Disclaimer : Les personnages de Bleach ne m'appartiennent pas … ( Malheureusement …)

Je voudrais encore remercier toute les personnes qui me suive, et toutes les personnes qui me laissent des reviews. Vous êtes adorables.


Byakuya n'en croyait pas ses oreilles. Jyuushiro était amoureux de lui ! Lui qui pensait, il y a quelques minutes à peine, que rien n'arriverait entre eux à cause de tout ça. Un léger sourire vint sur ses lèvres tandis qu'il se levait pour rejoindre l'autre homme. Tout en le fixant dans les yeux, il s'approcha et posa ses mains sur la taille du plus vieux.

-Jyuushiro …

-Je ne sais pas ce que signifiait pour toi le baiser que tu m'as donné, mais pour moi ça a été énorme.

-Shhh…

Le professeur approcha lentement et posa tendrement ses lèvres sur les siennes. Le baiser était chaste, mais tendre. Jyuushiro sourit intérieurement et passa ses bras autour des épaules du plus jeune. Ils séparèrent leurs lèvres mais restèrent chacun dans les bras de l'autre, appréciant simplement ce moment de tendresse.

-Tu ne peux pas imaginer à quel point je suis heureux , Jyuushiro. Je …Je voulais t'avouer mes sentiments mais quand tu m'as parlé de ta femme, je pensais alors que ce serait impossible.

-Je suis désolé mais il fallait que je te parle de ma femme et de ma fille avant de te le dire, car je ne veux rien te cacher. Je ne suis pas gay, mais je suis tombé sous ton charme le soir où nous nous sommes rencontrés.

Et ils s'embrassèrent de nouveau. Le baiser devint passionné lorsque Byakuya vint titiller la langue de Jyuushiro avec la sienne et entama un doux ballet sensuel. Ses mains caressèrent le dos du plus vieux. Ils durent se séparer pour reprendre leurs respirations. Jyuushiro quitta les bras réconfortants de Byakuya et alla chercher deux livres qui étaient posés sur la table.

-C'est pour toi. Ces deux livres ont été écrit par deux femmes. L'une, Scarain, à écrit celui-ci. Je l'ai acheté car ton prénom figure à l'intérieur. Celui-ci c'est l'auteur que j'ai apprécié. J'ai acheté vingt livres à Jijisub. Ce sont deux histoires homosexuelles, mais elles sont passionnantes.

-Comment le sais-tu ?

Jyuushiro se mit à rire et déclara :

-Je n'ai pas pu m'empêcher de les commencer dans l'avion.

Byakuya prit les deux livres dans les mains, puis les posa près de lui avant d'enlacer à nouveau Jyuushiro.

-Je te remercie Jyuushiro, je me ferais un plaisir de les lire. J'ai une question à te poser.

Le visage sérieux de son vis-à-vis inquiéta Jyuushiro.

-Je t'écoute.

-Voila hum … Tu éprouves des sentiments pour moi, mais tu n'es pas gay et tu as une fille. Souhaites-tu vraiment une relation avec moi ?

Le plus vieux rapprocha le corps de Byakuya du sien. Il avait bien vu son inquiétude.

-C'est vrai que je ne suis pas gay, mais je ne peux pas renier mes sentiments. Je suis amoureux de toi Byakuya, et même si je ne sais pas comment cela ce passe, je veux une relation avec toi, car je ne pourrais pas rester éloigné de toi. Alors si tu veux bien de moi …

Un magnifique sourire éclaira le visage du plus jeune qui se blottit dans les bras de l'homme qu'il aimait.

-Veux-tu de moi comme compagnon, Byakuya ?, demanda inutilement Jyuushiro.

Le plus jeune posa ses yeux dans ceux de son ami.

-Évidemment que je veux de toi comme compagnon. C'est ce que je souhaites depuis le premier jour.

-Je suis heureux, répondit Jyuushiro en reprenant possession des lèvres de son compagnon.

Byakuya réfréna son désir d'aller plus loin, même s'il en avait vraiment envie. Il ne voulait pas aller trop vite et risquer d'effrayer Jyuushiro.

-Dis-moi, pourquoi la boule de neige est personnalisée à mon nom. C'est la première fois que je vois ça.

Jyuushiro sourit et prit sa main dans les siennes.

-J'ai trouvé une petite boutique à Paris qui les fabriquent. Cela m'a tout de suite plu, alors j'ai demandé au vendeur si c'était possible de la personnaliser. Il m'a dit qu'il pouvait écrire ce que je voulais. Alors j'ai écris ton prénom en pensant que cela te ferai plaisir.

-Et cela m'a fait plaisir, c'est magnifique.

Ils s'installèrent tout les deux sur le canapé, Byakuya lové contre le torse de son amant, les bras de Jyuushiro entourant son cou, leurs doigts entrelacés.

-Quel âge as-tu Jyuushiro ? Demanda doucement le professeur.

-La question subtil, rit celui-ci. J'ai trente-six ans.

-Nous avons donc neuf ans d'écart, déduit Byakuya.

-Cela te gêne-t-il, d'avoir autant d'écart d'âge avec moi ?

-Pas du tout.

Byakuya se tourna et vola un baiser à son amant. Avec une de ses mains, il prit un mèche de cheveux blancs et se mit à les caresser.

-Tu as des cheveux étonnants. Ils sont si longs et si doux. Comment cela se fait qu'ils soit si blancs ? On voit bien que c'est naturel.

Jyuushiro perdit son sourire mais répondit d'une voix calme :

-J'ai été malade quand j'étais petit. Une maladie respiratoire. Ma première crise à été très violente et à déclenché ce changement de couleur à mes cheveux. Ils sont devenus blancs en trois jours. J'ai guéri peu avant la naissance de Tsukiyo, les médecins se demandent toujours comment cela se fait. Mais mon corps est resté affaibli. Mes médecins m'ont donné des ordres bien précis à respecter. Car même si je suis guéri ça peux reprendre n'importe quand. Ou jamais. Mon corps n'a jamais pu supporter de trop grands efforts. Cela m'a d'ailleurs valu quelques railleries quand j'étudiais.

-Alors nous surveillerons cela. Je ne veux pas qu'il t'arrive quoique ce soit.

Jyuushiro sourit à cette réponse. Il était sûr que Byakuya était du genre à prendre soin des autres.

-Vas-tu le dire à Tsukiyo, pour nous deux ?

-Oui. Je ne peux pas lui cacher que je suis en couple avec son prof de physique-chimie, et puis elle remarquera bien vite le changement. Elle lit en moi comme dans un livre ouvert.

-Justement où est-elle ?

-Elle dort chez une amie ce soir. J'ai profité d'avoir l'appartement pour moi seul pour te faire ma déclaration.

Byakuya se releva et s'assit correctement sur le canapé.

-Je ne veux pas brûler les étapes avec toi, je veux que l'on prenne notre temps. Je ne veux pas te brusquer ni te faire te sentir mal. Alors je pense que je vais rentrer.

-Mais …

Byakuya se leva et regarda Jyuushiro faire de même, il sourit en voyant sa mine boudeuse.

-Ne t'inquiète pas, notre relation ne restera pas ainsi, mais je pense que ce soir n'est pas le bon soir. Tu viens seulement de rentrer de France et tu dois te reposer. J'ai moi-même du travail pour demain.

Jyuushiro sourit et déclara, moqueusement :

-Tu prends déjà soin de moi ! Tu sais que je pourrais faire l'enfant juste pour me faire câliner ?

Le professeur éclata de rire et enlaça son compagnon.

-Je n'en doute pas une minute, mais tu ne me feras pas céder ce soir. A part si tu souhaites que ta fille n'ait rien à apprendre demain.

-Je pense qu'elle m'en voudrait. Alors je vais te laisser partir, même si je n'en ai pas envie.

Byakuya rapprocha leurs visages et embrassa langoureusement son amant qui répondit tout autant. Le baiser les laissa tout les deux haletants. Le plus jeune sourit en voyant son amant rougir.

-C'est un avant goût de ce que tu auras.

-Alors j'ai hâte d'avoir la suite.

-Je te souhaite une bonne nuit mon amour et à demain j'espère.

Jyuushiro fut surpris par le doux nom qu'il lui avait donné mais il en était heureux. Il déposa un autre baiser puis se recula.

-Bonne nuit Byakuya, et merci.

Ce dernier sourit puis quitta l'appartement pour se diriger vers le sien et se mettre au travail. 'Les pensées de chacun étaient tournés vers l'autre. Tous deux étaient heureux de la tournure que prenaient leurs vies. Cependant même s'il ne l'avait pas montré à son amant, Jyuushiro appréhendait la réaction de sa fille.

xXxXxXxXxXx

Tsukiyo arriva dans l'amphithéâtre pour son cours préféré. Son prof, Mr Kuchiki est un très bon prof. Il expliquait correctement, mais il est aussi super canon, c'est ce que tout le monde disais autour d'elle. Elle le trouvait beau certes, mais c'est un prof et ça, ça ne l'intéressait pas du tout.

Elle le vit comme à son habitude en train de distribuer son cours, mais la jeune fille remarqua cette lueur quand il croisa son regard. Elle se demandait ce que cela signifiait. Mais elle ne pu y réfléchir plus longtemps car son amie, Ayumi, l'accapara jusqu'à ce que Byakuya commence. Pendant tout le cours, le professeur ne pouvait s'empêcher de regarder Tsukiyo, ce qui la déstabilisa.

-Hey Tsuki ! Qu'est ce qu'il t'arrive ? D'habitude tu es à l'aise avec lui, mais là c'est comme si tu étais ailleurs.

Tsukiyo se tourna vers son amie et sourit sans répondre. La jeune fille n'était pourtant pas du genre à rester indifférente. Alors pour savoir pourquoi son prof la regardait ainsi, le meilleur moyen était de lui demander. A la sortie des cours elle alla s'installer dans l'herbe près de la sortie de l'université et commença à lire le livre que son père lui avait offert la veille. Une heure plus tard, elle vit Kuchiki quitter l'établissement et se mit à le suivre discrètement, pas autant qu'elle l'aurait voulu, Byakuya l'ayant tout de suite repérée. Il sourit tranquillement en rentrant chez lui. Tsukiyo fut surprise de le voir entrer dans l'immeuble en face de chez elle. Elle attendit qu'il ait prit l'ascenseur et s'approcha des sonnettes, elle constata qu'effectivement son professeur habitait bien là. Abasourdie par sa découverte elle rentra chez elle. Elle s'allongea sur le canapé et cacha sa tête dans les coussins. Quelques minutes plus tard, Jyuushiro entra et découvrit sa fille allongée. Ayant peur qu'il lui soit arrivé quelque chose, le père se précipita auprès d'elle.

-Tsukiyo qu'est-ce qu'il y a ?

-Rien papa, ne t'inquiètes pas, je viens juste d'apprendre une chose c'est tout.

-Ouf, tu m'as fait peur. Mais quel est donc cette nouvelle ?

-Eh bien, commença la jeune fille en se relevant pour faire face à son père. Je viens d'apprendre que mon prof de physique, tu sais Mr Kuchiki, je t'en ai déjà parlé.

-Oui je me souviens …

« Plus que tu ne le crois ma chérie » pensa t-il.

-Eh bien, je viens d'apprendre qu'il habite juste en face et, pour être précise, cet appartement là !, précisa-t-elle en montrant les fenêtres en face des leurs.

Jyuushiro s'approcha de ses fenêtres et vit justement Byakuya passer devant sa baie vitrée, torse nu et seulement vêtu d'un pantalon ample. Il venait apparemment de prendre une douche.

« Dieu qu'il est beau », pensa le père de famille.

-Tu le savais ?, demanda Tsukiyo en le regardant en coin.

Jyuushiro décida d'être franc avec sa fille et lui demanda de venir s'assoir. Ils s'installèrent sur le canapé tout les deux.

-Oui, je le savais. Ma chérie, il faut que je te dise quelque chose d'important.

Tsukiyo se mit à paniquer. C'était rare quand son père parlait ainsi.

-C'est grave ? C'est ta maladie ?

-Non, ce n'est pas ma maladie. Ce que j'ai à te dire est très important pour moi. Je sais que tu es très ouverte, mais ce que je dois te dire est assez compliqué.

-Papa arrête de tourner autour du pot. Dis-moi ce qu'il y a, s'il te plait.

-Je… Je suis tombé amoureux.

Tsukiyo sourit doucement avant de dire.

-Il était temps papa !

-Attends avant de te réjouir.

-Qu'est ce qu'il y a ? C'est une femme mariée ?

-Non pas du tout.

-Alors quoi ?

-C'est un homme…

La révélation laissa sans voix la jeune fille. Son père est amoureux … d'un homme ?

-Un… Un homme ?

-Oui, je sais ce que tu penses, tu crois que c'est impossible, mais c'est pourtant la vérité. J'ai eu le coup de foudre pour lui, et c'est réciproque.

-Mais…co…comment tu l'as connu ?

-Un soir où mon travail m'avait épuisé. J'ai été me détendre au Seireitei, le bar pas très loin d'ici.

-Oui je connais, et ensuite ?

-Il était là à jouer aux fléchettes. Il m'a appris à y jouer ce soir là. Nous nous sommes revu par la suite, puis hier, quand je suis revenu de France, j'ai pris mon courage à deux mains et je lui ai avoué mes sentiments, et … il y répond autant que moi.

Tsukiyo fixa son père, elle pouvait voir à quel point il était attaché à lui rien qu'en regardant ses yeux pétillants de bonheur et son petit sourire. Elle ne pouvait nier être surprise par cette révélation.

-Je… Je suis surprise, puisque tu as été marié à maman si longtemps, mais je vois bien que tu es heureux, et c'est le principal. Ça va me faire bizarre, mais je m'y habituerais, ton bonheur est le principal pour moi. Alors dit moi qui c'est et quand vas-tu me le présenter ? A moins que tu ne lui ai rien dit à propos de moi ?

-Non, il sait qui tu es. Je te remercie vraiment de le prendre aussi bien. J'avais peur que tu m'en veuilles et que tu me demandes de le quitter.

-Je ne le ferais pas. Mais pas question qu'il te fasse du mal ! Alors qui c'est ?

Jyuushiro inspira profondément avant de déclarer :

-Il s'appelle … Byakuya Kuchiki.

Cette fois Tsukiyo se leva et fit quelques pas dans la pièce. Sans se retourner elle dit :

-Le… L'homme que tu aimes et avec qui tu sors est … Mon PROF ? Tu plaisantes ? Dit-moi que c'est une plaisanterie ?

-C'est pourtant la vérité ma chérie. J'aime Byakuya et il m'aime aussi.

-Alors… C'était ça les regards qu'il m'a lancé aujourd'hui ? Il ne me regardait pas pour me faire du charme mais … comme la fille de son petit ami ! Papa…

Jyuushiro c'était levé et avait rejoint sa fille.

-Je ne sais pas comment je dois me comporter avec lui maintenant. Qu'est ce que je vais faire la prochaine fois que je le verrais ?

-Comporte-toi comme d'habitude. Enfin là ce n'est pas à moi de te dire quoi faire.

-Tu l'as vu aujourd'hui ? Je veux dire à part là à la fenêtre.

-Non.

-Appelle-le. Après tout autant que je m'y habitue tout de suite. Pendant ce temps je vais faire mes devoirs. Car justement, ton amoureux nous a donné une tonne de devoir à faire.

Jyuushiro sourit puis il prit sa fille dans ses bras avant de lui dire :

-Je te remercie vraiment Tsuki, le fait que tu l'accepte me fais vraiment plaisir.

-De rien papa, je veux te voir heureux et si… Mr Kuchiki est cette personne alors je suis contente. Ça me fait bizarre de parler de mon prof comme ça.

Tsukiyo quitta les bras de son père et alla chercher ses affaires avant de s'installer à la table. Son père prit le téléphone et composa le numéro de son amant. Celui-ci ne mit pas longtemps à répondre. Jyuushiro lui expliqua que Tsukiyo avait bien prit la chose, même si elle restait abasourdie par la nouvelle et lui demanda s'il pouvait venir. Celui-ci accepta. Ils raccrochèrent et Jyuushiro vint embrasser les cheveux de sa fille qui travaillait, avant d'aller ce changé.


Une petite review ?