Chapitre 12 : John et Rodney

John part à la recherche de Rodney. Il se renseigne auprès du personnel, qui lui font remarquer que le Dr pleurait. Il leur dit qu'il le sait et qu'il veut savoir part où il est partit. Le voilà devant un de ses soldats.

J : Caporal, auriez-vous vus le Dr McKay ?

Cap : Oui, il est rentré dans un des téléporteurs, mais je ne sais pas où il est allé.

J : Merci.

Et il s'éloigne vers le téléporteur le plus proche. Il sait où il est. A son refuse, dans un coin un peu isolé de la base. La station kéraunique n°3.

Il arrive au lieu-dit, silencieusement, observant Rodney. Ce dernier est appuyé contre mur, les yeux fermés, les larmes coulant à flots comme si celles-ci devaient enfin sortir après tant d'années. Bien qu'il ai fait le deuil de sa compagne, la douleur est toujours là.

John se décide à l'approcher, en douceur, pour ne pas le surprendre. Il pose une main chaleureuse sur l'épaule de son ami, qui ouvre ses yeux noyés par le chagrin, et le regarde.

Aucun des deux n'échangent un mot. John l'attire contre lui, et le sorcier se laisse aller dans ses bras remplis de tendresse et de compassion. John le serre tendrement dans ses bras, l'aidant à pleurer tout son saoul contre lui.

Au fils des années sur Atlantis, le simple contact de collègue, s'est transformé en une grande amitié, une sorte de fraternité…, même peut-être plus sans que les deux concernés ne s'en rendent comptent.

Quand John avait perdu son père, Rodney aurait voulu l'accompagner pour ne pas se retrouver tout seul, bien que Rono, était là, mais il n'avait pas pu car c'était celui qui si connaissait le mieux avec le bouclier de la planète des enfants.

Là où ils s'étaient le plus rapprocher c'est quand Rodney était entrain de mourir à cause de « l'appareil à ascension » des Anciens. John l'avait aidé à trouver la sérénité pour effectuer son ascension.

Maintenant, ils sont là l'un dans les bras de l'autre. Une chaleur humaine, un lien fraternel, important à leurs yeux.

Rodney se calme au bout d'un moment. Ses larmes se tarissent… jusqu'à quand… Il s'écarte de John légèrement.

R : Merci, fait-il dans un murmure un peu enroué…

J : C'est normal… Je suis votre ami… Cela vous a fait du bien ?

R : Oui… J'ai accumulé, et comme les volcans, le bouchon a sauté… Je suis désolé d'être parti comme un voleur sans vous expliquer.

J : Cela ne fait rien, le Dr Londubat et le Dr Weasley nous ont expliquer… Votre réaction est tout à fait normal…

Rodney lui sourit légèrement puis s'écarte de lui, l'air grave, un peu soucieux…

J : Un souci Rodney ?

R : J'ai l'impression d'être un monstre dans le regard de certain… J'ai l'habitude, mais cela fait mal, j'essaie de ne rien laisser transparaître mais cela fait mal, le regard des autres.

J : Rodney, vous n'êtes pas un monstre, juste un sorcier, qui veut défendre ses amis et les deux galaxie, de mégalos comme les Wraiths et de McKenzie, par exemple. Même les autres ne pensent pas que vous êtes un monstre… Ils ont été tolérants avec Teyla, ils le seront avec vous, c'est juste l'inconnu pour eux, comme pour moi.

R : Merci… j'ai peur cependant…

J : Pourquoi ?

R : McKenzie, nous a menacé… J'ai peur de perdre mes amis…, j'ai peur de vous perdre, dit-il dans un murmure, la larme roulant sur sa joue…

J : Vous ne me perdrez pas, fait-il en effaçant de son pouce la goutte d'eau salé… Allez venez, vous avez besoin de vous reposer.

Et il conduit son ami à ses quartiers.

J : Vous voici à bon port !

R : Merci… Je ne veux pas rester tout seul… Je…

J : Je reste avec vous, jusqu'à que vous dormiez, d'accord ?

R : Merci, vous êtes vraiment un ami…

Et ils rentrent dans la chambre. Severus est toujours sur l'armoire, la tête dans les plumes. Le bruit ne semble pas le déranger.

Rodney s'allonge et John également. Il colle son dos contre la poitrine de John. Ce dernier lui caresse doucement le bras pour l'aider à s'endormir, comme il le ferait avec un enfant, car à ce moment là, il n'a plus en face de lui, le scientifique le plus arrogant des deux galaxies réunis, mais un homme au cœur meurtri par les épreuves lui donnant la fragilité d'un enfant.

Rodney, s'endort dans un sommeil réparateur.

Au bout d'un petit moment, John se lève en douceur, embrassant doucement le front de son ami, comme il l'aurait fait avec un petit frère et sort des quartiers de son ami en silence.