Note de l'auteur:
je vous sohaite de très joyeuses fêtes de Noël, du Soltice ou des enfants. Que ce moment vous apporte de la joie!
J'ai le plaisir de vous offrir, un peu en avance sur les cadeaux, un nouveau chapitre de Question Existentielle. Bonnes fêtes et bonne lecture.
Et en ce jour merveilleux, je remercie tous les revieweurs annonymes, que je citerai en fin de fic!

A oui, je referai la présentation plus tard, la cuisine m'attend, vous vous rendez compte de ce que je fait pour vous! (lol)


Afin d'éviter que le plus jeune panique en se rendant compte de son Etat, Severus s'approcha du lit et pris Harry dans ses bras.

Reconnaissant la présence, ce dernier se calma, et fini de se réveiller totalement.

-Harry, tu ne dois pas parler du tout, ni même utiliser tes cordes vocales. Je ne peux pas te lancer de sortilège, cela risquerait d'interagir avec les potions que je te prépare. Contrôles-toi et si tu veux quelque chose, contactes-moi par légimentie si tu peux. D'ici 2 minutes j'aurai finis la potion anti-douleur.

Harry déglutit alors que son visage exprimait toute sa détresse.

-Je sais, repris doucement Severus, mais tu n'es pas seul, je te le redis. Et tu n'es pas un fardeau.

Les yeux de Harry étaient encore perdus, mais il décida de faire confiance à l'homme qui il le savait, avait traversé des situations semblables. Il acquiesça alors doucement.

-Je reviens au plus vite, dis Severus avec une caresse dans les cheveux du blessé. Il savait que la solitude est le pire ennemi de la guérison, et un élément essentiel dans le moral de quiconque, et surtout pour Harry.

De retour dans le laboratoire, il se remis aux potions, semblant indifférent à ce qui pouvait se passer dans la piève voisine. Seuls les yeux de l'homme, qui s'égaraient souvent dans la chambre, montraient son soucis du jeune homme couché. Sa dextérité n'en était que soulignée : seuls les vrais maîtres de potions peuvent réaliser les potions sans y prêter attention.

De l'autre coté, Harry contrôlait sa respiration, et tout son corps, pour que la douleur ne le fasse pas gémir. Là où un autre aurai hurler, lui fixait les yeux sur l'endroit d'où lui viendrait le soulagement, des yeux qui manifestaient toute sa douleur.

Quelques minutes après, Severus avait terminé la première potion. Les deux autres furent mises en attente et l'homme pris une fiole de potion.

Lorsque Severus rencontra les yeux de Harry, il lut toute la douleur cachée qu'il supportait stoïquement, la maîtrise de soi du jeune guerrier, et les horreurs qu'il avait déjà subies, l'amenant à des niveaux même supérieurs de souffrance.

Lorsque Harry rencontra les yeux de Severus, il vit la compréhension par l'expérience de ces niveaux de douleur et de maîtrise de soi, et il vit le désir d'aider.

Severus se glissa à la tête du lit et pris son patient dans le bras, pour lui montrer sa présence et l'aider à lutter contre la douleur. Dés qu'ils furent installés, Le soignant donna l'antalgique au jeune homme, par toutes petites gorgées.

La tête de Harry se posa dans le cou de Severus, et ce dernier se mit à parler.

-Enfant, ma mère venait toujours me consoler lorsque je m'étais fait mal. Souvent, c'était à cause de ma magie accidentelle. Elle me prenait dans les bras et selon les cas marmonnait des paroles que je pensais sans queue ni tête ou me badigeonnait ma blessure de produits divers. Ensuite, nous avions toujours un temps de tendresse. A cette époque, quant mon père rentrait et me voyait avec mon coude écorché, ou mes genoux râpés, il venait à son tour s'enquérir des mes malheurs.

La voix de Severus était lointaine, comme plongée dans ses souvenirs.

-Quant il savait que je n'avais presque pas pleurer, que j'étais rentrer seul chercher les soins de ma mère, que j'avais serrer les dents pendant l'application du produit, il allait embrasser ma mère, la remerciant de lui avoir donner le plus merveilleux enfant et d'être la meilleure mère et épouse qu'il puisse exister.

Mais lorsqu'il découvrit que ma mère était une sorcière, et que moi aussi, tout changea. La violence vit le jour à la maison, tant pour ma mère que pour moi. Ceinture, mains, pieds, tout lui était bon, du moment que cela ne se voyait pas trop. Il se mit à boire et à se droguer, même avec des produits sorciers, ce qu'il ignorait évidemment. Dans une de ses crises liées à la boisson et la drogue, il fini par tuer, sous mes yeux, ma mère. Le pire est que quant il s'en rendis compte, il s'en réjouit. Je devint à partir de ce moment faire les corvées que ma mère effectuait. Du conte de fée au cauchemar.

Harry ne bougeait pas. Il ne pleurait pas. Le passé est le passé.

Il approcha par légimentie Severus.

-Mais malgré ce qu'il t'a fait subir, malgré l'endoctrinement de certains Serpentards intégristes, malgré ton désir de vengeance, malgré ta marque des ténèbres, tu n'as pas quitté la lumière et la bonté. Tu as toujours été là quant j'étais étudiant, pour me récupérer, me faire comprendre que malgré l'idolâtrie de certains, j'étais un garçon comme un autre.

Pendant cette discussion, la potion avait agit, et Harry ne souffrait plus. Bine sûr, pour quiconque d'autre qu'un guerrier, la souffrance aurait été forte, mais les deux hommes savaient se contrôler.

Et Harry pris conscience d'une chose, chacun d'eux tenait sa parole. Severus lui avait promis de lui parler de lui, et il l'avait fait. Lui avait promis de suivre ses prescriptions, de ne pas user son corps, et il l'avait fait.

-Est-ce que tout le monde tient sa parole, demanda Harry.

-Oui et non. Les gens jouent sur les mots pour éviter de se trahir, mais ils s'arrangent pour que les autres comprennent ce qu'ils veulent, et leur expliquent ensuite qu'ils ont mal compris. Mais les mensonges sont légions dans ce monde, petits ou grands. Le proverbe dit que toute vérité n'est pas bonne à dire, et beaucoup en profitent pour ne faire que ce qui les arrangent, quoi qu'ils disent.

Le silence se fit suite à cette déclaration, Harry revoyant sa vie et les moments, nombreux, où on lui avait menti. Et il vit que lui se taisait plutôt que de dire ce qu'il ne tiendrait pas. Même à Ron pour son Oubliette, il n'avait pas menti, et l'avait prévenu qu'il s'arrangerait pour qu'il n'ait plus à retourner sur les champs de batailles.

Peut-être que cela faisait partie de lui, était une part de lui, si l'on peut dire qu'une personne est quelqu'un qui tient parole, et si cela signifie quelque chose dans la personnalité.

-Harry, puisque tu est réveillé, veux-tu aller à la salle, tenter de manger quelque chose, une infusion et un ou deux toast ?

Harry hésitait. Si lorsque auparavant il s'était réveillé, il y avait quelques bruits dans la maison, discussion, rires, pas sur le sol de pierre, le silence régnait.

-Le Seigneur elfe Celebrim est là. Il a remis à sa place Molly hier soir, et à du s'occuper aujourd'hui des enfants, repris Severus

-Il t'as dis de t'ouvrir, n'est-ce pas.

-Oui.

Severus garda le silence suite à cette courte réponse, et l'on pouvait voir sa contrariété dans toute son attitude.

Harry tendit ses muscles progressivement, surveillant leurs réactions face à cette première utilisation depuis sa crise, preuve s'il en était besoin pour Severus que ce n'était pas la première, et se leva précautionneusement sur le lit.

-Je vais aller le saluer. Mais je crains les questions d'Hermione et des Weasley.

-Etant donné que le silence est de rigueur, tes amis peuvent poser toutes les questions qu'ils veulent, tu n'utiliseras pas tes cordes vocales.

Harry réussit à se redresser en s'aidant de Severus, mais c'était lui qui avait initier le mouvement.

-Ta capacité de récupération est impressionnante. A peine réveillé, tu es déjà au même niveau qu'avant ta crise, tant au niveau magique que physique, constata Severus, en prenant Harry dans ses bras.

-Ton fauteuil n'a pas supporté le voyage en forêt et la magie dégagée par ton combat. D'ailleurs, lance ton amie Hermione sur la magie de la forêt interdite, elle te laissera en paix.

Tout en parlant, Severus avait atteint la porte de la chambre. Avant de la pousser, il demanda simplement :

-prêt ?

Harry respira à fond et serra la main une fois.

Avec l'arrivée de l'elfe, Molly avait décidé de déjeuner dans la grande salle. Les 6 personnes ne semblèrent pas entendre Severus arriver. Celebrim était debout, regardant vers le jardin, où le siège de Harry restait. Molly était au plus loin de l'elfe, et Hermione avait pris place à coté d'elle. Ron complétait ce coté de la table, laissant de l'espace entre lui et le nouveau venu. Fred et George s'étaient installés de l'autre coté. L'elfe était donc un peu à l'écart mais ne semblait pas en faire grand cas.

Chacun des humains déjeunait en silence.

Severus arriva discrètement, de la même manière qu'il arrivait à Poudlard, surprenant les étudiants au moment où ils s'y attendaient le moins.

Arrivés à quelques pas de la table, Celebrim lança soudainement, surprenant les autres

-Bonjour Severus, Bonjour Harry. Si vous le désirez, j'ai quelques feuilles d'Athelas avec moi. Harry connaît déjà une partie de leur effet. Elles sont particulièrement efficaces contre toutes les blessures maléfiques. Elles peuvent aider pour les blessures faites par la robe noire à deux points rougeâtres.

A ces mots, Harry sourit, et Severus comme Celebrim purent sentir son amusement.


Je serai absente pendant les vacances de Noël, ne vous étonnez pas du possible délai plus long que d'habitude (oui je sais), il faut que je compte aussi mes partiels.

Bises (un petit cadeau review pour l'auteur?)