NOTE DE L'AUTEUR :

Voilà le deuxième chapitre. Evidemment, comme dit dans mon profile, les personnel, les lieux ne sont pas à moi, je n'ai que mon imagination délirante pour moi.

Bonne lecture


Hermione et Ron sont à l'extérieur de la maison de guérison. Ils se disent des mots d'amour au beau milieu de la clairière.
A l'intérieur, Severus s'occupe de Harry, qui pour les autres habitants, ne donne pas de signe de changement de son état. Pourtant, Harry sort peu à peu de son inconscience.

C'est pourquoi Severus a de nouveau banni les farces et attrapes des jumeaux Weasley de la pièce.

Le maître des potions ne sort plus du tout de la chambre, et l'inquiétude revient dans la maison.

Quelques jour après, un gémissement se fait entendre de la pièce sacrée : Harry revient vraiment à lui, et la douleur le rattrape. Douleur physique. Douleur morale.

Et la délivrance vient des douces mains froides de l'homme qui est à ses cotés. Harry ne sait pas qui il est, mais il sait qu'il lui veux du bien. Un jour, il ouvrira les yeux et saura qui est son sauveur. Mais la potion qu'il ingurgite avec l'aide de ces mains bienfaisantes lui permet de re-sombrer dans l'inconscience.

Nul autre que Severus n'entend les gémissements de douleurs de Harry, ni ses hurlements lorsque, sorti de l'inconscience, il dort et cauchemarde. En effet, l'homme a placé un sort d'insonorisation sur la pièce.

Pour faire face à cette situation qu'ils pensent désespérée, Fred et George font encore plus de blagues, plus un centimètre carré de la maison n'a pu échappé à ces deux farceurs. Molly cuisine à la moldue, pour ne plus penser à tous ceux qu'elle a perdu et à celui qu'elle pense perdre sous peu de temps.
Hermione et Ron se plonge dans des grimoires poussiéreux afin de trouver si un sort pourrait affecter leur ami. Il faut que Severus quitte le chevet du Sauveur pour les obliger à continuer leur thérapie. Seule la menace d'user d'une potion dont l'effet est similaire à l'imperium les convaincs de voir le jour de temps à autre.

Une semaine après les prémices de retour à la conscience, Harry ouvre les yeux.

C'est la nuit. Les étoiles brillent de milles feux, aucun nuage n'est là pour atténuer leur beauté.

Une grimace déforme le visage du survivant. Aussitôt, Severus est à ses cotés.

-Potter ! Restez avec nous !

-…

-Vous m'entendez, je le sais. Serrez ma main Potter.

La voix est neutre, ni chaleureuse, ni pour autant froide. Elle inspire confiance à Harry qui s'exécute.

-Bien. Nous allons faire simple. Une pression pour dire oui, et deux pour dire non.

Une pression se fait sentir à la main de l'homme.

-Bien Potter. Nous allons pouvoir vous soigner correctement maintenant. Voici un bilan de votre situation : vous avez quasiment épuisé votre capital magie, vous avez des blessures sur tout le corps, interne et externe, et vous êtes en état de choc, considérant ce que vous avez vécu et vu, cela est normal. Compris ?

Une pression faible répondit.

-Votre capital magie a été stabilisé. Il doit maintenant se régénérer seul. Avec votre puissance, cela sera très long. En attendant, vous n'utiliserez pas la magie.

Alors que Severus s'attendait à un refus, Harry acquiesça.

-Concernant vos blessures : il y en a des magiques et des non magiques. Les blessures non magiques sont presque guéries. Les potions agissant quelque soit la situation médicale du malade. Les blessures magiques ont été stabilisées, mais pas traitées. Ce n'est que maintenant que nous allons pouvoir nous en occuper et vous aller souffrir.

Une nouvelle pression indiqua à Severus que Harry avait compris ce qu'il lui disait.

Voyant que son patient était dans cet état d'esprit, Severus lui donna immédiatement une potion assez vaporeuse. Harry, sentant le goulot contre ses lèvres, ouvre la bouche et avale.

Severus s'attend à une grimace mais rien.

-Potter, la potion que vous venez d'ingurgiter est une potion de parole. Vos cordes vocales ont été trop abîmées pour qu'elles se régénèrent seules. La potion est là pour réparer vos cordes vocales, qui restent cependant fragiles : pas de cri, pas de chant, et temps de parole limité à 5 minutes d'affilé. Compris ?

Harry répondit par l'affirmative, puis il re-serra la main de l'homme, plusieurs fois de suite.
-Potter ? la voix était intriguée. Qu'y a-t-il ? Vous avez une question ?

Une pression répondit à l'homme.

-Bien. Silence. Vous pouvez la poser, mais vous ne parlerez plus jusqu'à demain, quant je vous le dirais.

-Je ne vois rien. Articula difficilement le blessé.

Seul le silence, lourd et oppressant lui répondit. La présence de cette main dans la sienne indiquait à Harry que l'homme n'était pas parti.

Puis une pression répondit à la sienne. L'homme lui dit, la voix étranglée :

-Je vais vous donner une potion pour vos yeux. Vous allez souffrir fortement, et je ne pourrais rien vous donner contre la douleur. Il faut reconstruire vos nerfs optiques, qui ont été pratiquement tous brûlés par un sort de votre adversaire. La potion aura fini son effet au lever du soleil.

Au fil du discourt, la voix était redevenu professionnelle, bien qu'Harry cru que l'homme s'était arrêter avant de dire une dernière chose.

La main quitta Harry délicatement, puis Harry sentit l'air se déplacer, indiquant que l'homme bougeait. Il entendit une porte puis ce fut le silence.

Harry dans ce silence oppressant, commença à angoisser. Ses souvenirs remontèrent.

Une odeur de brûlé, la peur panique. Des cris, des pleurs.

La douleur des blessures. La douleur d'un endoloris. La douleur d'avoir perdu un être cher.

Des cadavres dans la rue, dans les magasins. Voldemort qui lui envoie un message dans son sommeil. Les mangemorts reviennent.

Les aurors sont blessés.

Harry hurle. Il vient de voir une chevelure rousse tomber. Une autre aussi.

Voldemort lui a promis et il tient sa promesse. Tous ceux à qui il tient. Ginny, Arthur, Bill.
Torturé à coup d'endoloris pendant que le Lord lui envoie la vision de ces tortures.

Harry hurla dans la maison de guérison.

Ginny a le regard vide. NNNNNNNNNOOOOOOOOOOONNNNNNNNN ! Harry hurle.

Un guérisseur arrive, vide de toute émotion. Harry se jette sur lui. Elle ne rejoindra pas les Longdubat ! Il répète cette phrase comme si sa seule volonté pouvait agir.

Le guérisseur se penche sur la jeune fille et l'examine. Se redressant, il annonce à Harry qu'elle ne rejoindra pas le service où sont accueillis les Longdubat. Harry s'écroule et un rire hystérique sort de sa bouche.

-Elle est morte.

Le guérisseur se lève et va vers d'autres patients, ou d'autres corps. Harry hurle.

Une gifle violente l'arracha à ce souvenir. Harry fondit en larmes.

Une fiole de potion est posée contre ses lèvres.
Comme auparavant, Harry la but docilement.

-La douleur physique va vous permettre de reprendre vos esprits. Ce qui est passé est passé. Vous ne pouvez plus rien y changer.

Attendez vous à ne plus dormir de la nuit Potter. Vous pouvez hurler votre douleur, j'ai insonorisé cette pièce et je reste à vos cotés.

Vous n'êtes pas seul.

La main revint. Un poids pris place sur le coté du lit. L'homme s'était assis à son coté.

Avant qu'il n'ait pu faire quoi que ce soit, la douleur fusa.
Harry serra cette main qui s'offrait et serra les dents.

La nuit serait longue.


A suivre