Disclaimer: Les personnages appartiennent à Stephenie Meyer et l'histoire à Jocelyn Torrent.

N/A: Pour me faire pardonner du retard pour le 4eme chapitre, voici le 5eme que je viens juste de finir. Merci pour les rewiews encore et désolée pour les fautes. Enjoy

Chapitre 5: Nouvelles

Alice était venue plus tard que la dernière fois. Apparemment, elle n'avait pas un horaire fixe pour me regarder la nuit. Je frissonnai comme je regardais l'endroit sur le sol de nouveau. J'étais assise dans mon lit, les jambes croisées et j'étudiais le sol de ma chambre. Il était 5h25 du matin. Charlie aurait pu être debout à ce moment. J'aurai pu moi-même être réveillée. Pourquoi choisirait-elle de prendre le risque et de venir? En venant si tôt, Alice avait dû savoir que je n'étais probablement pas dans mon sommeil le plus profond. Pourquoi venait-elle de toute façon? Étais-je une merveille si enivrante qu'Alice ne pouvait tout simplement pas cesser d'être là? Je reniflai à cette pensée. 'Ouais, c'est ça.' Je pensai. 'C'est stupide, Bella, chérie. Elle vient regarder ton cul faible et tu te complimentes.' Je suivis cette pensée avec un dernier rire et passai ma main dans mes cheveux. Ils étaient gras. Oh, ouais, douche, hygiène. Je regardai 'horloge. Il était maintenant 5h27. J'avais encore du temps pour une douche avant l'école. Vivant toujours en quelque sorte hors de ma valise – je n'avais pas encore trouvé l'énergie pour la défaire- je me dirigeai vers elle et saisis mon shampooing et mon revitalisant avant de sortir de ma chambre.

L'eau se réchauffa assez rapidement et j'accueillis le jet en entrant dans la douche, lui tournant le dos et lui permettant de laver mes cheveux sales. Je soupirai, me sentant mieux et déjà plus réveillée, et attrapai la barre de savon dans le plat. C'était la marque Irish Spring. Un savon pour hommes. Je grognai, mais ne trouvai pas la volonté d'être en colère ou contrariée. Je sentirais l'homme pour la journée. Je savonnai, rinçai, répétai et fis de même avec mes cheveux. Puis vint la partie amusante; le rasage. J'étais toujours un peu méfiante de cette partie. En étant maladroite, nous n'étions pas vraiment de bons amis. Mais il rendait mes jambes brillantes et lisses alors j'avais juste à endurer ces conneries de temps en temps. Juste comme je finissais la première jambe, quelque chose passa devant la fenêtre floue de la douche. Je levai les yeux pour voir un visage derrière elle qui me regardait. En dépit de moi-même, je poussai un hurlement à glacer le sang, mon rasoir me faisant une belle blessure sur le côté. La figure bougea et je perdis l'équilibre, mes genoux tombant sur le côté de la baignoire, me prenant moi et le rideau de douche avec eux. Comme je tombais en arrière, la figure étira ses membres et sauta par la fenêtre. J'atterris péniblement sur mes fesses, criant de nouveau comme ma blessure s'étirait.

J'entendis un coup de l'autre côté de la porte. Puis un autre et un autre avant que Charlie finisse par défoncer la porte verrouillée. Je levai les yeux vers lui et poussai un petit cri, tentant de me couvrir. Mais il s'était déjà retourné, attrapant une serviette et fermant les yeux comme il essayait de m'aider. J'en fus reconnaissante et pris la serviette rapidement pour m'y envelopper. ''Jésus Christ, Bella, ça va?'' Sortit Charlie, s retournant pour examiner la scène d'un rideau de douche déchiré, de taches d'eau sur tout le mur et de la douche qui fonctionnait toujours aussi furieusement. Il me frôla pour s'y diriger, l'éteignant. En le faisant, il remarqua les fines gouttes de rouge dilué avec l'eau et tombant dans le drain. ''Tu saignes?'' Demanda-t-il, à bout de souffle.

''Laisse-moi regarder,'' Répondis-je, lui tournant le dos et ouvrant ma serviette. Charlie grogna, voulant clairement de pas être là, et je pouvais voir de mes périphériques qu'il m'avait aussi tourné le dos. Je baissai les yeux sur ma hanche et remarquai une coupure de rasoir qui résultait de ma panique. Ce n'était pas vraiment profond, mais elle était longue et saignant juste un peu. ''Je vais bien,'' Répondis-je finalement, fermant la serviette et me tournant pour faire face à mon père. Il me regarda, puis se tourna pour regarder autour de nouveau.

''Alors, vas-tu me dire ce qui s'est passé?'' Le pauvre homme était manifestement énervé. Je rougis, éhontée de mes actions. Je n'aimais pas voir Charlie s'inquiéter. Ça ne semblait pas son truc.

''J-Je... la fenêtre... j'ai cru voir quelqu'un me regarder par la fenêtre.''

''L'as-tu vu?'' La voix de Charlie était menaçante maintenant, comme lors de ses interrogations de police.

''Non, c'était un chat. Je suis désolée pour ça. Je vais nettoyer et t'acheter un nouveau rideau.''

''Tu n'as pas à faire ça, Bells. Les accidents arrivent. Pour te dire la vérité, j'aurais probablement sauté comme Jiminy Cricket. Je suis juste content que tu ailles bien...'' Il laissa la phrase s'attarder et je déduisis la question dans son ton.

''Oui, papa, je vais bien. Merci pour avoir défoncé la porte comme ça. C'était cool.''

Charlie rit et hocha la tête, regardant al douche. ''Je réparerai tout ça avant que tu ne sois revenue de l'école. Et, eum, désolé pour le savon. Je corrigerai cela aussi. Qu'est-ce que tu aimes?''

''Oh, n'importe quelle marque générale. Merci, papa.''

''Pas de problème, Bells. Je te verrai en bas.''

Je le regardai s'en aller presque à contrecœur. L'enfant sans père en moi avait envie de tendre la main et de l'embrasser. J'avais passé une bonne partie de mon enfance sans lui et maintenant, à quelques mois d'être une adulte, je commençais à réaliser l'erreur que ça avait été. Je fermai les yeux, me remémorant criant à ma mère de ne pas partir. Tout le monde à l'école avait des problèmes familiaux. J'en voulais, moi aussi. Ensuite, j'avais décidé que mon père devait être hors de ma vie. Comme ça, j'aurais quelque chose à dire au déjeuner avec les amis que je voulais tant. Mes joues rougirent de honte et je me demandai à quoi mon père avait pensé quand il avait reçu un appel de ma mère qui lui disait que je ne venais pas. Je ne voulais pas venir.

En dépit de moi-même, les larmes remplirent mes yeux. J'avais été une enfant si cruelle, si stupide. Et ce n'était vraiment pas le temps de se plonger dans toutes ces émotions. J'essuyai mes yeux avec colère. À cette heure, la plupart des enfant se réveillaient et moi j'étais là, ayant une panne physique et mentale. Je raillai dans la pièce et avançai vers le miroir, sifflant en prenant le premier pas. Mes fesses me faisaient vraiment mal. Le miroir étant désembué, je laissai encore glisser la serviette pour m'examiner. Je pouvais déjà voir la teinte pourpre d'une contusion se former dans le bas de mon dos. L'arrière de mes genoux avait aussi des ecchymoses. Je maudis tout haut le chat qui avait été sur le rebord de la fenêtre et rabattis ma serviette avant de me brosser les cheveux. C'est alors que l'image d'Alice apparut dans mon esprit.

La réalisation me frappa alors. Malgré ma panique, je savais que c'était Alice qui m'avait regardée dans la douche avant que le chat ne se révèle. Je savais sans l'ombre d'un doute que, à ce moment-ci, je me sentis violée. Qui pensait-elle être? Elle ne pouvait pas rester là à ne pas tenir compte de ma vie privée juste pour son amusement. Je me sentais en colère contre la voyeuse, alors qu'habituellement j'en étais flattée. Je ne pouvais pas croire que j'étais d'accord avec le fait qu'elle m'espionne. C'était bizarre et c'était mauvais. Elle était bizarre et mauvaise. Les larmes remplirent mes yeux de nouveau. De frustration cette fois, à cause de la douleur de mes fesses et de mes genoux et du dégoût que je sentais envers moi-même. Je me sentais comme une chienne pour laisser faire Alice. Juste parce qu'elle était magnifique, je lui avais permis d'entrer dans ma maison et me regarder dormir. Certes, je ne lui avais pas vraiment permis, mais je le savais et n'avais rien fait pour l'arrêter. Je finis mes cheveux et jetai la brosse avec colère dans l'évier. Totalement repoussée dans la salle de bain, je fis le chemin vers ma chambre, ignorant la douleur. Aujourd'hui ne semblait vraiment pas être un bon jour.

Dans une tentative de le rendre un peu mieux, je cherchai dans mon sac mon t-shirt préféré. Il était gris avec un design décalé. Il était simple et confortable. Il était aussi pas dans le sac. J'aurais juré l'avoir mis dedans et pourtant il n'était pas dans le foutu sac. Fâchée, je levai la grande valise et la basculai, vidant son contenu sur le sol. Il n'était toujours pas là. Je devais l'avoir oublié en Arizona. Décidant de laisser tomber, j'attrapai un autre t-shirt et le jetai par dessus ma tête. Il était jaune avec un jujube dessus. Je détestais les jujubes. Je finis de m'habiller, bien consciente de ma mauvaise humeur, et me dirigeai en bas où Charlie mangeait son petit-déjeuner. Il leva la tête comme pour me dire bonjour mais mon visage du lui faire comprendre que c'était une mauvaise idée car il haussa les épaules et retourna à son repas. Je lui en fus reconnaissante. Je ne voulais vraiment pas me battre avec mon père aujourd'hui. Il ne le méritait pas. Je regardai autour de la cuisine, voyant les céréales mais pas grand chose d'autre, et décidai que je n'avais pas faim.

''Je vais partir tôt pour aller à l'école, papa. Je te verrai ce soir.'' Dis-je aussi gentiment que je le pus avant de prendre mon sac.

''Bien sûr, Bella, passe une belle journée,'' Répondit-il innocemment. Je hochai la tête et me dirigeai vers la porte. Une fois hors de la vue de Charlie, la colère revint. J'étais en colère contre Alice. Principalement parce que je ne voulais pas être en colère contre elle. Elle avait l'étoffe d'une grande amie et je ne voulais pas gâcher ça. Je ne voulais pas qu'elle gâche ça. Mais elle le faisait. Je ne pouvais pas lui permettre d'être dans ma chambre toutes les nuits. Cela me fit sentir comme si elle s'en foutait. Comme si elle ne voulait vraiment pas être mon amie. Cette pensée me fit un peu mal et je ne savais pas vraiment comment la gérer. Bien que je n'aie jamais été populaire à l'école, je n'avais jamais été victime d'intimidation non plus, et personne ne s'était jamais moqué de moi. Donc, la pensée que quelqu'un était intentionnellement cruel avec moi n'était pas agréable.

Je sautai dans mon camion et soupirai comme il rugissait à la vie, me détendant un peu au son. Je lui ferais face. Je devais lui faire face. Je serais gentille, bien sûr, mais je devais savoir ce qui se passait. Mon esprit devint une chose vague, me rappelant de chaque petite chose que j'avais remarqué sur la petite lutine. Sa pâleur, sa froideur, sa dureté, sa rapidité... La fille n'était pas normale. Et même si ce n'était pas un problème, une explication semblait être nécessaire. Et pendant que j'y étais, elle me devait des excuses. S'excuser pour tout. Je ne m'étais jamais sentie aussi pathétique. Je ne me considérais pas comme une roche ou quelque chose, mais je n'étais certainement pas du genre à prendre tout cela sans rien dire. La pensée comique, 'Je ne suis la chienne de personne' traversa mon esprit et je ne pus de m'empêcher de rigoler. Me sentant juste un peu mieux, j'entrai dans le stationnement et attendis que la cloche sonne. Je remarquai que le Jeep était déjà là, mais vide. Ils devaient être à l'intérieur. En fait, il devait être plus tard que je ne le pensais. Juste comme je regardais ma montre, j'entendis la cloche sonner. Je coupai le moteur, pris le moteur et courus à l'intérieur, manquant de peu la deuxième cloche en anglais.

Mike m'attendait, comme d'habitude, et agita la main vivement comme je marchais dans la classe. Je lui renvoyai son signe, me disant mentalement de me calmer. Même si Mike n'était pas ma personne préférée dans le monde, il ne méritait quand même pas ma mauvaise humeur. ''Hey, Bella, quoi de neuf?'' Demanda-t-il comme je m'assoyait, grimaçant à la douleur de mes genoux.

''Oh, rien.''

''As-tu mal ou quelque chose?''

''Oui, pourquoi?''

''Je pouvais le voir. Tu t'es étiré un muscle? Je me suis étiré le muscle du mollet l'Année dernière en basketball. Ça faisait un mal de chien!'' Il rit et je ne pouvais pas vraiment dire pourquoi. Cependant, je répondis à sa question.

''Je suis tombée dans la douche ce matin.''

''Ouch. Es-tu correcte?''

''Ouais, merci. Cependant, je suis dans une mauvaise humeur. Donc, si tu ne veux pas sentir la colère de Bella Swan, tu devrais te tourner.'' Mon ton avait semblé rempli d'humour et Mike le comprit. Mais il compris également l'allusion et se retourna, toujours en riant. Le reste de la période fut inconfortable. Avec la totalité de mon cul meurtri, je ne pouvais pas vraiment trouver une position confortable sur la chaise. Ce jour-là ne partait vraiment pas bien. Heureusement, ma concentration sur la chaise avait fait en sorte que la classe avait passé très rapidement et la cloche sonna après ce qui sembla quelques minutes. Mike me regarda, testant ma mauvaise humeur avant de parler et je pris l'opportunité de lui demander si le professeur avait donné un devoir.

''Non, mais la rédaction est due pour demain,'' Répondit Mike. ''Eh bien, sens-toi mieux, Bella. Je te verrai au déjeuner.'' Il me fit un clin d'oeil et sortit de la classe. Mes sourcils se levèrent comme je le regardais partir. Le garçon pouvait comprendre les allusion, qui l'aurait cru? Peut-être qu'il n'était pas un mauvais gars, après tout.

Je marchais lentement vers mon cours de physique. À cause de la douleur et à cause que je ne voulais pas y aller. Il semblait plus facile de l'ignorer simplement. Plus facile, mais pas mieux. Je soupirai en atteignant la porte de la classe et entrai. Alice n'était pas là. Mais ça ne voulait pas dire quelque chose encore. Alice se glissait normalement sur son siège sans que je ne m'en aperçoive. Ne me souciant pas qu'elle m'attrape cette fois-ci, je regardai les deux portes, en attendant qu'elle rentre. La deuxième cloche sonna et je soufflai bruyamment avant de penser qu'elle pouvait être derrière moi, voulant me faire peur. Lentement, je regardai par-dessus mon épaule. Elle n'était pas là non plus. Merde. Maintenant, j'étais vraiment dans une humeur massacrante.

Elle n'était jamais ici. Elle était toujours en train de faire ses trucs ailleurs. Je m'arrêtai là. J'étais trop dure envers Alice. Elle pouvait juste être malade. Dieu qu'aujourd'hui était moche. Le cours de physique s'étira longuement et celui de maths fit de même. Angela était bonne à comprendre les allusions elle aussi et ne me lança aucun coup d'oeil durant toute la période. Ou peut-être que oui et que je ne l'avais juste pas vue. J'étais trop absorbée. Tout ce à quoi j'avais pensé à propos des Cullen me revenait maintenant avec force dans la tête. Lice Cullen, quand on la regardait objectivement, était bizarre. Honnêtement, méga mince, pâle, froide... son comportement en physique. Elle n'était pas normale. Et même si je passais seulement en surface de ces choses, je ne pus m'empêcher de me demander pourquoi je n'avais pas remarqué ou prit en compte tout cela. Peut-être que j'étais trop distraite par la beauté d'Alice. Peut-être que j'étais juste contente d'avoir quelqu'un qui m'avait remarquée, d'avoir une amie. Qui sait?

Quelqu'un me tapa sur l'épaule et je levai les yeux à contrecœur. Angela, semblant un peu inquiète, montra a porte de la tête. Je regardai autour pour me rendre compte que tout le monde était parti ou en train de partir. La cloche devait avoir sonné. Je remerciai Angela silencieusement et elle hocha la tête avec un petit sourire avant de partir à son tour. Je ne pouvais pas la blâmer. J'étais vraiment rude. Mais je ne m'en souciais pas pour le moment. Dès que je me sentirais mieux, j'irais vers mes amis. Je fus a dernière hors de la classe et juste comme je passais la porte, je sentis une main sur mon épaule, me tirant sur le côté. Je sentis la force des doigts sur moi et pour un moment mon esprit se réjoui, pensant que c'était Alice. Cependant, lorsque je me suis retournée, des boucles blondes étaient en vue. Merde.

''Salut,'' Dit la fille connue sous le nom de Rosalie. Ses yeux étaient durs mais elle semblait s'efforcer d'être agréable. Pour être honnête, ça m'étonna. Voulait-elle être gentille ou était-elle forcée par quelqu'un? Bien, quoi qu'il en soit, je cru bon de lui répondre avant qu'elle ne perde cette gentillesse.

''Salut,''

''Je suis Rosalie... la sœur d'Alice.''

'Je suis Bella et j'avais en quelque sorte remarqué.'' Merde. C'était évident que cette chienne de glace viendrait me parler quand je serais de mauvaise humeur. Je ne pouvais prendre de pause aujourd'hui. Les yeux de Rosalie se réduisirent avant qu'elle ne les roule et qu'elle lâche mon épaule.

''De toute façon, je suis ici parce qu'Alice m'a envoyée. Elle est malade aujourd'hui, je suis sûre que tu l'as remarqué.'' Rosalie expira profondément et regarda dans le couloir. Elle paraissait mal à l'aise, mais pas parce qu'elle me parlait. C'était plus comme si elle était mal à l'aise de penser à lice. Peut-être qu'elle était vraiment malade. Je regardai ses yeux remplis d'une sorte de sympathie coléreuse. Lorsqu'elle me regarda de nouveau, je pus voir qu'elle faisant semblant d'être méchante. Elle parla de nouveau et son ton me fit comprendre qu'elle citait ce qu'elle avait à dire. '' Alice a... des problèmes. Je ne sais pas si tu en sais quelques-uns ou non, mais elle n'est pas vraiment apte à avoir beaucoup d'amis. Et même si elle t'aime vraiment, vraiment beaucoup comme amie, ce serait mieux si tu laisserais tomber. Elle souhaiterait que ça soit différent, mais ce n'est pas dans les choix. Elle comprend si tu es en colère et elle le mérite.'' Finit Rosalie, battant des paupières et me regardant pour une réponse. Que pouvais-je dire?

''Quelle sorte de problèmes?'' Demandai-je.

'Si tu devais savoir je te l'aurais dit.'' Dit Rosalie. Je rougis et elle se moqua, détournant les yeux et se frottant le nez. Je décidai de l'ignorer. J'étais bien dans mon droit de poser des questions sur mon ex-amie. Les commentaires de Rosalie à propos des problèmes nageaient dans ma tête et je ne pus penser à autre chose.

''Mais, elle va bien, pas vrai?'' Cette fois Rosalie me regarda et je fis de même comme ses yeux étudiaient les miens avec intensité. Puis elle se radoucit et hocha la tête, semblant beaucoup plus calme.

''Oui, elle va bien. Ne t'inquiète pas.''

Me sentant un peu mieux, j'acquiesçai, regardant Rosalie faire la même chose. ''Écoute,'' Commença-t-elle de nouveau, ''Je sais que c'est bizarre et dur pour toi de comprendre. Mais c'est pour le mieux... pour toutes les deux.''

''Je travaillerai là-dessus,'' Marmonnai-je, ma bouche s'asséchant. Rosalie me regarda et ouvrit la bouche pour dire autre chose. Mais elle changea d'idée, ferma sa bouche et se dirigea au bout du couloir où je vis son petit-ami, Emmett, qui l'attendait. Je la regardai partir et retournai le sourire qu'Emmett m'envoya avant qu'ils ne s'éloignent. Je soupirai et me dirigeai vers la cafétéria. Ma journée avait empiré et comme j'entrais dans la salle et voyais toutes les chaises, je réalisai que je ne voulais pas être là. Eric me faisait des signes de la table habituelle à gauche et les Cullen me fixaient de la droite. Mes joues étaient rouges, mes blessures me faisaient mal et mon esprit n'était pas dans le bon état pour le déjeuner à l'école. Donc, je fis signe poliment à ma table, lançai un regard vers les Cullen et me dirigeai vers la pelouse.

Il faisait froid et humide à l'extérieur. Je l'accueillis. Je l'accueillis parce que c'était frais et ouvert et calme. Ça me berça profondément et j'expirai lentement, regardant mon souffle produire encore plus de brouillard. Alice ne voulait pas être amie avec moi. Aussi simple que ça. C'était simple et je ne comprenais pas. Quelle sorte de problèmes avait-elle? Des dizaines de pensées parcourraient mon esprit; anorexie, boulimie, troubles mentaux, mauvaises habitudes, possession... n'importe quoi. Tout semblait plausible, mais ça ne marchait pas. Pourquoi je m'en souciais? Alice ne se souciait plus de moi apparemment, donc pourquoi je le ferais? Je mordis ma lèvre inférieure et regardai vers le bois. C'était si magnifique, si différent du désert plat que je connaissais.. Je n'avais jamais vraiment eu de meilleure amie avant. Alice était sur le point de devenir ma seule vraie amie et avait changé d'idée. J'avais honte de me l'avouer, mais ça faisait mal. Le rejet faisait mal.

''À quoi penses-tu?

Je me tournai rapidement pour voir un autre Cullen se tenir derrière moi. Celui-là était Edward. Ses cheveux fous le démarquaient vraiment de la foule. Je le dévisageai pendant une minute. Il était séduisant, mais je m'y étais habitué avec les Cullen dans la ville. Il me fixait encore avec ce regard. Je détestais vraiment ce regard et je n'étais pas d'humeur à le voir.

''Je me demande ce que tu fis ici.'' Répondis-je froidement, le regardant comme il penchait sa tête un peu sur le côté.

''Tu penses à Alice.''

''Sans blague, Sherlock.''

''Tu n'as pas à être rude. Je suis juste en train d'avoir une conversation avec toi.''

Je soupirai. Je n'avais pas besoin d'être rude. Mais ce gars avait un timing horrible. ''Je suis désolée. Mais je préfèrerais être seule pour le moment.''

''Pourquoi?''

''Ce n'est pas de tes affaires.''

''Il s'agit de ma sœur. C'est de mes affaires.''

Je me moquai de lui, devenant de plus en plus en colère comme je le voyais rigoler. ''Écoute, Edward, laisse-moi seule s'il te plaît.''

''Pourquoi es-tu si blessée? Tu ne la connais que depuis quelques jours. Je peux aider. Je sais comment tu te sens.''

''Tu m'as juste demandé pourquoi j'étais blessée. Tu ne sais vraiment pas comment je me sens.'' Qui était cet idiot et pourquoi semblait-il si fasciné par moi? Je n'aimais pas ça. Je me sentais comme si c'était lui qui me regardait du bout de mon lit, et ça me rendait malade. Il continua de me regarder avant de faire quelques pas vers moi, son regard se durcissant.

''Pourquoi ça ne marche pas avec toi?'' Cria-t-il soudainement en attrapant mes épaules. Je m'arrachai à lui et le giflai. C'était comme si j'avais giflé une roche... et ça faisait mal. Mais pour qui ce gars se prenait-il? Edward semblait étourdi et je pris cette opportunité pour partir, me jetant dans la cafétéria et ensuite dans le stationnement où j'embarquai dans mon camion et partis vers la maison. J'en avais assez des Cullen pour la journée.