NOTE AUTEUR:
Nous sommes lundi, voilà le chapitre du jour. Et une mauvaise nouvelle: c'est le dernier que j'ai en stock, le prochain étant en cours d'écriture (oui je sais je suis lente, mais j'ai pas mal de problèmes en ce moment et pleins de choses à faire en plus, donc voilà. Mais je vous rassure, je vais reprendre la fac, donc j'écrirai plus facilement, même si c'est pas logique)
Bonne lecture alors et n'oubliez pas la review please!


Hermione et Ron furent les premiers à se précipiter vers Harry.
-Harry !

Severus s'approcha, il vérifia que Harry respirait, et que son coeur battait.
Avec une grimace, il lança un sort de vérification des niveaux de magie. Le sort avait à peine touché Harry que Severus lâcha précipitamment sa baguette.
-Niveau zéro, souffla-t-il incrédule. Il ne devrait plus être en vie !

-Que se passe-t-il monsieur ? demanda Hermione.
-Il se passe que Harry a usé toutes ses réserves de magie. Un sorcier ne peut pas vivre sans sa magie, normalement, mais Potter fait encore une fois les choses différemment.

Ron sortit sa baguette en vue sans doute de faire léviter Harry jusqu'à la maison de guérison.
-Expeliarmus, s'écria Severus. Le premier qui jette un sort à Potter verra toute sa magie être absorbée par lui.
-C'est un moyen de survie que l'on a découvert il y a peu, avec la montée en puissance de certains pendant la guerre, expliqua Hermione. Avant, les gens ne pouvait pas réagir et se faisait sucer leur magie, et mourrait. Et quant en plus ils n'étaient pas compatibles, on se retrouvait avec 2 morts le plus souvent. Ou un, si l'absorbant était compatible avec la magie absorbée. En fait, c'est sans doute comme ça que Harry a réussit à survivre à l'Avada bébé. Parce que pour ce sort, on envoi soi-même une bonne partie de sa magie contre l'autre. Sauf que lui s'y est accroché, alors même que sa propre magie n'était pas en danger.
-Exact mademoiselle Granger, dit Severus. Mais c'est le propre de toute magie noire d'envoyer son énergie, vitale, magique ou mentale contre son ennemi. La magie noire n'est pas caractérisée par ses conséquences sur celui qui la reçoit, mais ce n'est pas le moment d'en parler.

-Arthur m'avait parler de la méthode des moldus pour déplacer leurs blessés. Ils mettent sur des sortes de lits portables, mais sans matelas, expliqua Molly.
-Un brancard ! Une de mes voisines moldue faisait du scoutisme et elle allait souvent dans les bois. Elle m'avait montrée comment faire un brancard.

Aussitôt, Hermione donna des directives.
Les jumeaux furent chargés de couper deux grandes branches solides et souples à la fois, tandis que Ron cherchait deux branches plus petites mais très fermes pour maintenir le brancard. Molly ramena des lianes.

Lorsque tout fut réunis, Hermione plaça les grandes perches en parallèles, et les deux petites à chaque extrémité. Les lianes servirent de lien, et la magie qu'elle contenait pourrait être absorbée par Harry lors des son transport, sans que le brelage ne se défasse.
Fred et George soulevèrent le cadre de bois et Hermione entrelaça les lianes dans le vide au centre du cadre.
-C'est bon ! s'exclama alors Hermione.

Ron se dirigea alors vers Harry, dans le but visible de l'installer sur ce brancard de fortune.
-Non monsieur Weasley! Severus l'arrêta sèchement. Le contact avec le vidé peut aussi bien être magique que physique. Vous êtes trop faible pour pouvoir vous défendre, surtout face à la puissance de Monsieur Potter.

Il réfléchit quelques secondes, murmurant
-Granger encore blessée. Weasley et Weasley… la puissance de la gémellité, trop dangereux en cas de contact différé. Molly… mmm… possible mais problème physique.

Il ferma les yeux.

Fred et Georges avaient déplacé le brancard à coté du blessé.

Severus étudia la manière de déplacer le jeune homme le plus rapidement possible. Finalement, il se mit à genoux à ses cotés, entre le jeune et le brancard qu'il recula pour lui permettre de se mettre en position.
-Quand monsieur Potter sera sur le brancard, ne le touchez pas, sous aucun prétexte. Ne me touchez pas non plus. Si je ne donne pas le signal de départ sous 15 minutes, rentrez à la maison de guérison.

Molly n'eu pas le temps de réagir, Severus s'était penché et avait pris Harry dans ses bras.
Aussitôt sa magie commença à rejoindre Harry, mais Severus ne lutta pas. Il se retourna tout en restant à genoux, et posa enfin le jeune homme sur le brancard. Retirant progressivement ses bras de sous ce corps meurtri il força sa magie à réintégré son propre corps et se laissa enfin tomber en arrière, les yeux clos.

Autour de lui, Hermione s'était réfugiée dans les bras de Ron, tandis que les jumeaux soutenaient leur mère.
Ils regardaient Harry et Snape respirer.
Enfin, Snape ouvrit les yeux, lentement, papillonnant lorsque la lumière était trop forte, jusqu'à réussir à voir correctement.

-Il faut partir d'ici.
-Severus, tu n'es pas en état, commença Molly.
-Il n'est pas question de mon état, mais de sécurité. Nous ne sommes pas en sécurité ici.
-Mais comment aller vous faire ? demanda Georges.
-Et cela s'est battu ! souffla Severus. Croyez-vous que le Lord Noir laissait ses larbins partir sans dommage ? Je peux bouger et je me soignerai à la maison.

Joignant le geste à la parole, il se mit debout, bien que vacillant, et ordonna :
-Fred et Georges, vous portez le brancard. Molly, tu surveilles l'évolution de l'état de Harry. Mademoiselle Granger et Ronald, veillez l'un sur l'autre, et surtout sur les alentours.

Il ferma les yeux et chacun pu voir sa mâchoire se crisper alors qu'il se mettait en marche.

Ils se mirent en chemin, lentement, pour que Harry ne soit pas trop secoué et que le professeur puisse suivre.
La route fut lente, d'autant plus qu'ils ne savaient pas exactement où ils étaient. Le seul qui le savait était Harry, mais Ron connaissait assez bien la forêt et Severus avait un bon sens de l'orientation, plus que nécessaire pour un mangemort.

Après un quart d'heure, de marche parmi les taillis et les ronces qui se mettaient sur leur passage, ils firent une pause dans une clairière.
Chacun s'assit pour se reposer un peu.

Soudain, les branchages craquèrent.
Tout le monde se redressa et pris sa baguette en main.
Le bruit se concentra en face d'eux, en direction de la maison, donc de la sécurité.

Un sombral apparut, écartant les branches basses.
Fier, des cicatrices couvraient ses flancs, son cou et même ses jambes. Seule sa tête était épargnée.

-Crépuscule ! s'exclama Fred.
-Qu'est-ce ? demanda Severus.
-Le sombral de Harry. Enfin, ce n'est pas le sien, mais il était toujours là à la fin des batailles.
-Mais les sombrals sont attirés par l'odeur du sang. Que vient-il faire içi ? demanda Hermione.
-Ils ne sont pas réellement attirés par le sang, mademoiselle granger, mais par la mort. Bien que personne ne fasse réellement la différence, vu que les deux sont souvent liés, et que lorsque l'on est à proximité de la mort sans qu'il y ait du sang, lorsque les sombrals viennent, les gens n'y font pas attention. Cependant, je ne comprends pas ce qui l'attire ici.

-Moi, dit faiblement Harry. Comme l'ont dit les licornes, j'ai la pureté en moi, mais j'ai aussi la mort. Et je l'ai tellement côtoyée que je n'en ai plus peur. Je ne la veux pas, mais je n'en ai pas peur. Et je l'ai trop donné aussi. Donnée sans plaisir par contrainte, donnée par vengeance, donnée par rage. Elle est associée à tous mes sentiments, et c'est cela qu'elle ressent. Elle arrive quant la mort prend trop de place en moi.

-Et bien nous savons comment rentrer alors, fit Severus.
-Non. Il reste des êtres à visiter. Je vous fais grâce des acromentula, je n'ai pas la force de les maintenir éloignées. Reste les hippogriffes. Les autres m'attendent à la maison.
-Les autres ? demanda Molly. Qui est à la maison de guérison ? Nul ne connaît son emplacement !

Harry se contenta de sourire, sa fatigue transparaissant malgré tout.

Crépuscule s'était approchée d'Harry pendant ce court dialogue, et se tenait désormais à coté du brancard.
-Potter ! La voix de Severus était froide et profonde. Vous ne pensez tout de même pas que je vais vous laisser partir dans cet état.

Harry se contenta de le regarder droit dans les yeux. Il approcha avec la légimentie Severus et se retira aussitôt que ce dernier l'eu remarquer.
Le contact établi, il lui expliqua pourquoi il devait continuer aujourd'hui et pourquoi il n'était pas en danger.

Severus acquiesça à regret.

-Cependant, il n'est pas possible de continuer à pieds, vous êtes trop faible pour vous tenir debout ou même assis, et nous ne pouvons pas vous porter tout le chemin.
-Le troupeau dont Crépuscule fait partie n'est pas loin. Vous pourrez chacun monter un sombral.

Ayant trouver le groupe de sombrals, Severus aida Molly à monter, pendant que Ron aidait Hermione, puis montait en croupe derrière elle. Chacun des jumeaux monta sur un sombral, après un regard noir de leur mère lorsqu'elle avait vu qu'il voulait monter ensemble.

Crépuscule se coucha en vache, permettant à Severus de mettre Harry sur son dos et de s'installer derrière lui pour le maintenir.
La sombral se redressa doucement, comme si elle avait l'habitude de la faiblesse de Harry.
-Harry, nous allons avoir une sérieuse discussion quant nous seront rentrer. Je ne peux pas vous soigner correctement sans connaître votre passif médical. Et au vu d'hier, cela va fortement changer la donne.

Harry ne répondit pas, il ne pouvait toujours pas parler longtemps, mais murmura la destination à Crépuscule.
Tandis qu'elle se mettait en chemin, la fatigue le saisit. Il s'appuya sur l'homme derrière lui et, se laissant aller, il s'endormit.

Crépuscule prit la tête du petit groupe de sombrals.
Rapidement, elle choisit un chemin, puis un autre, et encore un autre. Sans cesse, elle changeait de direction, au point que les cavaliers se demandaient si elle savait où aller, sauf Harry qui dormait dans les bras de Severus.
Enfin, elle pris le galop, un galop très doux, très souple pour ne pas bousculer ses cavaliers. Les autres la suivirent, avec quelques cris de surprise au changement d'allure, malgré la douceur des sombrals.

Ils s'arrêtèrent non dans une clairière, mais sous les arbres. La lumière ne venant que d'un seul point, d'où les arbres s'écartaient, laissant un tunnel de lumière et d'air passer jusqu'au sol.
Crépuscule broncha sourdement pour réveiller Harry. Celui-ci se réveilla doucement, papillonnant des yeux.

Voyant où ils étaient, il tenta de descendre, mais Severus fut plus rapide que lui. Il se laissa glisser le long du flanc de l'équidé, et pris Harry dans ses bras.
L'attente ne fut pas longue.

Venant du ciel, ils entendirent un bruit d'ailes qui se rapprocha progressivement. La lumière fut brutalement obscurcie, et un hippogriffe fit son apparition, rapidement suivi de toute une meute.
Ils atterrirent sur ce qui semblait être une piste et tous ensemble, se tournèrent vers les humains qui osaient venir sur leur territoire.

Chacun des enfants se souvenant de ses cours de SACM, s'inclina dés que les êtres se tournèrent vers eux. Molly lui suivit tandis que Severus mit un genou à terre, gardant Harry dans ses bras.
Le chef des hippogriffes inclina la tête après quelque temps et chacun se releva. Harry signa à Severus son désir de se rapprocher de l'animal. Lorsque ce fut fait, Harry le caressa doucement, et l'hippogriffe cria de contentement. Les caresses étaient apaisantes, tranquilles.

Harry ne se lassait pas de lisser les plumes de celui qu'il nommait King, de glisser des doigts dans son pelage.
L'hippogriffe se laissait complètement aller, allant jusqu'à appuyer légèrement sa tête sur celle du jeune homme qui le câlinait.

Au bout de quelques minutes, King commença à bouger et à sembler vouloir partir, mais Harry continua ses flatteries malgré l'excitation et la peur montante de l'animal, lui murmurant des paroles rassurantes, expliquant que c'était fini, que désormais, ils n'auraient plus à quitter un lieu dés qu'ils y seraient arrivés, qu'ils étaient de nouveau chez eux à Poudlard.

Petit à petit, grâce à la voix calme de Harry, King se détendit. S'éloignant délicatement du jeune, il s'éloigna et se prépara à chasser, sa bande le suivant.

Voyant cela, Harry soupira de soulagement, et demanda à rentrer, ce qui fut fait à dos de Sombral.

Pendant le trajet, Harry s'endormit dans les bras du maître des potions. Ce dernier, pensif, le calla en sécurité et confortablement, au dépens de son propre confort.


Voilà, c'était le dernier chapitre écrit. Le suivant, je m'y met de suite (là maintenant tout de suite) en espérant pouvoir tenir le rythme.

Sinon, je vous présente toutes mes excuses pour le petit délait, vu que nous sommes mardi.

Un petit clic sur la touche en dessous? Svp?