Discalimer: Les personnages appartiennent à Stephenie Meyer et l'histoire à Jocelyn Torrent.
N/A: Et voilà le 7eme chapitre! Une petite confrontation entre Alice et Bella... Merci pour les rewiews et bonne lecture!
Chapitre 7: Énigme
Mes doigts tambourinaient avec colère contre le mur derrière moi comme je regardais le plafond. Il était presque 10h et je n'avais pas encore quitté mon lit. Une partie de moi était paresseuse alors que l'autre partie avait peur de mettre les pieds au sol au cas où il y aurait un vampire qui les attaquerait de sous le lit. Vampire. Oui, le mot traversait mes pensées facilement maintenant. Le rêve avait été si réel et même si c'était juste le fruit de mon imagination, il avait confirmé ce que j'avais voulu croire depuis le début. Alice était un vampire.
Montrez-moi le chemin jusqu'à l'asile. ''Urgh,'' Gémis-je fortement, m'asseyant si vite que j'eus le vertige. Je savais que c'était stupide. Je savais que c'était tiré par les cheveux. Mais c'était la seule chose qui avait du sens, la seule chose qui reliait tous les traits qu'Alice possédait. Mon esprit mélangeait les rencontres avec la jeune fille avec les légendes de Jacob pour être sûr de ne rien oublier. Bien sûr, Jacob m'avait donné une version abrégée des légendes alors je n'en savais pas grand chose à l'exception de détails vagues des films Underworld. Je fermai les yeux pendant un moment, à l'affût d'un mouvement en bas. Il n'y en avait pas, ce qui me fit comprendre que Charlie était déjà parti à la Réserve. Pour un bref instant, je pensai me rendre là-bas aussi et demander plus d'informations sur les 'êtres froids'. Mais peu après, je jetai l'idée. Cela semblait un peu trop après la nuit derrière.
Eh bien, peu importe ce que je ferais, j'allais devoir sortir du lit tôt ou tard. Puérilement, je me penchai sur le côté de mon lit et levai prudemment le jupon. Il n'y avait rien. Bien sûr qu'il n'y avait rien. Alice était trop cool pour se cacher sous un lit. Elle était plus du genre à se cacher juste derrière moi. L'idée me donna des frissons dans le dos. Aussi rapidement que possible je me retournai. Elle n'était pas là non plus. Je regardai la porte du placard pendant un moment avant de regarder ailleurs en secouant la tête. Je grognai. J'étais pas mal fatiguée de ces jeux. Apparemment Alice n'était pas ici mais dormant dans son cercueil.
Je grimaçai à la plaisanterie et l'enlevai de mon esprit. Même si elle avait quelques problèmes de voyeurisme, je devenais un peu rude. Je rigolai. Elle pouvait me regarder à mon insu, mais je ne pouvais pas faire de plaisanteries à son sujet. L'asile de nouveau, je vous prie? Ce n'est pas comme si ça m'importait vraiment. Plus rien n'avait de sens ces jours-ci. Brièvement, je pensai à ma maison à Phoenix. Les choses semblaient beaucoup plus facile dans cette grande ville chaude. Tout allait à son propre rythme et coulait bien ensemble. Je ne me rappelais pas m'être déjà soucié de ces choses. Maintenant, dans cette petite ville je ne connaissais pas la fiction et j'avais des amis suceurs de sang. Mon dos était raide à force de rester au lit alors je m'assis et osai toucher le tapis avec mes pieds. Rien n'arriva, comme je l'avais prédit. Après m'être étirée je me levai et fis quelques pas, sentant les os de mes pieds comme ils travaillaient.
Je voulais creuser de la saleté aujourd'hui. Pas littéralement, bien sûr, mais je voulais trouver plus de renseignements sur les vampires et les légendes Quileute. Je jetai un regard sur l'ordinateur décrépit dans le coin de ma chambre. Charlie avait mentionné en avoir un il y a longtemps mais avec l'apparence de la chose je n'avais pas trop confiance. Étant une adolescente de la génération Y, je ne pensais pas pouvoir attendre avec la ligne téléphonique donc j'abandonnai le plan. C'était samedi, donc la bibliothèque locale était probablement ouverte. Oui, la bibliothèque! Et ils devaient avoir au moins un ordinateur. Enfin, un plan qui pourrait marcher. Me souriant à moi-même, je me dirigeai vers la porte. En passant devant le placard je lui jetai un dernier regard.
''Si tu es là-dedans, Alice, descends et joins-toi à moi pour le petit déjeuner,'' Dis-je en plaisantant à moitié. Puis je descendis les marches sans attendre une réponse. Le petit déjeuner était simple de nouveau mais aussi agréable. Ça faisait du bien de s'asseoir dans la cuisine silencieuse et juste réfléchir un peu. Je pensai au groupe d'amis que j'avais délaissé durant la semaine. C'était très rude de ma part. Je n'étais pas vraiment en position de perdre mes nouveaux et seuls amis que j'avais. Je trouverais une excuse pour lundi avec l'espoir qu'ils me croient. Je pensai à Rosalie et son expression étrange lorsqu'elle m'avait parlé d'Alice. Étant enfant unique, je ne savais évidemment rien sur le fait d'avoir une soeur. Mais le regard qu'elle avait eu ne semblait pas une préoccupation fraternelle. C'était juste.. je ne savais pas comment l'expliquer. Et c'était quoi cette merde avec ce mec, Edward? Je ne lui avais absolument rien fait. Je me souvins de la brutale façon dont il avait attrapé mes bras et était soudainement devenu en colère. Je ne dirais pas que je suis une féministe, mais je n'étais pas une imbécile ignorante. En fait, je n'allais pas perdre mon temps à penser à lui.
Laisser tomber Edward m'amena à ma dernière pensée importante: le revirement complet d'Alice. Et elle n'avait même pas une bonne raison. Bien sûr, être un vampire assoiffée de mon sang était une bonne raison, mais honnêtement... Je fermai les yeux, avalant une bouchée de céréales. J'essayais vraiment du plus fort que je pouvais pour rejeter la théorie du vampire. C'était rien d'autre qu'une perte de temps immature... peu importe combien ça avait du sens. De toute façon, peu importe ce qui n'allait pas avec elle, je n'allais certainement pas le trouver en restant assise dans la cuisine en pyjama. Donc, je me levai pour mettre la vaisselle dans l'évier avant de remonter les escaliers. Je passai devant la salle de bain et m'arrêtai devant elle pour décider si j'avais besoin d'une douche aujourd'hui. Doucement, je passai la main sur mes fesses. C'était encore un peu douloureux même si l'arrière de mes genoux ne m'avait pas causé de problèmes. Je passai une main dans mes cheveux pour découvrir qu'ils n'étaient pas gras et sentis mon bras. Il sentait encore un peu le Irish Spring. Dieu merci, je n'avais pas besoin d'une douche aujourd'hui! À vrai dire, je me méfiais encore un peu de cette saloperie. Mais je m'en foutais pour l'instant.
J'entrai dans ma chambre et changeai mes vêtements, décidant de garder mon t-shirt préféré comme il avait toujours un petit échantillon d'Alice dessus. Sans compter qu'il avait prouvé être un bon talisman contre les visiteurs nocturnes. Peut-être que c'était mon t-shirt chanceux aussi. Je finis de me préparer et passai une brosse dans mes cheveux avant de penser que j'étais assez bien pour sortir en public. Sur le chemin de mon camion, je réalisai que je ne savais vraiment pas ou la bibliothèque se trouvait. Je savais qu'il y en avait une parce que mon père m'emmenait là des années auparavant. Oh bien, cette ville comptait environ six pâtés de maison dans son intégralité; j'étais sûre de la trouver.
Et je l'ai trouvée. Elle était à quelques rues derrière l'école. C'était un petit mais long immeuble qui prenait près de la moitié du pâté de maison. Les bâtiments de chaque côtés étaient en fait des maisons. Cette ville avait un design étrange. Ils semblaient juste tout improviser. Je fronçai les sourcils à la taille de l'immeuble. Il semblait beaucoup plus grand quand j'étais petite mais maintenant je commençais à me demander s'ils allaient avoir les informations que je cherchais, ou même un ordinateur. Mais, ça en valait la peine de regarder. Je sautai du camion et glissai sur le béton. Heureusement, le seul dommage fut fait à ma fierté comme je me rattrapais à mon camion. Secouant la tête, je me dirigeai à l'intérieur.
Deux doubles portes ouvraient la voie et en entrant je vis le bureau d'information droit devant tandis que la bibliothèque se séparait de chaque côté de celui-ci. La partie de droite semblait être la section pour enfants et je souris en me souvenant de m'être assise sur les petites chaises, regardant les images et tentant désespérément de lire les mots. Celle de gauche était la section pour adultes et en marchant plus près j'aperçus environ six ordinateurs contre le mur. Victoire! Il ne semblait pas y avoir personne au bureau d'information donc je me dirigeai vers la feuille pour les ordinateurs. En fait, il ne semblait pas y avoir personne du tout ici. Pendant une minute je me demandai si je n'étais pas entrée dans une bibliothèque fermée. Ça semblait un peu fou parce les portes s'étaient ouvertes. Mais être dans une bibliothèque seule, fermée ou non, me donnait un étrange sentiment de solitude. Après avoir mieux regardé, cependant, je notai finalement quelques usagers et ne me sentis plus seule.
Je grimaçai à mon écriture comme je notai mon nom et la date. Elle ne s'était pas améliorée depuis que je l'avais comparée à celle d'Alice. Pas que j'avais vraiment essayé de l'améliorer. Soupirant, je me dirigeai vers un ordinateur et secoua la souris pour l'allumer. Je cherchai le moteur de recherche le plus pratique et tapai 'caractéristiques de vampire'. Je rougis comme la page chargeait et je regardai au-dessus de mon épaule. C'était étrange de chercher quelques chose d'aussi... pré-adolescent. Je me sentais comme une de ces tristes enfants gothiques qui devaient croire aux vampires simplement pour se sentir aimés ou quelque chose dans le genre. Mais, merde, je croyais déjà qu'il y en avait une famille entière à l'école alors pourquoi ne pas faire savoir au monde que Bella Swan était une idiote avec un fétichisme de vampire? Ouais, ça sonnait accrocheur. La page chargea quelques secondes de plus et après une brève contemplation, je me forçai à oublier ma fierté.
Toutes les pages affichaient les mêmes caractéristiques générales des vampires. Pâle, froid, dur, pas de réflexion, crocs... tout cela me paraissait si incroyable. Qui essayais-je de tromper? C'était incroyable. Je ris doucement. De toute évidence cette humidité m'était montée à la tête. Et pourtant, je ne m'étais pas encore convaincue de laisser tomber. Je pensais que le commentaire sur l'humidité m'aurait fait abandonner mais non. Non, je devais regarder les légendes de Jacob. Regardant derrière moi une dernière fois, je cherchai les légendes Quileute. Étonnamment, il n'y avait pratiquement pas de résultats. La plupart des liens menait à des livres qu'on pouvait acheter sur le sujet. Cinq pages de recherches plus tard je n'avais pas encore trouvé ces légendes. Tout ce que j'avais était ce stupide livre. Voilà pour Internet. Ayant encore de l'espoir, je notai le nom du livre et de l'auteur dans ma main. Même si j'allais demander, je savais déjà par la taille de la bibliothèque qu'ils n'auraient pas ce livre. Ce serait trop facile, n'est-ce pas? Peut-être que je pourrais convaincre Charlie de me laisser aller à Port Angeles. Pas aussi satisfaite que j'avais prévu, je fermai l'ordinateur et me dirigeai vers le bureau d'information.
Il n'y avait toujours pas une âme derrière le bureau mais je remarquai une clochette pour obtenir du service. Je sonnai doucement, rougissant comme le bruit résonnait bruyamment dans la salle silencieuse. Même pas quatre secondes plus tard, quelqu'un sortit par une porte qui menait à un bureau. C'était Angela. ''Salut, Bella,'' Dit-elle poliment, mais j'aurais pu dire par son attitude qu'elle se méfiait de moi. Je ne pouvais pas lui reprocher, j'avais agi comme un méchant phénomène ces derniers temps.
''Hey, Angela, ça va?''
''Oui, merci. Fatiguée. Comment te sens-tu? Tu ne semblais... pas bien, vendredi.''
Je rougis, grattant le côté de mon cou. Qu'est-ce que je devais vraiment lui dire? Eh bine, honnêtement, je n'avais rien à lui devoir. Ce n'était pas comme si elle pouvait comprendre que j'étais espionnée par Alice Cullen. Mais je pouvais m'excuser. J'étais bonne pour ça. ''Ouais, je suis désolée pour ça, Angela. J'étais juste de mauvaise humeur toute la semaine. Tu sais... la semaine du mois.'' Ses yeux s'agrandirent un bref instant avant qu'elle ne hoche la tête d'un air compréhensif.
''Oh, je vois. Pas de problème. On se demandait, c'est tout. Et pour te rassurer, Jessica est bien pire. Soit reconnaissante de ne pas l'avoir vue encore.'' Elle sourit et je ne pus m'empêcher de faire de même. Elle était normale... la normalité était vraiment ce dont j'avais besoin maintenant. Apparemment j'avais réfléchi trop longtemps parce qu'Angela regarda un peu autour en bougeant la souris de l'ordinateur sur son ordinateur. ''Y a-t-il quelque chose que tu cherches?'' Demanda-t-elle.
''Oh, ouais,'' Répondis-je en secouant la tête un peu. '' Je me demandais si vous aviez ce livre, Légendes des Quileute du Nord-Ouest par ce type au nom imprononçable?'' Je lui montrai ma main pour qu'elle puisse lire le nom. Elle tenta de le prononcer à quelques reprises avant de rire et de laisser tomber. Elle l'entra dans l'ordinateur et tapa ses doigts ensemble. Apparemment le système était long.
''D'après ce que notre système de tortue nous dit, il est assez nouveau. Je ne pense pas que nous allons l'avoir mais je peux voir s'il y a d'autres lieux où tu peux l'avoir.''
''Merci,''
''Ouais, comme je pensais, on ne l'a pas. Cependant, la succursale de Port Angeles oui. Veux-tu l'adresse?''
''Ouais, ce serait bien. Merci.''
Angela sourit et hocha la tête en notant l'adresse sur un post-it pour moi. ''Tu sais,'' Dit-elle en me le tendant, '' Jessica et moi allons à Port Angeles demain. Tous les magasins restent ouverts dimanche pour les adolescentes de Forks qui cherchent des robes de bal. Tu peux venir avec nous.''
''Le bal n'est pas habituellement, genre, à la fin de l'année?''
Angela sourit. ''On est une petite ville, Bella. Ne gâche pas nos moments.''
Je ris avant de prendre une expression nerveuse. ''Est-ce que Jessica sera d'accord que je vienne?'' Angela rit avant d'agiter la main.
''Ne t'en fais pas à propos de Jessica. Elle t'aime bien, vraiment. Elle te voit juste comme une menace.''
''Une menace pour quoi?''
''Bella, allez. Tu es nouvelle et tu n'es pas nerd ou laide. Penses-y.'' Même le ton d'Angela était un peu jaloux, mais ce n'était pas aussi évident que Jessica. Je rougis et baissai les yeux. Je n'avais jamais été la fille la plus voulue... jamais. Et je ne comprenais pas pourquoi les gens voulaient l'être. Ça ne me faisait pas sentir cool ou quelque chose dans le genre. Au contraire, je me sentais comme une pute. Et je n'aimais pas ça. ''Eric t'aime beaucoup,'' Mentionna Angela après une courte pause. Je ne pus m'empêcher de sourire. La normale et jolie petite Angela aimait bien Eric. Un moment de 'aww' s'il vous plaît. Toutefois, je me retins de faire 'aww' et secouai la tête à la place.
''Éric n'est pas mon genre, Angela. En fait, je suis parfaitement contente d'être célibataire. Alors, si tu vois Jessica avant moi, dis-lui de ne pas s'en faire, okay?'' Angela étudia mon visage un instant comme pour voir si je disais la vérité. Mais finalement elle sourit et hocha la tête de nouveau. Juste comme j'allais engager une conversation amicale, quelque chose attira mon attention vers la droite. Je jetai un regard et remarquai une petite femme pâle. Alice, bien sûr. Angela la regarda aussi. À en juger par son expression, il semblerait qu'Alice ne venait pas souvent ici. Elle était dos à nous et Angela et moi nous regardâmes d'un air interrogateur.
''On dirait bien que les Cullen sont intéressés par toi,'' Murmura Angela, regardant toujours Alice. ''Tout le monde a remarqué que tu leur avait déjà presque tous parlé. La plupart d'entre nous n'a jamais dit un mot.''
''Bien, voyons si je suis capable de dire plus qu'un mot aujourd'hui,'' Dis-je avant de me diriger vers elle. J'étais comme une femme en mission. En un instant j'avais tout oublié d'Angela, de Port Angeles ou même du livre. Tout ce dont je me souciais maintenant était Alice, et la faire parler. Elle me remarqua lorsque je fus à environ trois pieds d'elle et elle me donna un regard fugace avant de s'enfoncer plus loin dans l'allée de livres. Je la suivis presque sur ses talons. Ce ne fut pas avant que nous ayons rejoint le coin le plus reculé de la bibliothèque qu'elle s'arrêta. C'était si soudain que je lui rentrai presque dedans. Heureusement non, bien que je tombai presque à la renverse à l'action soudaine.
Elle se retourna et me saisit fermement l'épaule, me stabilisant.
''Tu es la personne la plus maladroite possible,'' Dit-elle avec mélancolie, comme si elle avait oublié que j'étais ici. Elle regarda sa main sur mon épaule pendant un moment, desserrant lentement sa prise. Ce ne fut pas avant qu'elle me lâche complètement et qu'elle laisse tomber sa main qu'elle frotta ses yeux et me regarda. ''Rosalie t'a donné le message, je suppose?'' Dit-elle si rapidement que cela me perturba.
''Hein? Je- euh- Je veux dire, oui elle m'a donné le message, je voulais juste-''
''Et y avait-il quelque chose de pas clair à ce sujet?''
''Non, je-''
''Alors pourquoi tu es là?''
''Si tu me laissais finir, je pourrais te le dire.'' Lâchai-je, étonnée de ma propre confiance. Alice acquiesça, refusant de rencontrer mon regard. Elle semblait... fatiguée. Pas qu'elle ne semblait jamais fatiguée mais aujourd'hui c'était pire. Je pris une profonde inspiration. Je ne pensais pas aller si loin avec Alice aujourd'hui. Je pensais qu'aussitôt qu'elle m'aurait vue, elle serait partie en courant. Il y avait des tonnes de choses que je voulais dire. Pourquoi m'espionnait-elle, pourquoi elle avait pris mon chandail, pourquoi elle s'éloignait de moi. Pourquoi elle me faisait subit tout ça! Mais comme je levais les yeux vers elle, je sus que ce n'était pas le bon moment. Elle avait l'air si fatiguée... et triste. ''Je voulais juste... être sûre que tu allais bien. Rosalie m'a dit que tu avais quelques problèmes et même si elle m'a assuré que tu allais bien... je voulais juste l'entendre de ta bouche.'' Je rougis, regardant mes pieds. Je pus entendre Alice soupirer et je me forçai à lever les yeux.
''Je vais bien,'' Répondit-elle, même si elle semblait tendue. ''Merci de ta... préoccupation.''
Je hochai la tête et ses yeux rencontrèrent les miens pour la première fois. Et je réalisai comme elle me regardait qu'elle m'avait manqué. C'était juste deux jours et demi, mais elle m'avait quand même manqué. Je sonnais vraiment stupide et je le savais mais pour le moment je m'en foutais. Elle bougea ses pieds et regarda vers la porte. Elle planifiait de s'échapper. Je ne voulais pas la laisser faire. Je ne pouvais pas. ''Hey, quelques amis vont à Port Angeles demain pour des robes de bal. Veux-tu venir?''
Son front se plissa pour un moment. ''Me demandes-tu... d'aller au bal avec toi?''
''Quoi? Non!'' Je rougis de nouveau, secouant la tête. ''Je te demande de venir à Port Angeles.''
En dépit de l'ambiance tendue, Alice se détendit un peu et laissa sortir un rire gêné. ''Désolée, Bella, j'ai mal entendu.'' Puis son visage tomba de nouveau et elle regarda ailleurs. Elle forçait vraiment la négativité. Je pouvais dire que c'était dur pour elle de ne pas me parler. Alors pourquoi ne le faisait-elle pas? Ce n'était pas quelque chose de difficile à faire, non? Je n'aimais pas ça.
''Je suis désolée, Bella. Je ne peux pas. En fait, je dois y aller. Contente de t'avoir parlé.''
Avant que je n'aie pu formuler une sorte de réponse, elle me frôla et accéléra entre les allées. C'était stupide de la suivre, alors j'attendis jusqu'à ce que j'entende les portes s'ouvrir et se fermer pour sortir. On aurait dit la marche de la honte. Même Angela me regardait avec sympathie comme je venais vers elle. ''Comment ça a été?'' Demanda-t-elle comme je m'arrêtais face au bureau.
''Pas vraiment bien,'' Répondis-je honnêtement. Mais au moins, j'aurai essayé, non? Angela sourit et hocha la tête.
''Tu as du cran, Bella, pour parler à un Cullen. C'est certain.'' On rigola et, après avoir échangé d'autres informations sur la virée du lendemain et d'autres petites choses, je retournai à mon camion.
Angela avait mentionné que Sports Newton engageait. J'aurais préféré un emploi à la bibliothèque mais ils n'engageaient plus, comme ce n'était jamais assez occupé pour plus de trois employés. Mais un emploi était un emploi et bon sang que j'en avais besoin. Je trouvai le magasin assez rapidement d'après les directions d'Angela. Ce n'était pas vraiment grand mais il y avait une grande enseigne fluorescente qui ne semblait pas à sa place dans cette ville pittoresque. La femme au comptoir, bien que très gentille, ne cessait de me donner d'étranges regards. Après une brève conversation, je réalisai que c'était la mère de Mike Newton et qu'il lui avait parlé de moi. Je ne pouvais m'empêcher de ne pas le sentir, celui-là. Mais au moins j'avais un emploi facile. Même si Mrs. Newton ( elle m'avait dit son prénom mais je ne m'en rappelais pas) m'avait assuré que j'avais l'emploi, je devais remplir une demande d'application. Décidant de lui donner demain, je la pris avec moi, me promettant de faire un travail excellent afin de ne pas avoir l'air nonchalante avec ce travail.
Ensuite, j'allai à l'épicerie. Nous manquions de nourriture et en faisant l'erreur de faire les courses l'estomac vide, je finis par prendre tout l'argent que Renée m'avait donné Mais maintenant, je pouvais remplir les armoires, le réfrigérateur et le garde-manger sans qu'il manque quoi que ce soit d'ici deux jours. La prochaine fois, soit Charlie paierait, soit je passerais ma première paie. Je rentrai ensuite à la maison, désireuse de voir une cuisine remplie. Déesse domestique, hein?
Environ deux heures et demie après avoir rangé la cuisine, Charlie revint. Il était un peu sale et le bas de ses pantalons étaient trempés mais son sourire était indéniable. ''Hey, Bella! Comment s'est passée ta journée?'' Demanda-t-il avec enthousiasme, retirant ses bottes de pluie.
''C'était bien,'' Répondis-je, jetant le livre que je lisais sur la table et me levant pour le saluer. ''On dirait que tu t'es amusé.'' Je pointai son sourire et il acquiesça.
''J'ai une surprise pour toi, Bella. Je prépare le repas ce soir. Tu aimes le poisson, n'est-ce pas?''
''Ouais, bien sûr. Je suis allée à l'épicerie aujourd'hui donc tu devrais avoir tout ce dont tu as besoin.''
''Oh, tu n'aurais pas du faire ça, Bells. Je peux faire les courses. As-tu dépensé ton propre argent?''
''Ouais, mais ce n'est pas un problème.''
''Je te rembourserai, alors. Mais regarde ce que j'ai attrapé aujourd'hui!'' Il fit un signe vers sa glacière et l'ouvrit, levant un gros poisson de l'intérieur. Je ne savais pas le jargon des poissons, mais il semblait un peu plus long qu'un pied et demi et avait une apparence saine, donc c'était assez pour moi; même si c'était assez répugnant à regarder et que je ne pouvais m'empêcher de remarquer qu'il coulait sur le plancher.
''Wow, papa, c'est un énorme poisson.'' Son sourire s'élargit et il approuva de la tête.
''Ouais, et il est déjà vidé et tout. Je le ferai frire pour nous. Il ne sera pas aussi bon que celui de Billy mais tu sais que c'est impossible.''
Je ris, me souvenant du poisson frit de la veille. Charlie rit aussi et m'invita à la cuisine pour l'aider à décider s'il devait faire un plat d'accompagnement ou deux. Je choisis de la salade et des pommes de terre après avoir trouvé ce chouette paquet pour de la purée, qui ne demandait qu'à rajouter de l'eau. Pendant que c'était au micro-ondes, je coupai des légumes pour la salade. Charlie avait pané le poisson, saupoudré d'épices qu'il ne voulait pas me dire, et maintenant il le faisait frire dans une poêle. Nous fîmes le repas silencieusement et ce fut vraiment agréable. Mon père semblait si excité de son poisson que c'était super de le voir si concentré. C'était super juste de le voir.
La conversation se forma autour du repas après que j'aie dit à Charlie que son poisson frit était meilleur que celui de Billy. Il nia catégoriquement et j'argumentai avec humour. Lorsque le repas fut presque terminé, je pensai que c'était le moment de lui parler de Port Angeles. ''Hey, papa, tu connais Angela Weber?''
''Oui, je la connais.''
''Eh bien, elle m'a invité à aller à Port Angeles avec elle demain pour la journée. Je me demandais si je pouvais y aller?''
''Quand partez-vous?''
''Vers dis heures, je pense. Nous prévoyons de dîner là-bas, et j'ai besoin d'arrêter à la bibliothèque.''
''La bibliothèque... as-tu essayé celle que nous avons ici?''
''Ouais, j'y suis allée aujourd'hui, mais ils n'avaient pas le livre que je cherche. Les légendes des Quileutes du Nord-Ouest.. En as-tu entendu parlé?''
''Non, je ne pense pas. Bien, c'est d'accord alors. À quelle heure penses-tu être à la maison?''
''Angela a dit vers 21h ou 22h au plus tard.''
''Bien sûr, Bells, vas-y et passe un bon moment.''
''Merci, papa! Je vais nettoyer,'' Dis-je en me levant de la chaise pour l'embrasser de nouveau. Il tapota mon bras et je pris son assiette pour la laver. Pour une raison quelconque, je pensais que ce livre allait avoir toutes les réponses. Je pensais que quelque chose à l'intérieur me dirait ce qu'était Alice exactement, comment la ravoir comme amie et comment arrêter généralement tout ce mystère et ce drame. Ce n'était pas mon fort et je voulais que cela continue. Penser à ce livre, qui en apparence avait toutes les réponses, calmait mon esprit. J'étais si calme, en fait, qu'en allant me coucher ce soir-là, je ne pris pas la peine de verrouiller mes fenêtres.
La première chose que je remarquai en me réveillant fut que je m'étais réveillée avec le réveil-matin. Je ne m'étais pas réveillée en plein milieu de la nuit, ni à cause d'un rêve. Je m'étais juste réveillée. Génial! Je souris comme je sortais du lit en vitesse pour me diriger vers mon placard. Je me sentais comme si j'avais eu une renaissance, et j'adorais ça! Je n'étais pas paranoïaque ou nerveuse ou quoi que ce soit. J'étais juste une fille s'en allant faire un road trip avec des amis normaux. C'était... super.
Je me préparai rapidement, travaillant même assez sur ma confiance pour prendre une douche, et me dirigeai en bas pour le petit-déjeuner. Charlie était assis dans la cuisine, mangeant les restes de son poisson. Je lui dis bonjour et il fit de même. Il était au milieu d'une bouchée mais il semblait se dépêcher de la finir pour dire quelque chose. Je me versai un verre de lait et attendis qu'il me parle. Finalement, il avala et se leva, cherchant son portefeuille. '' Combien était la facture des courses hier, Bella?'' Je rougis, secouant la tête.
''Oh, ne t'inquiètes pas, papa, j'ai tout ce qu'il faut.''
''À combien montait a facture?''
''Papa, vraiment...''
''Bells, la facture?'' Il me donnait un regard paternel, un que je n'avais encore jamais vu. Mais même si je ne l'avais jamais vu, je savais qu'il me disait d'arrêter de le pousser.
''Environ 175$.'' Répondis-je rapidement, baissant les yeux. Charlie hocha la tête et ouvrit son portefeuille. Je tendis la main comme il m'offrait l'argent et je vis qu'il m'avait donné deux billets de cent dollars. ''Merci, papa,'' Dis-je, rougissant de nouveau. Il acquiesça et me donna un doux sourire.
''Je sais tout de Port Angeles le dimanche. J'espère que ça va t'aider à te choisir une robe très jolie.''
Je souris et l'embrassai. Je le sentis sursauter comme il se détachait, comme s'il se souvenait de quelque chose. ''Dis-moi, quel était le titre du livre que tu as mentionné hier?'' Je lui dis et il sourit. ''J'ai une autre surprise pour toi alors.'' Il se dirigea vers le salon et me fit signe de le suivre. Il me conduisit vers une vieille bibliothèque sur le côté de la pièce. Il prit un livre qui semblait neuf et me le tendit. C'était le livre que je cherchais. Je regardai Charlie et il leva les épaules.
''Je l'ai juste vu c matin en regardant la météo. Je suppose que Billy ou Jacob l'a laissé ici. Ils amènent des livres parfois sur leurs légendes. Je peux donc raconter de belles histoires aux enfants. ''Il sourit et je fis de même.
''Merci, papa! Ça me sauve un voyage à la bibliothèque et de l'argent.''
''Je savais que tu l'aimerais, Bells. Maintenant, viens manger avant que tes amis arrivent.''
Je hochai la tête et suivis mon père dans la cuisine. J'avais hâte au petit-déjeuner, hâte à ce road trip ( même si c'était pour des robes), et j'avais surtout hâte d'enfin résoudre cette énigme qu'était Alice Cullen.
