Chapitre 18 : Le réveil

Quatre jours. Cela fait Quatre jour que Rodney est dans le coma.

Angus a récupéré Severus le temps que l'état de santé de son ami s'améliore.

Bien que cela repose l'équipe scientifique par rapports aux hurlements quotidiens de Rodney, sa présence, sa prestance leur manque. Il dégage une aura forte qui leur dit : « Prouvez-moi que vous êtes les meilleurs » « Prouvez-moi que je peux avoir confiance en vous pour maintenir cette cité et ses habitants à flots ». C'est sa façon a lui de les encourager à atteindre le meilleur d'eux même. Un seul homme est proche de cette preuve : Radeck Zelenka. Les deux hommes malgré leurs joutes verbales se respectent et s'apprécient.

Depuis quatre jours, John dort avec Rodney, sur un tabouret prêt à vous labourer le dos.

Rare les fois où le militaire daigne partir de l'infirmerie pour ce défouler un peu avec Ronon ou pour aller se laver et se changer ou encore pour prendre un rapide déjeuner. John n'est plus que l'ombre de lui même.

Entre temps du côté de Sally et d'Angus, les entraînements sont plus rudes. Les Sorciers ont réalisé qu'ils n'ont pas que pour mission de stopper McKenzie et ses sbires. La réalité leur était revenu en pleine face avec SGA1 et l'état de santé alarmant de Rodney quatre jours plutôt. Les Wraiths et les autres ennemis qui peuplent Pégases sont toujours bien présents.

La nuit s'est installée sur la cité depuis bientôt deux heures. Carson s'occupe de ses patients quand entre, comme il s'y attendait le Colonel « le plus pot de col des deux galaxies réunies ».

J : Bonsoir !

C : John, ce soir vous dormez dans vos quartiers ! C'est un ordre ! ! !

J : Mais….

C : Et que dira Rodney si vous avez un lumbago ?

J : Que je suis un irresponsable ! Que la cité à besoin d'un militaire en possession de toute ses capacités !… Un pauvre idiot qui se torture avec le « tabouret de la mort »…

C : Et j'en passe et des meilleurs ! Donc dans vos quartiers ou je vous coince ici sur un de mes lits avec un puissant sédatif.

J : Je capitule ! Mais si…

C : Je vous préviendrai, ne vous faites pas de soucis…

Et le militaire qui ressemble plus à du Chewing-gum qu'à un homme en ce moment, part pour ses quartiers.

A peine pose-t-il sa tête sur l'oreiller qu'il s'endort pour un sommeil sans rêve.

Pendant la nuit, Carson part vérifier les constantes de son ami et s'aperçoit d'un changement, un bon changement.

C : C'est bien Rodney… Comme ça je n'aurai plus votre chevalier servant dans les pattes, fait-il en souriant et posant un main amical sur l'épaule du scientifique.

Puis il ressort et va voir ses autres patients.

C'est le début de matinée, le soleil est déjà haut dans le ciel, Carson qui est entrain de discuter avec Teyla, qui est déjà installée dans son carrosse chromé, a appelé Ronon, Liz et les deux amis Sorciers sachant que pertinemment John va débarquer d'une minute à l'autre. A peine cette pensée passée, les portes s'ouvrent sur le militaire.

J : Bonjour ! Bonjour !

C : Bonjour John ! Je vois que vous êtes de bonne humeur, donc vous avez bien dormi.

J : Yep ! ! ! Comment va-t-il ?

C : Il va bien… J'attends que tout le monde soit là pour vous dire quelques choses.

Et au même moment.

J : Quand on parle des loups !

E : Vous parliez de nous ? !

C : Oui. Bonjour à tous…

Après les salutations réglementaires…

C : Si je vous ai demandé de venir c'est pour vous annoncer une bonne nouvelle…

Ang : Il est réveillé ? ! fait-il la voix pleine de joie.

C : Non pas encore… Mais, fait-il avec un grand sourire, il est en phase de réveil… Son EEG montre un regain d'activité… Bientôt notre « Belle au bois dormant » sera parmi nous.

S : Chouette ! ! !

Puis tout le groupe part pour la chambre de Rodney.

Sur le visage de Rodney, s'inscrit une expression de tension ce qui surprend un peu tout le monde. John s'approche de son ami, et se foutant royalement des autres, il caresse la joue duveteuse du sorcier comme pour le rassurer. Au bout d'un petit moment, il s'aperçoit que ses yeux sont très actifs sous ses paupières ainsi que sa respiration.

J : Doc ?

Carson l'examine rapidement et constate qu'en faîte il rêve. C'est alors que Rodney commence à s'agiter et attrape la main de John comme pour se raccrocher à quelque chose. Tous sont inquiets surtout les deux sorciers.

C : Je vais chercher un sédatif…

A peine franchit-il la porte que Rodney hurle. C'est un hurlement de douleur et de peur, il a posé sa main sur sa poitrine. Et il ouvre les yeux, des yeux noyés de larmes, la respiration hachée par la peur de son cauchemar.

J : Sssshhh…. Sssshhhh…. C'est fini Rodney… Vous êtes à la maison… Sssshhh… fait-il tout en caressant doucement son visage et lui tenant la main posée sur la poitrine.

Les autres sont choqués même Ronon. Tous comprennent cependant de quoi il a rêvé… L'attaque du Wraith…

Rodney se calme doucement et se rendort sous les caresses de John. Carson pose la seringue sur une tablette pour plus tard au cas où. Puis il fait signe à tout le monde de sortir.

C : Il va lui falloir du soutient, je vais demander au docteur Heightmeyer de le suivre un peu…

T : Le connaissant il ne va pas vouloir y aller.

C : Mais je l'obligerai.

Ang : Je connais un meilleur docteur, fait-il avec un léger sourire.

E : Qui ?

Et Angus regarde John avec un très grand sourire cette fois-ci. Ce dernier ne percute pas de suite, mais quand enfin il comprend, il rougit et bafouille :

J : Ah… Euh… Euh… Je… Je veux bien… le faire… Je l'aiderai…

C : Merci de vous dévouer ! fait-il lui aussi avec un grand sourire.

S : Vous comprenez vite, mais il faut vous expliquer longtemps.

Face à tous les sourires de ses amis, il rougit de plus belle, et les autres éclatent de rire.

C : Bon, je vais devoir vous demander d'évacuer de mon antre… Teyla, pas d'entraînement avant la semaine prochaine. Votre seul sport autorisé c'est la méditation.

T : Entendu…

Et elle regarde de biais Ronon. Ce dernier la regarde et sourit doucement. Ce qui ne passe pas inaperçu pour Elizabeth. « Encore un couple » Cette idée la fait sourire doucement et cela surprend un peu les autres qui la regarde comme si elle avait un bouton sur le nez.

E : Quoi ? !

C : Ca va Elizabeth ?

E : Oui… Je pensais juste à quelque chose qui m'a fait sourire.

Ang : Et laquelle ?

E : C'est mon secret… Bon on a du travail pour certain… N'est pas Dr Londubat, Dr Weasley !

Ang : Alors en route mauvaise troupe.

Et chacun part de son côté. Comme il fallait si attendre, John est allé rejoindre le scientifique.

Trois heures plus tard et trois pages de « Guerre et Paix » lu, Rodney se réveille de nouveau. John ne s'en aperçoit pas tout de suite, occupé à relire le même passage comme pour l'ancrer dans sa mémoire.

Rodney regarde silencieusement son ami, un long moment, puis comme s'il se sentait observer, John lève enfin les yeux de son livre et rencontre le regard bleu ciel de son ami qui sourit doucement.

J : Hey, Rodney ! Enfin réveiller ? !

R : Depuis cinq bonnes minutes…, fait-il d'une voix fatiguée. J'ai soif…

J : Je vous apporte ça de suite.

Et il sort rapidement de la chambre, criant presque à tue-tête que le sorcier est enfin réveillé. Quand le colonel revient avec un grand verre d'eau, Carson l'accompagne.

C : Bonjour Rodney, comment vous sentez-vous ?

R : Fatigué…, fait-il entre deux gorgées… Depuis combien de temps je suis ici ?

C : Presque cinq jours de coma…

R : Et Teyla ?

C : Elle va bien. Elle est sortie aujourd'hui… C'est grâce à vous si tout le monde s'en est sorti.

J : C'est vrai Rodney, merci.

R : De rien… Pendant combien de temps vais-je être coincé ici ?

C : Une bonne semaine,… Et vos plâtes je dirais bien trois mois…

R : Trois Mois ! ! ! fait-il en se redressant d'un coup.

J : Rodney du calme, vous allez faire sauter les points de sutures, dit-il en le repoussant sur le matelas gentiment.

La seule réponse que Rodney offre, c'est un énorme soupir s'insatisfaction.

C : Vous voulez manger ?

R : Ouais… J'ai les crocs !

C : Je reviens avec un plateau ! fait-il avec un sourire.

Puis une fois le médecin partit.

R : Merci, d'avoir veillé sur moi, John.

Ce dernier est surpris un peu.

R : J'ai senti votre présence durant mon long sommeil… Je me suis accroché à vos paroles…

J : Comment ? !

R : Je sais pas, je vous ai entendu, j'ai senti votre chaleur… C'est peut-être ça qui m'a fait remonter à la surface plus rapidement…, fait-il avec un sourire timide.

John s'assoit au bord du lit et prends doucement la main de Rodney.

Le temps semble s'être arrêté à cet instant même. Pas un mot, seul, le bruit de leur respiration envahi le grand silence. Un regard et une bouche souriantes suffit pour les apaiser, et admettre ce qu'ils ressentent mais aucun des deux n'est encore prêt à franchir le pas. Pas encore.

Le temps reprend son rythme avec l'entrée de Carson. Ce dernier sent que l'atmosphère est parfumé d'amour, ce qui le fait sourire, surtout que malgré la gène que ressentent ses deux amis, en ayant été surpris, n'ont toujours pas décroiser les doigts. Il pose le plateau et s'en retourne à ses occupations, laissant les deux hommes se parler silencieusement.