Auteur : Moi, quelle question !

Rating : K+

Disclamer : Tout à Tite Kubo sauf ce qui est à la mythologie et à mon imagination !

Note : Je remercie tout ceux qui prennent le temps de lire ma fic et en particuliers mes reviewveur(euse)s ! ^^


Je soupirai. Ma tentative de sauvetage était contrariée pour le moment. Par Gabrielle et Démitri qui se tenaient devant moi, m'empêchant d'accéder à la porte qui menait à l'extérieur. Bien sur, j'aurais pu faire demi-tour et prendre un autre chemin pour sortir du Q.G. Cependant, si je le faisais, les deux Anges-Combattants avertiraient les autres et je pourrais dire adieu à mon projet de me rendre à la Soul Society.

- Laissez-moi passer, Démitri, Gabrielle.

- Non.

Je soupirai derechef ; je n'avais aucune envie de me battre avec eux.

- Vous ne savez même pas ce que je compte faire !

- Tu veux aller dehors. Mais tu ne peux pas, tu le sais très bien.

- Et pourquoi ?! m'emportais-je. Parce que j'ai perdu la mémoire ? Qu'est-ce que cela change ? Je sais toujours me battre !

- Ce sont les ordres, Angel.

- Les règles sont faites pour être enfreintes, pas pour être suivies au pied de la lettre, répliquais-je. Depuis quand êtes-vous des chiens ?!

Ils me dévisagèrent.

- Tu as beaucoup changé et, en même temps, pas du tout.

- Comment ça ?

- Tu as toujours voulu défier les ordres, Angel. C'est à cause de cela que tu n'as jamais été le numéro 1 de l'unité des Archanges, répondit Démitri. C'est pour cela également que tu as perdu la mémoire. Si tu avais suivi les ordres et que tu ne t'étais pas attaquée à Raphaël…

- Je n'aurai jamais rencontré les shinigami de la Soul Society, le coupais-je. Ce sont mes amis et c'est pour ça que je vais les aider aujourd'hui.

Ils me regardèrent perplexes. Surtout Gabrielle, en fait. Démitri devait déjà être informé de leur situation catastrophique. Cela me fit grincer des dents. L'Archange demanda :

- Comment comptes-tu aller là-bas ? Tu ne sais même pas comment ouvrir un portail !

- Peut-être que je ne sais pas utiliser un portail comme vous le faites mais j'ai ceci. Et je sais m'en servir.

Je brandis la pierre noire.

- Où as-tu eu cela ?

- C'est Pursan qui me l'a donnée, lorsqu'on est passé des Enfers au Paradis. Maintenant, laissez-moi passer.

Ils posèrent leur main sur la garde de leur épée.

- De gré ou de force tu resteras ici, Angel !

- Seriez-vous prêt à vous battre contre-moi ?

- Oui.

- Dans ce cas… Je n'ai pas le choix.

Je dégainai et me mis en garde.

- Tu veux réellement te battre contre nous deux ? demanda Démitri.

- Pas vraiment, non. Mais bon...

Ils dégainèrent à leur tour et je me jetai sur eux. Mes adversaires furent surpris par mon style ; un mélange de la manière dont je me battais lorsque je suis arrivée à la Soul Society et du combat brut de la onzième division. Jusque là, je n'avais pas encore eu l'occasion de m'entrainer dans ce monde et, donc, de révéler ma manière de me battre. Visiblement, ils ne s'attendaient pas à ça et j'en profitai pour les attaquer vélocement, les prenant par surprise. Mais Démitri et Gabrielle n'étaient pas sergent et 4ème Archange pour rien, ils se reprirent et parèrent mes coups.

- Tu ne fais pas le poids, me lança la rousse. Abandonne, Angel, nous sommes deux et tu es seule !

- Et alors ? Je peux très bien vous battre !

Sans leur laisser le temps de répliquer, j'ouvris grand mes ailes et battis l'air, provoquant de grandes bourrasques. Ils campèrent sur leur position, résistant au vent que j'avais créé, mais je n'avais pas espéré les faire bouger. Concentrant mon énergie dans mes jambes, j'effectuai un déplacement éclair et me retrouvai derrière eux. Ils n'eurent pas le temps de réagir que je les assommai et les trainais le long du couloir, jusqu'à un placard à balais, où je les enfermai. Juste avant de refermer la porte, j'annonçai à leurs corps inconscient :

- Vous voyez que je faisais le poids. J'ai utilisé une technique de shinigami, vous ne pouvez pas la connaître.

Une fois la voie dégagée, je repris sur ma lancée et quittai la bâtisse. A l'extérieur, il y avait une grande étendue d'herbe bleue et haute qui courrait sur plusieurs kilomètres. Sur celle-là, on pouvait voir des terrains d'entrainement à l'arc, à l'épée ou au corps à corps. Il n'y avait personne. Alors, j'ouvris mes ailes et m'envolai pour mettre de la distance entre le quartier général et moi.

Fin P.O.V.

Le paysage défilait sous la jeune fille qui ralentit après plus de dix minutes de vol. Elle venait de traverser le champ qui rendait le Q.G. des Anges-Combattants invisible pour le peuple du premier monde. Presque aussitôt, l'herbe bleue et haute fit place à de la verte, plus courte, et a des habitations visibles dans le lointain. Angel se posa et prit la pierre de sa poche. Elle la lança au sol et dit :

- Colline du Sōkyoku, Soul Society !

Comme avec le général, un portail doré s'ouvrit, révélant l'échafaud brisé. Angel n'hésita pas et le traversa. Elle se rendit compte illico que quelque chose clochait. Le ciel était noir des fumée d'incendie qui brulaient à l'extérieur du Seireitei et, en un lieu, dans le Seireitei même. La situation semblait presque catastrophique : même d'ici, elle entendait les cris des shinigami et voyait les bankai s'élever. L'un d'entre eux s'effondra sous ses yeux.

Angel courut jusqu'au bord de la colline et se laissa tomber dans le vide, prenant sans cesse de la vitesse. Au dernier moment, elle ouvrit ses ailes et remonta un peu, ayant trouvé un bon courant. N'ayant pas de temps à perdre, elle se dépêcha d'atteindre l'endroit ou les maisons du Seireitei avaient pris feu. Elle arrivait près du Seireimon lorsqu'elle aperçu des hordes de êtres rouges qu'elle reconnu comme étant des Démons. Sans se poser, elle prit l'arc, qu'elle avait trouvé accroché à une patère dans sa chambre, qui pendait autour de son cou et l'arma d'une flèche. Visant consciencieusement la nuque d'un des monstres, elle amena la corde près de son oreille puis lâcha le trait qui si ficha entre les cervicales de l'être démoniaque. Celui là n'eut pas le temps de pousser un hurlement qu'il explosa dans une gerbe d'étincelles. L'action avait duré moins de trois secondes.

La jeune femme remarqua avec surprise qu'elle n'était pas la seule représentante de son espèce. En effet, à une vingtaine de mètres de là, au sol, d'autres Anges se battaient contre les Démons. Derrière eux, se tenaient une demi-douzaine de shinigamis mal en point. Angel obliqua et se posa à leurs côtés. Les Anges furent surpris de la voir tandis que les dieux de la mort l'accueillaient avec un sourire aux lèvres, contents de retrouvés leur amie car, en vérité, il s'agissait de plusieurs gaillards de la onzième, dont Ikkaku, ainsi que du Lieutenant de la 3ème division et de celui de la 6ème avec quelques uns de leurs soldats. Les représentants de la division la plus brutale du Seireitei étaient plus blessés que les autres car ils avaient tenus à rester sur le front, même lorsqu'ils avaient remarqués que leurs armes ne faisaient aucun mal à leurs ennemis et ils avaient fallu qu'ils soient presque mort avant d'accepter de reculer – un peu – ; et encore, leur Capitaine combattait toujours.

Délaissant son arc, Angel dégaina sa longue épée gravée d'arabesques dorées et se mit en garde. A son plus grand étonnement, ainsi qu'à celui de ses compagnons, les Démons hésitèrent à attaquer, puis se reculèrent. Déconcertée, la jeune femme échangea un regard surpris avec les autres Anges mais resta sur ses gardes. Les membres de la onzième division en profitèrent pour charger les assaillants qui refluaient, en criant des insultes à ceux-là qui les avaient attaqués et maintenant déguerpissaient comme des lapins.

Mal leur en pris car les ennemis se ragaillardirent soudain et attaquèrent à nouveau. Les Anges passèrent aussitôt à l'attaque et repoussèrent la première vague. Déterminée, Angel tranchait tout ce qui était rouge et bougeait. De plus, pour une raison inconnue, les Démons essayaient de l'éviter, ce qui rendait sa tâche facile mais pas pour autant agréable car lorsqu'elle coupait un bras ou une jambe et que son adversaire restait en vie, celui-là dégageait une odeur fétide. Mais, il s'évaporait en même temps que son possesseur lorsque celui-ci mourrait.

Les êtres démoniaques ne s'égaillaient pas de tous les côtés, comme on pourrait le croire, mais restaient tous en colonnes, parfaitement disciplinés malgré le fait qu'ils criaient comme des porcs que l'on mène à l'abattoir en s'élançant sur leurs ennemis. Un mouvement agita leurs rangs qui se fendirent en deux pour laisser passer quelqu'un – ou quelque chose. Les deux Lieutenants avaient réussis à ramener les soldats désireux de se battre à l'arrière ; ils ne gênaient plus. Les quatre Anges-Combattants reculèrent de quelques pas et se remirent en garde. L'un deux saignait au bras et il improvisa un garrot pour ne pas que le pommeau de son arme soit rendu glissant et poisseux par son propre sang.

Les trois autres, tous blonds aux ailes noires, devinaient ce qui était entrain de se produire et le redoutait anxieusement. Angel, elle, n'en avait pas la moindre idée et scrutait les rangs ennemis avec suspicion. Après plusieurs minutes d'attente tendue, le premier rang d'ennemis qui leur faisait face s'ouvrit lui aussi, révélant un homme de haute taille, de couleur rouge sang, tenant sur son épaule une masse en fonte. Certes, il était impressionnant – et certainement dangereux –, mais ce n'est pas lui qui retint l'attention de la jeune femme. Car, à ses côtés, se tenait une autre personne. Des ailes noires repliées dans son dos, la démarche fière et le menton haut, des yeux verts et la peau hâlée, il respirait l'auto-satisfaction et l'arrogance à plein nez. Sur son poignet, un trident noir ; dans sa main, une sphère transparente qu'il lançait dans les airs avant de la rattraper. Ce qui choqua Angel, c'est que cet Ange, visiblement un traitre si pas le traitre, se posta à moins d'un mètre d'elle et lança, avec un sourire étincelant :

- Toujours en première ligne, Angel, mais je n'en attendais pas moins de toi, mon Ange. Après tout, si tu n'étais pas ainsi, tu ne serais pas ma fiancée !

P.O.V. Ukitake Juushiro :

Nous étions débordés. Ces monstres étaient partout. A mes côtés, Sentarõ et Kyone essayaient en vain de retenir les démons. Car ça ne pouvait être que cela, des démons. A ma droite, Rukia passa en shikai.

- Danse, Sode no Shirayuki !

A quoi bon ? Nos lames ne pouvaient leur faire de mal.

- Some no mai, Tsukishiro !

A mon grand étonnement, les monstres prit dans la colonne de glace se désagrègent en gerbes d'étincelles. Ils ne sont pas invincibles, nous pouvons les battre ! Sentarõ et Kyone ont l'air de se dire la même chose et se batte avec plus d'entrain qu'auparavant.

- Tsugi no mai, Hakuren !

P.O.V. Hitsugaya :

« Le bankai de Komamura a disparut et son énergie spirituelle est en forte chute. J'espère qu'il va bien… »

Les assaillants étaient en surnombre. On avait beau les éliminer, Matsumoto et moi, grâce à nos shikai respectifs, il en revenait toujours plus, même avec le renfort des deux Anges. Ce n'était vraiment pas le moment de faiblir et je décidai de passer aux choses sérieuses.

- Matsumoto, écarte-toi.

- Mais, Taïsho… !

- Exécution !

- Hai…

- Vous aussi, reculez, dis-je aux Anges.

Ils s'exécutèrent et je libérai mon bankai :

- Daiguren, Hyôrinmaru !

Je n'avais pas beaucoup de temps, les trois fleurs de lotus de glace en témoignaient, mais ça serait suffisant. Autour de moi, je sentis d'autres capitaines libérer, eux aussi, leur bankai. Mes ennemis furent vaincus avec facilité. Cependant, d'autres monstres surgirent, plus grands, l'air moins bête et tenant des armes tels des masses ou des haches en fontes. Le véritable combat commençait. Matsumoto et les autres - je ne connaissaient pas leurs noms - le sentirent également et Haineko s'éparpilla dans les airs. Je me jurai alors que je ne quitterai pas cet endroit sans avoir vengé mes soldats tombés.


Ohayo,

C'était le nouveau chapitre. Pour ceux qui attendent la suite de "La nouvelle Capitaine" ou "Nnoitra s'ennuie", je vais essayer de faire vite mais je ne peux rien promettre.

A la prochaine !