Disclaimer : Bleach ne m'appartient pas …. Malheureusement ^^

Je remercie les personnes qui me lisent, ca fait vraiment plaisir.

PS : J'ai l'autorisation des deux personnes que je cite dans ce chapitre ) Et je les remercie chaleureusement de l'avoir donné leurs accords :)

Jyuushiro atterrit à Roissy le vendredi après midi. Dans l'avion il avait pu réfléchir au baiser que lui avait donné Byakuya. Il savait le jeune homme gay, son ex avait fait une scène devant lui. Il avait été étonné de voir le professeur sortir avec un homme si opposé de lui, mais aussi de la gentillesse dont il avait fait preuve à son égard, alors qu'ils ne se connaissaient pas. Il ne pouvait nier que Byakuya avait un grand charme, et un corps bien fait. Mais Jyuushiro était hétéro et avait d'ailleurs une fille de dix-neuf ans. Mais il n'en n'avait pas parlé au professeur la veille, et il ne savait pour quelle raison il l'avait omis. Quand il était rentré chez lui le soir, il avait trouvé un appartement calme, et, en allant dans la chambre, il avait trouvé Tsukiyo emmitouflée dans sa couverture. Il soupira de soulagement, car il avait toujours peur que quelque chose lui arrive. D'ailleurs c'était la première fois qu'il la laissait seule dans l'appartement alors qu'il était en France. Sa femme, Retsu, était morte sept ans auparavant dans un accident de voiture, les laissant tous les deux bien seuls. Jyuushiro avait subit la crise d'adolescence de Tsukiyo, ses problèmes de féminité aussi. Heureusement, il avait été aidé par sa sœur.

Il passa à son hôtel situé non loin du Salon et posa ses affaires avant de se coucher, le décalage horaire étant terrible entre les deux pays. Il s'endormit rapidement. Il passa le jour suivant à fureter au Salon du Livre. Il y vit plusieurs romanciers connus. Il acheta quelques livres qui traitaient de sujets divers. Il alla vers les auteurs inconnus ou très peu connus, car c'était généralement là qu'il trouvait de bons livres. Il sourit en voyant ces jeunes auteurs timides qui proposaient leurs écrits. Là encore il acheta cinq nouveaux livres. Tout en marchant vers le fond de la salle, il vit un petit stand, où une femme d'une quarantaine d'années tapait à une vitesse hallucinante sur le clavier de son ordinateur portable. Troublée, Jyuushiro s'approcha et voyait un seul titre de livre « Losing my way » Il prit le livre en main et lu le résumé, après il reposa le livre sur son présentoir et toussota légèrement pour attirer l'attention de l'auteur.

-Excusez-moi …

La femme leva la tête surprise, et regarda l'homme face à elle.

-Oh, excusez-moi Monsieur, j'étais plongée dans mon écriture.

-Ce n'est pas grave. Je voulais savoir s'il vous restait des exemplaires de votre livre. Il a l'air très intéressant.

-Oui, il m'en reste. Et merci.

La femme se baissa et sortit d'un carton une pile de livres qu'elle mit à côté de celui présenté. Elle en déposa un exemplaire devant l'homme aux longs cheveux blancs. Ce dernier le prit et le regarda de plus près. Il se mit à froncer les sourcils.

-Vous n'avez pas d'éditeur ?

-Non, j'ai fais de l'auto-publication. Vous n'êtes pas français, n'est-ce pas ?, osa demander l'auteure en entendant l'accent de son interlocuteur.

Jyuushiro se mit à rire.

-Effectivement, je ne suis pas français, mais japonais.

-Oh ! Je ne pensais pas voir une personne qui vit aussi loin d'ici. C'est plutôt rare.

-Je viens ici tout les ans à cette période. Combien vous reste-t-il de livres ?

La femme regarda son stock puis déclara avec un sourire :

-Il m'en reste environ une trentaine.

-Alors je vous en achète vingt exemplaires. Me donnez-vous l'autorisation de les vendre dans ma librairie ?

La femme parut surprise, cet homme voulait lui acheter vingt livres pour qu'il puisse les vendre au Japon, c'était au delà de ses espérances ! Elle accepta avec un grand sourire. Tout deux fixèrent le prix de vente en yen et Jyuushiro lui acheta ses livres plus cher que ce qu'elle les vendait. Il lui demanda son adresse e-mail pour lui faire parvenir des nouvelles de ses ventes, ce qu'elle fit avec joie. Le libraire la salua et prit son carton avant de quitter le salon et de rentrer à son hôtel. Il posa ses achats sur la table et se mit en tenue légère avant de prendre un verre de vin rosé et de se placer devant la fenêtre qui donnait sur la Tour Eiffel. Il avait fait deux belles rencontres aujourd'hui, l'une avec Scarain, et l'autre avec Jijisub.

Il passa son dimanche à se promener dans la capitale française et acheta des cadeaux. Plus il y réfléchissait et plus il se demandait quel serait son avenir. Sa fille commençait à être indépendante. Lui pensait de plus en plus au jeune professeur. Il ne pouvait plus le nier, il était attiré par lui, il le trouvait sensuel dans sa démarche, il était beau comme un dieu et ce petit sourire qu'il aimait tant le faisait craquer. Il désirait le jeune homme, mais qu'en penserait sa fille ? Jyuushiro remit ses interrogations à plus tard et parti manger dans un petit restaurant traditionnel.

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De son coté Byakuya n'avait cessé de penser à Jyuushiro. Il avait corrigé les copies de ses élèves qui allaient de très bon à mauvais, quand il était tombé sur la copie d'une certaine Tsukiyo Ukitake. Ukitake était le nom de famille de Jyuushiro. Qui pouvait-elle être pour lui ? Sa nièce ? Sa … fille ? Ou alors la fille d'un cousin ? Il ne savait plus quoi penser, mais cette jeune Tsukiyo était très douée dans sa matière, elle était la meilleure de sa classe, et pouvait rivaliser avec les meilleurs des autres classes.

Il n'eut pas le loisir d'y penser plus car Renji était venu le chercher pour aller au Seireitei. Son week-end se passa donc tranquillement, entre copie à corriger la journée et fléchettes le soir, puis il avait consacré son dimanche à taper ses cours du lendemain et les imprimer pour ses élèves. Ceux-ci ne pouvaient se plaindre de ne pas avoir le cours. Il était le seul prof à travailler ainsi, et cela portait ses fruits.

Le professeur avait parlé à Renji de son baiser et de son attirance pour leur nouvel ami. Renji avait rit gentiment et avait fait comprendre à Byakuya qu'il approuvait ses sentiments et que Jyuushiro lui tomberait dans les bras.

Le lundi matin arriva rapidement. Byakuya se leva avec un sourire aux lèvres, Jyuushiro revenait aujourd'hui et il espérait bien le voir le soir même. Aujourd'hui il avait en cours la mystérieuse jeune femme qui porte le nom de l'homme qu'il aime.

Sa matinée se passa dans le calme et il déjeuna tranquillement le midi chez lui, puis reprit ses cours. L'heure de la classe de Tsukiyo arriva et les élèves s'installèrent. Il s'avança et fit distribuer le cours à l'amphi, mais passa dans les rangs donner les devoirs.

-Je félicite une nouvelle fois Tsukiyo qui n'a fait aucune faute ! Ce serait bien si tout le monde pouvait y mettre du sien pour faire la même chose, ou au moins remplir quelques questions, n'est-ce pas Grimmjow.

Ce dernier marmonna de mécontentement tandis que la jeune femme rougissait à vue l'œil.

Byakuya aimait embarrasser ses élèves avec gentillesse. Il continua son cours et finalement la sonnerie tant attendue retenti enfin. Il quitta l'université et rentra chez lui. Il fut surprit de trouver devant sa porte un petit paquet cadeau. Il le prit et entra chez lui, posa ses affaires dans le salon et alla s'assoir sur son canapé. Il prit la petite enveloppe qui était attachée au paquet et l'ouvrit précautionneusement. Il trouva un papier blanc qu'il déplia doucement, une fine écriture y était inscrite, il se mit à lire.

« Cher Byakuya,

Je sais que tu vas lire cette lettre avant d'ouvrir le paquet, je suis rentré de France cette après-midi et je suis venu te déposer l'un de tes cadeaux. Je voudrais aussi que nous nous voyions car j'ai quelque chose à te dire. Je viendrais au Seireitei ce soir, j'espère que je t'y verrais.

Jyuushiro. »

Byakuya sourit en lisant ces mots. Il posa ensuite la lettre à coté de lui et prit le cadeau, qu'il déballa doucement. Il y découvrit une boule de neige avec l'Arc de Triomphe dedans. Au dessus était gravé son prénom. Il fut surpris car généralement on pouvait y lire le nom de la ville ou du pays visité mais pas un prénom. Il la secoua et la neige pailletée engloba tout l'espace liquide. Il se leva et alla la poser sur son étagère où étaient placé ses katanas. Il mit de la musique via son ordinateur et partit préparer son repas.

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Jyuushiro arriva au Seireitei et salua Retsu et Renji. Ils discutaient en buvant leurs boissons ; quand Byakuya arriva. Un tendre sourire fleuri sur le visage du libraire à la vue du professeur.

-Salut Renji, salut Jyuushiro !

Tout deux le saluèrent pendant qu'il faisait le tour du bar pour saluer la barmaid. Il revint de l'autre coté pour s'asseoir entre Jyuushiro et Renji. Byakuya regarda le plus vieux et lui souffla :

-Merci.

Jyuushiro sourit et répondit :

-De rien, mais ce n'est pas fini … Justement …

Il éleva un peu la voix et regarda Renji et Retsu.

-Je peux vous l'empruntez pour la soirée ?

Renji sourit de toutes ses dents et dit :

-Pour moi il n'y a pas de problème ! Et toi Retsu ?

-Aucun.

-A moins que tu ne veuilles pas venir avec moi ?, demanda Jyuushiro, soudain effrayé.

-Non, ça ne me dérange pas …

« Tant que je suis avec toi » pensa le professeur.

Ils se levèrent, et, saluant Renji et Retsu, quittèrent le bar.

Byakuya marchait les mains dans les poches et en ne disant rien. Jyuushiro, lui, commençait à appréhender. Ils marchèrent jusqu'à l'immeuble de ce dernier.

-Je t'emmène chez moi. Si cela ne te dérange pas.

-N…Non.

Ils entrèrent dans le hall qui n'avait rien à envier à son voisin mais avait son propre charme. Ils montèrent dans l'ascenseur qui les emmenèrent jusqu'au 6ème étage. Jyuushiro le fit entrer dans son appartement. Byakuya constata qu'il était plus petit que le sien. Le libraire lui fit visiter puis ils s'arrêtèrent devant une porte close.

-Derrière cette porte ce trouve quelque chose que je ne t'ai pas dit. Je ne sais pas comment tu vas le prendre mais s'il te plait, ne m'en veux pas.

Byakuya le regarda surpris. Que pouvait bien cacher cette porte pour que Jyuushiro ait si peur ? Celui-ci l'ouvrit doucement et le regard de Byakuya tomba sur une chambre visiblement habité par une femme à en croire les posters, le maquillage et tout autre objet qu'il voyait. Jyuushiro se tourna vers son ami :

-Cette chambre est celle de … ma fille, Tsukiyo.

Byakuya ouvrit la bouche de surprise et regarda son ami.

-Tsu… Tsukiyo Ukitake est ta fille ? Mais elle à dix-neuf ans ! Et … Et je suis …

-Son prof de physique-chimie, je sais. Je l'ai su vendredi matin quand Tsukiyo a dit qu'elle avait cours avec « le plus beau prof de l'université, Mr Kuchiki ».

Le professeur recula, toujours surprit. Cette fois c'est sûr, il ne se passerait rien entre lui et Jyuushiro. Ils repartirent vers le salon, et Jyuushiro invita Byakuya à s'asseoir.

-Pourquoi me l'as-tu caché ? Je ne comprends pas ...

-Je ne sais pas, peut être à cause de la peur.

-Mais peur de quoi ?

-Que tu me repousses …

Byakuya vit son interlocuteur prendre une légère couleur rouge au niveau des joues. Jyuushiro ne savait plus quoi faire. Pour combler le malaise, il raconta :

-J'ai eu Tsukiyo il y a dix-neuf ans, sa mère et moi étions ensemble depuis quelques années. Ma femme est morte il y a sept ans dans un accident de voiture. Elle rentrait du travail quand un chauffard lui ait rentré dedans à vive allure. Elle est morte sur le coup et n'a pas souffert. Je me suis donc retrouvé à élever seul ma fille de douze ans à l'époque. J'ai eu du mal à faire mon deuil. Tsukiyo l'avait bien compris et m'a aidé autant que possible. Sa crise d'adolescence s'est bien passée grâce à la présence de ma sœur, qui m'a bien épaulé. J'en avais vraiment besoin.

Byakuya qui n'osait pas l'interrompre, le laissa parler.

-Puis elle est rentrée à l'université avec une spécialité en physique-chimie, elle adorait cette matière au lycée, alors je l'ai laissé faire ses études où elle voulait.

-Tu ne t'ai jamais remarié ?, osa demander le professeur.

-Non, je n'avais pas assez de temps pour ça, et je n'intéressais personne. Mais … Récemment j'ai rencontré quelqu'un …

Le plus jeune eut un coup au cœur. Il fut vraiment triste, il savait dès à présent qu'il ne se passerait plus rien entre lui et Jyuushiro.

-Elle a bien de la chance, sourit Byakuya.

Jyuushiro se leva soudainement et tourna le dos à son ami.

-Ce n'est pas elle…

-Comment ça ?, demanda le plus jeune, troublé.

-Ce n'est pas une femme mais … un homme.

Byakuya fixa le dos de son vis-à-vis sans comprendre.

-L'homme dont je suis tombé amoureux Byakuya …

Jyuushiro se tourna et planta ses yeux dans ceux argent de son cadet.

-C'est toi.

A la semaine prochaine :)