Auteur : Moi, quelle question !

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Disclamer : Tout à Tite Kubo sauf ce qui est à la mythologie et à mon imagination !

Note : Je sais, je sais, j'ai plus posté depuis, ben, euh, quelques temps ^^' J'en suis désolée mais pour le moment je n'arrive vraiment pas à me concentrer sur la suite de mes fics... Gomen !


Soul Society :

Cela faisait cinq jours que les Anges s'en étaient allés. Le Seireitei était calme, tous les shinigami travaillaient dans leur division, remplissant la paperasse. Tous ? Non. Pas dans la onzième division, comme d'habitude. A moitié allongée sur un géant à l'air pas commode, une petite fille aux cheveux roses vifs se plaignait à son « Ken-chan » qui ne paraissait pas écouter un seul mot de ce qu'elle disait, se contentait d'émettre des grognements de temps à autre :

- Mais Ken-chan ! Maintenant que Plume-Plume est partie, je m'ennuie !

- ...

- Et Boule-de-Billard il s'ennuie aussi parce qu'il dit qu'il a personne à combattre et, en plus, Shiro-kun (elle parle d'Ukitake), il a plus de bonbons à me donner et il est bizarre !

- Ah ?

- Oui ! Et Bya-kun il a fermé tous les passages secrets de son manoir et il veut plus que j'y fasse de la trottinette et en plus maintenant on doit aller ailleurs avec l'association des femmes shinigami et ont a plus de sous et Bya-kun a détruit la piscine !

- ...

- Et comme Plume-Plume est partie, je peux plus voler !

Yachiru, Lieutenant de la 11ème division continua sur sa lancée, s'étendant sur des détails futiles et sans importance tandis que Kenpachi essayait, en vain, de dormir tranquillement devant sa division.

2ème monde (Enfers) :

Le Général Lionel n'avait pas l'air au mieux de sa forme ; ses cernes s'étaient creusées sous ses petits yeux noirs et la peau rouge de son apparence de Démon avait une teinte rosâtre alors que celle de ses compagnons était couleur rubis. Les autres Anges-Combattants, enfin les Démons qui étaient en réalité des Anges, avait décidé d'un commun accord de le laisser se reposer quelques heures.

Leurs apparences divergeaient d'une personne à l'autre. Tandis que le Général avait une petite tête et des petits yeux porcins avec une mâchoire disproportionnée d'où pointait des énormes canines jaunâtres et un corps voûté aux bras traînant jusqu'au genoux au bout desquels des longues griffes étaient accrochées, le Sergent s'était approprié un corps plus large que haut avec une queue épineuse et les Archanges avait opté pour des apparences semblables de Démons quelconques. Seule Angel avait quelques difficultés à maintenir son apparence qui oscillait entre la sienne propre et celle d'un petit démon cornu. En soupirant, Lionel reprit son apparence d'origine sous le regard interrogatif de ses subordonnés. Son allure ne s'était pas arrangée avec la transformation et il avait le visage gris de fatigue.

- Démitri, prépare la prochaine porte.

- Mais, Général, vous n'êtes pas assez... !

- Contredirais-tu l'ordre d'un supérieur, Sergent ?

- Euh, non !

- Dans ce cas, fait ce que je te dis. Execution !

- Oui...

Le 5ème Archange, Gabrielle, intervint :

- Mon frère a raison, Général, vous n'êtes pas en mesure d'effectuer le voyage dans votre état de fatigue. Cela vous tuerait !

- Je sais ce que je fais Gabrielle. Il est trop dangereux de nous attarder ici.

- Pourquoi ? Personne ne peut nous identifier.

- Si. Raphaël.

- A cinq contre un, il ne fera pas le poids !

- Je doute qu'il vienne seul, Mathieu.

Une voix inconnue retentit derrière le petit groupe.

- C'est exact, il ne viendra pas seul. De plus, votre petite « intrusion » a été signalée dès que vous avez mis le pied dans les Enfers. En ce moment même, un Démon Majeur et d'autres Mineurs se dirigent vers vous.

D'un même mouvement parfaitement synchronisé, les cinq Anges se retournèrent vers le nouveau venu, la main sur le pommeau de leur épée après avoir repris leur apparence originelle. Y compris Angel qui avait bien compris que tout ce qui se trouvait dans ce monde était ennemi. Ils se retrouvèrent face à un Démon qui se confondait presque avec la roche rouge derrière lui ; il différait de ceux dans lesquels ils s'étaient transformés. Celui-là était plus grand ; son corps ressemblait à celui d'un homme en dépit de la couleur vermeil de sa peau sous laquelle était dessinés des muscles puissants ; une queue bifide fouettait l'air derrière lui. Dans son dos, deux ailes semblables à celles des chauves-souris partaient de ses omoplates. Elles étaient repliées pour le moment. Ses yeux, en partie cachés par la crinière de ses longs cheveux noirs, étaient couleur améthyste et la pupille en était verticale. Il était entièrement nu, excepté un pagne enroulé autour de sa taille, et ne portait aucune arme visible. Il était très beau, presque trop, et semblait parfaitement à l'aise. Lionel demanda, sur la défensive :

- Qui es-tu, Démon ?

- Qui je suis n'a pas d'importance. Sachez seulement que je viens vous aider.

- Pourquoi ferions-nous confiance à un Démon ?

L'être soupira.

- Si vous y tenez tant... Je suis Curson. Vous me connaissez aussi sous le nom de Pursan. Je connais parfaitement le passé et l'avenir et Satan fait souvent appel à mes services.

- Raison de plus pour nous méfier !

- Certes. Mais comme je l'ai dit, le passé et le futur n'ont aucun secret pour moi. C'est pourquoi, je tiens à vous venir en aide. Cependant, il faut vous dépêcher, les autres Démons vont bientôt arriver. D'ici deux minutes et vingt-cinq secondes environs.

- ... Pourquoi tiens-tu nous à aider ?

- Ce monde tombe dans la dépravation et la désuétude. Il n'y a que vous qui puissiez rendre à cet endroit la splendeur de jadis.

« La splendeur de jadis ? Quelle splendeur de jadis ? » se demanda Mathieu. « Je pensais que ce monde avait toujours été aussi aride ! »

- ... Comment comptes-tu nous aider ?

- Prenez ceci. Il s'agit d'un portail inter dimensionnel instantané mit au point par les « princes de l'Enfer ».

Il leur présenta un petit objet cubique en pierre noire. Sur une de ses faces, des inscriptions en argent étaient gravées. L'objet tenait dans la paume de sa main, pas plus haut qu'un pouce. Les Anges remarquèrent que les doigts du Démons ne se terminaient pas par des ongles mais par des griffes aussi longues que sa main.

Méfiants, les habitants du 1er monde n'esquissèrent pas un geste pour récupérer la pierre. Angel prit la parole, s'adressant à ses compagnons.

- Je pense qu'on peut lui faire confiance. Après tout, il aurait très bien pu nous attaquer par surprise. D'autant plus qu'il a l'air puissant...

Des bruits de cavalcade se firent entendre derrière eux, se rapprochant rapidement. C'est ce qui les décida. Le Général s'approcha de Pursan qui lui remit le portail. Il expliqua rapidement :

- Lancez-le à terre et annoncez votre destination puis traversez, c'est tout.

Lionel s'exécuta et large arche argentée se dessina, révélant une grande plaine avec, au loin, l'esquisse d'une forêt. Se concertant du regard, il fut décidé que Démitri passerait en premier. Ce qu'il fit. Les autres purent le voir déboucher sur la vaste étendue d'herbe grasse.

- Le portail ne reste pas ouvert très longtemps. Hâtez-vous si vous voulez rentrer dans votre monde.

Les Anges ne répondirent rien mais ils accélérèrent le mouvement. Angel passa la dernière, avec Mathieu, alors que le passage se refermait. Ils entendirent des cris derrière eux et le 7ème Archange s'engouffra à son tour dans le portail. Alors qu'elle allait le suivre, Angel fut un instant retenue par le Démon tandis que les cris des habitants du second monde se faisaient plus présent. Celui-là lui glissa quelque chose dans la main et lui dit :

- Suis ton cœur, toujours. Ton avenir est...

Elle ne put entendre le reste car les Démons Mineur sautaient vers elle en poussant des cris stridents qui recouvrirent les dernières paroles de l'être. Curson la poussa dans le passage. Elle trébucha et atterrit le nez dans l'herbe tandis que le portail se refermait derrière elle dans un petit « plop ». La jeune femme ouvrit la main et contempla un instant la pierre qui reposait dans sa main, la même que celle que le Démon avait fourni au Général, puis la fourra dans sa poche avant de se relever, aidée par l'Ange blond - Mathieu - et de se retourner pour voir ce qui restait du portail. Il n'y avait rien, aucune trace d'un quelconque passage, excepté une moitié de bras de Démon qui traînait dans l'herbe, répandant un sang vert et malodorant. Gabrielle exprima ce que tous ressentaient :

- Yerk, c'est vraiment dégoûtant.

Angel s'étonna :

- Vous ne vous battez pas contre les démons ?

- Si. Mais c'est toujours aussi répugnant. Surtout l'odeur, ajouta la rousse en plaquant sa manche contre son nez.

En effet, une odeur pestilentielle se répandait dans l'air, une odeur de charogne en décomposition et mangée par les vers…

Le petit groupe s'éloigna prestement de la zone infectée pour respirer l'air pur du Paradis. Angel regarda autour d'elle stupéfaite de la différence entre ce monde et le précédant.

P.O.V Angel :

C'était incroyable, dans ce monde l'herbe était verte émeraude et le ciel bleu azur. Il y avait quelques buissons de framboises et de mûres et on apercevait à la limite de l'horizon, à la gauche des majestueux arbres qui se dessinaient dans le lointain, un village ou une ville. Mais même à cette distance, il me paraissait bizarre. Ce qui me semblait être des hautes plateformes s'élevaient un peu partout entre les habitations.

Je me tournai vers mes compagnons et eus la surprise de voir des visages détendus. Le plus jeune, le blondinet, s'envola avec grâce et fit un looping dans le ciel tandis que les rouquins s'allongeaient dans l'herbe haute, les yeux fermés et l'air béat. Le chef était lui aussi beaucoup plus serein et respirait l'air à pleins poumons. Moi-même, je me sentais bien. Plus que bien même, mais j'ignorais d'où venais cet état de fait.

Au bout d'une dizaine de minutes, Lionel rappela l'acrobate aérien et ordonna aux deux autres de se lever. Une fois que nous fûmes rassemblés, nous nous remîmes en route, par la voie des airs. J'avoue, c'est fabuleux de voler et de se sentir libre, mais j'aurais aimé fouler le sol aussi. Enfin, ce n'est pas dramatique. Nous volions à notre aise, nous laissant planer sur des courants chaud tandis que le Général me renseignait sur les us et coutumes du pays. Que je connaissaient déjà, logiquement, mais dont je ne me rappelais rien. Logique.

Après plus d'une heure de vol, nous passâmes au-dessus du village que j'avais aperçu auparavant, croisant nombre de personnes ailées qui nous saluaient joyeusement. Apparemment, il n'y avait ni crainte ni suspicion entre « l'armée » du pays et les gens du peuple, pas comme à la Soul Society. Alors que nous le survolions, j'eus une démonstration en directe de l'utilité des diverses plateformes qui s'élevaient entre les habitations ou, parfois, sur le toit des maisons. En effet, elles servaient tout simplement de pistes d'atterrissage ! Car, comme les rues étaient pleines de monde qui bavardait, vendait ou achetait tout et n'importe quoi à des étals, et dans la bonne humeur d'après ce que je pouvais voir, il n'y avait aucun endroit où se poser à l'intérieur du village. Remarquant mon intérêt, Démitri me dit :

- Chaque village se trouve à une demi-journée de vol des autres et à une journée d'une ville. Autour de chaque ville, il y a une dizaine de village placé en cercle. Nous, nous allons à la Capitale qui se trouve à environs trois jours de vol d'ici.

« Apparemment, il aime monter l'étendue de ses connaissances. Peut-être cherche-t-il a m'impressionner ? Dans ce cas, c'est raté… »

- Pourquoi être arrivé aussi loin de cet endroit alors ? m'étonnais-je.

- Son emplacement est tenu secret pour tous ceux qui ne sont pas des Anges-Combattants et nous n'allions pas la laisser se faire localisée par l'ennemi !

- L'ennemi ?

- Les Démons.

- Ah, oui !

- Ici, nous survolons Altis-L. Nous passerons également par la ville d'Altis, spécialisée dans la vente de fruits et légumes. C'est pour cette raison que tu apercevras de grands vergers à proximité de la ville.

- Pourquoi ont-ils le même nom ??

- Les villages de la ville d'Altis portent son nom ainsi que lettre qui désigne leur situation. Altis-L se trouve au Nord-Est d'Altis. C'est la même chose pour les autres villes.

- C'est compliqué, soupirais-je.

- Pas tellement.

« Normal, ils y sont habitués ! »

Fin P.O.V. Angel

Moins de quatre jours plus tard, tous les Anges-Combattants étaient au courant de la « mésaventure » d'Angel et faisait preuve de sollicitude et de compatissance envers cette dernière, ce qui avait le don de lui taper sur les nerfs. De plus, comme la jeune fille n'était « pas en mesure d'assumer son poste pour un temps indéterminé », elle était obligée de se tourner les pouces à longueur de journée, ce qui la rendait nostalgique de la Soul Society où il y avait toujours quelque chose à faire : combattre Madarame, emmener Yachiru faire un tour, éviter le Capitaine de la 11ème division le plus possible ou se battre avec lui, aider Ukitake à remplir la paperasse, faire les boutiques avec Matsumoto (et pour elle, aussi), … Bref, elle n'avait pas le temps de s'ennuyer. Pas comme ici.

La jeune fille soupira et pris l'embranchement supérieur du carrefour. La seule occupation qu'elle s'était trouvée en deux mois, c'était de visiter l'immense bâtisse qui servait de Q.G. à la force armée… Lorsqu'elle arrivait à se débarrasser de son baby-sitter trop collant qui la suivait à la trace, un Ange de la 4ème unité, Arnaud. Un Ange assez timide qui ne savait pas articuler une phrase sans bégayer. Angel entendit un bruit de conversation estompée par l'épaisseur du battant en chêne d'une porte. La jeune femme se plaqua contre cette dernière et tendit l'oreille pour entendre la conversation. C'était mal mais elle s'en fichait, il n'y avait que comme ça qu'on lui donnait les informations. La voix du Général lui parvint avec une autre qu'elle ne connaissait pas – son supérieur, devina-t-elle :

- Nous avons obtenu des informations en provenance du 4ème monde. Les Démons sont entrain de les attaquer.

Son cœur manqua un battement et elle écouta d'autant plus attentivement.

- Ah…

- Que devons-nous faire mon Commandant ?

- Rien.

- Mais…

- Il n'y a pas de « mais ». Nous ne pouvons intervenir. De toutes manières, même si nous y allions, nous arriverions trop tard.

- Nous pourrions aider les blessés, dit la voix de Lionel, sans conviction cependant.

- C'est non. J'ai dit !

- Oui mon Commandant…

Pressentant qu'elle n'apprendrait plus rien, Angel se dépêcha de s'en aller et gagna sa chambre. Pourquoi ne voulaient-ils pas aider la Soul Society ?! Pour qui se prenait ce Commandant pour la condamner ainsi ?! Sa voix – celle du Commandant –, elle avait parue assez âgée mais pleine d'autorité. Glissant sa main sous son oreiller, la jeune fille prit la pierre qui ne quittait pas ses pensées depuis deux mois. Sa décision était prise, elle n'allait pas les abandonner.

4ème monde, Soul Society :

Les districts du Rukongai étaient à feu et à sang. La deuxième division avait été dépêchée au début de l'invasion pour s'informer sur ce qu'il se passait. Seul trois membres de l'expédition en était revenus… Et leurs explications avaient été confuses. Selon eux, la Soul Society était attaquée par des êtres à la peau rouge et dure comme le diamant avec des dents venimeuses. C'était d'ailleurs par ces dernières que leurs compagnons avaient succombées. Au début, les shinigami ne voulurent pas croire ces élucubrations mais lorsqu'ils ajoutèrent qu'i y avait parmi eux un ange, le Capitaine Soi Fon devina qu'il s'agissait des démons et du mystérieux traître dont avaient parlé ceux qui était venu chercher Hane. Le Taïsho de la deuxième division fit part de ses conclusions et du rapport de ses agents – survivants – au Soutaïsho qui décréta l'état d'alerte.

Les shinigami courraient de tous les côtés et des flammes s'élevaient des districts. C'était la panique. Les Capitaines avaient été dépêchés. Cependant, ils n'arrivaient pas à vaincre les monstres qui surgissaient d'un portail noir : leur zanpakutôh n'étaient pas conçu pour tuer mais pour purifier… Une explosion retentit près du Seireimon qui trembla. Tous les regards se tournèrent vers le Shakonmaku qui venait d'apparaître. La barrière ne pouvait céder. C'était impossible ! Et pourtant… Une brèche apparu dans le Seireimon (1) qui s'étendit jusqu'au sommet du dôme – généralement invisible – que formait le Shakonmaku (2) !

Les Capitaines de la deuxième et huitième division tentèrent de stopper l'intrusion. Arrivant en shunpo, ils se placèrent entre la horde de Démons et la faille, zanpakutôh dégainés et prêts au combat. Mais avant qu'ils n'aient pu, ou foncer dans le tas, ou lutter pour sauver leur vie, le premier rang des monstres fut décimé par des flèches dorées qui tombèrent du ciel. Stupéfait, Kyoraku leva la tête pour voir qui était leur sauveur et il aperçut des plusieurs paires d'ailes blanches se détacher sur le fond bleu du ciel.

Les trois Anges se posèrent aux côtés des deux Taïsho de la Soul Society. Les deux premiers, possédant des arcs et vidant leur carquois sur les êtres difformes qui leur faisaient face, se placèrent à droite et à gauche des Taïsho qui se tenaient côte à côte. Ils possédaient des cheveux blond vénitien et châtains. Le troisième avait de longs cheveux blancs qui lui tombaient jusqu'à la taille et se positionna juste derrière les Capitaines qui se retournèrent à moitié. Il ne possédait pas d'arc et ne se battait pas. Le Capitaine de la 8ème soupira, ayant espéré qu'il s'agissait de la jeune et jolie Hane (même dans les situations critiques, il reste un dragueur invétéré !), tandis que Soi Fon, l'esprit toujours aussi pratique, demandait :

- Qui êtes-vous ?

- Sentinelles au service du 1er monde, expliqua celui aux cheveux blancs.

- Pardon ?!

- Oui. Nous surveillons la Soul Society depuis de nombreuses décennies – voire siècles – dans le but de prévenir le Paradis si une attaque telle que celle-ci se produisait.

Il s'interrompit un instant comme un des Démons était parvenu à éviter toutes les flèches pour se jeter sur les shinigami. D'un seul mouvement, l'Ange blanc dégaina sa dague et lui transperça le cœur, se jetant aux devants des Taïsho. Alors que la « chose » s'évaporait en éclatant en une gerbe d'étincelles colorées, il reprit :

- Nous avons avertit le Général dès les prémices de l'invasion mais ils ne pourront être là avant neuf jours ou plus. De plus…

Il hésita et un de ses compagnons, celui aux cheveux blonds vénitien, compléta à sa place :

- De plus, nous n'avons reçu aucune nouvelle selon laquelle les autres Anges-Combattants interviendraient.

Il ne les regardait pas, se concentrant sur les Démons. Son souffle était égal, comme s'il ne fournissait aucun effort et prenait le temps de viser chaque adversaire avec soin. Tirant sa dernière flèche en même temps que son compagnon, il sortit sa longue épée et se mit en garde.

- Alors nous nous sommes dit que nous ne pouvions pas…

Il trancha un Démon en deux, le pourfendant de la tête à la taille puis le repoussant. L'être explosa presque au visage de son tueur ; celui-ci n'y prêta aucune attention.

- … Laisser le monde où nous habitons…

L'Ange esquiva élégamment une attaque en se décalant de quelques centimètres puis abattit son arme à la jonction entre le cou et l'épaule du monstre, l'épée pénétrant la chair comme du beurre. Comme précédemment, la bête s'évapora.

- … Se faire détruire !

Il lança un sourire par-dessus son épaule aux deux Capitaines, et en particulier à Soi Fon qui le dévisageait, avant de se jeter dans la mêlée, jouant de la lame, dansant presque pour esquiver les griffes et les dents de ses adversaires. L'ange blanc soupira.

- Alexandre est si téméraire, il va finir par se faire tuer à cause de son imprudence…

En attendant, le dénommé Alexandre s'amusait bien, évoluant au milieu d'un feu d'artifice qu'il provoquait lui-même en tuant ses ennemis avec grâce tandis que son compère restait près des shinigami, contenant la masse pour qu'ils n'atteignent pas ceux-là.

Soi Fon, n'arrivant à entamer la peau des ennemis, à sa grande fureur, demanda, presque agressivement :

- Etes-vous seuls ?

- Non. Nous sommes une quinzaine dans ce monde. Les autres interviendront où ils le jugent nécessaire.

Un nouveau tremblement secoua le Seireimon suivit d'un bruit de gravas, au loin.

- Là où votre muraille aura cédé, par exemple. Ou là où les Démons arrivent par un portail.

- Ne pouvons-nous donc rien faire pour stopper nous-même ces monstres ?!

- Tant que vous n'usez pas de votre Shikai ni de votre Bankai, non, les shinigami ne pourront rien faire. Et encore, certains d'entre-vous resteront impuissants car les Démons ne craignent pas le fer.

- Je vois. Nous pouvons les vaincre en utilisant notre Shikai ou notre Bankai parce qu'alors nous n'utilisons plus le fer du sabre, est-ce cela ? demanda Kyoraku.

- Tout a fait.

- Mais, vos armes ne sont-elles pas faites de fer ?

- Non. Nous n'utilisons jamais le fer dans la fabrication de nos armes.

- Ah... Dans ce cas, il ne me reste qu'une seule chose à faire.

Sortant son deuxième sabre, plus court, le Capitaine de la 8ème division le plaça perpendiculairement à son zanpakutôh.

- Un vent chargé de pétales porte le message des dieux. Au fin fond de l'orage obscur, on entend les ricanements du démon. Katen Kyoukotsu.

Aussitôt, Kyoraku se retrouva avec deux sabres en main, larges et noirs avec juste le tranchant de la lame argentée (3). Le ciel se chargea de nuages. Croisant les lames, il fit un geste comme pour les lancer vers l'avant, sans pour autant les lâcher. Alors, la tempête se déchaîna : le vent hurla et des brusques rafales chargés de pétales de roses emportèrent les Démons dans le ciel nuageux avant de retomber au sol dans des hurlements stridents. Hurlements qui se turent lorsque les monstres explosèrent en touchant le plancher des vaches. Les Anges avaient du se cramponner au sol pour ne pas être emportés, eux aussi, luttant pour garder leurs ailes plaquées dans leur dos. Soi Fon avait également du se tenir pour ne pas être soulevée par le vent violent. Regardant ses alliés qui se relevaient prudemment, Kyoraku ne trouva rien de mieux à dire que :

- Oups !

Le Capitaine de la 2ème division lui aurait bien passé un savon mais, déjà, de nouveaux adversaires arrivaient en nombre, cette fois dirigée par un Démon plus grand – et plus laid – que les autres. Une voix mélodieuse s'éleva, celle du brun qu'on n'avait pas encore entendu :

- On dirait bien que cela se corse. Les Démons Majeurs sont arrivés.

- Ce ne sont pas les seuls, répondit l'ange blanc, la voix emplie de haine. Raphaël est là aussi.

Il désigna un point noir qui se rapprochait rapidement par la voix des airs.


(1) Barrière séparant le Seireitei du Rukongai. C'est celle-là que franchissent Ichigo et cie lorsque le shinigami remplaçant vaincu le Gardien (voir Arc de la Soul Society où Ichigo et cie vont sauver Rukia).

(2) Dôme invisible protégeant le Seireitei. C'est à cause de cela qu'Ichigo et ses amis ne peuvent directement pénétrer dans le Seireitei et doivent recourir au canon de Kuukaku. Ce dôme s'enfonce également sous terre et il est invisible sauf lorsque il est perturbé (ex : lorsqu'on essaie de passer au travers).

(3) voir le combat d'Ukitake et Kyoraku contre Yamamoto

Merci d'avoir lu ce chapitre.

Les effets du Shikai de Kyoraku sortent droit de ma petite tête puisque Tite n'a toujours pas daigné nous le montrer… J'espère que cela vous va, je ne suis pas très douée pour inventer les zanpakutôh et écrire les combats, n'en parlons pas ! ^^'

Une review n'a jamais tué personne mais fait toujours plaisir à l'auteur.