Bonjour bonjour bonjour ! voilà donc le Chapitre 2 de Meteor, Absolution. Sachez d'hors et déjà qu'une version deluxe est prévue…
Réponse à Julie : Tu vas être surprise. D'ailleurs vous êtes toutes tombées dans le panneau ! *proud of myself*
Pleins de bisous.
Bonne lecture
oOoOoOoOoOo
Chapitre 1 : California Dream.
Jasper POV.
Mars 2109.
Ça faisait 100 ans que nous avions quitté Forks et paradoxalement nous étions de nouveau à Forks. A croire que nous y étions attachés à cette petite bourgade. Ou étais-ce pour appliquer la théorie du temps cyclique. Ca, ça pourrait bien plaire à Edward-celui-qui-ne-sait-pas-profiter-de-la-vie-même-si-j'ai-une-femme-merveilleuse-une-famille-et-une-gamine. Quoique pour Famille merveilleuse je m'avançais peut être un peu. Les Cullen et les Hale savaient aussi pas mal se chamailler. Quand à un enfant… Le problème des enfants c'est que quand ils n'existent pas on en veut et que quand ils sont là, on se demande un peu pourquoi on en voulait avant. Encore que Renesmée n'était été une « enfant » que deux ans dans sa vie. Maintenant, Edward se bilait parce qu'elle était en âge de procréer, à 108 ans… Moi, je ne disais rien, je suivais le mouvement. Pour changer. Forks était, à mon humble avis comme les autres villes. Elle avait, comme toutes les autres un défaut majeur : elle était peuplée d'humains. Quoi de plus normal me direz vous, n'est ce pas ?
Et bien… pour quelqu'un comme moi, c'est de la torture.
Je ressemble aux humains c'est tout. Mon cœur s'est arrêté de battre dans ma poitrine. Je ne peux plus rien ressentir, je veux dire que plus personne ne peut me blesser physiquement. A part mes semblables et les loups garous s'entend. Je peux aimer. Je peux haïr. Oui mais moi, techniquement je ne suis pas humain.
Je suis un vampire.
Pendant des années je m'étais nourri de sang humain et j'avais du mal à m'astreindre au régime des Cullen, qui consiste à ne boire le sang que des animaux. Certes, nous conservions notre force, mais c'était comme si vous aviez été carnivore et que du jour au lendemain on vous disait que vous ne pouvez manger que du tofu… Sachant que des steaks saignants vous entourent. Erf qui voudrait mener une vie de restriction… Personne hein ? Et bien imaginez vous que je vais devoir en endurer des centaines et des milliers de vies à ne manger que du tofu.
Il y a de quoi se pendre !
A non, je ne peux même pas me pendre, c'est vrai… Je suis immortel. Et la seule façon de me tuer, c'est de m'écarteler puis de mettre mes membres au feu. Difficile de se suicider quand on est un vampire… Parfois, ce que je pouvais les envier ces stupides et fragiles humains. Ils ne savent pas à quel point tout est beau dans leur vie. Tout est superbe parce que ce n'est qu'éphémère. C'est ces instants fugaces et volés à la mort qui viendra les faucher un jour ou l'autre qui fait qu'on profite des plus petits moments. Mais moi… Moi j'ai tout mon temps. Alors bon, on fini par être un peu blasé. Ma non vie n'existe que pour un mot. Un nom plutôt. Alice. Ma femme, mon espoir, ma douceur. Voilà pourquoi j'endure sans rechigner notre régime « végétarien », pourquoi je supporte les regards condescendants de Carlisle et d'Edward et que je me retiens d'étêter Emmett quand il s'amuse à exacerber ses pulsions dès que je suis dans les parages. Ah oui, je ne vous avais pas fait part de la cerise sur le gâteau. Mon don. Mon poison je devrais dire. Oui moi j'ai hérité d'une capacité extraordinaire lors de ma transformation en monstre. Je peux ressentir les sentiments des gens. Comme ça, ça semble « cool ». En fait c'est horrible. Surtout quand on est coincé au stade « adolescent ». Ils ont une capacité à amplifier la moindre petite chose, ce qui fait que leurs émotions sont décuplées et donnent le vertige. Un baiser et forcément leur cœur va exploser, une rupture et ils vont se jeter par la fenêtre… Jusqu'à ce qu'ils retombent amoureux… C'est écœurant. Voilà en gros mon calvaire depuis plus de 250 ans.
Mais avec ça encore, j'aurais pu être d'une humeur moins massacrante. Ca n'aurait pas changé de d'habitude. Ce qui m'ennuyait, c'était de devoir jouer la nounou. D'ailleurs les plus jeunes s'amusaient à m'appeler Nanny. Vous me voyez, moi, Jasper Hale, 1.90 et 250 ans au compteur me faire traiter de Nanny ? Il manquait plus qu'ils me fassent enfiler la petite robe noire et le tablier ! Je voyais d'ici le tableau !
-« Nanny se serait-elle levée du mauvais pied ce matin ? » Et voilà qu'est ce que je disais ! Ils m'énervent, ils m'énervent !!!! Okay, calme-toi Jaspé, position du lotus, zen. Pourquoi est ce que je pouvais calmer les gens et pas moi hein ? C'était trop injuste ! Oui, je sais, j'aurais pu doubler Caliméro fut un temps et alors ?
-« Jake, arrête de dire des bêtises. » J'adressais un sourire plein de reconnaissance à ma nièce. Trop vite, car la perfide renfonça le couteau dans la plaie de mon orgueil blessé :
-« Tu sais bien que Nanny ne dors pas ! »
Je grimaçais. Quand Edward et Bella rentreraient, ils auraient de mes nouvelles. En effet, ils m'avaient laissé la mission de veiller sur Nessie, leur fille et sur Jacob, son petit ami. Ils avaient 100 ans, non d'un chien et il fallait encore que je me les coltine comme s'ils étaient en bas âge. Ce qu'Edward pouvait m'énerver quand il s'y mettait ! Mon frère avait la naïveté de croire qu'en ma présence ces deux là se tiendraient à carreau. Mais bien sur, et la marmotte elle met le chocolat dans le papier d'alu ! Franchement, il n'y avait qu'Edward le coincé pour penser ça. Edward et son éducation de 1918 ! Ils devaient être… euh… bah oui, coincés à cette époque parce qu'en 1864, on savait très bien que quand un homme et une femme se voyaient régulièrement et parfois de nuit, ils ne jouaient pas au scrabble ! Passons. Résultat des courses, Jake et Renesmée se décollaient le palais depuis que nous étions arrivés à la cafète, ne se quittaient plus du tout, séchaient les cours, et je les entendais souvent pratiquer du sport de chambre. Sachant que moi bien sur, -et ça aurait été trop beau !-je n'ai personne à la maison pour me distraire un peu de tout ce désir ambiant !
Et après on veut que je sois de bonne humeur ! C'est l'hôpital qui se fout de la charité !
J'allais oublier aussi nos deux autres nymphos, Emmett et Rosalie, qui se comportaient de la même façon que le clébard et Nessie.
Bref je nageais en plein cauchemar.
Moi, normalement, j'aurais pu ne pas demeurer en reste, et les imiter avec mon Alice. Sauf qu'Alice, comme Edward, Bella, Carlisle et Esmée n'était pas là. C'était bien ma veine ça ! En effet, chez nos amis de Denali, Eléazar avait décidé d'arrêter d'être végétarien et tuait un peu trop souvent, ce qui nous exposait tous… Et nous ne voulions pas que les Volturi reviennent fouiner dans les parages… Bref, il fallait régler ça et ils étaient partis, me laissant sur la touche parce qu'ils avaient peur que je déraille au contact du sang humain. Pourquoi est ce qu'ils ne me faisaient pas confiance ! Je n'avais pas vidé un humain depuis… 20 ans ! C'est bien 20 ans ! Et encore, celui là, je l'avais à peine mordillé. Mais non. Carlisle avait aussi argué que j'étais le plus responsable pour tenir la maison et pour qu'ils ne la retrouvent pas en cendre à leur retour. Tu parles ! Vu la ferveur que mettaient Emmett, Rosalie, Nessie et Jacob, les sommiers de tous les lits seraient bientôt hors d'usage… Peut être que je devrais le filmer et balancer leurs vidéos sur des sites pornos payant… Au moins je mettrais à profits mes petits désagréments et un peu d'argent de poche supplémentaire, histoire de m'acheter le dernière moto de BMW ne serait pas de refus… Mais non. Rose si elle l'apprenait m'étriperait. Emmett roulerait des mécaniques et j'entendrais jusqu'à la nuit des temps ses vantardises sur ses exploits sexuels. Ou sinon j'aurais droit à des blagues du genre « tu sais, si t'étais pas bon au lit, t'avais qu'à me demander deux trois tuyaux. Entre frangins on peut bien s'aider… Mais de là à mater mes performances… T'es pas gay par hasard, rassure moi. » Oui, c'est comme ça que réagirait Emmett.
Mais quand même c'était pénible d'être le seul célibataire, coincé avec quatre nymphos, qui ne faisaient rien pour me ménager. Et la luxure et le désir qui émanait d'eux était à la limite du supportable, ce qui m'obligeait à souvent me servir de mon bras droit si vous voyez ce que je veux dire…
Ils se bécotaient, je jouais avec ma mie de pain et tout allait plus ou moins bien. Plutôt moins que plus d'ailleurs. Ils allaient me rendre dingue ! Et ça durait depuis déjà 3 semaines ! Se conjuguait à leurs pulsions la curiosité maladive de nos camarades de classe. Aujourd'hui, toute la ville de Forks était en ébullition. En effet, on attendait deux nouveaux élèves. Et comme il ne se passait jamais rien dans ce trou paumé, l'arrivée de deux gamins boutonneux et puérils équivalait à l'arrivée à New York de Johnny Depp, vous voyez le genre. C'était carrément pathétique. J'avais entendu les bruits de couloir qui circulaient déjà à leur sujet, ouïe vampirique oblige. On disait qu'ils étaient jumeaux et qu'ils venaient de Californie. On en parlait avec respect, comme s'ils étaient des Dieux. Un peu comme lorsqu'ils s'entretenaient à notre propos d'ailleurs. C'est à cet instant précis que la porte du self s'ouvrit et qu'ils entrèrent. Un silence mortel accueillit l'arrivée des nouveaux. Du frère et de la sœur. Mais ce silence à midi c'était…
Anormal.
Je délaissais ma mie de pain pour relever ma tête. Rosalie se décolla de son rocher, en l'occurrence Emmett, qui retira sa main de je ne sais où (ou plutôt je savais trop bien d'où et je préférais faire abstraction de ce qu'ils faisaient à table et en public), Nessie et Jake les imitant, un sourire en coin aux lèvres. Pourquoi étais-je le seul célibataire ??? Qu'avais je fais, quel dieu avais-je offensé pour devoir endurer ça ? Renesmée se tendit un peu pour mieux les voir, et Jacob la pris par la taille et la posa sur ses genoux. Ma nièce pépia de plaisir et enroula ses bras ivoire autour du cou de son amoureux. A vomir !
Deux silhouettes longilignes se frayèrent un chemin dans le self. Tout d'abord venait le garçon, il s'appelait… Joshua selon la rumeur. Je l'étudiais rapidement. Grand, athlétique, des yeux noisette et des cheveux assortis, des yeux bridés, un teint assez mate et il portait des vêtements hors de prix. Il semblait sûr de lui et arborait la veste des basketteurs du lycée. Sans doute un autre de ces types machos qu'on devait se coltiner, toujours à rouler des mécaniques. Il émanait de lui de l'égocentrisme, une fierté d'être le centre d'attention mais aussi… une culpabilité ? Une culpabilité immense. C'était étrange chez ce genre de personnage. Pourquoi se sentait-il coupable ? Ca, c'était intéressant ! Dieu sait que j'en avais rencontré des types dans son genre, mais jamais je n'avais senti chez eux de compassion ou d'intérêt autre que pour le foot, les jolies filles –faciles de préférence- ou leur petite personne. Mais ce Joshua, sous ses airs de gros dur purgeait une peine intérieure. Si je ne parvenais pas à l'apprécier, tout au moins je ne le détestais pas. C'était déjà ça. Pour un humain j'entends.
Il se retourna précisément à cet instant et offrit sa main à la fille qui l'accompagnait. Petite, mince, au look assez décalé comme Alice aurait pu l'avoir, elle lui offrit un faible sourire avant de prendre appui sur lui. Elle était très belle. Vraiment. De longs cheveux noirs en bataille, une peau pâle, des yeux en amande, un nez bien droit et une bouche voluptueuse. Des épaules rondes, une poitrine menue et ferme, des hanches étroites. Elle tenait à la main ses livres de classe ainsi qu'une paire de lunette de vue.
-« Josh, je t'en prie, j'ai besoin de m'assoir.
-Je… ça va aller… On va se trouver un coin tranquille…
-Je suis désolée. Je sais que tu voulais déjeuner avec tes nouveaux amis.
-Bah. Pas grave. J'ai tout mon temps pour être populaire. Tu verras quand on aura gagné le championnat grâce à moi ! Ils seront tous à mes pieds. Et puis tu le sais bien, plus tu les fuis plus ils s'accrochent. C'est de toi ma belle !
-Je parlais des garçons. C'est une technique de drague banane !
-Ca marche aussi quand tu veux te constituer un groupe d'amis. Enfin, plutôt une cour.
-Tu n'en as pas assez de devoir faire semblant ?
-Esther… »
Il caressa sa joue et elle lui sourit. Un sourire si triste. Si… résigné !?
C'est à cet instant que mon regard accrocha celui de la fille, et ce fut comme un cataclysme. De grandes prunelles couleur de pluie, humides et pleines de langueurs. Pourtant, on pouvait lire une force et une cruauté qui les animait. Esther devait être le genre de fille qui faisait partie des cheerleaders, ne se préoccupant que de mode et de maquillage, cherchant à tout pris à sortir avec un type de terminale histoire d'aller au bal de promo et de faire bisquer ses copines et qui avait du perdre sa virginité dans les vestiaires des basketteurs. Une gamine hautaine, sûre d'elle, trop sûre d'elle d'ailleurs. Et pourtant. Pourtant émanait d'elle cette même douleur que celle qui m'avait frappée chez son frère. Mais ce malaise qu'elle portait en elle en était décuplé au centuple. Ces deux là cachaient quelque chose, pas besoin d'être Einstein pour le comprendre. Un secret. Et ça me turlupinait. Quel secret pouvait tant torturer deux êtres qui semblaient si superficiels au premier abord ? C'est à cet instant que Rosalie me sortit de ma concentration en me donnant un violent coup dans l'entre jambe ce qui m'arracha un grondement sourd.
-« Rose, qu'est ce qui te prend ?
-On est arrivé à Forks cette année et je n'ai aucune envie de déménager déjà…
-J'allais pas me jeter sur eux.
-Tu aurais du voir ta tête ! La seule fois ou je t'ai vu aussi sérieux, c'était quand tu te préparais à tuer Bella !
-Tais-toi ! » M'énervais-je.
Rosalie ne se formalisa pas de ma mauvaise humeur. Elle savait que de toute façon, dans une heure je lui aurais tout pardonné. C'est ce qui était énervant dans notre relation. J'étais incapable de lui en vouloir. C'était ma sœur, je l'aimais comme telle et je ne pouvais pas ne pas tout lui passer. Comme avec Alice. Mes parents m'avaient trop appris à respecter les femmes.
Maudite éducation sudiste !
Je me re-concentrais sur les jumeaux qui s'étaient installés à une table de l'autre bout du self. La fille était nerveuse. Comme quand on ment. Le garçon lui caressait la main et semblait chercher à la consoler. Ils semblaient si… humains. Je veux dire qu'on avait l'impression qu'ils pouvaient avoir des sentiments, ce qui n'est pas vraiment la marque de fabrique des pom-pom girls écervelées et des basketteurs imbéciles. Il l'embrassa tendrement sur la joue et la pressa contre son torse et je pense que la fille devait pleurer en silence. Seul le regard vampirique devait pouvoir distinguer les soubresauts qu'elle effectuait. C'est alors que je me rendis compte que quelque chose clochait…
-« Vous ne remarquez pas quelque chose…
-Jasper le suspicieux est dans la place, ça faisait longtemps » Se moqua Emmett. Je lui décrochais un regard rageur.
-« Je suis peu être parano, mais mon instinct ne me trompe jamais et il nous a souvent aidé. Or il y a quelque chose qui cloche avec ces deux là… »
Renesmée ferma les yeux et se concentra. Dans la famille, c'était elle qui me vouait une confiance sans borne. Tout ce que je demandais, elle le faisait.
-« Je… J'ai… Leur cœur… Je ne l'entends pas… » Balbutia t'elle.
Rosalie commença alors à un peu s'intéresser à la situation en lâchant :
-« Ca explique pourquoi ils sont si beaux… »
Je soupirais. Dieu, qu'elle pouvait être superficielle ! Plus elle regardait la nouvelle, plus elle était jalouse. Alors que Rose était, est et sera toujours la plus belle femme du monde. Bon c'est vrai que l'autre là… la… Esther, elle valait son petit pesant d'or. Elle était belle. Rosalie était sublime. Voilà la nuance. Emmett lui aussi tendit l'oreille.
-« Si… Le garçon est humain… Mais… Le cœur de la fille… Il bat au ralenti. C'est bizarre… Jake elle ne pourrait pas être un clebs ?
-Non. On ne recrute pas chez les playmobiles ! » Rit le loup en désignant la petite taille de la nouvelle.
Je continuais de dévisager la fille ouvertement. C'est alors qu'une bourrasque de vent s'engloutit dans le réfectoire et m'apporta son odeur.
Son sang…
Je crispais mes mains sur la table avec une violence inouïe. Jacob se trouva en un instant à mes côtés, m'emprisonnant le poignet gauche, Emmett le droit. Les filles quand à elles m'observaient avec une folle appréhension.
-« Nan, je ne vais pas la tuer ! Lâchez-moi ! » M'énervais-je.
-« Jazz, tu nous a déjà fait le coup il y a 20 ans et tu as saigné le pauvre garçon auquel nous n'avons fait que de demander la route… » Soupira Rosalie.
-« JE NE L'AI PAS SAIGNE ! » M'énervais-je. Emmett s'esclaffa. Jacob hocha la tête. Renesmée soupira.
-« Alors qu'est ce qui ne va pas ?
-Mais… Vous n'avez pas senti ?
-Senti quoi ? » S'enquit Nessie.
-« Son sang… Il sent… Terriblement mauvais. C'est à vomir ! Enfin si nous autre nous pouvions vomir bien sur !»
Ma nièce fronça les sourcils, huma l'air et après quelques secondes de réflexion, plissa le nez dans une mimique écœurée.
-« Beark, c'est quoi ce truc ! On dirait de la viande avariée. Jake, Emm', vous pouvez le lâcher, personne ne se jetterai sur un humain qui sent autant la charogne ! Même des nouveaux nés auraient plus de gout ! »
Nos deux compagnons me relâchèrent et revinrent auprès de leurs conjointes, docilement, me laissant en proie à une multitude de questions.
Quelque chose clochait.
Pourquoi le sang de la nouvelle sentait aussi mauvais ? Et pourquoi est ce que même s'il ne sentait pas la rose, il ne m'attirait pas ? Je pouvais percevoir le sang qui battait ses tempes à intervalles égaux, son cou diaphane était marbré de veines violettes fort appétissantes. Esther David, c'était son nom, recelait bien des mystères. Son frère ne la quittait pas des yeux, et continuait de lui parler d'une voix calme et douce. Ils s'étaient formés une petite bulle, leur monde, et les autres n'avaient plus aucune importance. Je n'en revenais pas. Comment pouvait-on être populaire si l'on se coupait du monde ? Parce que si c'était le cas, le gang Cullen-Hale devait être le plus populaire de la galaxie ! Que, dis-je, de l'univers !
Mécontent que quelque chose m'échappe, je recommençais à malaxer ma mie de pain. Nessie se leva sans un mot, et traversa la cafétéria en direction des nouveaux. Arrivée à leur hauteur, elle se planta devant eux et sans doute sourit. Je pus entendre ce qu'elle leur dit :
-« Bonjour, je suis Renesmée Cullen.
-Salut. » Lâcha le garçon. La fille se contenta de hocher la tête avant de lancer :
-« Lui c'est Joshua. Mais il préfère Josh. Et moi c'est Esther.
-Qu'est ce qui vous amène à Forks ?
-Le hasard.
-On va dire qu'on a pas trop eu le choix » Cracha méchamment Josh. Esther se recroquevilla sur elle-même mais ne pipa pas mot. Okay, c'était donc à cause d'elle. Peut être qu'elle s'était droguée et qu'ils avaient déménagé. Il y avait un super centre de désintox à Port Angeles. Oui ça devait être un truc dans le genre… Nessie ne se laissa pas démonter pour autant et continua de pépier :
-« Vous n'êtes pas trop perdu ?
-Nous venons d'un établissement ou il y avait autant d'élèves que dans ce bahut… sauf que c'était par section.
-Oh, okay, je vois.
-Ne fais pas attention à mon frère. Il est glacial au premier abord mais pas bien méchant.
-Erf, Esther, je te signale que je suis là. » Bougonna le garçon, arrachant un sourire à sa sœur, qui mordilla sa lèvre inférieure.
Jacob choisit cet instant pour rejoindre sa petite amie.
-« Hey hey hey ! Salut, moi c'est Jake! Enfin, Jacob. Jacob Black !
-Ouais, je m'en doutais. Les gars m'ont déjà parlé de toi.
-Ah oui ? Qui ?
-Les basketteurs. Parait que t'es un joueur hors pair et que tu es indestructible ! »
Jacob fit une moue faussement humble ce qui arracha un hoquet d'amusement à ma nièce, ainsi qu'à moi. Nous allions en entendre parler de ce compliment d'humain ! Et on allait souffrir… Pourquoi est ce qu'ils se sentaient toujours obligés de dire quelque chose de « cool » quand il rencontrait quelqu'un ? Elle l'embrassa rapidement et ajouta :
-« C'est un bon joueur. Mais c'est un bébé aussi. Comme tous les garçons quand ils sont blessés ? Tu n'es pas d'accord, Esther ?
-Je… Je ne sais pas trop… Mes petits amis estimaient que pleurer est une forme de faiblesse réservée aux filles alors… Je ne les ai jamais vus se plaindre.
-Que cette façon de voir les choses est arriérée !»Soupira Nessie. Jacob répondit calmement à Josh:
-« On va dire que quand je joue, j'ai des petits trucs qui m'aident. Genre la fille avec qui je sors. Comment ne pas être galvanisé quand ce petit bout de femme t'encourage.
-Mouais. Je préfèrerais la grande blonde là-bas. » Dit il en désignant Rosalie, qui cracha avant de siffler :
-« Dans tes rêves morveux. »
Emmett quand à lui s'était tendu. Bref, le pauvre, il s'était mis à dos les deux plus dangereux vampires qui restaient à Forks, moi mis à part. Bon c'est vrai… Nous n'étions que trois ! Enfin… Trois et demi, fallait bien reconnaitre quelque chose à Nessie.
Esther suivit du regard celle que son frère avait désigné et sourit :
«- Je n'en attendais pas moins de ta part. La plus jolie fille du lycée…
-Oui, mais elle sort avec Emmett. » Annonça Renesmée.
-« Et alors ? Elle n'est pas mariée avec que je sache ? On n'a pas le droit avant d'avoir 21 ans dans cet état. »
Jacob et Nessie éclatèrent de rire.
-« Si on lui disait notre âge, juste pour qu'il perde un peu de sa superbe le « freedent white » ? » M'amusais-je méchamment. Esther souligna :
-« Tu devrais tenir ta langue ! J'ai remarqué que vous déjeuniez avec eux donc… J'en conclue que… Vous connaissez ces gens non ?
-Oui bien sûr. Les deux blonds se sont les Hale. De vraies teignes. Surtout Blondie… » Commença Jacob. Ma charmante sœur grimaça et me donna un nouveau coup de pied en voyant que j'avais souri.
-« Aïe, qu'est ce que j'ai fait encore ?
-Arrête de sourire bêtement quand il m'appelle comme ça !
-C'est plus fort que moi. Je sais exactement la tête que tu vas faire, et crois moi, elle est hilarante ! Ce n'est pas de ma faute si c'est le seul instant ou tu es ridicule ! Et puis tu te plains toujours que j'ai l'air soit trop sérieux, soit trop sévère, soit trop triste. Tu ne vas pas non plus maintenant me reprocher de sourire. Même si c'est à tes dépends. Si ???? » Demandais-je avec un sourire faussement angélique
-« Je vais te tuer !
-Vraiment ? Tu vas devoir plancher là-dessus, parce que je risque d'être un dur à cuire. Je n'ai aucune intention de mourir. Ou en tout cas, pas sous tes coups. De toute façon, il faudrait que tu m'attrapes, et ce n'est pas en courant comme une chèvre que tu y arriveras ! »
Elle me jeta sa fourchette à la figure et je l'attrapais avant qu'elle n'atteigne mon visage, blasé. Nessie et Jake continuaient les présentations de leur côté.
-« Jasper et Rosalie. Lui, c'est un associable et il a toujours ce petit air de garçon qui souffre. Rose, une pimbêche. Et comme vous le voyez ils ne cessent de se chamailler !
-Ah bon ? Je n'ai rien vu…» s'enquit la nouvelle.
Nessie lui donna un coup dans les côtes pour l'empêcher de poursuivre.
-« Pss… Ils sont HUMAINS, ils ne voient pas les mouvements à vitesse vampirique » chuchota t'elle. Jake reprit.
-« Ce que je veux dire c'est qu'ils ne savent rien faire d'autre que se crêper le chignon, pour savoir quelles chaussures ils vont pouvoir mettre. »
Renesmée tira sur la manche de son amoureux afin de le faire taire. Choix judicieux car s'il avait continué je lui aurais fait la peau ce soir, à la maison. Elle continua :
-« Ils ont été adoptés par mes parents, Carlisle et Esmée. Moi j'ai un frère, Edward. On est les enfants naturels du docteur et de sa femme. Puis, il y a Emmett et Alice, qui sont des cousins. Quand à Jake et Bella, leurs parents les ont envoyés ici pour étudier.
-Mais… Vous n'êtes que 5, lors que…
-C'est une longue histoire » Trancha Nessie.
-« Oh, okay, okay » Se contenta de répondre Esther
Ma nièce s'assit à côté de la nouvelle et commença à papoter, tranquillement :
-« Les ragots disent que vous venez de Californie.
-Erf les ragots ont bien raison. » Soupira Josh, comme s'il regrettait.
-« The California Dream…
-Plutôt California Nightmare. » Grimaça Esther et son frère lui prit la main, avant de la caresser doucement. Nessie ne s'en formalisa pas :
-« Et vous, alors, vous êtes arrivés quand ?
-Il… Il y a deux semaines…
-Et c'est juste maintenant que vous allez en cours ? Si seulement mes parents se montraient aussi laxistes ! » Soupira Renesmée. Je souris. C'est vrai qu'Edward ne l'autorisait pas à sécher le moindre cours, alors que nous tous nous rations les leçons tous les jours de soleil. Josh grimaça :
-« Je ne sais pas si c'est une position enviable tu sais. Ca veut dire que tes parents s'intéressent à toi.
-Josh ! Je t'interdits de parler comme ça de maman ! Tu sais qu'elle tient beaucoup à nous !
-Tu veux que je te parle de papa peut être ? » S'énerva le garçon. Sa sœur se mordit la langue et baissa les yeux.
-« Laisse papa là ou il est. Tu ne vas pas me le ressortir dès que je serais en contradiction avec toi !
-Tu ne vas quand même pas le défendre ?
-JAMAIS ! Mais ne mets pas maman dans le même panier. Elle a tout fait pour que ça aille bien pour nous deux ! »
Jake, qui avait le chic pour mettre les pieds dans le plat sans qu'on lui en veuille demanda :
-« Il y a un problème avec votre père ?
-Il a préféré à ma mère une gamine… Ils sont en procédure de divorce. Et je ne veux plus jamais avoir affaire à lui. » Cracha Josh. Esther murmura :
-« Tu sais très bien qu'on ne le reverra jamais. Tu le sais mieux que quiconque d'ailleurs. » C'est Nessie qui fronça les sourcils. Elle se tourna vers moi pour savoir si je comprenais quelque chose à toutes ses réflexions sans ni queue ni tête. Je hochais les épaules. On avait trouvé les humains les plus bizarres du globe.
Jacob et Renesmée tentèrent de se montrer courtois une nouvelle fois.
-« Vous connaissez le coin ?
-Non. Je suis restée cloitrée dans ma chambre, à déballer mes cartons. » Soupira Esther en mordillant nerveusement sa lèvre inférieure. Encore un tic d'humain stupide !
-« Oh, si tu veux, je t'emmènerai à Port Angeles et nous irons faire les boutiques. Je te montrerais tous les endroits sympas et…
-Merci… Merci beaucoup… Je… » Elle ne semblait pas curieuse. Et ennuyée aussi d'être le centre d'attention. Pourquoi est ce qu'une pimbêche n'aimait pas être sous le feu des projecteurs ? Ca me sciait. Elle se tordait les mains et avait baissé la tête. Josh posa sa paluche sur son épaule et murmura gentiment :
-« C'est l'heure de mon entrainement de basket. Toi, tu as quoi ?
-Maths. Et après je dois passer l'audition des pom pom girls.
-Tout se passera bien. Tu as toujours été super douée.
-Oui, mais c'était avant…
-Tsss ne dis pas de bêtises ! t'es ma sœur après tout. Tu seras encore la meilleure. Je le sais. Je le sens. Tu as confiance en moi hein ?
-Erf… est ce que j'ai le choix de toute manière ?
-C'est comme ça que je te préfère Mopi. Bon je file. »
Il embrassa sa sœur sur la joue et détala comme un cabri. Finalement, il n'était pas si mauvais bougre, vu comme ça, en famille. Jacob s'enquit de la nouvelle :
-« Alors, maths, c'est ça ?
-Ne m'en parle pas, une vraie torture ! Je suis complètement nulle.
-T'inquiète moi aussi ! » Rigola l'indien.
-« Non, mais moi, je suis sûre que même si je vivais 100 ans je continuerais à ne rien piger ! » Nessie éclata de rire, se retenant sans doute de lâcher que Jacob ne comprenait toujours rien alors qu'il suivait les mêmes cours depuis un siècle. Puis elle demanda :
-« Tu sais le nom de ton professeur ?
-Erf… Oui… Un truc à consonances italiennes… Giarama, giartama ?
-Giarmana ! Veinarde ! Il est si séduisant ! Toutes les filles en sont amoureuses ! »
Jacob grimaça, n'aimant pas trop ce trop plein d'enthousiasme de la part de sa petite amie pour un autre que lui.
-« Rahh, bêta, tu sais bien que c'est toi l'amour de ma vie, mais quand même, il est si sexy ! Bref, il est gentil mais il note super sec… Mais… Minute… Tu as cours quand avec lui ?
-Là, dans moins de 5minutes.
-Mais c'est génial ça ! »
L'humaine ne semblait pas comprendre. Moi j'avais compris le cheminement intellectuel de Nessie et je commençais à la maudire. Déjà que je devais me coltiner les Nymphos… Nan, elle m'aimait bien, elle serait gentille… Pas vrai ?
-« JASPERRRRRR ! »
Raté !
J'aimais bien pourtant quand une fille criait mon nom, vous savez, aux portes de l'extase, ça à un côté… comment dire… Glorifiant. C'est dans ces instants que je me rendais-compte que c'était bien quand même la vie sans Edward. Je pouvais penser ce que je voulais. Parce que si j'avais songé à ça en sa présence, je serais déjà étêté. Brefff. J'aime quand les femmes crient mon nom, c'est bien l'une de mes dernières réactions d'humain alors bon... Mais ma nièce qui me hèle comme un toutou, ça a de quoi me rendre barge. Le chien, elle l'avait juste à côté d'elle quand même ! Je me levais, de mauvaise grâce et me dirigeais vers la tablée. Esther me regarda, fière et farouche. Ce regard je ne le lui connaissais pas encore. Certainement celui qu'elle adoptait pour faire croire qu'elle allait bien. Les saphirs qui lui servaient d'yeux luisaient violemment et elle me décrocha un magnifique sourire. Elle semblait contente. En tout cas c'est ce que je sentais. Et confiante, rassurée. C'était bizarre, d'habitude, nous autre les vampires, on amenait avec nous angoisse et répulsion. Comme quoi, cette fille était vachement bizarre.
-« Jasper, Esther est dans ton cours de maths ! Tu pourrais l'accompagner, non ? Tu sais comme c'est désagréable de se retrouver seul le premier jour… »
Je grognais, mécontent. Mais qu'est ce que j' avais donc fait pour être si durement puni moi ? Esther soupira :
-« Non, non. Je ne veux surtout pas déranger. Je… J'y vais. Pardon, excusez-moi… »
Elle nous quitta, d'un pas élégant qui ressemblait à celui d'une danseuse étoile. D'ailleurs, vu ses jambes, elle avait du l'être, danseuse. Sur son passage quelques garçons s'écartèrent et elle leur offrit un sourire calculé et condescendant. Un sourire de femme fatale et intouchable. Et je sentis une vague de désir adolescent me saisir à la gorge. Je détestais déjà cette fille, qui allait me les énerver encore plus… Déjà qu'ils étaient pas facile à vivre avec toutes leurs hormones, mais si une fille aussi jolie et sexy n'arrêtait pas de les chauffer, je ne donnais pas cher de mon état mental. C'était vraiment, vraiment, VRAIMENT une mauvaise journée. Et lorsque je me retournais vers Jake et Nessie, croisant leurs regards furieux, je sus que je n'étais qu'au début de mes peines :
-« Pourquoi tu as fait ça hein ?
-Renesmée, je n'aime pas les humains. Je ne m'intéresse pas à eux. Se sont soit de la nourriture à laquelle je ne peux pas toucher soit des dangers pour notre secret. Alors excuse-moi de ne pas vouloir conter fleurette à une nouvelle !
- Cette nouvelle comme tu dis, elle sent mauvais. Son sang sent mauvais. Et ça, je ne l'ai jamais senti. Et toi ?
-Non. En tout cas, je n'y ai jamais vraiment prêté attention, mais celui là…
-Justement ! Ce n'est peut être pas « juste » une humaine !!! Qu'est ce que tu as ressenti émanant d'elle ?
-Des sueurs froides. Souvent celles qui accompagnent les mensonges. Elle est maladroite et incertaine. Elle ne vous regarde pas en face quand vous lui posez des questions personnelles. Ca aussi c'est signe de mensonge et de tromperie. Et puis… Ils ont emménagés en plein milieu d'année… Quand à lui… Il y a quelque chose avec son père. Quelque chose qu'il cache. Elle lui a dit qu'il savait parfaitement qu'ils ne reverraient pas leur père… Comment pouvait-elle être aussi affirmative ?»
Plus je récapitulais ce que j'avais découvert, plus je me rendais compte que les David avaient un côté attrayant et menaçant. Car tant qu'on ne savait pas de quoi il retournait à leur propos, ils pouvaient tout aussi bien être des amis que des ennemis. Ils n'y a pas que les vampires et les loups garous comme êtres de la nuit.
-« Jazz, je sais que tu serais prêt à tout pour mettre à l'abris ta famille. Je n'en fais pas encore officiellement partie, mais Nessie, Blondie et Emmett si. Pour eux, tu peux bien endurer une heure en maths avec la nouvelle et lui tirer les vers du nez non ?
-Et si elle ne parle pas ?
-Joue de ton charme… Franchement, ça ne serait pas si… difficile. Elle est quand même canon. » Lâcha l'indien. Grand mal lui en pris, car ma petite nièce jalouse au possible lui décrocha un méchant coup dans le ventre.
-« Aïe ! Quoi ? Nessie, franchement ! Jasper, dis quelque chose !
-C'est une humaine. C'est tout. Elle est… banale.
-Jazz, tu fais la fine bouche là ! Non, Renesmée, ne me tape passs ! » Implora t'il faussement. Je souris avant de reprendre :
-« Bon, je crois que je pourrais survivre, tu n'as pas tord le chien.
-Au moins tu pourras commencer à la cerner, sangsue !. » Répliqua Jacob. Ce qu'il m'énervait le clebs.
-« Pourquoi est ce que c'est toujours moi qui doit me coltiner les trucs enquiquinant ? » Soupirais-je, vaincu.
Nessie m'embrassa sur la joue et m'avertit :
-« Elle doit être dans les couloirs du premier étage. J'ai vu que c'est là qu'ils lui avaient attribué un casier. Si tu y vas maintenant, ça fera comme si tu étais un humain qui courrait très vite. Mais si tu restes encore à papoter avec nous, bien que j'adore ta compagnie hein, Nanny, je pense qu'elle risque de se faire d'autres amis pour passer le cours de maths. »
Je ne relevais pas le Nanny et commençais à courir –ou plutôt à me trainer- à vitesse humaine. Je montais à l'étage et je la trouvais agenouillée au pied de son casier entrain de pleurer. Pourquoi est ce qu'elle pleurait ? Si Nessie la croisait dans cet état, elle allait devenir invivable et me dirait que c'était sans doute de ma faute, à cause de ma méchanceté envers elle quand… Rahhh m'énerve m'énerve m'énerve ! J'avais dans la tête la chansonette d'un film français, « Le diner de con ». ça fait un truc du genre « Il en gentil monsieur Pignon, il est méchant monsieur Brochon. » Bah vala, là ça donnerait « Elle est gentille Mlle Cullen il est méchant Monsieur Hale. »
Je sentais qu'elle allait mal. Très mal. Une douleur mentale et physique à la fois. Et elle pleurait, elle pleurait, elle pleurait. Comme une fontaine. J'étais touché par sa douleur, mais je songeais aussi que j'allais être douché quand j'arriverai à sa hauteur et que je tenterais de la consoler. Alice me tuerai quand elle verra sur ma veste Hugo Boss des traces et morve d'humaine. Beark ! Pourquoi est ce qu'en plus que j'allais me coltiner une chouineuse. Dieu, que je détestais les adolescentes !
Elle m'aperçut et renifla un bon coup avant de chasser ses larmes. Comme tout play-boy, oui, play-boy, il n'en fallait pas moins pour que cette pimbêche s'intéresse à moi, même si j'étais, sans me vanter -bon si là je me vantais… un peu ?- beaucoup plus beau et beaucoup plus sexy que tous les garçons du lycée, voir de l'état de Washington. Je la hélais en tendant mon bras dans sa direction.
-« Esther ! »
oOoOoOoOoOo
Comme je n'ai pas d'Edward Cullen ni de Jasper Hale personnel,
(je cherche, je cherche mais les vampires centenaires et liseurs de pensées tout comme les sexy manipulateurs de sentiments se font rares de nos jours. De plus, si j'en avais trouvé, pensez bien que je serais bien occupée… Ailleurs, à d'autres choses !), pensez au petit bouton vert qui m'indique ce que vous pensez, ce que vous ressentez !
De plus… C'est mon seul salaire !
La young lucky girl sadique vous salue.
A très vite j'espère.
Votre dévouée auteur.
Eléa Telmar.
