Disclaimer: Les personnages appartiennent à à Stephenie Meyer et l'histoire à Jocelyn Torrent.

N/A: Désolée pour ce brin de retard, avec cette canicule c'était difficile de se concentrer pour traduire =) J'espère que vous allez apprécier ce troisième chapitre. Désolée aussi pour les petites fautes...Merci pour les rewiews.

Chapitre 3: Déjeuner

Inutile de dire que je ne dormis pas du reste de la nuit. Je savais que si elle avait vraiment été là, Alice était disparue depuis longtemps. Mais sa présence était encore là, persistante dans ma chambre. Je me souviens d'avoir regardé droit vers où je pensais qu'elle avait été pendant un très long moment. Pour mon propre instant paranoïaque, je me suis même levée et placée à l'endroit où elle avait été, face à mon lit. J'y sentis... du froid. C'était bien, une sorte de froid rafraîchissant qui devait venir de ma fenêtre. Plus je pensais à cette fenêtre plus j'étais sûre qu'elle était fermée au moment d'aller au lit. Cependant, je secouai la tête, pensant que c'était ma paranoïa qui prenait le dessus. Et pourtant i y avait une partie de moi qui voulait avoir raison... qui voulait croire qu'Alice avait glissé au travers de ma fenêtre et m'avait regardé dormir. Je suis trop étrange.

Je ne me souviens pas combien de temps je suis restée pieds nus sur le tapis, attendant tout autre bruit autre que mon souffle apaisé, mais on aurait dit que l'éternité avait passé. Au moment où je me forçai à rejoindre le lit et me rendormir, la lumière froide du matin rampait déjà au bas de ma fenêtre. Instantanément, je sus que j'étais restée debout trop longtemps car je me sentais comme si j'étais sur un lendemain de veille. Pas que je sache ce que c'était, mais je savais qu'on se sentait comme de la merde. Et je me sentais comme de la merde. Non … pire que de la merde.

Je rampai hors du lit et étirai mon dos. Puis, je me dirigeai vers la salle de bain. Je pouvais entendre Charlie en bas, faisant du bruit dans la cuisine. Sachant qu'il n'y avait rien à manger, je notai mentalement d'aller à l'épicerie aujourd'hui. Maman m'avait donné un peu d'argent au cas où j'en aurais besoin avant d'avoir obtenu un emploi. Parlant d'emploi, je me fis une autre note mentale de demander à l'épicerie s'ils avaient besoin d'aide. Mais en attendant, ce serait bien de surprendre Charlie avec un repas cuisiné maison. C'est alors que je me rendis compte que je ne l'avais même pas remercié pour le camion. Voulant l'attraper avant qu'il ne parte, je vérifiai que ma tenue était adaptée pour mon père et descendit l'escalier.

''Hey, papa?'' J'appelai comme j'atteignais le rez-de-chaussée.

''Ouais, Bells?'' J'entendis l'éraflement d'une chaise dans la cuisine comme il se reculait pour me chercher du regard. Mes pieds nus claquèrent sur le plancher de bois comme je me dirigeais dans le couloir. Charlie mangeait on petit-déjeuner en lisant le quotidien de Forks qui était étalé sur la petite table devant lui. Je remarquai que sa tasse de café était vide et je la ramassai en lui donnant une accolade autour des épaules.

''Merci pour le camion, papa. Je l'aime vraiment.'' Lui dis-je en remplissant sa tasse et en lui tendant par la suite. Il la prit, bien que ses yeux ne quittèrent jamais les miens. Mon sourire commença à s'estomper comme il m'étudiait du regard. Ce ne fut pas avant d'avoir bougé mes pieds, qui se collaient à la tuile, qu'il bougea. Puis, son visage se mit à sourire et il secoua la tête.

''Ça m'a fait plaisir, Bells. Désolée pour cela, c'est juste que... tu n'as jamais été une telle extravertie. Mais ça fait un moment que je ne t'avais pas vu, donc j'aurais dû m'attendre à quelques changements.'' Il sourit de nouveau et pointa sa tasse vers moi en guise de remerciement. Puisque je ne pouvais trouver une réponse appropriée, je marmonnai quelque chose à propos de me préparer pour l'école et remontai l'escalier vers la salle de bain. Une fois arrivée, je me regardai longuement dans le miroir. Pourquoi j'agissais comme une extravertie? Ça ne me ressemblait pas du douté Peut-être que cette place serait bien pour moi finalement, aussi longtemps que je ne sois pas visitée chaque nuit par quelque chose, que ce soit de la peur ou quelqu'un.

Les cheveux à l'arrière de ma nuque se dressèrent comme je me repassais la nuit derrière dans ma tête. C'était un étrange sentiment paranoïaque. Alors qu'au début j'avais pensé que c'était Alice, plus j'y repensais dans un était plus lucide, plus cela me semblait irrationnel et... euh... pathétique. Il était malheureusement évident que j'avais effrayée cette fille avec mon idiotie, alors pourquoi dans le monde serait-elle dans ma chambre au milieu de la nuit à me regarder? En fait, pourquoi n'importe qui serait dans ma chambre au milieu de la nuit à me regarder? La réponse était: personne ne le ferait. J'étais juste stupide. Je haussai les épaules et roulai mes yeux à cette réflexion. Puis je grimaçai. Je semblais sortie de l'enfer. Apparemment, rester debout toute la nuit ne faisait pas des merveilles pour le corps complet.

De sombres cercles gonflés s'étalaient sous mes yeux bruns et ma peau était plus pâle que la normale, ce qui était vraiment quelque chose. Mes cheveux, qui avaient été lavés la veille, semblaient gras. Une queue de cheval était nécessaire aujourd'hui. Soupirant, j'attachai mes cheveux et appliquai du déodorant avant de retourner à ma chambre. J'étais trop fatiguée pour me soucier du maquillage. Il ne m'améliorait pas beaucoup de toute façon. Je regardai par la fenêtre de ma chambre et remarquai qu'il y avait une mince couverture nuageuse. Je n'aurais probablement pas besoin d'une veste aujourd'hui. Donc, j'enfilai un t-shirt propre, des jeans et mes souliers avant de redescendre une nouvelle fois.

À ma grande surprise, Charlie était encore dans la cuisine quand j'arrivai. Il hocha la tête à mon entrée et me regarda comme je me versais des Raisin Bran. Charlie me fixa jusqu'à ce que je sois assise, puis il posa le journal. ''Alors, parle-moi de l'école. Je veux dire, je veux vraiment savoir. J'ai manqué une bonne partie de ta vie apparemment.'' Je pris une bouchée de céréales pour avoir un peu de temps pour savoir quoi lui répondre. Cette ville était petite. Peut-être qu'en mentionnant le nom d'Alice j'obtiendrais un peu plus d'informations sur elle. Cela ne pouvait pas faire de mal.

''Bien, mes cours étaient corrects. Cette fille, Angela, est vraiment sympa. J'ai mangé avec elle. Et cette fille, Alice Cullen, pense vraiment que je suis bizarre.'' Les sourcils de Charlie se froncèrent en entendant le nom.

''Alice Cullen pense que tu es bizarre? Elle est la plus petite?'' Je hochai la tête. ''Hum, c'est étrange. Elle était extrêmement gentille quand je l'ai rencontrée. Le docteur Cullen est son père, tu sais. C'est un homme vraiment bien. Je l'aime bien. Comme toute sa famille, en fait. Pourquoi ne t'aimerait-elle pas?''

''Bien... Je ne sais pas si elle ne m'aime pas, mais... je ne sais pas. Elle agit étrangement autour de moi.'' Je sentis mes joues rougir. Je commençais à me sentir mal à l'aise dans cette conversation pour quelques raisons et je n'aimais vraiment pas ça. Charlie réfléchit sur ce que j'avais dit pendant quelques minutes avant de hausser les épaules et de boire une gorgée de son café.

''Hum, je ne sais pas quoi te dire, Bells. Peut-être que vous êtes simplement parties du mauvais pieds toutes les deux. Essaie quelque chose de nouveau avec elle aujourd'hui.''

Je hochai la tête sans comprendre. La conversation avait été un échec total. Charlie voulait bien faire, mais ce type de discussion n'était clairement pas son fort. Le reste de mon déjeuner et du café de Charlie fut terminé en silence. Je ne m'en souciais pas. J'aimais le calme. Et Charlie était bon à être silencieux. Ça marchait très bien. Je me levai pour mettre mon bol dans l'évier, prenant la tasse de Charlie en même temps. Il refusa une autre tasse et se leva pour mettre sa veste comme je rinçais la vaisselle. ''Dis, te rappelles-tu des Black, Bella? Jacob et Billy?'' Je fis travailler mon cerveau pendant un moment avant de me souvenir.

''Oh, de la Réserve?''

''Ouais, Jacob a presque ton âge. Quoi qu'il en soit, Billy Black nous a invités à dîner vendredi soir. Donc, ce serait bien si tu n'avais pas de plan. Ils meurent d'envie de te voir.''

''Ok, bien sûr.'' Je répondis, sachant que je n'aurai pas de plans. Mais c'était gentil de sa part de supposer que je puisse en avoir.

''Bien, bien... bon, je dois partir alors. Comment va ton camion?''

''Formidable, papa. Merci.''

''D'accord, je te vois ce soir.''

''Ok, je te ferai quelque chose pour dîner.''

Charlie s'arrêta à la porte et je le regardai. Il se retourna et me donna un regard plein d'espoir. ''Je ne me souviens pas la dernière fois que j'ai eu un repas cuisiné maison. Ce sera quelque chose de nouveau, Bells. Passe une belle journée.''

''Toi aussi,''

Il me fit un signe de la main et se dirigea vers la porte. J'entendis le doux son de sa voiture démarrant et le comparai au rugissement de mon camion. Ils étaient presque trop différent pour les comparer mais je savais que je préférais le mien. Lorsque j'eus finis de laver la vaisselle et de brosser mes dents, il fut temps de partir à l'école. J'attrapai mon sac, vérifiai que tout était à l'intérieur, et sortis dehors. Sachant à quel point j'étais arrivée tôt la veille, je conduisit plus doucement, en regardant le paysage. C'était joli, et le feuillage était si différent de l'Arizona que je le trouvai très intéressant.

Lorsque j'arrivai à l'école, le stationnement était beaucoup plus encombré qu'hier. Je sentis les yeux de tout le monde sur mon camion et, même si mes joues rougissaient, je forçai mon expression à rester fière. C'était mon camion, pas le leur. Je l'aimais et peu importe ce qu'ils en pensaient. Même s'il était plus encombré, je n'eus aucune difficulté à obtenir une place décente et il me resta encore dix minutes à attendre. J'allumai la radio mais il apparut qu'elle était bloquée sur a.m., et qui aimait a.m.? Alors je restai assise et regardai les gens. Ils étaient tous intéressants à leur manière et ils semblaient me trouver intéressante aussi puisqu'aucun regard n'échappa au mien.

Environ cinq minutes avant que la cloche ne sonne, j'entendis un rugissement à ma gauche. Je me retournai juste à temps pour voir une Jeep massive se garer une rangée devant moi. Les lumières de freins s'éteignirent immédiatement et trois portes s'ouvrirent. En sortirent les Cullen, paraissant trop dynamique dans la foule médiocre. Emmett avait été le conducteur tandis que Rosalie avait été du côté passager. Ils se prirent la main en se dirigeant vers les escaliers. Edward ferma sa porte et fit le tour pour ouvrir la dernière. Il paraissait tout à fait gentleman.

Alice sauta de la Jeep et roula ironiquement des yeux à Edward, comme si elle n'aimait pas attendre. Intéressant. Edward lui fit le sourire le plus tordu que je n'aie jamais vu et lui ébouriffa les cheveux d'une manière fraternelle. Fraternelle... ce qui signifiait qu'ils n'étaient pas ensemble comme Emmett et Rosalie. Alice le poussa et se retourna. En le faisant, ses yeux rencontrèrent les miens. Cela arriva si rapidement que je ne pus détourner le regard, comme s'il s'agissait d'une coïncidence. Je restai donc assise là comme une imbécile et regardai vers elle. Une drôle d'expression se forma sur le visage féérique d'Alice avant qu'elle ne se tourne vers Edward en lui disant quelque chose que je ne pouvais lire sur ses lèvres. Il jeta un regard sur moi avec cette lueur dont Angela m'avait dit qu'il possédait. Il me regarda jusqu'à ce que la cloche sonne, puis il frôla Alice avec colère avant de courir jusqu'à l'escalier.

Alice resta derrière et continua de me regarder avec curiosité. Je n'arrivais pas à bouger. Je savais que j'allais arriver en retard et je détestais être en retard. Je restai là, à la regarder. Il avait commencé à pleuvoir et cela déforma momentanément son visage à travers mon pare-brise C'est alors que je me réveillai de ma stupéfaction et fut en mesure de prendre mon sac et de sortir de mon camion. Aussitôt que je fermai la porte, quelqu'un parla.

''Salut,''

Je sautai et criai. Oui, je criai au son et me tournai vers la source du bruit. Alice se tenait à côté du camion et ses yeux étaient élargis avec humour, très probablement à cause de mes cabrioles. ''S-Salut,'' Je réussis à marmonner, mes joues brûlantes. ''Désolée, tu m'as fait peur.''

''J'ai bien vu,'' Répondit-elle, sa voix douce et accueillante. Je voulais qu'elle parle plus, juste pour que je puisse l'entendre de nouveau, mais je ne pouvais pas arriver à trouver quelque chose à dire pour poursuivre la conversation. Alice me regarda pendant quelques secondes puis se tourna vers l'école. ''Allons en classe. La seconde cloche va bientôt sonner.'' Elle commença à marcher et me fit signe de suivre, ce que je fis. Comme nous montions les marches, je regardai ma montre et soupirai.

''Je vais être en retard.''

''Oh, j'en doute,'' Me répondit la fée d'un ton soupçonneux. Je décidai qu'il valait mieux ne rien penser de celui-ci que de se questionner sur le ton de sa voix. Au moins, elle me parlait.

''Alors, euh, je suis désolée pour hier... et aujourd'hui. J'ai agis bizarrement.''

Alice eut un petit rire et il devint officiellement mon rire préféré. ''Oui, tu étais un peu bizarre, mais je semble avoir cet effet sur les gens. Ne t'en fais pas avec ça. En fait, je voulais aussi m'excuser. Je sais que j'ai été horriblement grossière. Je crains de ne pas m'être sentie bien hier et je n'aurais pas dû tout rejeter sur toi. D'autant plus que tu es nouvelle et tout. Me pardonnes-tu?'' Elle me regarda avec de grands yeux pleins d'espoir et je fondis presque au bas des marches. Comment c'était d'être aussi captivante? Surement que je ne le saurai jamais.

''Oh, p-pas de problème.'' Alice me fit un grand sourire et me donna une légère accolade, à laquelle je gelai sur place. Elle était vraiment... dure. Ce n'était pas du tout ce à quoi je m'attendais, mais je n'ai pas dit que je n'en profitais pas. La pauvre fille me tenait par l'épaule et comme j'essayais de faire usage de mes bras pour lui retourner son accolade, je l'entendis inhaler profondément. Puis, il y eut un autre son. Cela ressemblait à un gémissement... possiblement oui, mais ça ne pouvait pas être cela. Avant que j'aie pu faire quelque chose, Alice me libéra et eut un sourire de contentement.

''Eh bien, c'est ta classe, n'est-ce pas? Je te verrai en physique, Bella. Au revoir.'' Et elle fut partie, sautant dans le couloir, avant que je n'aie pu formuler une phrase. Je la regardai aller et entrai dans la classe au moment où sonnait la seconde cloche. Je n'étais pas en retard, juste comme Alice l'avait dit. Je regardai presque en arrière mais me ravisai et pris ma place derrière Mike Newton. Il se retourna et frappa bruyamment sur mon bureau. Je crois que c'est quelque chose que les garçons font.

''Hey, Bella,'' Dit-il, avant de froncer un peu son nez. ''Hey, tu sens vraiment bon.''

''Oh, euh...merci, Mike.'' Je luis répondis maladroitement. Il hocha la tête et se retourna comme l'enseignant se mettait à parler. Je fronçai les sourcils à l'arrière de sa tête. Je ne pouvais pas avoir senti vraiment bon. Je veux dire, je ne puais pas mais sentir bon me semblait vraiment tiré par les cheveux. Je ne m'étais pas douchée ou appliquer autre chose que du déodorant sans odeur ce matin. Aussi subtilement que possible, je sentis le devant de mon t-shirt. Mes yeux rentrèrent littéralement dans ma tête. Je sentais vraiment bon. Mais ce n'était pas moi; c'était Alice. Alice avait laissé son parfum étonnant sur mon chandail. Qui se plaindrait? Ravie, je me redressai sur ma chaise et attendit la fin de cette première période.

Pendant tout ce temps, je pensais à Alice, évidemment. Je me demandais pourquoi elle m'avait regardé si longtemps dans le stationnement, puis était venue me voir et m'avait accompagnée à ma classe. C'était vraiment étrange, considérant notre rencontre d'hier. Sans mentionner le fait qu'elle n'avait pas semblé malade hier, mais... possédée, comme je l'avais envisagé auparavant. Et puis il y avait eu la conversation entre Edward et elle qui était apparemment à propos de moi et qui n'avait pas semblé aller très bien. Edward était un gars très intimidant; je détesterais être dans ses ennemis sans même lui avoir parlé. Mais je ne voulais pas vraiment lui parler pour savoir s'il m'aimait ou pas. Je préfèrerais même rester hors du chemin de tous les Cullen, à l'exception de celui d'Alice.

La cloche sonna quelques décennies plus tard, et, ignorant les commentaires sur une chose ou une autre, je sortis de la classe à la vitesse de l'éclair. Cet engouement avec Alice était bizarre, mais je ne pouvais me résoudre à m'en soucier pour le moment. Tout ce à quoi je pouvais penser était le fait qu'Alice m'avait foutûment serrée contre elle. Je fus en fait la première dans la classe et Mr. Ibarra me sourit comme je pris ma place. Je lui retournai alors que d'autres élèves entraient.

Alors que les adolescents remplissaient la classe, je me concentrai intensément sur mes notes. Ou, du moins, je fis semblant. À quel point ce serait embarrassant pour moi si elle entrait et que je la fixais comme si je l'avait attendue? Je savais que j'aurais piqué une crise donc je gardai les yeux sur mon cahier. La seconde cloche sonna quelques minutes plus tard et le regardai vers la porte, abattue. Elle n'était pas venue. Soufflant presque trop fort, je me redressai sur mon siège, seulement pour me trouver face à face avec la jeune fille en question.

''Salut,'' Dit Alice depuis sa chaise. Je regardai deux fois avant que mes yeux ne se rétrécissent comme Charlie ce matin

''Comment as-tu fait pour que je ne te remarque pas?'' Demandai-je, fermant mon cahier. Alice haussa les épaules innocemment.

''Tu étais vraiment absorbés dans tes notes. Et je suis venue par l'autre porte.'' Elle montra une autre entrée, à l'extrême droite de la pièce.

''Mais... tu as été si silencieuse?''

''Y a-t-il quelque chose de mal à être silencieuse?''

''Non! Je veux dire, bien sûr que non, c'est juste... c'était vraiment silencieux.''

''E bien, si tu préfères, la prochaine fois je ferai un grand vacarme pour que tu remarques ma présence.'' Ses yeux brillaient avec l'aide de la fenêtre près d'elle et je lui souris tranquillement. Et je me sentis à l'aise. Alice était ma drogue personnelle. Et j'étais une toxicomane. Je n'avais jamais été accro à quelqu'un comme ça. Bien sûr, j'avais lu des clichés dans de nombreux romans d'amour, mais j'avais toujours pensé que c'était pour pimenter le roman. Eh non. Ici c'était vrai. Elle était vraie, et j'en voulais plus.

''C-Ce serait bien.'' Je bégayai, tentant un sourire détendu. Alice sembla être sur le point de me retourner mon sourire, mais avoir d'avoir pu le faire, ses yeux devinrent vitreux et elle resta figé devant moi. Au début je paniquai, mais plus je la regardais, plus je remarquais qu'elle était vraiment en contrôle. Putain e merde, elle était possédée. Et je n'étais pas catholique. Juste comme j'allais me mettre à crier pour avoir une bible, Alice revint à elle en secouant la tête et me donnant un regard curieux du coin de l'œil. ''Est-ce que ça va?'' Murmurai-je pour éviter de déranger Mr. Ibarra, qui venait d'éteindre les lumières pour les notes. Alice hocha la tête vigoureusement et me fit un clin d'œil.

''Oh, ouais. Je vais bien, merci. Ça m'arrive parfois.''

''Et... c'est normal?''

''Très. Tout le monde ici est habitué. Désolée si je t'ai fait peur.'' L'éclat quitta ses yeux et je me sentis de plus en plus triste juste en les regardant. Ils semblaient plus foncés. Mais là encore, la pièce était sombre car les lumières étaient éteintes.

''Je n'ai jamais rencontré quelqu'un qui parlait autant avec ses yeux que toi.''Balbutiai-je. Merde, merde, merde. Mes poings se serrèrent avec colère et je sentis le sang circuler dans mon corps. Je ressemblais sûrement à une tomate géante. Je ne pouvais pas croire que je venais de dire ça. J'avais souvent des monologues intérieurs et ça marchait bien... la plupart du temps. Alice me regarda un instant, un pli minuscule se formant sur son front à sa confusion. Puis elle rit et détourna timidement les yeux pour un moment.

''Tu sais, c'est le compliment le plus original que j'ai entendu depuis longtemps,'' Dit-elle. ''Je n'avais pas entendu celui-là. Merci.''

''Euh...bienvenue?''

''Ne sois pas gênée, Bella. Tu te gênes beaucoup trop facilement. Tes joues sont fumantes. Viens, je vais t'aider. Mes mains sont gelées.''

Heureusement, je gardai mon 'je sais' pour moi comme elle tendait ses mains froides pour les poser sur mes joues. Je frissonnai et sentis rapidement mes joues refroidir. C'était rafraîchissant et pendant ce temps, je notai la douceur de ses doigts sur ma peau. Ils étaient lisses, mais très fermes, comme le grnit ou le marbre. Alice enleva ses mains et se tourna pour griffonner des notes. Je suivis ses mouvements et essayant d'écouter Mr. Ibarra. Rien ne fut prononcé pour le reste de la période.

Mr Ibarra termina sa leçon assez rapidement et nous donna les dernières minutes pour parler ou s'avancer dans ses devoirs. Je continuai de travailler, trouvant des difficultés à un certain problème. Je l'avais fait sept fois et j'avais encore la mauvaise réponse. Je grognai et poussai la feuille avec colère. Du coin de l'œil, je vis la main frêle d'Alice récupérer la fiche et la regarder de plus près. Je regardai ses yeux comme ils cherchaient l'erreur. J'aimais faire cela, regarder les yeux des gens pendant qu'ils lisaient. C'était un bon passe-temps. ''Tu utilises cosinus,'' Dit-elle finalement, me redonnant le devoir. ''Tu dois utiliser sinus.''

''Oh, merci.'' Répondis-je comme j'étudiais le problème de nouveau. La réponse était correcte, bien sûr, et je soupirai avec finalité en mettant la feuille dans mon carnet.

''Alors, Bella, que fais-tu pour le déjeuner?''Demanda Alice comme je remplissais mon sac. Je la regardai. Sa tête était penchée un peu sur le côté et elle me regardait curieusement. Je sentis mon cœur se serrer comme je lui répondais.

''Je crains de manger avec Mike Newton et son groupe.'' Le visage d'Alice tomba comme je savais qu'il le ferait mais avant qu'elle ne puisse dire que c'était bien, je parlai de nouveau. ''Pourquoi ne te joindrais-tu pas à moi?'' Les yeux de la lutine se plissèrent et elle baissa les yeux sur la tble, la contemplant. Ses doigts tambourinaient légèrement sa clavicule.

''Est-ce qu'ils vont vouloir?'' Demanda-t-elle.

''Oui, bien sûr. Viens t'asseoir avec nous s'il te plaît.''

''Oh, bien, puisque tu me tords le bras,'' Rit Alice, se redressant sur sa chaise. Avant que je ne puisse répondre la cloche sonna et tout le monde se bouscula pour sortir de la classe. Alice et moi attendîmes

que la foule diminue avant de descendre dans le hall. Nous marchions côte à côte à un rythme sympathique. Ça ne me semblait pas étrange. J'étais bizarrement à l'aise avec Alice et même si c'était différent de ce que je m'attendais, je n'allais pas argumenter.

Cependant, comme nous marchions, je remarquai un groupe de jeunes nous lançant des regards étranges. Je les regardai un moment avant qu'Alice ne rit et boucle son bras avec le mien. ''Ils sont juste curieux,'' Déclara-t-elle comme nous tournions un coin. ''Ma famille et moi ne sommes pas vraiment sociables. C'est une nouvelle chose pour moi.'' Je pensai à ce qu'elle venait de dire pendant un moment et comme on entrait dans la cafétéria, je trouvai le courage de poser ma prochaine question.

''Donc... pourquoi moi?''

''Oh, ils sont là. Allons s'asseoir.'' Alice ignora ma question et me traîna d'une façon enjouée vers la table de mon choix. Ils ne nous remarquèrent que lorsqu'Alice s'arrêta juste derrière Jessica

, la moitié du sandwich de Mike tombant de sa bouche comme Angela souriait aimablement. Réalisant qu'il était temps pour moi de parler, je me raclai la gorge.

''Euh, les gars, c'est Alice. Est-ce qu'elle peut s'asseoir avec nous aujourd'hui?''

''Bien sûr,'' Dit Angela alors que Jessica se retournait. Comme Mike, sa bouche tomba ouverte. Heureusement, il n'y avait pas de nourriture à l'intérieur. Je souris à Angela et pris place en face d'elle comme Alice s'assoyait à ses côtés.

''Bonjour, Angela, Mike, Eric, Jessica,'' Dit poliment Alice comme elle faisait signe à chacun d'eux. Ils hochèrent tous la tête en retour et marmonnèrent une sorte de réponse. Pendant tout ce temps je commençai à penser que ce n'était peut-être pas une bonne idée. Je ne connaissais pas ce groupe vraiment bien. Peut-être que je poussais mes limites. Peut-être qu'il y avait une sorte de rancune dont je n'étais pas au courant. Il y avait une sorte de tension étrange de mes amis vers Alice et je n'aimais pas ça.

''Alors, pourquoi as-tu décidé de venir manger avec nous?'' Demanda Jessica aussi poliment que possible (ce qui n'était pas beaucoup). Alice se passa la langue sur sa lèvre inférieure et haussa les épaules.

''Bella me l'a demandé.''

''C'est tout?''

''Doit-il y avoir plus?''

''Je... suppose que non. C'est juste que vous êtes toujours assis ensemble.''

''Personne ne nous demandé de s'asseoir avec eux avant.''

''Vous n'avez pas demandé à quelqu'un de s'asseoir avec vous non plus.''

''Touché.''

Jessica dévisagea Alice qui se contenta de sourire en retour. Les deux garçons se contentaient de regarder Alice, très probablement hypnotisés par sa beauté et son charme comme je l'avais été. Merci à Angela. ''Oh, tais-toi, Jessica. Alice essaie seulement d'être polie. Tu pourrais faire de même.'' Tous les yeux se fixèrent sur Angela comme elle haussait les épaules et hochait la tête, donnant son point de vue. Je ne pus me retenir. J'éclatai de rire aux mots d'Angela et Alice a rapidement suivi. Puis la table nous rejoignit et Jessica commença à fumer.

Toutefois, juste comme elle ouvrait la bouche pour dire quelque chose, un sifflement violent perça l cafétéria. Quelques filles crièrent au début et la plupart des gens grincèrent des dents, moi y compris. Alice, cependant, se retourna et lança un regard furieux. Je suivis ses yeux et remarquai le reste de sa famille la regardant fixement du même regard froid. Rosalie fit un signe rapide de la tête, faisant comprendre à Alice de venir. Je vis Alice secouer la tête et la main de Rosalie se crispa sur la table. Elle refit le signe de la tête et Alice se leva en soupirant.

''Je suis tellement désolée, Bella, tout le monde. Ma sœur est terriblement rude. C'était bien de faire connaissance. Profitez de votre déjeuner.'' Les yeux d'Alice rencontrèrent les miens et j'y vis de l'abattement. ''Désolé,'' Dit-elle avant de se tourner à nouveau et de se diriger vers la table des Cullen. Dès qu'elle fut arrivée, ils se levèrent tous et marchèrent vers la porte. Rosalie fut la dernière et comme elle agrippait la porte, elle rencontra mon regard. Je sentis mon sang se glacer comme elle me lançait un regard furieux en secouant la tête lentement. Puis, elle partit, laissant la porte claquer derrière elle.

''Qu'est-ce que cette merde veut dire?'' Me demanda Mike.

''Bonne question.''