Auteur : Hiyoru
Rating : K
Disclamer : Bleach appartient à Tite Kubo au grand malheur des auteur(e)s et au grand bonheur des personnages martyrisés... Le reste m'appartient... Je crois.
Note : Je ne sais pas si certains s'en souviennent mais au début de Bleach, on voit un hollow disparaitre dans les Enfers après avoir été purifié par Ichigo... C'est par ça que j'explique la présence de certains... Individus dans les Enfers (notamment la copie masculine de Soi Fon)
P.O.V. Angel
Je ne repris conscience que lorsque de l'eau glacée vint gifler mon visage. J'inspirai profondément par la bouche, ouvrant les yeux, comme si je sortais d'une longue apnée. Au dessus de moi se dessina un visage humain orné d'oreilles de chat rouges et parsemé de fourrure couleur carmin. Ses yeux couleur rubis me fixaient de manière dérangeante et un sourire, révélant des dents aiguisées, s'étalait sur son visage. Il, ou plutôt elle comme je le constatais rapidement, portait une sorte de tunique moulante – qui était évidemment de l'habituelle couleur rouge. Mon premier réflexe fut de la mettre hors d'état de nuire.
Je lui saisis la gorge d'une main tandis que l'autre cherchait une de mes armes à tâtons. Je n'en trouvai aucune. La Démone se défit de ma prise d'une facilité déconcertante et recula d'un pas, se massant la gorge. J'en profitais pour sauter sur mes pieds, hors du lit d'hôpital sur lequel je me trouvais.
- Tu vois ? Tu vois ? On ne peut pas faire confiance à un Ange ! s'exclama une voix nasillarde sur ma gauche.
Je la reconnus aussitôt. C'était celle de mon agresseur. Je tournais vivement la tête dans la direction de celui-ci et aperçu un petit être de couleur pourpre et à la face noire, sans aucune fourrure et à la peau toute fripée, debout contre un mur blanc qui tranchait avec le reste, les bras croisés et l'air bougon. Pour seul vêtement, il portait un pagne noir de suie autour des reins duquel sortait le manche d'une dague.
- Ce n'est pas de sa faute, Nybbas. Elle a été entraînée pour nous combattre. Ce serait même plutôt de la tienne, fit la Démone d'une voix mélodieuse.
- Ah ouais ? Et pourquoi ça serait de ma faute ?
- Tu n'avais pas à l'assommer de cette façon.
- Parce que tu connais une autre façon d'assommer les gens, toi ? Pff !
Je suivis l'échange avec ahurissement. Visiblement, le Démon – enfin, la Démone – aux oreilles de chat était un Démon Majeur. Pourtant, le dénommé Nybbas lui parlait comme à un égal alors qu'il était sans conteste un Démon Mineur. L'être aux oreilles félines sourit en remarquant ma stupéfaction mais ne m'expliqua rien, préférant me poser une question :
- Qui es-tu, Ange ?
- Je pourrais te poser la même question, Démon.
- Elle dit qu'elle s'est fait choper, dit Nybbas avec mépris avant de cracher au sol.
Je lui lançai un regard noir. Il se prenait pour qui, celui là ?!
- As-tu pensé qu'il pouvait s'agir d'un piège ?
- Hé ! C'est toi qui m'as dit qu'il s'agissait des ordres !
- Oui, c'est vrai.
- Alors ne la ramène pas !
- …
La Démone resta silencieuse mais ses oreilles se rabattirent sur son crâne et l'autre du s'apercevoir qu'il était allé trop loin. Mal à l'aise sous le regard insistant de celle-ci, il remua et grommela un vague : « pardon ».
- Bien, dit le Démon Majeur. Maintenant, dis-nous qui tu es, m'ordonna-t-il.
- Pourquoi révélerais-je mon identité à des Démons ?
- Et à des shinigami, cela te conviendrait-il mieux ?
Je l'observais avec méfiance. Etait-ce un piège ?
- Il n'y a pas de shinigami dans les Enfers.
Un sourire apparu sur la face des deux êtres.
- En es-tu certaine ?
- Absolument.
- Dans ce cas, tu vas être surprise.
Un shoji que je n'avais pas remarqué, l'attention fixée sur les individus démoniaques s'ouvrit sans brusquerie et mes yeux s'écarquillèrent de surprise.
- Que… ?
Fin P.O.V.
- - - - -
On ôta les bandeaux des yeux des trois Capitaines qui restèrent saisi. Ils se trouvaient sur une sorte de promontoire et, à leurs pieds, s'étalait une réplique du Gotei 13 qu'ils auraient pu passer sans même s'en apercevoir. Les bâtiments aux toits de tuiles semblaient n'être que des illusions de la roche rouge qui les entouraient, enfermant l'ensemble à l'intérieur d'une grotte aux dimensions titanesques. L'endroit fourmillait d'activité, bien qu'ils ne s'agissent que d'ombres mouvantes de là où ils se situaient. Le tout, s'ils n'avaient pas été placés exactement en face, aurait pu aussi bien n'être qu'une cavité désolée, ornée d'ombres bizarres, sans rien d'intéressant. De plus, aucun chemin ne semblait y accéder et, à moins de posséder des ailes, les Taïsho ne voyaient pas comment ils pourraient descendre sans se rompre le cou.
- Qu'est-ce que cela signifie ? s'interrogea Ukitake.
- Voici le Gotei 13 des Enfers, dit l'individu à la ressemblance frappante avec Fon en s'avançant, ou du moins ce qu'il en reste.
Le kanji numéro 2 était frappé dans son dos.
- Ce qu'il en reste ? répéta Kyoraku.
Ignorant sa question, l'individu poursuivit :
- Quant à moi, je suis le Taïsho de la seconde division, Fao Shô.
- Hé bien, Fao-san, vous ressemblez étrangement au…
- Capitaine de la seconde division de votre Gotei.
- Euh, hai.
- Comme vous, vous ressemblez aux Taïsho des divisions 6, 8 et 13… version masculine.
Le Capitaine coureur de jupon tenta de s'imaginer lui-même ainsi que ses deux compagnons en femme… et renonça précipitamment sous le regard noir de Byakuya.
- Pourquoi nous avoir aveuglé si c'est pour tous nous révéler maintenant ? demanda le Kuchiki.
- Prudence est mère de sûreté. Il s'agissait de ne pas vous montrer le chemin. Mais à présent, vous aurez à garder les yeux vigilants si vous voulez survivre.
- …
- A présent, suivez-moi, dit le dénommé Shô avant de disparaître dans une crevasse qu'aucun des « Soul Societyen » n'avait remarqué.
Les trois nobles échangèrent un regard puis jetèrent un coup d'œil à leur « escorte » qui, elle, n'avait pas encore suivi le Taïsho et gardaient toujours l'Ange assommé avant de suivre le petit homme. Les soldats masqués suivirent. Dans la crevasse, un chemin en pente douce menait en haut de escalier abrupt et dont chaque marche ne mesurait qu'une dizaine de centimètres de large. Juste à côté se trouvait un gouffre noir. Là, les attendait leur guide, une torche à la main, seul éclairage dans cet environnement hostile.
- Faites attention à ne pas glisser. Le dernier à être tombé n'a pas atteint le sol avant deux heures, et il n'avait aucune chance de s'en sortir vivant. Les trois hommes acquiescèrent et ils se mirent à descendre. Au bout d'une dizaine de minutes, l'escalier tourna sur la droite et prit fin, laissant place à un chemin pentu.
- Suivez-moi, répéta leur porteur de lumière avant de disparaître brusquement en shunpo.
Les Capitaines le suivirent sans échanger un mot.
Bientôt, les quatre hommes arrivèrent de concert devant de monumentales portes – bordeaux – frappées du kanji 1 de couleur noir. Le Capitaine de la 8e division commença alors à rire sous le regard curieux des trois autres. Cependant, il ne put s'expliquer avant un moment, étant secoué d'un fou rire. Lorsqu'il put articuler deux mots compréhensibles à la suite, il dit :
- Yama-ji… En fille…
Et il repartit en un rire tonitruant. L'homme aux cheveux blancs esquissa un sourire tandis que les deux derniers soupiraient ou levaient les yeux au ciel… pardon, au plafond de la grotte. Une fois que le coureur de jupon se fut calmé définitivement, ils entrèrent dans la division et parcoururent les couloirs disposés dans un ordre familier. C'est alors que l'homme malade remarqua la disparition de certaines personnes et demanda en fronçant les sourcils :
- Où est passé l'Ange ?
- Mes hommes s'en occupent.
Restait à voir ce qu'il entendait par « s'en occuper ».
Ils poursuivirent leur route jusqu'aux portes qui donnaient sur la salle de réunion. Là, leur guide s'arrêta et se tourna vers eux.
- Les choses ici ne sont pas telles que dans votre Gotei, alors ne soyez pas surpris.
- …Hai.
Il ouvrit les portes et s'avança, suivi des trois autres. Les différences en question sautèrent aux yeux de ces derniers qui entrèrent dans la salle et se stoppèrent face au Capitaine Commandant, comme ils avaient du le faire au moins une fois dans leur vie et comme ils l'avaient vu faire d'innombrables fois. D'abord, dans le fauteuil du Commandant, se tenait non pas une vieille peau – tel l'avait envisagé Kyoraku – mais la version féminine du Taïsho aux cheveux blancs. Les regards ses deux compagnons se fixèrent sur celui-ci qui semblait tout aussi surpris qu'eux. Ensuite, la place du Taïsho de la 11e était vacante ainsi que celles de la 13e, de la 4e, de la 5e et la 12e tandis celles de la 3e et de la 9e étaient occupées par les sosies d'Ichimaru et Tôsen. Les trois compagnons de Soul Society se raidirent à cette constatation. Puis, Kyoraku donna un coup de coude au Kuchiki, s'attirant un regard noir de celui-ci, et désigna la place du Capitaine de la 6e division. Celle-ci était occupée par une femme qui ne différait du Byakuya habituel que de par sa chevelure, cascadant jusqu'à sa taille, et ses formes, quasiment inexistantes, il faut l'avouer. Les traits étaient les même, seulement très légèrement adouci.
- Quand on dit que tu es androgyne, souffla l'amateur de saké.
Kuchiki ferma les yeux. Qu'on le retienne ou Senbonzakura allait faire un malheur. Heureusement pour la survie du poilu (oui, il s'agit bien de Kyoraku), l'Ukitake féminisé prit la parole :
- Bienvenue, Capitaine de Soul Society. Je suis Akutake Jyuune*.
Kyoraku releva son chapeau de son pouce.
- Enchanté de faire votre connaissance, belle damoiselle.
- Shunsui ! s'exclama Ukitake.
Le coureur de jupon sourit à son ami.
- Je ne fais rien de mal, Jyuushiro.
L'homme aux cheveux blancs soupira avant de saluer son sosie féminin.
- Ravi de vous rencontrer.
Le noble aux cheveux ébène se contenta d'un signe de tête. Il réglerait son différent avec l'homme au chapeau de paille plus tard. A l'abri des regards indiscrets, si possible.
- Enchanté.
- Quelle est la raison qui vous amène dans les Enfers ?
- Nous recherchons une jeune fille. Un Ange.
La femme haussa un sourcil.
- Peu d'Anges s'aventurent dans ce monde, excepté les renégats.
- Ce n'est pas une renégate. Nous soupçonnons qu'elle a été enlevée, dit Kuchiki.
- Je vois…
Akutake resta pensive un instant puis demanda, en désignant la porte par laquelle ils étaient entrés :
- Serait-ce elle ?
La porte s'ouvrit, dévoilant Angel escortée par deux Démons, l'un petit et à la peau fripée, l'autre grand et aux oreilles de chat couvertes de fourrure, ainsi que par un homme au visage doux et aux épais cheveux noirs lui tombant jusqu'aux épaules. Si son visage était souriant, une aura menaçante semblait se dégager de lui. Un autre individu se tenait en retrait. Il avait le visage d'un panda périmé, un sourire scotché au visage et semblait se soucier comme d'une guigne d'être le sujet de "colère" de la version masculine d'Unohana, ainsi que de celle des trois autres être.
*Jyuune-chan, j'espère que tu ne m'en voudras pas de t'emprunter ce nom…
Je l'ai déjà dis, je pense, mais je le répète : j'adore Byakuya mais j'aime aussi le martyriser "grâce" à une certaine Maybi qui a une mauvaise influence sur moi. Maybi, si tu lis ceci... Je vais aller me planquer ^^
PS : Le panda périmé - il faudrait qu'on sache qui a inventé ce surnom... - reste un homme. Je ne tiens pas à choquer les âmes sensibles !
A bientôt pour la suite ^^
