Disclaimer: Les personnages appartiennent à Stephenie Meyer et l'histoire à Jocelyn Torrent.

N/A: Désolée pour le léger retard, ça a été beaucoup plus long que prévu. Alors voici le 4eme chapitre de l'histoire, et désolée pour les fautes peut-être plus fréquentes, mes touches de portable semblent fonctionner à moitié. Enjoy :)

Chapitre 4: Apparition

Alice ne revint pas de la journée. Je le savais parce qu'à chacun de mes temps libres je la cherchais partout. Mais elle était introuvable, tout comme ses frères et sœurs. Ils avaient tous disparus. Ils étaient si mystérieux. Et je serais une menteuse si je disais que ça ne m'intriguais pas du tout. Ils étaient tous magnifiques, pâles, et juste en prenant mes expériences avec Alice, je serais prête à parier qu'ils étaient froids et durs.

Dur, froid, pâle, magnifique. Kate Moss. En dépit de moi-même, je ricanai à haute voix lors de ma dernière classe. Quelques personnes me regardèrent mais je retournai vite à mon travail et ils n'y pensèrent plus. J'avais toujours aimé l'art. Je n'étais pas vraiment bonne mais j'aimais en faire. Nous travaillions avec de l'argile aujourd'hui. Une bonne chose à propos d'une petite école était qu'ils empilaient tout ce qu'ils pouvaient dans les classes. Ainsi, cette classe d'art était aussi celle de céramique et de bijoux. Je ne pouvais pas me plaindre, j'aimais la céramique.

Mes mains courraient lentement sur l'argile de ma roue de potier. Je ne faisais pas vraiment quelque chose, jouant simplement avec les formes que créaient mes mains. De haut en bas, lissant ou striant, c'était si relaxant. Souriant à moi-même, je m'imaginais cette scène du film Ghost avec cette chanson. Flute, c'était quoi déjà? Je la fredonnai doucement comme j'essayais de m'en souvenir en repassant toutes les scènes du film dans ma tête. J'adorais ce film. Et c'était évident que cette scène était chaude. En dépit de moi-même, je fermai les yeux et imaginai quelqu'un venir derrière moi, enlaçant ses doigts avec les miens et m'aidant dans mon projet. Je baissai les yeux et imaginai de fins doigts blancs couvrir les miens. Ils étaient seulement un peu froid à cause de la chaleur de l'argile. Les mains parcourraient mes poignets à présent, laissant des traces sur leur chemin.

La cloche sonna pour signaler la fin de mon dernier cours et je soupirai alors que mon imagination s'évaporait. Et le titre de la chanson ne m'était toujours pas revenu. Je soupirai de nouveau, me sentant par dessus tout déçue par cette classe d'art, et me lavai paresseusement les mains. Je n'avais même pas le courage d'enlever toute l'argile qu'il y avait dessus. Puisque j'aimais la sensation de cette texture sur mes mains, j'en laissai un peu et me dirigeai vers mon camion.

Les couloirs furent rapidement vides comme je n'avais pas de dernière période et que la plupart des élèves étaient encore en classe. Je souris doucement comme je traversais l'école silencieuse. C'était bien, relaxant même. Je regardai dans la cafétéria comme je passais devant et pensai à Alice... encore. Pourquoi elle avait semblé si inconfortable quand elle était partie, pourquoi Rosalie avant semblé si furieuse, pourquoi Edward était juste resté assis à me regarder? Comme si ce n'était pas assez évident que je ne me sentais pas la bienvenue avec les Cullen. Ils pourraient me tuer maintenant. Cependant, d'un autre côté, Alice semblait vouloir être amie avec moi et je ne pouvais nier vouloir la même chose.

Comme je me dirigeais vers ma voiture, je creusai dans mon sac de livres pour trouver mes clés. Bien sûr, mon sac était un puits sans fond et mes clés avaient décidé de se cacher. Je gémis en continuant de marcher et de fouiller. Quand je les trouvai enfin et que j'enveloppai ma main autour d'elles, je sentis une main sur mon épaule, m'arrêtant. Levant les yeux, je réalisai que j'étais à un pas de foncer dans ma propre voiture. Super. Je regardai les doigts pâles sur mon épaule et souris. ''Salut, Alice.''

''Bon après-midi, Bella. Tu devrais vraiment regarder où tu vas. Je ne veux pas que tu te blesses.'' Elle me sourit doucement et je ne pus me retenir de faire de même. Elle était si mignonne. Alice fit un début de rire puis devint sérieuse. ''Écoute, Bella, je voulais m'excuser pour mon comportement et celui de ma sœur au déjeuner. C'était tout à fait inexcusable. Elle a été très rude et je n'aurais pas dû partir avec elle. Me pardonnes-tu?'' Ses yeux s'agrandirent avec espoir comme elle attendait ma réponse. Comme si je n'allais pas lui pardonner. Ce n'était même pas sa faute si sa sœur avait agi comme cela. Cette fille était si compatissante.

''Oh, bien sûr Alice, pas de problème. Ne te blâme pas. Tu n'as pas à être désolée.''

''Formidable, merci!'' Dit-elle en m'étreignant. Une étreinte serrée. En fait, ça faisait un peu mal. Alice soupira doucement dans mon épaule en me serrant, et alors que je tentais de rester silencieuse, m respiration fit un bruit douloureux. Alice me libéra instantanément, ses yeux agrandis par l'horreur. Puis elle soupira et baissa la tête. Si je n'avais pas été intensément concentrée sur elle, je ne l'aurais jamais entendue murmurer, ''Je... je t'ai fait mal. Je suis tellement désolée.'' Honnêtement, c'était comme si une petite partie de moi mourrait à l'intérieur. Alice semblait être sur le point de pleurer et c'est moi qui avait causé ce tourment. Stupide moi pour être aussi faible. Je n'aurais pas dû faire de bruit. Je me foutais de la douleur, je voulais juste le câlin. Je plaçai une main sur l'épaule d'Alice et elle releva la tête.

''Alice, ne t'inquiètes pas. Tu es trop dure envers toi-même.'' Elle sourit juste un peu mais je savais qu'elle ne me croyait pas. ''Sérieusement, Alice, tu es comme...'' Je fis une pause, cherchant les bonnes choses à dire qui ne me feraient pas ressembler à une idiote totale. ''Tu es l'une des personnes les plus cool que j'aie jamais rencontré. Pourquoi es-tu si dure avec toi-même?'' À ma grande surprise, mes lignes boiteuses fonctionnèrent et elle rit doucement, posant sa main froide sur la mienne. Heureusement, je réussis à ne pas reculer.

''Je ne suis habituellement pas comme ça. Je veux juste... que tu m'apprécies. Est-ce que ça sonne stupide?''

''Pas du tout,'' Dis-je en riant. ''Je veux que tu m'apprécies aussi.''

''C'est super!'' Elle sembla très heureuse pendant un moment avant que son visage baissa un peu de nouveau. Elle était si difficile à lire à ce moment que je n'avais aucune idée de ce qui se passait. Alors je décidai de faire de mon mieux pour apaiser les tensions.

''Donc, euh, j'allais faire des emplettes à l'épicerie. Veux-tu venir avec moi?''

''Tu veux que je vienne avec toi?''

''Oui, si tu veux bien.''

''Ouais, ça sonne amusant!'' Dit-elle avant de courir de l'autre côté du camion. Je ris un peu comme j'ouvrais la porte et regardai le stationnement. La Volvo et la Jeep n'y apparaissaient pas. Ils n'auraient pas laissé Alice ici, non? Peut-être qu'elle avait sa propre voiture. Ou peut-être qu'elle avait déjà décidé de venir avec moi. Je montai rapidement et me penchai pour déverrouiller l'autre porte. Elle me remercia et monta avec plus de grâce que j'aie jamais vu. Je mis le camion en marche et regardai les yeux d'Alice s'élargir au son. Elle était si vive. C'était définitivement rafraîchissant.

''Alors, où est ta famille?'' Demandai-je aussi poliment que possible.

''Oh, ils sont tous partis tôt aujourd'hui.''

''Pourquoi tu ne l'as pas fait?''

''Parce que je devais te voir et m'excuser, tu te rappelles?''

''Eh bien, oui, mais après? Si je ne t'avais pas offert de venir avec moi, qu'aurais-tu fait?''

Alice sourit malicieusement. ''Bien, j'ai pensé que tu m'offrirais sûrement une balade.'' Elle rit doucement et je rougis. Le rire d'Alice s'arrêta et elle me regarda. Ses yeux étaient rivés sur mes joues rouges et je la vis glisser sa langue sur sa lèvre inférieure. ''Je peux ouvrir la fenêtre? J'ai bien peur d'avoir un peu chaud,'' Demanda-t-elle, sa main sur le levier.

'Ouais, c'est ça' Pensai-je, me souvenant de sa peau glacée, mais hochai la tête quand même. La fenêtre était descendue en un instant et Alice soupira comme elle sortait la tête un instant, revenant avec son visage et ses cheveux mouillés par la pluie. Elle se secoua et s'essuya le visage avec sa manche.

''Tu vas penser que je suis dans ma ménopause ou quelque chose avec toutes ces bouffées de chaleur. Soit je gèle ou je crève de chaud,'' Rit-elle. Je fis de même et me concentrai sur la route. Nous finîmes par être coincées à l'un des trois feux de circulation de Forks, et celui-ci semblait être le plus long. Alice resta silencieuse et je pensai qu'il valait mieux faire de même Pour passer le temps je continuai de chanter cette chanson du film dans ma tête, incapable encore d'en dire le titre. Alice me regarda, ses sourcils se fronçant en étudiant mon expression. ''À quoi tu penses?'' Demanda-t-elle presque timidement. Je tournai vivement ma tête vers elle, embarrassée d'être prise en faute.

''Oh, rien. C'est stupide.''

''Mais encore?''

''Je pensais simplement à une chanson.''

''Quelle chanson?''

''Une chanson d'un film.''

''Bella, es- tu familière avec ce que les humains appellent une conversation?''

Je la regardai, m'attendant à ce qu'elle soit en colère, seulement pour voir qu'elle me souriait. Je rigolai et passai m main dans mes cheveux. ''Désolée, c'est boiteux. Je pensais simplement à ce film, Ghost, et je suis incapable de me souvenir de cette fameuse chanson.'' Alice hocha la tête et ouvrit sa bouche, chantant la chanson à laquelle je pensais dans ma tête. Merde, elle pouvait chanter aussi? Certes, c'était vraiment, vraiment aigu mais c'était joli. Je commençais à me sentir comme un échec total de la vie. ''Ouais, c'est celle-là.''

''The Righteous Brothers... Unchained Melody,''

''Rigtheous Brothers,'' Murmurai-je à voix basse comme s'il avait été sur le bout de ma langue depuis longtemps. Alice eut un petit rire et fredonna la chanson un peu plus longtemps avant que la lumière ne change finalement.

''Aimes-tu ce film?'' Demanda-t-elle négligemment comme je trouvais une place de stationnement.

''Qui n'aime pas ce film?'' Répondis-je, jetant les yeux sur elle pour voir sa réaction. Elle cligna des yeux et hocha la tête de façon compréhensive.

''Alors, que penses-tu du surnaturel?''

''Qu'est-ce que tu veux dire?''

''Bien, crois-tu au surnaturel? Fantômes, zombies, vampires?''

Je haussai les épaules. ''Je suppose que j'y crois jusqu'à ce qu'ils prouvent à 100% qu'ils n'existent pas. Cependant, je pense que nous remarquerions des zombies et des vampires marcher dans la rue, tu ne penses pas?''

''Les zombies, peut-être. Je veux dire, ils seraient un peu difficiles a manquer,'' Rit Alice.

''Ouais, ils seraient tous.. morts et tout. ''Je ris. ''C'est un sujet étrange.''

''Étrange bien ou étrange mal?''

''Étrange bien.''

''Bien.'' Alice me fit un clin d'œil et sauta hors du camion. Je la suivis rapidement, saisissant mon argent de mon sac. Alice franchit les portes tournantes et prit un panier avant de s'arrêter et de m'attendre. Je pris un panier aussi, ne sachant pas de combien j'allais en avoir besoin, et me dirigeai vers la première allée. Je décidai que des enchiladas feraient un bon reps pour ce soir. Charlie avait toujours adoré la nourriture mexicaine et ce n'était pas trop compliqué à faire. Et jusqu'à temps que je puisse me faire plus d'argent, je ramasserais seulement quelques collations pour me garder en vie. La première allée contenait les conserves donc je pus prendre du maïs et des haricots frits.

''Alors, y a-t-il une raison particulière pour cette aventure de shopping?'' Demanda Alice en regardant avec interrogation la boîte de maïs. Je haussai les épaules, lui prenant la conserve des mains et la mettant dans mon panier. Elle roula des yeux, joueuse, et attrapa simplement une autre conserve de betteraves pour l'étudier.

''Mon père a été un homme seul durant des années alors il vit strictement de tranches de fromage américaines et de bière. J'ai pensé que ce serait bien de lui cuisiner un plat tout en prenant de la nourriture pour moi-même.''

''Les hommes peuvent vivre entièrement de bière et de fromage?''

''Il me semble bien. C'est tout ce qu'il y a dans son réfrigérateur. Bien sûr, il a aussi mentionné manger souvent au restaurant.''

''Préfères-tu manger chez toi ou à l'extérieur?''

''Ça dépend. J'aime habituellement manger chez moi, je pense. C'est beaucoup plus personnel. De plus, je n'aime pas être servie.''

Alice leva les yeux vers moi comme je tournais l'allée. Je l'entendis remettre la conserve à sa place et bientôt elle fut à côté de moi à nouveau. Nous étions dans l'allée des chips et comme je cherchais une bonne sauce piquante, Alice avait pris un pot de piments verts. ''Pourquoi n'aimes-tu pas être servie?'' Demanda-t-elle en lisant le contenu. Je la regardai. Elle avait l'air totalement amoureuse de la nourriture. C'était comme si elle n'avait aucune idée de ce que c'était. Je remarquai ensuite son poignet mince et mes yeux dérivèrent vers sa taille extrêmement fine. Même si je ne le voulais pas vraiment, l'anorexie surgit dans mon esprit comme je l'étudiais. Cela expliquerait plusieurs choses étranges sur elle. Sa peau pâle, les poches sous les yeux. Je ne savais pas si la dureté et la froideur pouvaient être associées à cela aussi. Alice leva les yeux vers moi et je réalisai que je devais lui donner une réponse.

''Oh, désolée. Je ne sais pas. Je me sens juste comme un inconvénient pour les serveurs.''

''Mais... n'est-ce pas leur travail de te servir?''

''Eh bien oui mais... je ne sais pas. Je n'aime juste pas ça.''

Alice eut un petit rire et replaça le pot. ''Tu es très divertissante, Bella Swan.''

''Bon divertissement ou mauvais divertissement?''

''Bon... très bon.''

Je laissai tomber la sauce piquante dans le panier et la regardai de nouveau. Elle me jeta un regard que je ne compris pas très bien. Bon, j'avais compris; je ne voulais juste pas y penser. Elle flirtait avec moi. Et, je ne savais pas flirter. Je veux dire, honnêtement, personne n'avait jamais flirté avec moi avant. Loin d'être prétentieuse, mais j'avais toujours pensé que je paraissait quand même bien. Définitivement pas une top modèle mais je ne pensais pas être très moche non plus. Les gars ou les filles n'avaient juste jamais semblé intéressés par moi. Et qui pouvait les blâmer. J'étais timide, distante et n'oublions pas, très maladroite. J'étais plus d'ennuis que ce que je valais. Alors, au lieu de rétorquer un commentaire tout aussi joli, je ris, penaude comme une enfant de six ans, et me mis à regarder fixement les croustilles. Alice fit une sorte de bruit, que je ne pouvais interpréter car je ne voyais pas son visage, et prit un autre pot. Après m'être calmée, je regardai Alice de nouveau. Elle était si menue. Et même si elle avait l'air convenable pour sa taille, je ne pouvais toujours pas m'empêcher de me demander. Le peu d'amis que j'avais à Phœnix étaient extrêmement normaux ; aucun drame en termes de troubles de l'alimentation, de sexe ou de drogues. Donc si cette fille était anorexique, je finirais sûrement par être une amie pourrie. Je n'aimais pas les drames. Je les évitais. Par conséquent, je ne pouvais pas y faire face. Et maintenant, elle était là.

''Euh, Bella?''

Je regardai rapidement dans les yeux noirs d'Alice. Elle me regardait avec curiosité. Oh merde, j'avais été prise en train de la fixer. ''Est-ce qu'il y a quelque chose qui cloche?'' Demanda-t-elle en regardant ses vêtements et redressant son corsage. Je secouai la tête rapidement. Trop rapidement, elle ne me croyait pas. ''Non, vraiment,'' Demanda-t-elle de nouveau. Que pouvais-je faire? Rien d'autre n'aurait de sens que la vérité. Super, faire une conne de moi semblait être un talent de Dieu.

''Je... tu es si menue...'' Je commençai lentement, regardant la nourriture dans mon panier. ''Et la façon dont tu étudiais les conserves, je... je ne sais pas.'' C'était le meilleur que je pouvais faire. Espérons qu'elle comprenne. À ma grande surprise, elle sourit et hocha la tête.

''Tu penses que j'ai un trouble de 'alimentation, n'est-ce pas?''

Je n'avais pas de réponse à ça. Eh bien, oui, mais je ne voulais pas la dire. Je me sentais honteuse et confuse. Je n'avais jamais été si mortifiée de ma vie. Je me sentais comme si je venais de jurer devant le pape ou quelque chose dans le genre. Je ne pouvais pas imaginer à quel point j'avais offensé cette pauvre fille qui n'avait été rien d'autre que parfaite avec moi. Mes joues étaient en feu et mes mains tremblaient un peu. Je les regardai comme Alice plaçait ses mains sur les miennes, les apaisant. ''Calme-toi, Bella. Honnêtement, tu ne penses pas que j'ai déjà entendu ça auparavant? C'est tout à fait crédible. Ce serait très rude de ma part de me mettre en colère pour ça.'' Elle leva les yeux vers moi et je pus seulement qu'imaginer mon expression pour qu'elle semble s'inquiéter pour moi. ''Ma pauvre, calme-toi!'' Elle sourit. ''Tes pauvres joues vont finir par frire.'' Elle plaça ses mains sur mes joues de nouveau et je frissonnai à son contact.

''J'ai un métabolisme hyperactif. Je suis sur médication pour ça. Et avec tous les trucs de santé qui se disent, j'aime simplement lire les étiquettes de la nourriture. Mon père est un docteur, Bella. Je doute qu'il me laisserait être anorexique sans rien faire, tu ne penses pas?''

''Ou-ouais, ça fait du sens. Je suis désolée,''

''S'il te plaît, ne t'excuse pas. Tu n'as rien à te reprocher.''

''D'accord,''

''Merci. Alors, que vas-tu faire ce soir?'' Demanda-t-elle en retirant ses mains.

''Euh, je pensais à des enchiladas. J'ai toutes les choses dont j'avais besoin. Es-tu prête à partir? As-tu besoin de quelque chose?''

''Non, lorsque tu seras prête, patronne.'' Je ris, bien calmée maintenant, et commençai à marcher vers la caisse. Alice boucla son bras autour du mien de nouveau en marchant. Ce n'était rien d'autre qu'amical et même si habituellement je n'aimais pas le contact avec les gens, Alice était définitivement une exception. Je ne me sentais pas comme un phénomène quand elle était avec moi. Et en tant que la nouvelle fille en ville, j'avais besoin de ça.

Alice m'aida à emmener les trois sacs au camion puis sauta sur le siège passager e nouveau. ''Donc, je te ramènes?'' Demanda-je.

''Si ça ne te dérange pas. C'est un peu hors de la ville donc je comprendrai si tu ne veux pas.'' Me répondit-elle, ce à quoi je répondis que ce n'était pas un problème. Elle me sourit. ''Merci. Je t'indiquerai la direction. Prends à droite au bout de la rue et reste-y pour un moment.'' J'acquiesçai et pris la route.

''Donc, ton père est docteur?'' Demandai-je après que le silence ait duré un moment. Alice hocha la tête, un sourire ornant ses traits comme elle pensait à lui.

''Oui, Carlisle... il est un homme merveilleux. Je veux dire, m'adopter alors que j'étais plus vieille que les autres. Je suis si chanceuse.''

''Wow, on dirait que vous vous entendez vraiment bien.''

''Tout à fait. Et toi ta famille? Si je peux demander? Oh, et tourne à gauche ici.''

''Bien sûr, c'est juste. Je m'entends vraiment bien avec ma mère, Renée. Mais elle a rencontré ce gars, Phil, qui est un joueur des ligues mineures du baseball. Et c'est un gars plutôt sympa mis il voyage beaucoup à cause de sa profession. Ma mère a toujours voulu aller avec lui mais elle devait rester à la maison avec moi lorsqu'il partait. Donc, puisque j'avais passé presque deux décennies avec elle, e moins que je puisse faire était de partir vivre chez mon père pendant un moment. Et Charlie s'ennuyait aussi.''

''Wow, tu es très altruiste.''

''Je ne pense pas, non.''

Alice jeta un regard sur moi avec une expression énigmatique sur le visage. ''Tu sais ce que altruiste veut dire?''

''Oui?''

''C'est si rafraîchissant.'' Elle sourit et se détendit dans le siège avant de pointer devant elle. ''C'est la maison blanche en haut à gauche.'' Je suivis son doigt et regardai une énorme maison située sur une colline. C'était magnifique, de la couleur de la forêt et couvert de fenêtres. Le design semblait moderne, mais plus je regardais plus je pensais qu'elle était restaurée. De toute façon, elle était belle et les Cullen étaient riches. Bien sûr, tous les médecins étaient riches donc ce n'était pas si difficile à croire.

''Wow,'' Murmurai-je comme Alice réunissait ses affaires et sortait. Elle soupira et regarda la maison.

''Grande maison, n'est-ce pas? Je la trouve un tantinet ostentatoire, mais je mentirais si je disais que je ne l'appelle pas ma maison.''

''Tu es plus le type de fille à chalets?''

''Chalet, maison de plage pittoresque, quelque chose du genre.'' Elle me sourit.

''Je vois.'' Répondis-je, passant la main dans mes cheveux. Alice hocha la tête mais continua de rester près du véhicule. Je pouvais dire qu'aucune de nous deux ne voulait partir. Mais je devais préparer le repas. Alice poussa un soupir et se tint à contrecœur.

''Quoi qu'il en soit, merci beaucoup, Bella, pour la balade et ton temps.''

''Pas de problème, Alice, n'importe quand.''

''Je pourrais te prendre au mot.''

Nous nous sourîmes une dernière fois avant que je n'entende un porte claquer. Nous nous tournâmes pour voir la blonde, Rosalie, debout sur le perron, les bras croisés. Ses yeux étaient fixés sur moi et je pensai entendre Alice faire un grognement. Je n'avais jamais été une combattante mais je commençais à être fatiguée qu'elle me fixe sans arrêt. ''C'est quoi son problème avec moi?'' Demandai-je à Alice. La blonde leva les sourcils comme Alice riait.

''SPM perpétuel. Elle n'est pas fâchée contre toi, mais contre moi. Ne t'en fais pas avec elle. Je te vois demain, Bella, d'accord?'' Avant que j'aie pu répondre, elle claqua la porte et monta à contrecœur le chemin où Rosalie l'attendait.

''Chienne,'' murmurai-je à moi-même, regardant de nouveau la blonde. On aurait dit qu'elle avait capté mon regard, mais je m'en foutais. Je me mis en marche arrière et sortis de l'allée. Je décidai que je n'étais pas fan de Rosalie. Elle était incroyablement rude et... bien, on n'a pas besoin d'une autre raison, n'est-ce pas? Je sentais que c'était la force directrice derrière ce qui tentait de détruire ma relation avec Alice. Le retour à la maison était trop silencieux sans Alice dans la voiture. Je n'aimais pas vraiment ça, mais je sentais que j'avais besoin de silence J'avais besoin de me calmer et d'évaluer ma vie. Tout arrivait trop rapidement. Cette nouvelle vie, nouvelle école, nouveaux amis. Alice et les Cullen, c'était trop. En fin du compte, je décidai de mettre tout ça de côté et me concentrai sur le repas de Charlie. J'avais acheté tout ce qu'il fallait pour les enchiladas, du soda, des chips et de la sauce piquante. Cela devrait être assez pour quelques jours.

Je me dirigeai dans la maison et directement dans la cuisine. Là, je me concentrai uniquement sur le plat mexicain à faire. C'était agréable de cuisiner de nouveau, presque thérapeutique. C'était certainement distrayant et relaxant. Pendant que la nourriture mijotait, je m'installai à la table de la cuisine et travaillai sur quelques devoirs. Physique serait à finir rapidement pour des raisons évidentes, puis le devoir d'anglais. Il valait probablement un B. Je pouvais faire face à un B. Comme je mettais les enchiladas dans une assiette, le téléphone sonna. Tentant de gérer une manœuvre de l'épaule, je continuai de déplacer les enchiladas pendant que je parlais.

''Allo?''

''Bella? C'est maman! Pourquoi n'as-tu pas appelé? J'avais tellement hâte d'avoir de tes nouvelles!''

''Oh, hey, maman... je suis désolée, j'ai été très occupée ici. Je suis encore en train de m'adapter donc je n'ai pas eu vraiment de temps.''

''Oh, bien sûr chérie, je comprends. Alors comment est l'école? Des amis, des garçons?''

''Beaucoup de garçons, et je me suis faite quelques amis. Écoute, maman, je prépare le dîner. Est-ce que je peux te rappeler demain?'' J'entendis ma mère soupirer dans le téléphone et ne pus m'empêcher de rouler les yeux.

''Je crois, ma chérie. En autant que tu me rappelles réellement.''

''Je le ferai. Je t'aime, bye.''

''Je t'aime, bye.''

Je raccrochai rapidement et mis le plat sur la table juste comme Charlie arrivait à la maison. Il fit un pas et s'arrêta, levant le nez en l'air. ''Wow, Bells? T'as fait cette odeur? Ça sent super.''

''Merci, papa. C'est prêt quand tu l'es.''

Charlie hocha la tête et enleva sa veste et sa ceinture avant de venir s'installer à table. Il prit quatre enchiladas et moi deux seulement. Nous mangeâmes en silence, sans compter les quelques compliments de Charlie à propos du repas. Quand il eut dévoré son troisième, il nettoya son menton et me regarda. ''Alors, est-ce qu'il y a eu du changement à l'école aujourd'hui?''

J'acquiesçai, baissant mon visage pour cacher mon sourire. ''Ouais, Alice Cullen et moi nous entendons mieux. Elle est très gentille. Je suppose que tu avais raison. Nous sommes parties du mauvais pied.''

Charlie hocha la tête et prit une autre bouchée. ''C'est bien, Bella. Je suis heureux. Ils sont une bonne famille. Bien que ça aurait été bien que tu ne rencontres pas le Dr. Cullen à l'hôpital. Es-tu encore un peu...'' Il ne finit pas sa phrase, agitant sa fourchette de droite à gauche.

''Maladroite?'' Répondis-je pour lui. ''Ouais... je l'ai toujours été et je le serai toujours, j'imagine.''

''Oh bien... ça a toujours fait partie de ton charme.''

''Merci, papa.''

Charlie me fit un clin d'oeil et complimenta mon repas une fois de plus avant de recommencer à manger. Ensuite, il a même nettoyé. Je me suis assise à la table, prétendant faire mes devoirs, et le regarda. Il était vraiment un bon père. Je commençais à me sentir triste d'avoir perdu le temps de mon enfance sans lui. Après dîner, je me retirai dans mon lit. Aujourd'hui m'avait pris beaucoup d'énergie pour je ne sais quelle raison. Probablement tout le temps passé avec Alice et le temps passé à essayer de ne pas penser à Alice. C'était tout un boulot, laissez-moi vous le dire. Après avoir glissé dans une chemise trop grande, je montai dans le lit et m'endormis facilement.

Mes yeux s'ouvrirent brusquement au milieu de la nuit. Toutefois, je ne bougeai pas. Mon visage était enfoui dans mon oreiller. Quelqu'un était dans ma chambre, je le sentais. Et pour une raison quelconque, il ne m'avait pas détectée. Je sentis prudemment mon rythme cardiaque. Il était normal... ainsi que ma respiration. C'était étrange. J'aurais du être en panique totale. L'étranger était au bout de mon lit. Je pouvais entendre de lentes respirations. Je ne pouvais en prendre plus. Aussi rapidement que je le pus, je me tournai dans mon lit.

Elle se tenait là.

Alice Cullen se tenait au pied de mon lit. J'ouvris ma bouche pour poser une question évidente, mais avant que je n'aie pu faire un son, elle était partie. Mes stores étaient froissés et me rappelais spécifiquement que ma fenêtre était fermée. Alice était dans ma chambre. Elle m'avait vue et je l'avais vue. Demain allait être certainement intéressant.