pas pourquoi, mais aussi loin que je me souvienne, quand j'était en colère, j'ai toujours parlé aux gens dans des langues différentes. C'est comme ça qu'un jour, j'ai balancé en Hongrois à un mec qu'il devrait devenir adulte. Je l'ai gueulé. En pleine rue un jour d'été. Avec plein plein de touristes autour qui lançaient des « Ooohh ! » et des « Aaaah ! ». Sauf que, malheureusement pour moi, il m'a répliqué dans un Hongrois presque parfait qu'il avait déjà 23 ans. On bataillé en arabe, en anglais, en français, en espagnol et même en chinois. Je l'ai battu quand je lui ai parlé africain et qu'il à rien compris. I'm the best.
Hum hum. Je m'égare.
Je soupirais –pour changer- et posait le mini-Toshiro au sol, avec les quatres autres. J'inspirai un grande bouffée d'air.
-Quoi qu'il en soit a partir de maintenant vous vivez avec moi vous vous pliez à mes ordres ou je vous explose la gueule dans les règles de l'art avec en bonus une virée pour allez voir en exclusif l'estomac de mon boa constrictor alors vous vous la fermez vous m'écoutez et on va commencer par le plus important à savoir si vous êtes les seuls ou si il y en a d'autres.
Je repris peu à peu mon souffle, et Rukia m'applaudit, l'air effarée.
-Mer…ci, haletais-je.
J'ouvris la porte, et en profitais pour faire sortir les cinqs peluches. Je partis vers la cuisine et me bus le reste de la bouteille de lait. Je soufflais, satisfaite, et me retournai vers les miniatures avec un sourire très très penché et franchement flippant.
-Maintenant, commençons, et même si vous ne le voulez pas, fis-je avec une voix dégoulinante de sadisme.
Je vais laisser encore un peu l'énigme sur la réplique du chapitre dernier, au cas ou vous êtes encore certains à ne pas l'avroi lu (ce dont je ne doute pas). J'en mettrais une a peu près tout les trois/quatres chapitres _^_ Sinon, je sais pas si vous arrivez à bien imaginer l'appartement de Tsuki... Moi oui, mais en même temps c'est moi l'auteur donc c'est pas étonnant xD
Ok, j'arrête avec mes smileys jubilatoires (clin d'oeil à "Banzai !" de King Pumpking.) et bonne nuit ! (il est tout de même 02:26 u.u)
