Auteur : Hiyoru
Rating : K+
Crédits : Suis obligée de le dire ? Oui ? Mais euh !! Bon. Bleach appartient à Tite Kubo. Là, z'êtes contents ?
Note : J'espère que ce... chapitre... vous plaira. J'ai perdu l'Inspiration (avec un grand I) et en plus l'école recommence lundi. Alors faut pas trop m'en demander non plus ! ... Deux semaines à faire ça. J'ai honte. Gomen.
Angel plaqua l'Ange Noir contre le mur de la pièce déserte.
La réunion avait pris fin, quelques minutes auparavant, et ils étaient tous sortis de la salle, y compris les deux Anges. La jeune fille avait alors entraîné Raphaël dans un endroit désert. Durant la réunion, on leur avait rendu leurs armes. Grossière erreur. Angel pointa sa dague sur la gorge du traître et gronda hargneusement :
- Tu as peut-être dupé ses gens mais tu ne me duperas pas moi !
L'autre ne tenta en aucune manière de se soustraire à la menace de l'arme.
- Je comprends que tu puisses trouvé ça difficile à croire…
- Urusei !!
Raphaël la regarda, étonné. Depuis quand utilisait-elle le japonais pour l'insulter ? Angel continua :
- Tu ne me feras pas croire que tu as été influencé par une marque débile !
- … Ce n'est pas une marque dé-…
- Il me semble t'avoir dit de la fermer.
- …
- Après, tu affirmeras que t'as mené à bien la mission que le Général t'avais confiée !
- Mais je…
La pression de la lame s'accentua sur la gorge du jeune homme qui ne put plus parler, sous peine de se blesser lui-même, et Angel lui adressa un regard haineux.
- Tu n'es qu'un salop. Un salop et un traître ! Je te hais !
Raphaël se contenta de regarder la jeune femme d'un air malheureux.
- Arrête de me regarder ainsi !
- … Mon ange…, dit-il doucement en faisant fi de la dague qui le blessa.
- Ne m'appelle pas comme ça ! hurla l'ange.
Il comprit qu'elle était à deux doigts de craquer. Elle ne savait plus ce qu'elle devait croire ou non. Si elle avait le droit d'espérer ou le devoir de rester les pieds sur terre pour ne pas être désillusionnée. Il l'avait fait souffrir plus que de raison. Il en était conscient, à présent. Alors, lentement, il leva la main et caressa sa joue.
- Pardonne-moi, mon ange…
L'arme trembla dans la main d'Angel.
- J'ai été manipulé ; on m'a contraint et forcé. Je n'aurais jamais trahi les Anges-Combattants de mon plein gré, tu le sais. Je me suis retrouvé sous le contrôle de Satan, crois-moi je t'en prie…
- Je…
- Pardonne-moi, mon ange, crois-moi. Je t'en supplie…
La dague tomba au sol tandis que des larmes coulaient sur les joues d'Angel et que des sanglots secouaient ses épaules. Spontanément, Raphaël l'entoura de ses bras et si la jeune fille ne se blottit pas contre lui, elle ne le rejeta pas non plus.
- Je… Je ne sais pas…
- Je te prouverai que tu peux à nouveau me faire confiance.
- …
Il la relâcha et ramassa la dague d'Angel. Celle-ci se raidit mais l'Ange se contenta de la remettre dans son fourreau. La jeune fille essuya ses larmes et cligna des yeux avant d'inspirer profondément pour se ressaisir.
- Au revoir, Angel.
La voix provenait déjà de la porte. Elle ne l'avait pas vu s'éloigner, comme ses yeux étaient brouillés par les larmes. Le shoji coulissa doucement et Raphaël disparut.
Se pouvait-il qu'il ait réellement été manipulé ? Qu'il ne le voulait pas ? Non. Elle ne pouvait pas croire cela. Pas encore. Pas après tout ça. De rage et le Commandant sait quoi d'autre, elle frappa le mur de son poing. Les boiseries émirent un craquement sonore et l'ange recula précipitamment en contemplant d'un air effaré son œuvre. … Elle partit alors prestement en catimini.
Mais, elle ne put aller bien loin puisque, surgissant de nulle part – c'est du moins l'impression qu'elle en eut –, les Shinigami « de la surface » s'approchèrent, Byakuya à leur tête, le visage sombre, puis venait Jyuushiro et Shunsui, jovials et souriants, bien qu'un peu perplexe. Ce fut le respectable et respecté Capitaine de la 6e division qui l'apostropha :
- Hane – ou bien devrait-on dire Angel, à présent ? – que nous vaut le soudain rappel de ton identité ?
Consciente qu'elle ne devait pas avoir belle allure, la jeune fille essuya les dernières traces de larmes.
- Hé bien, je n'en ai pas la moindre idée…
- Comment ça ?
- Je me trouvais dans une cellule quand tout m'est revenu brutalement.
- Comme ça. Sans raison.
- T'as tout compris.
La jeune femme eut un sourire moqueur. Non, elle n'avait pas changé de caractère, même si elle avait retrouvé sa mémoire.
- …
- Mais je sais ce qui te chiffonne. Mon premier nom est celui que je porte à présent, le second, celui que j'ai un jour porté à Soul Society – car tous les Anges sont passés par cette case – et le troisième celui par lequel on m'appelait dans le 3e monde. Quant à dire s'il s'agit réellement de moi, pour te répondre franchement, je n'en sais rien. Je n'en ai aucun souvenir.
- … …
C'était fou ce que les réponses du Capitaine de la 6e étaient claires… Mais il est vrai qu'il n'est pas spécialement connu pour être loquace.
- Bon, j'ai répondu à toutes vos questions, non ?
- … En effet.
- Bien ! Alors, si vous voulez bien m'excusez…
La jeune fille se décala et passa à côté des trois Taïsho mais Jyuushiro la retient.
- Attends, Hane. Rentres-tu avec nous à Soul Society ?
- … Si le départ était fixé dans l'heure, je dirais que oui. Maintenant… Je ne sais pas. Je verrai. Il faut que je surveille l'autre.
« L'autre » désignant évidemment Raphaël. L'homme aux cheveux blancs parut déçu.
- Ah… Bien.
- …
Angel évita de le regarder en face et poursuivit son chemin. Depuis que sa mémoire lui était revenue, elle ne savait plus trop ce qu'elle ressentait, comme si ses sentiments allaient de pair avec ses souvenirs.
Lorsqu'elle voyait Raphaël, elle songeait à tout ce qu'ils avaient vécu ensemble et les battements de son cœur s'accéléraient mais c'était de la colère qui la submergeait car il l'avait trahie. Il les avait tous trahis. Au contraire, lorsqu'elle croisait le Capitaine aux cheveux blancs, un doux sentiment l'envahissait tandis que son coeur se serrait de… pitié ? Elle n'aurait fait ça que par pitié ? Non. C'était impossible. Pas de pitié. De tristesse. Voilà, c'était cela. Elle était triste de le voir malade et aurait fait n'importe quoi pour qu'il guérisse. C'était si compliqué… Aimait-elle le premier ? Le second ? Aucun des deux ? Ou tous les deux ?
La jeune fille sortit de la division prendre l'air. Elle leva son visage vers le plafond de la haute voûte et aperçut des formes mouvantes, se détachant à peine de l'environnement, qui semblaient tomber vers eux à la manière des feuilles qui tombent. Ses réflexes s'actionnèrent, elle les identifia et donna l'alerte avant de prendre son arc.
