Disclaimer: Les personnages appartiennent à Stephenie Meyer et l'histoire à Jocelyn Torrent.
A/N: Le plus court chapitre jusqu'à maintenant... Des suppositions qui deviennent des conclusions, et un peu douleur pour finir. Bonne lecture!
Chapitre 8: Bossée
Jessica appuya sur le klaxon de la voiture lorsque je fut environ à mi-chemin de ma maison. Puisqu'il était 22h, je me tournai et lui fit 'chut' assez fort. Angela et elle rirent avant de partir dans la petite Toyota. Je ris avec elles, les regardant comme elles roulaient assez rapidement sur a route. Jessica était une conductrice horrible, bien que je pensais qu'elle voulait plus se montrer. Montrer quoi, je ne savais pas, étant donné que sa voiture était un vieux bazou. Mais peu importe, j'avais passé un bon moment. Je me tournai doucement, notant le béton mouillé sous mes chaussures, et me dirigeai vers l'allée. Les sacs pesaient sur mes bras et je commençais à être fatiguée de les porter. Malgré le fait que nous cherchions des robes pour le bal d'octobre, j'en avais en fait acheté une. C'était logique de le faire de toute façon. Je veux dire, les choses dans la partie 'romance' de ma vie avaient sauté de nulles à définitivement peut-être. J'étais presque certaine que Mike me demanderait de l'accompagner, sinon le garçon aux cheveux hirsutes de ma classe de math. Alors c'était bien d'être préparée. Pour être honnête, j'aurais pensé que le monde aurait arrêté de tourner à présent. Mais il continuait pour le moment, et je me souris en cherchant la bonne clé pour la maison.
Heureusement, Charlie ouvrit la porte avant que j'aie à me soucier de la déverrouiller. ''Hey, Bella, juste à temps,'' Dit-il en me laissant passer, prenant les sacs de mes bras fatigués.
''Ouais, j'te l'avait dit,'' Répondis-je, me laissant tomber sur le canapé. Charlie me suivit, s'asseyant sur la chaise en face de moi et mettant les sacs entre ses pieds.
''Comment était Port Angeles?''
''C'était vraiment super. Jessica et Angela peuvent magasiner pendant des heures mais elles étaient de bonne compagnie. Et elles m'ont aidé avec les robes et tout. Puis on a mangé dans un restaurant local bizarre.''
Charlie hocha la tête, me regardant. Puis il sourit et ramassa les sacs à ses pieds. ''Alors, c'est une robe. Je peux la voir?'' Je lui souris mais fis non de la tête, me levant pour prendre les sacs de ses mains.
''Désolée, papa, mais je ne veux pas sortir ces choses avant d'avoir un rendez-vous. Alors jusque là, tu ne la verras pas.'' Charlie fronça les sourcils, jetant sa main nonchalamment vers moi.
''Aw, allez, Bells. Tu sais que tu vas avoir un rendez-vous. Laisse-moi la voir maintenant alors il n'y aura pas de suspense.''
''Désolée, personne ne la verra, p'pa,'' Répondis-je, le serrant rapidement avant de lui souhaiter bonne nuit et de courir vers l'escalier. J'entendis son rire léger et il me souhaita bonne nuit aussi comme il atteignait le haut des marches. Secouant ma tête, j'entrai dans ma chambre et fermai a porte. Aujourd'hui avait été plaisant. J'avais oublié ce que c'était. Pas d'une façon triste, mais je n'avais juste pas eu de réel plaisir depuis longtemps. Les choses avaient juste été correctes pendant un certain temps. Mais maintenant, elles étaient bonnes. Et si ce livre disait vrai, le choses étaient sur le point de devenir encore mieux.
Je pris mon temps pour ranger mes affaires et me changer dans mon pyjama. Pour une raison quelconque, j'aimais construire un suspense pour moi-même. Et, même si le livre s'avérait être une perte totale de temps, je savais que je serais incapable de laisser tomber avant de tomber de fatigue. Alors c'était seulement sensé de me préparer pour la nuit avant de commencer. La robe rangée, la chambre propre et mon pyjama mis, j'étais presque prête. Je jetai un regard vers ma fenêtre. Elle était toujours verrouillées de la nuit dernière. J'amenai ma main se reposer sur ma poitrine, mes doigts tapotant le long de ma clavicule. Mes doigts tapotèrent pour un moment avant que j'arrête et que je baisse les yeux. Pourquoi faisais-je ça? Je veux dire, oui, c'était relaxant, le rythme et le son de mes doigts sur l'os, mais où avais-je trouvé cette idée? Oh, c'est vrai... Alice l'avait fait auparavant. Je me souvins l'avoir remarqué. Comme si j'avais été prise la main dans le sac, je jetai ma main rapidement sur le côté de mes shorts. Puis je tournai mon attention vers la fenêtre de nouveau. Et, décidant que j'étais gourmande, je la déverrouillai.
Il devait y avoir une certaine fascination morbide derrière tout cela. Ou peut-être que j'étais flattée par le fait que j'étais espionnée. Qui sait? Pas moi en tout cas. Mais néanmoins, je fermai les lumières et montai dans mon lit, attachant la lumière à livre à la couverture rigide du roman. Six chapitres plus tard, vous n'auriez pas pu m'arracher les yeux du texte avec une pince. Le livre avait toutes les descriptions avec un contexte pour bien suivre.
L'histoire disait que les Quileute avaient été attaqués pas ceux connus comme les 'Êtres Froids'. Ils étaient pâles, durs, froids et avaient des yeux rouge sang. Ils se nourrissaient de sang et attaquaient souvent la tribu. Cependant, ils n'avaient pas de crocs. En fait, ils étaient tout le contraire des prédateurs, sauf pour leurs yeux. Ils étaient décrits comme horriblement parfaits et tout à fait charmants, jusqu'à ce que la soif les emporte. Craignant pour son peuple, le chef fit appel aux dieux et demanda d'être changé en arme pour lutter contre les 'êtres froids'. Il fut ensuite transformé en loup-garou et les tua. C'est pourquoi les loups-garous sont les seuls ennemis connus des vampires.
L'histoire parlait ensuite plus de la tribu et moins des 'êtres froids'. Je me fichais bien des loups-garous, alors je relus les descriptions des Êtres Froids. C'était parfait, sauf pour les yeux. Les Cullens, tous, avaient les yeux dorés. Mais pourquoi auraient-ils tous les yeux dorés? Ils n'étaient en rien reliés aux autres et Rosalie avait l'air d'une fille aux yeux bleus. Et ils étaient tous pâles! Et ils étaient tous durs! Bien... Rosalie et Alice l'étaient, je le savais par expérience. C'était si évident maintenant. Je voulais honnêtement le dire à toute l'école et faire 'duh', mais ce n'était probablement pas la meilleure idée. En fait, si je mentionnais l'idée à quelqu'un d'autre, je perdrais la petite réputation que j'avais à l'école. Pas que ce fut vraiment grave mais être considérée comme folle aurait probablement un fort impact sur moi. Je regardai l'horloge et réalisai qu'il était presque une heure du matin. Il y a avait de l'école demain et j'espérais qu'Alice serait là. Sinon, alors après-demain. Sinon, alors... bien elle devait revenir un jour. Et quand elle le ferait, je serai prête, avec un bombardement de questions.
Je mis le livre sur ma table de chevet, éteignant la lumière pour le livre. Roulant sur le côté, je fis face à la fameuse fenêtre. Il y avait un arbre juste à l'extérieur et il se balançait doucement dans le vent de la nuit. Il serait sans doute assez facile de grimper ou de descendre. Ou peut-être qu'Alice avait volé jusqu'au deuxième étage. Peut-être qu'elle s'était transformée en chauve-souris. Roulant des yeux à ma propre idiotie, je fermai les yeux et m'endormis en quelques secondes.
La chanson qui me réveilla était plutôt ennuyeuse. Ça ressemblait à du pop et la fille criait en tentant de faire croire que c'était u chant. Je coupai mon alarme avec dégoût, fermant le radio, et m'assis, me frottant les yeux. Je m'étais levée tôt ce matin. Je ne voulais pas manquer les Cullens s'ils avaient décidé d'arriver tôt à l'école de nouveau. Il était 5h30 et je pouvais déjà dire que rester debout pour lire ce livre, aussi important fut-il, était stupide. Une grande partie de moi voulait se rouler en boule et recommencer à dormir. Mais l'autre, petite partie de moi savait que je devais me lever. Je devais me lever pour avoir les réponses. Grognant à nouveau pour que la chambre comprenne mon agonie, je me levai et m'étirai. Je regardai la fenêtre et remarquai qu'elle était encore verrouillée. Haussant les épaules, je pris le livre de la table et l'emmena avec moi dans la salle de bains. Je pensais le retourner à Jacob aujourd'hui et peut-être avoir une deuxième opinion sur la légende et je ne voulais pas l'oublier.
Je pris une douche rapide, ne voulant pas risquer une autre escapade, et sortit lentement. Une fois bien à terre, je jetai un regard vers la fenêtre embuée. Il n'y avait rien, ni personne ni félin, et j'en fus reconnaissante. Cependant, je ne pouvais pas nier la parcelle d'inquiétude qui se glissait dans mon esprit. Cette petite parcelle qui me disait qu'Alice ne serait pas à l'école aujourd'hui. J'ignorai l'idée du mieux que je le pouvais, brossant les nœuds dans mes cheveux. Lorsque tous mes actes de salle de bains furent accomplis, je sortis, seulement vêtue d'une serviette. La porte de Charlie était au bout du couloir et je pouvais voir qu'il avait la lumière allumée. Il semblait toujours se lever tôt.
Une fois dans ma chambre, je laissai tomber la serviette et commençai la tâche de trouver les bons vêtements. Ils vinrent assez facilement, et je choisis un t-shirt et des jeans. Que c'était excitant. Après avoir attaché mes souliers, j'attrapai le livre et regardai la fenêtre. Le soleil était levé maintenant, bien caché derrière les nuages, et je pouvais voir une fine couche de neige au sol. J'espérai qu'il n'y avait pas de glace. Mes pauvres vieux pneus ne pourraient sûrement pas le supporter. Optant pour ma veste plus chaude, je mis mon livre à l'intérieur et descendis les escaliers. Charlie était déjà dans la cuisine, lisant le journal comme toujours. Je parie que je pourrais fixer ma montre avec lui. Il sursauta comme j'entrais dans la cuisine et me souris avec soulagement peu de temps après. ''Bon matin, Bella, le livre t'a plu?'' Demanda-t-il comme je m'asseyait, attendant que le pain devienne rôti.
''C'est exactement ce que je voulais, papa, pourquoi?''
Charlie eut un petit rire mélancolique et me regarda avec une expression concernée. Je levai mes sourcils et il me jeta le journal.
Étudiante du collège local attaquée près de la librairie
Melanie Hargrove, une étudiante de 20 ans du collège de Port Angeles a été attaquée dimanche le 15 octobre vers 21h juste derrière la librairie de Port Angeles. La victime a été vue sur la rue Preview juste après avoir quitté la bibliothèque. Elle a ensuite été prise en embuscade par quatre hommes qui l'ont agressée physiquement et sexuellement. Hargrove a survécu et on s'attend à un rétablissement complet de sa part, afin qu'elle fournisse aux policiers les descriptions physiques de ses agresseurs...
''Parce qu'on dirait que trouver ce livre t'a empêché d'avoir de gros ennuis.'' Charlie grimaça et regarda par la fenêtre. Il était livide, mais je savais que ce n'était pas à cause de moi. Il pensait à la fille et à moi. Cependant je ne pus lui répondre, car je lisais encore l'article. C'était la nuit dernière. J'étais là et j'étais supposée aller à cette bibliothèque. Je sentis ma gorge de plus en plus sèche et mon souffle se relâcher en même temps. Charlie avait le livre. Le livre m'avait sauvée. J'aurais pu être celle attaquée. Inconsciemment, des larmes se formèrent dans mes yeux alors que je lisais l'histoire de la pauvre femme qui avait peut-être été attaquée à ma place. Je tendis le journal à Charlie, incapable d'en lire plus, et il le prit, le déchirant en lambeaux. Même si c'était un peu effrayant de le voir si en colère, une partie de moi ne pouvais s'empêcher d'être fière de sa compassion. Je devais l'avoir héritée de lui. Je soupirai et Charlie me regarda en souriant.
''Je suis content que tu sois sauve, Bells. J'ai... J'ai juste lu ça ce matin et j'ai pensé à toi mentionnant la librairie et... je déteste penser à ce qui aurait pu arriver. Je veux dire, ce qui est arrivé à cette pauvre femme est horrible et j'espère que les bâtards vont être punis. Mais je ne peux même pas imaginer si ça avait été toi qui aurait été dans les nouvelles.'' Il renifla et se frotta la moustache. Je hochai la tête d'un air compréhensif et me levai pour lui donner une accolade.
''Je sais, papa. Mais je vais bien.''
''Ouais... Tu vas bien.''
La situation devenant de plus en plus bizarre, nous laissâmes tomber. Charlie toussa et reprit le journal, la partie non-déchirée, comme je prenait mes rôties et mon sac. ''Hey, papa, je vais à l'école plus tôt aujourd'hui, ok? Et je pensais retourner le livre aux Black après l'école si ça te convenait.''
''Bien sûr, Bells... c'est un peu glacé mais j'ai mis les chaînes sur les pneus pour toi. Et j'ai appelé Billy pour le livre, ce n'est pas le sien. Je dois l'avoir acheté il y a longtemps.'' J'inclinai la tête vers la droite en écoutant ses paroles. Il ne pouvait pas l'avoir acheté il y a longtemps, il était neuf. Et il n'était pas à Billy ou à Jacob. La pensée de tout cela me fit froid dans le dos mais je l'ignorai et souris à mon père.
''Merci, papa, je serai à la maison après l'école alors,'' Répondis-je en atteignant la porte.
''Passe une belle journée,'' Dit-il. ''Oh, et Bells...'' Je le regardai et il tapa le journal avec ses doigts, son visage devenant rouge. '' Au... Au cas où quelque chose comme ça arriverait, je t'aime.''
''Je t'aime aussi, papa.'' Dis-je avec confiance, en m'assurant qu'il avait compris chaque mot. L'article me faisait sentir étrange moi aussi mais ce n'était pas la seule raison de lui dire. J'aimais mon père et même si j'étais une adolescente, je n'avais pas honte de l'admettre. Tant pis pour tous les autres.
Il me sourit et me fit un court signe de la main comme je fermais la porte derrière moi. Comme Charlie l'avait dit, c'était un peu glacé. Je le savais, non seulement parce que je sentais la glace sous mes pieds, mais aussi parce que j'étais tombée deux fois en me rendant au camion et une fois en montant à l'intérieur. Ce devait être une malédiction sur moi. Cependant, malgré le départ cahoteux, je réussis très bien à me rendre à l'école avec l'aide des chaînes de Charlie sur mes pneus. Sans surprise, je fus la première dans le stationnement, comme je le voulais. D'après mon expérience, les Cullens se mettaient toujours dans l'allée juste en face de moi. C'était la dernière allée avant que les voitures ne puissent se stationner horizontalement, juste à côté de la bordure. C'était là que j'étais garée, contre le trottoir. Tentant de paraître le plus normal possible, je sortis, regardant mes pieds même si l'école avait salé l'asphalte, et m'appuyai contre mon camion. Je sortis le livre des Quileutes et fit semblant de le lire, écoutant les signes d'arrivée des autres voitures.
Trente minutes plus tard, le parking se remplissait. Les Cullens n'étaient toujours pas arrivés. Je regardai ma montre, notant que l'école ne commençait pas avant un autre vingt minutes. J'étais vraiment arrivée tôt. Comme je retournais mon livre, j'entendis le son. Le son familier d'un moteur neuf qui n'était clairement pas aux étudiants normaux. Je levai les yeux pour voir la Volvo argentée se garer dans la dernière place disponible dans l'allée en face de moi. C'était comme si les élèves savaient où les Cullens se garaient et qu'ils leur laissaient la place. Je regardai la voiture aussi subtilement que possible. Ils restèrent à l'intérieur pendant un moment et, même si les vitres étaient teintées, je pouvais dire qu'ils étaient tous axés sur la personne assise sur le siège arrière droit. Puis, comme si rien ne s'était passé, la porte s'ouvrit et Alice sortit de la place en question. Elle me donna un étrange regard et je lui fis signe, me souciant peu de ce qu'elle pensait à ce moment. Elle me toisa pendant quelques minutes et me fis ensuite signe de venir à son tour. Je secouai la tête, refaisant mon signe. Elle resta là quelques secondes avant de finalement avancer vers moi.
''Qu'est-ce que tu veux, Bella?'' Demanda-t-elle rapidement, regardant par dessus mon épaule.
''Je veux te parler,'' Répondis-je en levant le livre. Elle lut le titre et ses sourcils se froncèrent.
''Tu recrutes pour un club de lecture?''
''Alice, je sais.''
''Sais quoi?''
Je me penchai juste un peu vers elle et tournai les pages jusqu'au chapitre où j'avais surligné le titre pour mettre de l'emphase. C'était le chapitre sur les 'êtres froids'. ''Je sais.'' Alice me jeta un regard et se moqua un peu.
''Tu es ridicule. Parlons de cela à quelque part d'autre, s'il te plaît.''
''Non, je ne bouge pas de cet endroit jusqu'à ce que j'obtienne des réponses!'' J'étais fatiguée d'être bousculée par cette petite fille de toutes les manière possibles. C'en était trop. Alice gronda et plaça ses mains sur mes épaules, me tournant avec assez de force que je faillis perdre pied. C'était un peu étrange, voir son petit corps bouger le mien aussi facilement. Quand elle me relâcha, elle avait simplement inversé nos corps. J'étais plus vers la fin de mon camion alors qu'elle était vers l'avant. Alice fit ensuite un peu vers moi, violant mon espace personnel. Je lui souris et secouai a tête. ''Je sais ce que tu fais. Je ne bougerai pas. Alors tu peux soit rester là et envahir mon espace personnel ou reculer.'' Alice m'étudia pendant quelques instants avant de laisser tomber et de reculer de quelques pas. Elle regarda par dessus son épaule puis à sa droite. Je suivis ses yeux et remarquai que les membres de sa famille nous regardaient. Edward la fixait très intensément. Elle le regarda et, même si c'était subtil, je les vis hocher la tête.
''Très bien, Bella, parle-moi. Je suis tout ouïe.'' Soupira-t-elle enfin, s'appuyant sur le camion.
''Alice, je veux savoir po-''
Je fus coupée par le son d'un rugissement puissant suivi d'un crissement de pneus. Je réussis seulement à tourner ma tête à temps pour le voir. Le van miteux que j'avais déjà aperçu avait caréné dans mon camion. Je criai, avec le reste du corps étudiant et reculai. Le van m'avait manqué de seulement quelques pouces. Je levai les yeux, saisissant le bord du camion comme soutien, et vis Alice. Elle avait une main contre le côté du van et l'autre contre mon camion. Mes yeux se déplacèrent plus bas et je vis ses hanches fines coincées entre les deux voitures. Alice était penchée, le visage crispé de douleur. Je pouvais l'entendre pleurnicher doucement. Puis elle me regarda avec des yeux paniqués et cria. Je sentis mes jambes se dérober sous moi mais une vive douleur dans mon épaule me garda debout. Je levai les yeux vers ceux de Rosalie. Elle me tenait constante, bien que son étreinte était douloureuse, et regardait sa soeur avec un regard horrifié. Une foule avait commencé à se rassembler et Rosalie me laissa aller, courant près d'Alice en se glissant entre les voitures pour se rapprocher. Elle prit son visage dans ses mains et se tourna vers la foule.
''Bougez le putain de van!'' Cria-t-elle d'une voix qui m'horrifia. Je ne pouvais pas imaginer ce qu'elle ressentait maintenant. Emmett fut sur le van en une fraction de seconde, suivi par un groupe de garçons. Le van se leva avec une facilité surprenante et Alice tomba mollement au sol, épargnée d'autres blessures car Rosalie la retenait. Rosalie se jeta ensuite sur le corps de sa soeur, la couvrant presque entièrement. Emmett se laissa tomber sur l'autre côté d'Alice et maintenant elle était complètement hors de vue. Je cherchai Edward et le vit au téléphone un peu plus loin, parlant frénétiquement. Plusieurs autres parlaient au téléphone, appelant une ambulance et leurs parents ou amis, et je pouvais voir arriver des enseignants du bâtiment. Je me sentais étourdie. J'attrapai le camion pour me soutenir et remarquai la cavité que la hanche d'Alice avait laissé sur le métal rouge. Je regardai à gauche et vit la même cavité dans le van. Avant que je ne puisse murmurer que c'était étrange, ma tête céda et je tombai sur la chaussée, inconsciente.
